Orge commue , Hordeum vulgare Lin
Elle se distingue de la précédente par son épi allongé, flexible et un peu arqué, à fleurs lâches, ascendantes, disposées sur six rangs peu réguliers , dont les plus saillant* sont les deux opposés formés des fleurs médianes de chaque groupe ternaire, pourvues d'arêtes ascendantes; chacune de ces arêtes est relevée en dehors d'une nervure continue à fa médiane de la glumelte , et sur chaque côté d'une autre petite nervure parallèle, visible à la loupe. M. Serin ge rapporte à celte espèce les quatre variétés suivantes , dont les deux premières sont seules cultivées comme céréales, dont les deux dernières méritent d'être mentionnées pour leur singularité.
a. Orge comiuirs pale, H. v. patltdum Ser. Épi de teinle jaune-pâle. Cette variété est cultivée presque partout. Telle que la la considère M. Seringe , elle réunit ce que certains auteurs ont distingué sous les noms d'Orge d'hiver et Orge du printemps. Le botaniste que nous suivons ici ne trouve absolument aucun caractère distinctif enlre res prétendues variétés. L'Orge commune à épi pâle est désignée vulgairement sous les noms d'Orge commune. Orge commune d'été, Orge commune d'hiver.
fi. ORGE COVXCNE BLEUATRE , H. V. COTU-
lescens Meizg. Cette variété distinguée par Mctzgcr, et que M. Seringe regarde comme se rattachant probablement à la précédente, se Tait remarquer par la teinte bleuâtre ou violacée de son épi ; de là son nom vulgaire d'Orge commune à épi violet.
7. Orge commune noire, H. v. nigrum Ser. Celle variété est très curieuse par son épi noir, recouvert d'une efllorescence pruineuse, qui disparaît facilement au loucher. Non seulement cette teinte noire se montre sur l'épi à partir de quelques jours après la floraison, mais elle s'étend encore jusqu'à l'albumen. On cultive cette plante comme objet de curiosité, et on bai donne vulgairement les noms d'Orge noire, Orge de Russie.
S. Orge cor-muse tortue, H. v. tortile Audib. Cette singulière variété, que M. Robert, de Toulon, a regardée comme une espèce distincte {Hordeum tortile Robert) , se
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distingue par son épi de teinte pâle, et par les nombreuses déformations que subissent la glumelle externe et ion arête; en effet, celle-ci se montre diversement flexueuse et tordue, souvent élargie vers m base, et de ton côté, la première se courbe, se creuse et se dilate vers son extrémité de manières diverses, souvent fort irrégulières.
** Caryopses ou grains tombant nus sous le fléau, les glumelle* restant Qxées au racbis; delà ces Orges reçoivent vulgairement le nom commun d'Orges à graines nues.
3. Orge céleste , Hordeum cœleste Palis. Presque tous les auteurs confondent cette espèce avec l'Orge commune, de laquelle elle se distingue néanmoins par plusieurs caractères. Son épi est allongé, arqué, plus flexible que chez la précédente , à fleurs lâches, ascendantes, disposées sur 6 rangs réguliers, pourvues d'arêtes larges, creusées, sur chaque côté de la nervure médiane, de deux profondes cannelures parallèles , visibles sur les deux faces, sans nervures latérales. Les glumelles, au lieu d'être épaisses, fermes et étroitement appliquées sur le grain, comme chez l'Orge commune, sont crustacées, minces, lisses, très fragiles, et laissent tomber le grain nu. Pour ce dernier motif, elle a'égraioe facilement, surtout dans les années sèches; on remédie i cet inconvénient en faisant la récolte un peu avant la maturité. Cette espèce est avantageuse par la grosseur de son grain et parce qu'elle réussit presque partout.
a. Orge céleste baudue, //. c. barbatum Ser. Glumelle externe insensiblement terminée en longue arête droite et fragile. — Vulgairement nommée Orge céleste, Orge commune à graines nues , Orge de Jérusalem, Orge de Sibérie, Orge nue.
