‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 18 sur 170 · OI\ M · texte numérisé non relu

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nie dans le système de Linné. Il se compose d'arbres et d'arbrisseaux répandus dans les parties tempérées de l'hémisphère boréal, à feuilles alternes, simples, dentées en scie, un peu rudes; leurs fleurs précoces, fasciculées, petites, hermaphrodites , présentent les caractères suivants: Périantbe simple, turbiué-campanulé, 4-5-8-flde; étamioes en même nombre que les divisions du périantbe; pistil unique formé d'un ovaire ovoïde, comprimé, à deux loges renfermant chacune un seul ovule suspendu à la partie supérieure de la cloison, surmonté de deux styles étalés, divergents, qui portent les papilles stigroatiques à leur côté interne. Le fruit qui succède à ces fleurs est une samare membraneuse, entourée entièrement par une aile verticale, et renfermant une seule graine renversée. Le genre Orme a été établi par Tournefort, et adopté sans modifications par Linné et tous les botanistes qui l'ont suivi ; mais tout récemment, M. Spacb, dans ses Suites à Buffon, t. XI, a proposé de former à ses dépens le genre Microptelea pour YUlmus parvifolia Jacq. {U. chinensis Pers., Planera parvifolia Sweet). Quant au genre Orme lui-même , le même botaniste l'a subdivisé en deux sous-genres.

A. Dryonoptelea, Spacb. Fleurs à 3*7 é lamines (le plus souvent 4-5) , brièvement pediculées, agrégées en glomérules denses presque globuleux, en partie couverts (à l'époque de l'anthèse) par les écailles gemma ires; périantbe profondément lobé ; ovaire et samare glabres, ou légèrement pubeseents sur toute leur surface, mais non ciliés. Pédicclles fructifères plus couru que la samare, notants.

1. Orme champêtre, Ulmus campcslris Lin. Ce bel arbre est indigène des parties moyennes et méridionales de l'Europe, de l'ouest de l'Asie et du nord de l'Afrique ; il reçoit vulgairement le nom d'Ormeau avant d'avoir pris tout son développement. Son tronc est droit , élevé , revêtu d'une écorce épaisse, brunâtre , ordinairement raboteuse et crevassée; ses racines latérales s'étendent au loin sous la surface du sol , et donnent on grand nombre de rejets qui servent fréquemment à le multiplier. Ses feuilles , ovales, aiguës au sommet, inégales à la base, doublement dentées en scie sur leur bord,

sont un peu rudes au toucher. Ses fleurs t. x.

sont petites, rougeàlres , presque sessiles ou brièvement pédiculées, à 4-5 étamines ; elles naissent avant les feuilles, au premier printemps, en glomérules, le long des branches; elles donnent des samares extrêmement nombreuses, presque sessiles, glabres, à peu près arrondies, ou plus larges vers le haut, à aile membraneuse large. Cette espèce a donné beaucoup de variétés qui se distinguent entre elles : 1° par la forme et la grandeur de leurs feuilles, comme I'Orme

CHAMPÊTRE A FEUILLES ÉTROITES, U.C. Stricta,

celui a feuilles AiccES, U. c. acutifulia, celui A FEUILLES LARGES OU l'ORME- TlLLEUL ,

U. c. latifolia, celui a feuilles coscaves, U. c. cucullataf etc.; 2» par la teinte ou la panachure de leurs feuilles, comme l'Orme champêtre a feuilles d'un vert clam , U. c. virent , celui a feuilles panachées , U. c. variegata, etc. ; 3* par leur forme générale, la texture de leur bois, etc., comme l'Or;** champêtre a branches grêles, U. c. vimtna- Iw, variété élégante et très remarquable par ses feuilles étroites, par ses branches longues et grêles, très nombreuses, pendantes en majeure partie; I'Orue champêtre tortillard , ou a moïeux , U. c. tortuosa, etc.

La plus remarquable peut-être d'entre les variétés de cet arbre est I'Orme champêtre A ÉCORCE SUBEREUSE OU I'ObMU-LIÉGE ,

U. c. suberosa, qui a été décrite comme une espèce distincte par quelques botanistes {Ulmus suberosa Willd.). Elle se dislingue par son écorce épaissie en un véritable liège, généralement creusée de nombreuses et profondes crevasses, mais quelquefois aussi assez lisses.

L'Orme champêtre était connu des anciens, particulièrement des Romains, qui le plantaient dans le midi de l'Italie, pour servir d'appui et de soutien à la vigne ; cet usage s'est conservé jusqu'à ce jour dans le royaume de Naplcs. En France, l'Orme n'a joué qu'un rôle très secondaire, et même presque nul dans les plantations , Jusque vers l'époque de François l". Il parait qu'on ne commença à le planter en allées et sur les promenades que vers le milieu du xvt* siècle (1 540) ; mais à cette époque , et surtout plus tard, sous Henri IV, il se répandit beaucoup , et il ne tarda pas i prendre le premier rang dans les plantations des routes, des places et des lieux publics en gé-

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