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CONJ

CONS

conjurer, va. (1. conjurarê : cum, avec: j ii rare, jurer). Projeter par ligue, par complot : conjurer la perte de quelqu'un (416o) ; exorciser : conjurer le démon (1821) ; détourner : conjurer nu malheur ; détourner par certaines pratiques magiques (183a) ; prier avec beaucoup d'instance : il vous conjure de V épargner (487g). — Vn. Former un complot avec une ou plusieurs personnes, contre l'Etat, contre le prince. Syn. : prier, invoquer, implorer, supplier (502).

Conlie, ch.-l. de c. arr. du Mans (Sarthe) ; 1,728 h. (1526m).

Gonliége, ch.-l. de c. arr. de Lons-le-Saunier (Jura) ; 879 h. (1522j).

= connaissable, adj. Qui peut être connu : Dieu est connaissable (113f).

connaissance, si'. Exercice de cette faculté par laquelle l'homme connaît, distingue : perdre, recouvrer sa connaissance ; idée, notion : la connaissance du bien et du mal; en t. de jurispr. droit de connaître de certaines affaires : attribuer à un juge la connaissance d'une cause : au pi. savoir, érudition : avoir de grandes connaissances ; relations de société : cet homme est de votre connaissance ; personne avec qui on a des relations : revoir ses connaissances (113JE).

[Enc. 143.

connaissant, adj. m. Qui se connaît à quelque chose : gens ci ce connaissants. Dans le langage ordinaire on dit connaisseur (113f).

connaissement, sm. Acte constatant le chargement des marchandises sur un navire et les conditions du transport (494m).

connaisseur, euse, s. Qui se connaît à quelque chose. — Adj. Œil connaisseur (113f).

connaître, va. (1. cognoscere). Avoir la notion, l'idée d'une personne ou d'une chose : connaître Dieu ; avoir des liaisons avec quelqu'un : il ne connaît personne ; savoir : connaître le grec ; avoir une grande pratique de certaines choses : il connaît le monde, les affaires; éprouver : il a connu la misère (113f). — Vn. Etre compétent pour juger : connaître d'une affaire (657e). — Se connaître, v. pr. Avoir une juste idée de soi-même. Ne plus se connaître, être hors de soi. 5e connaître à que/que chose ou en quelque chose, pouvoir juger de cette chose. Se faire connaître, se distinguer ; décliner ses noms, ses qualités.

Gonnaught, anc. divison de l'Irlande, comprenant le N.-O. (1549e).

conné, ée, adj. Se dit de parties semblables qui naissent réunies. Bot.

Connecticut, fl. des Etats-Unis (1589c). — Un des Etats : 746,258 h. V. pr. : Hartford, New-Haven (1590e).

connétable, sm. (bas lat. conestabulum : cornes stabuli, comte des écuries). Autrefois premier officier militaire de France (581e).

connétablie, sf. Autrefois, juridiction des maréchaux de France.

connexe, adj. (1. connexus, lié, noué avec). En t. de palais, se dit des affaires qui ont une certaine liaison entre elles : délits, causes connexes (41c).

connexion, si. Liaison dA certaines choses : il y a connexion entre ces idées.

connexité, sf. Liaison, rapport aperçu entre deux ou plusieurs choses ; disposition réciproque que ces choses ont à se joindre (41c).

connivence, sf. Complicité par tolérance, par dissimulation d'un mal qu'on doit, qu'on peut empêcher : ils étaient de connivence pour... (179b).

connivent, ente, adj. Qui tend a se rapprocher. T. de botan. (883d).

conniver, vn. (1. connivere, fermer les yeux). Etre de connivence avec quelqu'un (179b).

connu, ue, pp. Célèbre, connu d'un grand nombre. — Sm. Ce qui est connu : il faut aller du, connu à l'inconnu (113f).

conoïde, sm. (du g. x&vog, cône; eîoo?, forme). Corps solide, volume qui tient de la figure du cône. Géom. — Adj. qui a la forme d'un cône (994o).

Conon, général athénien, vaincu à iEgos-Potamos (405), rebâtit les murs d'Athènes, en 392 av. Jésus-Christ (1073b).

