CHEV
chercheur, euse, s. Celui, colle qui cherche. — Adj. Esprit chercheur.
chère, sf. (bas lat. cara, visage, mine). Autrefois, accueil, réception, bon visage : faire bonne chère à quelqu'un (500h) ; aujourd'hui se dit de ce qui regarde les mets, leur quantité, leur qualité, leur préparation : faire maigre chère (730j).
chèrement, adv. Avec tendresse (117a) ; à haut prix. Fig. : vendre chèrement sa vie, périr en infligeant de grandes pertes (710h).
chéri, ie, pp. et adj. Tendrement aimé (117a).
chérif, sm. (en arabe, illustre, noble). Descendant de Mahomet par sa fille Fatime ; prince, chef (581b).
chérir, va. Aimer chèrement (117a).
chérissable, adj. Digne d'être chéri.
Chéronée (ké). v. anc. de Béotie. Victoire de Philippe sur les Athéniens (338), de Sylla sur Archélaùs , général de Mithridate (87 av. J.-C). (1553e).
Ghéroy, ch.-l. dec.arr. de Sens (Yonne) ; 707h.
chersonè3e (kerçonèse), sf. (g. x^p'ônnaoi, presqu'île). Ancien nom de certaines presqu'îles : Chersonèse Cimbrique, anc. nom du Jutland (1549f) ; Chersonèse de Thrace, auj. presqu'île de Gallipoli (1554g) ; Chersonèse Taurique, anc. nom de la Crimée (1550g).
cherté, sf. Haut prix des choses (716h).
chérubin, sm. (hébr. cheroubim). Ange du deuxième chœur (18f) ; tête d'enfant avec des ailes, qui figure un ange. [Enc. 28.
Chérubini (ké), compos., né à Florence, m. à Paris, directeur du Conservatoire (1760-1842) (1409c).
Ghérusques, peuple de l'anc. Germanie, eut pour chef Arminius (4Î3f).
chervis (vi), sm. (même que carvi). Plante ombellifère ; sa racine, bonne à manger (888o).
Chesne (LeN; ch.-l. de c. a.r. de Vouziers (Ardennes); 1,543 h. (1518i).
Ghester (tore), v d'Angl., ch -1. de comté; 41,000 h. Fromages (15ï9c).
Chesterfield (lord), homme d'Etat et écrivain anglais (1694-1773) (1352f).
chétif, ive, adj. (1. captivus, captif;. Faible : chètive créature ; de peu d'importance, pauvre : chétif héritage; vil, mauvais : va-t'en, chétif insecte (43e).
chétivement, adv. D'une manière chétive : vivre chétivement.
Chevagnes, ch.-l. de c. arr. de Moulins (Allier) ; 1,117 h. (1517d).
cheval, sm.(l. caba/lus). Animal domestiquede la famille des solipèdes, qui sert à l'homme de monture et de bête de trait (834n) ; ou fig. et fam. homme dur au travail. Cheval de frise (v. frise). — A cheval, loe. adv. Sur un cheval. Fig. : être à à cheval sur le règlement, le bien connaître, le faire exécuter strictement. C'est son cheval de bataille, c'est son argument le plus fort ou son idée favorite. Monter sur ses grands chevaux, prendre les choses de haut. Cheval-vapeur, unité pour évaluer les forces motrices : c'est la force capable d'élever d'un mètre 75 kil. en une seconde (990h),
[Enc. 861, 1009.
chevalement, sm. Appareil de charpente pour supporter un mur qu'on reprend en sous-œuvre (721b).
chevaler, vn. Faire certaines voltes, en parlant du cheval ( ?x) (255f , 986o) ; au fig. faire des allées et venues pour une affaire, en parlant des personnes: étayer avec des chevalets (721b).
chevaleresque, adj. Qui appartient à un chevalier, digne d'un chevalier (578g).