P. Orge céleste trifurquée, H. c. trifurealum Ser. , vulgairement Orge trifurquée , Orge de l'Himalaya. — Épi droit, presque cylindrique, imberbe ; glumelle externe trifurquée, blanche et pélalolde au sommet pendant la floraison ; quelquefois les deux pointes latérales prolongées en arête sont incomplètes.
B. Zeocriton, Palis. Épi comprimé; des 3 (leurs que porte chaque dent du rachis, la médiane hermaphrodite, sessile et fertile, arislée, les deux latérales faiblement pédiculées, mâles, imberbes. Ce sont les
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Uniques ou Orges à deux rangs de M. Se-
ringe.
* Glumelles étroitement appliquées sur le grain et l'enveloppant à U maturité.
4. Oacs éventail, Hordeum seocrium Linn. (Zeocriton commune Palis.); vulgairement Orge à large épi , Orge de Russie, Orge faux Rix, Orge pyramidale, Orge rustique, Riz d'Allemagne. Celte espèce est aisément reconnaissable à son épi lancéolé, comprimé, roide, à fleurs très étalées, sur deux rangs opposés, pourvues d'arêtes longues , divergentes et étalées en éventail ; chacune de ces arêtes est relevée sur ses
i deux faces d'une grosse nervure convexe accompagnée de chaque côté d'un sillon peu prononcé, mais visible sur les deux surfaces.
5. Orge paii elle , Hordeum distichon Linn. (Zeocriton distichum Palis.). Cette espèce diffère de la précédente par son épi oblong, comprimé, souvent fléchi sur un de ses bords, dont les fleurs fertiles sont ascendantes, avec des arêtes presque parallèles, du reste semblables quant à leur nervation.
a. Orge pauells lâche, H.d. forum Ser.; vulgairement Orge à deux rangs lâche, Baillard , Bailleraye , Orge de mars , Pamelle, Parmouillé, Paumelle, Paumoule. Épi allongé, arqué sur ses bords; fleurs distantes, imbriquées; arêtes presque parallèles.
p. Orge pauellb serrée, H.d. densum Ser.; vulgairement Orge distique à fleurs rapprochées, Orge plate. Épi élargi, oblong, lancéolé, droit ou à peine courbé; fleurs fertiles, serrées, obliquement étalées. Cette variété, dit M. Seringe, est souvent beaucoup plus petite sur les montagnes de la Suisse, avec apparence mutique, les barbes ayantélé brisées par le vent; c'est alors V Hordeum distichum imberbe DC. (Fl. (r., 1. 1», p. 93).
y. Orge pamelle boire , H. d. nigricans Melzg. Variété signalée seulement par Metiger dans son ouvrage sur les Céréales.
i. Orge pauellb o'Abtmihib, H.d. abyssinicum Ser. Cette variété, de connaissance toute récente, est remarquable en ce que les glunies des fleurs fertiles sont plus de deux fois plus larges que les autres, et surtout en ce que les fleurs latérales sont réduites au point qu'oit les distingue à peine, ou qu'elles manquent même complètement.
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Caryopses ou graiDS tombant nu» sous le fléau.
6. Oies a CArt, Hordcum cœlestoides Ser.; vulgairement Orge à deux rangs nue, Orge d'Espagne, Orge du Pérou, Orge nue. Celte plante se dislingue par son épi oblong, aplati, très flexible, épais, Formé de fleurs llches, imbriquées; les glumelles de ses fleurs sont minces, crustacées, sèches ; celles des fleurs latérales sont hérissées ; les arêtes des premières sont larges, relevées d'une nervure dorsale, creusées latéralement d'un sillon, planes à leur face interne.