Conon, pape en 686-687 (1145a).

conque, sf. (1. coucha, coquille). Grande coquille allongée en spirale (832j); coquille recourbée dont sonnaient les Tritons de la Fable ; en anat. cavité de l'oreille (345e) ; genre de coquille bivalve.

conquérant, ante, s. Qui a fait de grandes conquêtes. — ■ Adj. Roi conquérant. Fig. et fam. : avoir l'air conquérant.

conquérir, va. (1. conquirere, rassembler). Se conj. c. acquérir. Acquérir par les armes. Fig. : conquérir l'estime (658k).

Conques, ch.-l. de c. arr. de Carcassonne (Aude); 1,531 h. (15181).

Conques, ch.-l. de c. arr. de Rodez (Aveyron) ; 1,117 h. (1518m). -

conquêt (kè), sm. En jur. Acquêt (717d).

conquête, sf. Action de conquérir; la chose conquise (658k).

Conrad I, duc de Franconie, roi de Germanie (911-919). — Conrad II, le Salique, empereur d'Allemagne (1024-1039). — Conrad III (1138- 1150), prit part à la 3e croisade, y perdit son armée.

[Enc. 1202, 1203.

Conrad IV, dernier empereur de la maison de Hohenstaufen (1250-1254). — Son fils, Conrad V ou Conrad in, duc de Souabe et de Franconie, tenta de reconquérir le royaume de Naples, fut vaincu et tué (1252-1268). ' [Enc. 1227.

Conrart, réunissait chez lui une société de gens de lettres, qui fut l'origine de l'Académie (1603- 1675). [Enc. 1338.

consacrant, adj. et sm. Se dit de l'évêque qui en sacre un autre.

consacré, ée, pp. et adj. Qui a été l'objet d'une consécration : hostie consacrée ; au fig. reçu par l'usage : expression consacrée.

consacrer, va. (1. consecrare). Dédier à Dieu avec certaines cérémonies : consacrer un autel ; à la sainte messe, changer le pain et le vin en la substance du corps et du sang de J.-C. : consacrer l'hostie ; rendre sacré, respectable ; au fig. employer, dévouer : consacrer sa vie ci l'étude ; sanctionner : l'usage a consacré cette expression. — Se consacrer à, v. pr. Se vouer à (500k).

Consalvi (card.), ministre de Pie VU, négocia le Concordat (1757-1824). [Enc. 1411.

consanguin, ine (gain), adj. (1. consanguineus : cum, avec ; sanguis, sang). Parent du côté paternel : frère consanguin. — Sm. Lès utérins et les consanguins (4ild).

consanguinité (gu-i), si'. Parenté du côté du père ; en droit canon, parenté.

conscience, sf. (1. conscientia). Sentiment, connaissance intime que l'homme a de lui-même, et particulièrement de ses actes bons ou mauvais ; conscience délicate, timorée, nette, tranquille, large, etc ; examen de conscience (111a) ; se dit absol. de la bonne conscience (179a). Liberté de conscience, liberté en matière de croyances religieuses. — En conscience, loc. adv. En toute vérité : en toute probité. [Enc. 131 et 196.

consciencieusement, adv. D'une manière consciencieuse.

consciencieux, euse, adj. Qui a une conscience délicate ; fait en conscience : homme, travail consciencieux (111a, 179a).

CONS

CONS

conscient, ente, adj. Qui a la conscience d'un fait, de soi-même. Phil. (111a).

conscription, sf. (1. conscriptio : conscribere, recruter). Inscription et levée annuelle des jeunes gens pour le service (415f).

conscrit, adj. m. Les pin es conscrits, sénateurs de l'anc. Rome (580j). — Sm. Celui qui est inscrit au rôle de la conscription (582j) ; au fig. et fam. novice, celui qui est inexpérimenté.

consécrateur, sm. Consacrant.

consécration, sf. Action de consacrer; absol. la consécration du pain et du vin, à la sainte messe.

consécutif , ive, adj. (1. consecutus, qui suit; sequi, suivre). Qui se suit immédiatement : trois jours consécutifs (1002p).

