‹ Dictionnaire universel de la pensée (volume 2)Chapitre 4 sur 686 · PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPÉDIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPÉDIQUE

Océanides. Thétis (v. Achille). Nérée et les Néréides. Galatée. Protée. Sirènes (v. animaux fabuleux). Gorgones : Méduse.

a) Plutonou Hadès (v. Erèbe). Proserpine ou Perséphoné. Hécate (v. Diane, lune, évocations). Parques ou Moires ; Clotho, Lachésis, Atropos. Caron (v. Cerbère). Némésis. Furies ou Erinnyes et Euménides : Alecton, Tisiphone, Mégère.

b) Cérès ou Démétcr. Plutus. Flore. Chloris. Pomone. Vertumne. Priape. Paies. Terme.

Eole. Borée. Zéphire (v. Aquilon, vents).

Pan (v. panique). Faunes. Sylvains. Chèvrepieds — Satyre, satyrique (v. monstres).

Nymphes. Naïades. Ûréades. Napées. Dryades et Hamadryades. Daphné. Egérie. Echo.

Pénates (v. foyer, palladium). Lares. Mânes (v. ancêtres). Larves. Lémures (v. revenant).

c) Titans, titanique : Japet, Atlas, les Atlantides, les Hyades. Hespérides — Géants, gigantomachie : Egéon, Briarée, Encelade (v. Antée : cf. Argus) — Centaures (v. Chiron, Nessus) — Cyclopes (v. Polyphème), cyclopéen — Sphinx (v. énigme, Œdipe).

d) Génies. Cabires. Eons. Obéron. Mab. Sylphes et Sylphides. Farfadets. Follets — Lutins, lutiner — Gnomes et gnomides. Ondins et ondines (v. naïades) — Fées, féerie, féerique : Mélusine — Loup-garou. Croque- mitaine. Vampire. Goule. Stryge. Ogre, ogresse (v. anthropophage).

(Divinité ches les Chinois, las Hindous, les Perses, les Egyptiens, etc.).

e) Tao. Tien. Fo'(v. Chinois. Confucius). Brahma (v. brahmanisme). Vichnou. Siva.

Trimourti. Avatars. Agni. Indra. Manou (v. Adam). Rama. Krichna. Bouddlia (v. bouddhisme, Câkya- Mouni). Déru (v. Hindous, Yédas, Vyàsa).

Ormuzd. Zervane. Honover. Mithra. Ized.

Amschaspands. Férouers. Akriman. Dires ou </>')■* et âarvands. Péri (v. fée).

Osiris. Apis. Sérapis — Isis, isiaque — Horus. Anubis. Mendès. Phtha. Harpocrate. Ammon. Thoth ou Hermès Trismégiste. Typhon {v. Egyptiens).

Alfader ou Odin et "Wogan. Boure ou Bor. Thor. Valkyries. Nomes. Elfes (v. Obéron, Mab, sylphes, etc., plus haut). Irminsul. Esus. Teutatès. (v. Scandinaves, Gaulois).

Manitou. Le Grand Manitou ou le Grand Esprit (v. Indiens d'Amérique).

Allah. Houris. Djinns (v. mahométisme).

NOTES SUR LES SYNONYMES

Dieu, divinité, déité, Jéhovah. — Dieu

est un nom concret de l'Etre suprême, de même que Jéhovah, l'Eternel, le Très-Haut, le Toutpuissant : la divinité, au contraire, est un nom

abstrait. Le premier exprime mieux l'existence et la personnalité divines : le second exprime mieux son unité et sa permanence absolues. L'un et l'autre ne se disent absolument que du vrai Dieu et alors ils s'emploient nécessairement au singulier. Au pluriel, ils désignent les fausses divinités du paganisme : dieux et déesses. Le mot déesse a pour synonyme dèitê, qui est peu usité. Les êtres supérieurs qui sont mieux à l'image de Dieu, sont quelquefois appelés dieux, par analogie et sans qu'il y ait superstition ; mais ils ne sont jamais appelés divinités. Ce mot est particulièrement inaliénable. Celui de Jéhovah l'est plus encore : il ne peut être usurpé ni emprunté par personne. C'est pourquoi le nom de Jéhovah ne prend jamais d'article; Dieu en prend quelquefois; divinité en prend toujours.

Diable, démon, Satan. — Satan, comme Lucifer, est un nom personnel; il signifie l'Adversaire et désigne le prince des démons : diable et démon sont des noms communs de leur nature. Le démon, c'est le mauvais génie, l'ennemi de Dieu et le séducteur des hommes, l'artisan du mal; le diable (en grec, accusateur, calomniateur), c'est la volonté en révolte, la volonté qui s'est mise en travers. On emploie ce nom dans une foule de locutions, sérieuses ou plaisantes : Aller au diable — Ce diable d'homme — Avoir le diable au corps. Le démon (en grec, génie) a signifié indifféremment un génie, mauvais ou bon (Ex. : le démon de Socrate) ; mais il désigne aujourd'hui un génie mauvais. On dit : le démon de l'avarice, de l'orgueil, de l'ambition, etc., et non pas le diable de l'avarice, etc. Le démon est surtout rusé, adroit, il trompe et séduit ; le diable est méchant, agité, violent. Ces deux noms répondent donc assez bien aux deux formes principales du mal : l'erreur de l'esprit et le désordre de la volonté

Diabolique, satanique, infernal. — Ces trois épithètes marquent une certaine gradation dans la malice. Ce qui est diabolique vient du diable ou en est digne; ce qui est satanique est digne de Satan, prince des démons ; ce qui est infernal est digne de l'enfer tout entier.

Déification, apothéose. — La déification est une erreur et une superstition grossière des païens, qui arrivaient à regarder telle ou telle créature comme divine et lui rendaient un culte d'adoration. C'est ainsi que les Egyptiens en vinrent à déifier jusqu'aux légumes de leurs jardins. L'apothéose est l'admission solennelle des héros ou demi-dieux (Hercule, Thésée, etc.) au rang des dieux ; c'est aussi la cérémonie par laquelle les empereurs païens étaient déifiés par leurs créatures. L'apothéose n'était que l'image infidèle de la glorification des élus.

ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES

Page 1