Les diverses espèces et variétés d'Orges qui viennent d'être caractérisées succinctement sont cultivées , soit pour leur herbe , en fourrage , soit pour leur grain , comme céréales, surtout dans les pays septentrionaux et montagneux ; la plupart d'entre elles présentent aussi cet avantage important , qu'elles réussissent dans des terres pauTres et presque stériles, qu'il serait parfois difficile d'utiliser pour une autre culture. liais elles prospèrent surtout dans une terre profondément labourée et bien préparée. On les sème à l'automne et au printemps; les semis du printemps sont avantageux en ce qu'ils succèdent souvent à une première récolte de racines alimentaires et fourragères, telles que Carottes, Navets, Raves, etc.; mais, d'un autre côté, ils exposent au danger de voir les plantes, surprises par l'arrivée presque subite des chaleurs , rester en herbe sans fructifier : aussi préfère- l-on généralement ceux faits en automne. On se trouve bien , dans tous les cas, d'humecter le grain et de le laisser en tas pendant deux jours, avant de le confier à la terre; la germination s'en trouve hâtée. D'après Matthieu de Dombasle, la quantité de semence nécessaire est de deux hectolitres par hectare, pour les semis à la volée; mais cette quantité est notablement diminuée lorsqu'on sème au semoir. Après les semailles, on berse de manière à couvrir le grain d'environ 6 ou 8 centimètres. Dans les terres sablonneuses, on sème plus profondément, et, après la herse, on passe le rouleau pour tasser la surface du sol. Cultivées dans des terres humides, les Orges l'emportent sur le Froment, en ce qu'elles versent moins que lui. La récolte se fait un peu avant la parfaite maturité du grain ,
lorsqu'il conserve encore «ne certaine mollesse. Les espèces les plus communément cultivées sont l'Orge commune, l'Orge pa melle ou distique, l'Orge escourgeon, el celle en éventail. Quant a l'Orge céleste, elle est moins cultivée qu'elle ne mériterait de l'être, d'après II. Seringa; elle produit beaucoup, et sa paille est presque aussi bonne que celle du Froment.
Les usages des différentes espèces d'Orges sont nombreux et importants. Semées dru, elles fournissent un bon fourrage ; dans ce cas , on les fauche un peu avant la floraison, lorsque l'épi est sorti de la gaine de la feuille supérieure. Ce fourrage est bon pour la nourriture des bêtes i lait; mais c'est surtout dans leur grain que résident leurs principaux avantages. Dans les parties méridionales de l'Europe , au nord de l'Afrique, et dans quelques parties de l'Asie, on en nourrit la volaille et les chevaux. Réduite en farine, l'Orge sert à faire un pain gris, grossier, qui se dessèche vite, mais dont se nourrissent les montagnards et les habitants du nord de l'Europe. D'après l'analyse de Proust, cette farine a la composition suivante: Résine jaune, 1 ; extrait gommeux sucré, 9; gluten, 3; amidon, 32;hordéine, 55. Celte dernière substance est rude au toucher et semblable à de la sciure de bois; c'est elle qui rend le pain d'Orge rude et grossier. Le grain d'Orge germé est, comme on le sait, la base de la bière, et ce seul usage en fait consommer des quantités considérables dans les parties moyennes et septentrionales de l'Europe , où ce liquide forme la boisson habituelle. Le marc qui a servi à la fabrication de la bière, ou la drèche, sert à nourrir les bestiaux. Quant à la paille d'Orge, elle est de qualité inférieure et ne sert guère que pour litière.
En médecine, on fait un grand usage de la tisane d'Orge , pour laquelle on emploie le grain dépouillé mécaniquement de son tégument , dans lequel réside un principe un peu ècre (Orge mondé), ou usé par une meule et réduit à ne plus former qu'un petit corps ovoïde ou presque arrondi, taillé dans l'albumen dénudé (Orge perlé). Dans ce der nier état, on l'emploie quelquefois pour potage; Parmentier avait même proposé de l'employer en place du pain. Enfin , la farine d'Orge est usitée comme résolutive.
La culture de l'Orge remonta « la plui haute antiquité. Quant à la patrie des diverse! espèces de ces céréales, il règne à leur égard la même incertitude que pour la plupart de nos plantes qui sont l'objet des plus grandes cultures. (P. D.)