= chevaleresquement, adj. D'une manière chevaleresque.
chevalerie, sf. Institution militaire propre à la
féodalité ; s'est dit aussi de divers ordres militaires et religieux ; noblesse de race. Ordre de chevalerie, distinction honorifique créée par des souverains (415b). [Enc. 441.
chevalet, sm. Instrument de torture chez les anciens (800n) ; support pour tenir l'objet sur lequel on travaille : chevalet de peintre (795c) tréteau decharpente destiné à soutenir un pont volant, etc. (721b) ; petit support qui tient élevées les cordes d'un violon (7961).
chevalier, sm. A Rome, citoyen du deuxième ordre (entre les patriciens et les plébéiens) (416n) ; au moyen âge, noble admis dans la chevalerie ; auj. porteur de la décoration d'un ordre institué par un souverain ; titre de noblesse au-dessous de celui de baron (578g). Chevalier d'industrie, homme qui vit d'expédients, escroc. [Enc. 602.
= chevalier, sm. Oiseau de l'ordre des échassiers (835i).
= chevalière, sf. Grosse bague (727b).
chevaline, adj . f. Bête chevaline, cheval oujument. Race chevaline, les chevaux.
chevance, sf. (anc. chevir : 1. capere, prendre, posséder). Le bien qu'on a. Vx. (715c). chevauchée, sf. Course à cheval. Vx.
chevaucher, vn. Autrefois, aller à cheval; par ext. être à califourchon : chevaucher sur un bâton ; empiéter l'un sur l'autre : ces tuiles ne chevauchent pas régulièrement ; aller de travers : ces lignes chevauchent (255f).
chevau-légers, sm. pi. Jadis compagnie de cavalerie composée de gens de naissance. Sing. Un chevau-lèger ( 58 lf).
chevecier, sm. (chevet : bas lat. capitium, chevet d'église). Titre de dignité dans certaines églises (579e).
chevelé, ée, adj. Se dit d'une tête à cheveux d'un autre émail. Blason (499d).
chevelu, ue, adj. Qui porte de longs cheveux. Les rois chevelus, les Mérovingiens. En anat. : cuir chevelu, peau du crâne. Fig. : racine chevelue. — Sm. Le chevelu d'une racine, les radicelles.
chevelure, sf. Les cheveux. Fig. : la chevelure d'une comète (345e). [Enc. 366. Ghevert, général français illustre par sa bravoure (1695-1769). [Enc. 1356. Gheverus, cardinal français, archevêque de Bordeaux (1768-1836) (1405a).
chevet, sm. (bas lat. capitium : caput, tête). Partie du lit oii l'on met la tête ; traversin (728j) ; partie d'une église qui termine le chœur (718q).
chevêtre, sm. (1. capistrum : capere, prendre). Licou (vx) (722p) ; en chir. bandage pour fracture ou luxation de la mâchoire (355c) ; pièce de charpente où s'emboîtent les soliveaux d'un plancher (721c).
cheveu, sm. (1. capillus). Poil de la tête de l'homme. Fig. : fendre un cheveu en quatre, subtiliser. Faire dresser les cheveux, faire horreur. Prendri- l'occasion aux cheveux, en profiter. Fam. : Se prendre aux cheveux, se battre (345e). [Enc. 305.
cheville, sf. (1. c/avicuta : clavis, clef). Morceau de bois, de fer, qu'on fait entrer dans un trou pour le boucher, pour faire des assemblages (797b) ; au fig. mot inutile dans un vers. La cheville du pied, saillie des os ou de l'articulation du pied. Cheville ouvrière, grosse cheville qui joint les deux trains d'une voiture; au fig. agent principal d'une chose.
cheviller, va. Joindre, assembler avec des chevilles (797b).
= chevillette, sf. Petite cheville.
Chevillon, ch.-l. de c. arr. de Vassv (Haute- Marne) ; 1,083 h. (1524i).
chèvre, sf. (1. capra). Animal domestique de