consécutivement, adv. Sans interruption.

conseil, sm. (1. consilium : considère, délibérer, consulter). Avis que l'on donne ou que l'on demande sur ce qu'il convient de faire ou de ne pas faire : prendre, donner conseil (I81f ) ; résolution, parti : ne savoir quel conseil prendre ; personne dont on prend avis ; avocat qui s'est chargé do la cause de quelqu'un ; assemblée de personnes délibérant sur certaines affaires (4161) ; nom de différents corps chargés de délibérer sur des affaires publiques : conseil des ministres. Conseil d' Etat, où se traitent les affaires de haute administration. Conseil de guerre, tribunal militaire. Conseil municipal, chargé d'administrer une commune et élu par les citoyens. Conseil général, chargé de délibérer sur les questions de finance qui touchent au département. Conseil de préfecture, qui assiste le préfet et qui est nommé par le gouvernement. Conseil de famille, formé des parents d'un orphelin mineur. Conseil des Anciens, des Cinq- Cents (v. Convention). Conseil antique (v. antique). Conseil des Dix, tribunal secret, armé de tout pouvoir, qui veillait à Venise sur la république.

corseiller, ère, s. Qui donne conseil : membre d'un conseil.

conseiller, va. Donner conseil. Absol. : c'est un homme qui conseille bien.

conseilleur, sm. Celui qui donne des conseils, qui les donne mal à propos.

= consensuel, elle, adj. Formé par le seul consentement des contractants (115g).

consentant, ante, adj. Qui consent.

consentement, sm. Acquiescement. [Enc. 150.

consentir, vn. (1. consentira). Vouloir bien, trouver bon, acquiescer, adhérer. — Va. En t. de jur. autoriser : consentir une vente (115g).

conséquemment, adv. D'une manière conséquente; en conséquence, par conséquent.

conséquence, sf. Conclusion tirée d'un principe, d'un fait ; suites qu'une chose entraîne ; au fig. importance : homme, affaire de conséquence. Tirer à conséquence, avoir des suites. — En conséquence, loc. adv. Conséquemment; conformément : en conséquence de vos ordres (113d).

[Enc. 14:5.

conséquent, ente, adj. (1. consequens :

consequi, s'ensuivre). Qui se suit : conduite conséquente ; qui agit ou raisonne avec suite : être conséquent à soi-même, à ses principes, dans S"S discours (113d). — Sm. Seconde proposition d'un enthymème ; second terme d'un rapport géométrique ou arithmétique (493Î). — Par conséquent, loc. adv. Par une suite nécessaire, donc.

conservateur, trice, adj. et s. Qui conserve : lois conservatrices de la société (181g). Le parti conservateur, opposé au parti qui voudrait renouveler la société. — Sm. Titre de certains emplois : conservateur des hypothèques, etc. (5781). conservation, sf. Action de conserver (181g) ; état de ce qui est conservé ; charge de conservateur (5781).

= conservatisme, sm. Se dit de l'esprit du

parti conservateur, quand il se montre fermé à toute idée de progrès, de réforme.

conservatoire, adj. Qui a pour but de conserver (181g). — Sm. Ecole gratuite où l'on forme des sujets pour la musique, la déclamation. Il y a aussi un Conservatoire des arts et métiers (417b).

conserve, sf. Action de conserver (usité dans cette locution : naviguer de conserve, c'est-à-dire ensemble, pour s'entre-secourir (181g) ; substance alimentaire conservée dans des boîtes ou des bouteilles privées d'air (729a) ; sorte de confiture sèche : conserve de citron (730i) ; au pi. lunettes pour conserver la vue (724s). [Enc. 788.

conserver, va. (1. conservare). Garder avec soin : conserver un secret ; maintenir en bon état : conserver sa santé. — Se conserver, v. pr. Se maintenir en bon état; ne pas s'exposer (181g, 658i).

considérable, adj. Digne de considération, d'attention (111e); puissant, éminent : personnage, rang considérable (576g) ; très grand, nombreux, important, en parlant des choses : som me considérable.

considérablement, adv. Beaucoup.

considérant, sm. Motif, qui précède le dispositif d'une loi, d'un arrêt (48k).