•OllGIUïS (*pr«'loç. irascible), tas. — Genre de l'ordre des Hyménoptères., tribu des lebneumoniens, famille des Braconides, établi par Haliday. La seule espèce de ce genre est VOrgU. obscurator, qui vit ea Europe.
ORGUE, ois. — Nom vulgaire du Canard siffleur.
ORGUE DE ME*, polïp. — Nom vulgaire du Tubipora musica.
ORGYA ou ORGl'IA ( nom mythologique ). ims. — Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Liparides, établi par Ochseitiheimer, el dont une partie des espèces qai le composaient ont servi i l'établissement de nouveaux geurcs ( Da~ syckira, Leucoima, Lœiia, Deouu). Tel qu'il a été restreint par Stephens , le genre Orgya se compose actueliemeut de» espèces qui présentent les caractères suivants (Dupouchel , Cotai, des Upid. d'Eur.) : Antennes courtes, pi uni eus es ou largement I>ertinécj dans les maies , dentées dans les femelles. Palpes velus, assez longs. Trompe nulle. Corps grêle; ailes larges et propres au vol dans les mêles. Corps très gros; ailes nulles ou rudimentaires dans les femelles. On connaît neuf espèces de ce genre, parmi lesquelles les Orgya antiqua et pudtbunda sont très communes dans presque toute l'Europe. (L.)
ORGYA, Stack. (Nsreis, t. 20). sot. ca. — Syn. de Laminaria, Lamx.
OUÏRA , Adans. bot. ph. — Voy. abk-
UONE.
OK1BASIA ( Flor. mexic. ). bot. pb. — Syn. de Wornena, llumb. et Bonpl.
ORIBATES (ôp>6xrq$, qui voyage sur les montagnes), abacu. — G cure de l'ordre des Acarides , de la famille des Oribatées, établi par Latreilie, et généralement adopté. Les caractères de ce genre sont : Palpes fusi formes , cachés sous le rostre. Mandibules en forme de pince. Corps couvert d'une peau ferme , coriace ou écailleuse. Yeux à peine visibles. Hanches à peine distinctes. Pieds propres à la course. Les espèces qui corn-
posent ce genre se trouvent sous les piertet humides. VOiibaUs castanens Dugès Mari.
du se. naL, 1. 11, p. 3, pl. 27, fig. 24), espèce type, n'est pas rare dans toute la France ; elle a été trouvée par Dugès à la surface de quelques grosses pierres, dans des creux capables de contenir un pois, les nids de l'Oribaies castaucHS ; ils étaient plus ou moins fermés par uae croûte mince de matière papyracée et d'un gris sale. Là étaient rassembles une quarantaiue d'individus adultes, dont les plus grands n'avaient toutefois qu'une demi-ligne de longueur ; il s'y trouvait aussi beaucoup de peaux blanchâtres , et des petits dont la plupart, n'ayant qu'un quart de la dimension de l'adulte, en avaient pourtant toutes les formes; ils étaient seulement un peu aplatis; leurs yeux, bien visibles à cause de la demi-transparence du corps, qui a permis à Dugès d'observer d'autres détails d'organisation, étaient d'un gris bleuâtre; d'autres, plus petits encore et un peu plus aplatis, n'avaient que six pattes, et ces pattes étaient moins élégamment renflées que celles de l'adulte, onguiculées du reste de la même manière; ces deux paires antérieures s'attachaient également sous le corselet, qui portail deux gros yeux bien détachés par leur couleur d'ardoise sur un fond châtain noir. (H. L.)
«OR1RATÉES. Oribata. abacb. - C'est une famille de l'ordre des Acarides, établie par Dugès et adoptée par tous les aptérologistes. Les Acarides qui composent cette famille sont surtout caractérisées par la dureté de leur enveloppe extérieure , que sa consistance a fait comparer à une cuirasse; aussi Hermann les appelait-il Notaspis , et il comparait, ainsi que l'avaient fait avant lui Geoffroy et Linné , mais également a tort, cette espèce d'écaillé ou d'écussou aux étuis cornés de plusieurs Insectes coléoptères. La dénomination d'Oribata, publiée antérieurement à celle qu'avait adoptée Hermann, a dû être préférée. Les Oribates, à cause de leur nature coriace , résistent mieux aux circonstances extérieures que les autres Acariens, et on les rencontre souvent dans les lieux arides, cachés sous les pierres et sous les écorcesdes arbres.
On n'en connaissait avant Hermann que deux ou trois espèces, mais, dans le Mémoire de ce savant aptérologisle , douxe sont déjà
signalées arec soin, et ce nombre • été à peu près doublé depuis lors; aussi verrons-nous que plusieurs coupes génériques ont été indiquées dans la famille des Oribatées.
Les parties de la bouche de ces animaux sont assez difficiles à reconnaître , et tous les auteurs n'ont pas également bien observé leurs palpes. L'appareil buccal , d'àprès la remarque de Dugès , se compose néanmoins des mêmes parties que cbez les autres Acarides, savoir : 1* One lèvre large, triangulaire, obtuse, un peu festonnée à son angle antérieur, qui a voisine le bord du museau; 2° deux palpes attachés aur les cotés de sa base, tusilbrmes, à cinq articles, dont le premier très petit, le deuxième gros, rende, faisant en longueur la moitié de tout le palpe; les autres s'atténuant progressivement, mais le dernier un peu ovalaire et plus allongé que les précédents; ils sont tous velus , en dehors seulement ; 39 deux mandibules (maxUlcs) en pinces didactyles , à mors dentelés, crochues, cachées par la lèvre.
La forme du corps est très variable; son bouclier dorso- abdominal est quelquefois unique, d'autres fois coupé transversalement, de manière à simuler uu thorax.
Souvent il est séparé de la plaque ventrale par un rebord ; ceile-ci présente les ouvertures génitale et anale. On n'a pas encore bien indiqué la position des stigmates. La carapace est souvent ciliée bilatéralement, et plus ou moins aiguillonnée de petites épines ou de poils trèa forts , ce qui peut donner à la physionomie des Oribatcs quelque chose de singulier. Les jeux manquent le plus souvent, ou bien il est très difficile de les apercevoir, et les pattes, plus ou moins longues, ont un, deux ou trois ongles. Uermann a employé ce dernier caractère pour partager les Notaspit en trois sections, suivant qu'elles ont, en effet, un, deux ou trois de ces organes. M. Hcyden a signalé comme types de ce genre plusieurs des espèces de ce naturaliste , et M. Koch a dénommé aussi plusieurs coupes spéciales; ni lui, ni d'autres n'ont employé dans deux sens différents, ainsi que le voudrait Dugès, les mots Oiïbala eiNoiaspis, bien qu'ils fassent double emploi. On pourrait établir ainsi qu'il suit la subdivision des Oribatées, famille qui comprendrait les genres Nothvus.
Belba , Galumna, Uoplopkora et Silltbano. Voy. ces mots. (H. L.)
ORIGAN. Origanum (Spot, montagne; ya»o{, joie; Joie de la montagne), bot. pu. — Genre de plantes de la famille des Labiées, tribu des Saturéinées, de la Didynamie gymnospermie dans le système de Linné. Proposé primitivement par Tourneforl, il avait été étendu par Linné qui y avait réuni les Majorana ou Marjolaines de l'illustre botaniste français; mais, récemment, ce dernier genre ayant été rétabli par Mœnch (voy. habjolainc), le genre Origan lui-même est rentré dans les limites que lui assignait Tournefort, avec cette seule modification que deux de sea espèces en ont été détachées pour former le genre Amaracus (voy. amaracis). Les Origans sont des plantes herbacées ou sousfrutescentes qui habitent les régions méditerranéennes, les parties moyennes de l'Europe et de l'Asie, et quelques unes aussi let montagnes de l'Inde supérieure. Leurs feuilles sont entières ou très légèrement dentelées. Leurs fleurs sont réunies en épis cylindriques ou oblongs, accompagnées de bractées colorées, imbriquéesdemanière un peu lâche, recouvrant les calices. Elles présentent l'organisation suivante: Calice ovale- tubuleux, à 10 ou 15 nervures, strié, pourvu à son bord de 5 dents égales ou dont les 3 supérieures sont un peu plus allongées, velu à la gorge ; corolle à tube de même longueur ou un peu plus long que le calice, à limbe divisé en deux lèvres peu distinctes, dont la supérieure presque dressée, échancréc, dont l'inférieure étalée, à trois lobes presque égaux; 4 étamines saillantes, faiblement ditlynames; style divisé au sommet en deux branches presque égales entre elles. Nous décrirons l'espèce suivante comme type de ce genre :
OniGAM commun, Origanum vulgave Linn.
Celte plante est commune dans les clairières et sur la lisière des bois, le long des baies, dans les lieux montagneux. De son rhizome traçant, s'élève une tige haute de 5 ou 6 décimètres, droite, roide, tétragone, velue, souvent rougeatre, rameuse dans sa partie supérieure. Ses feuilles, pubescentes ou velues, surtout en dessous, août pétiolées, ovales, légèrement dentées. Ses fleurs purpurines, blanches dans une variété, sont accompagnées de bractées ovales, aiguës, rougeatres, ainsi que l'extrémité du calice. Celle
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plante a une odeur aromatique très agréable et une saveur amère, un peu Acre. Par la distillation, elle donne une huile essentielle qui, comme celle de la plupart des Labiées, laisse déposer ensuite une matière analogue au Camphre. Elle est employée à l'eitérieur, en lotions, bains, fumigations, etc.; à l'intérieur, en infusion. Elle agit comme tonique, stomachique, et aussi comme sudorifique et anticatarrhale. On en fait principalement usage dans les catarrhes tnuqueux chroniques avec engouement des poumons.
Elle entre dans quelques préparations pharmaceutiques, telles que l'eau vulnéraire, l'eau générale, etc. (P. D.)
ORIGNAL, aui. — L'élan porte ce nom au Canada. (E. D.)
OniMUS ( Jpipof, qui arrive à propos), «s. — Genre de Coléoptères lélramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Apostasimérides cryptorhynchides, établi par Scbrenberr (Gênera et sp. Curculion. syn., t. VII, 2, p. 411). Le type, seule espèce connue, PO. cinctus Scbr., est originaire du cap de Bonne-Espérance. (C.)
ORIMJS , Nilzscb. ois. — Syn. de Hupicola (Coq de roche), Briss. (Z. G.)
•OIUOLIA.ois.— Genre établi par M. Isidore Geolfroy-Saint-Hilaire dans Tordre des Passereaux et dans la famitle des Denti rostres , et caractérisé par lui de la manière suivante : « Bec presque aussi long que le reste de la tête, droit, sauf l'extrême pointe qui s'infléchit légèrement, assez gros et aussi large que haut à la base , comprimé dans sa portion antérieure ; une échancrure mandibulaire; plumes frontales entourées sur la ligne médiane par la base du bec ; narines petites, irrégulièrement ovalaires, ouvertes sur les cotés du bec à peu de distance de la base; tarses courts, écussonnés ; quatre doigts tous très développés et armés d'ongles très comprimes , aigus , très recourbés ; queue longue, composée de douze pennes terminées en pointe , les latérales un peu plus courtes que les intermédiaires; ailes assez longues , atteignant le milieu de la queue, obtuses. *»
Ce genre n'est composé que d'une seule espèce, que M. Isidore Geoffroy-Saint Hilaire nomme Oriolia Banierii. Elle a un plumage roux avec des raies transversales noi res; les ailes et la queue sont uniformément