Considérant (Victor), écononomiste et fouriériste. tenta de fonder un phalanstère au Texas (1802-1893) (1408i).

considération, sf. Action par laquelle on considère : cela mérite considération (111e); circonspection (181e); égard, estime que l'on a pour quelqu'un et dont il jouit (576g) ; raison, motif : cette considération le décide ; au pi. observations, réflexions. Je suis avec considération, formule de politesse à la fin de certaines lettres. — En considération de, loc. prép. Eu égard à.

considéré, ée,pp. et adj. Estimé généralement.

considérément, adv. Avec prudence et réflexion.

considérer, va. (1. considerare : sidus, astre). Se conj. c. accélérer. Regarder attentivement; peser, apprécier : considérer les avantages d'une affaire; avoir égard à ; estimer, faire cas de : on le considère beaucoup. Considérer comme, regarder comme (111e, 576g).

consignataire, sm. Dépositaire d'une somme ou d'une chose consignée.

= consignateur, sm. Celui qui met des marchandises en consignation.

consignation, sf. Dépôt fait entre les mains d'un officier public. Caisse des dépôts et consignations, administration qui reçoit des dépôts (6561). [Enc. 676.

consigne, sf. Ordre donné à une sentinelle, etc. : garder la consigne; défense de sortir, punition militaire (655e) ; homme de garde aux portes d'une ville de guerre qui enregistrait l'entrée des étrangers.

consigner, va. (1. consignare). Mettre en dépôt : consigner une somme (6561) ; citer, rapporter un fait dans un écrit; défendre de sortir : consigner un officier (655e).

consistance, sf. Etat d'un corps qui offre de la résistance, qui a quelque solidité. Fig. : esprit sans consistance (935i).

consistant, ante, adj. Qui a de la consistance, une certaine cohésion.

consister, vn. (1. consisiere). Avoir son essence dans, être constitué par : la perfection consiste dans la vertu; être composé de : la flotte consiste en vingt vaisseaux. Consister «, s'emploie avec un verbe à l'inf. : Ut sagesse consiste éi se connaître (39a).

consistoire, sm. (1. consistorium : consistere, s'asseoir ensemble). Assemblée de cardinaux convoqués par le pape (414p): se dit aussi d'une assem-

CONS

CONS

blée de ministres protestants et d'un conseil qui dirige les affaires religieuses des Israélites.

[Enc. 437.

■ consistorial, aie, adj. Qui appartient au consistoire.

consistorialement, adv. En consistoire ; selon les formes du consistoire.

consolable, adj. Qui peut être consolé.

consolant, ante, adj. Qui console. Se dit des choses.

consolateur, trice, s. et adj. Qui console. L'Esprit consolateur, le Saint-Esprit.

consolatif, ive, adj. Propre à consoler. On dit mieux, consolant.

consolation, sf. Soulagement donné à l'affliction ; sujet de satisfaction ; raison, discours que l'on emploie pour consoler ; personne, chose qui console: il est sa consolation (180j).

console, sf. Pièce d'architecture, saillante et ornée, qui sert à soutenir un balcon, une corniche (718n) ; par analogie, meuble sur lequel on pose des vases, des bronzes (725a).

consoler, va. (1. consoiari). Soulager l'affliction, la douleur de quelqu'un ; se dit aussi des choses : cette vue le consola. — Se consoler, v. pr. Etre consolé (180j).

consolidant, adj. m. et s. Qui 'consolide les parties divisées d'une plaie. Chir. (355c).

consolidation, sf. Action de consolider. Consolidation de la dette flottante, conversion de la dette remboursable en dette perpétuelle.

consolidé, ée, pp. Rendu solide. Dette, renie consolidée, dont le paiement est assuré par un fonds de garantie. — Sm. pi. Les consolides, fonds publics de la dette d'Angleterre.

consolider, va. (1. consolidare). Rendre ferme, solide ; en t. de finance, assigner un fonds pour le payement d'une dette publique : consolider des rentes (lOOlf).

consommateur, sm. Celui qui achève :

J.-C. est l'auteur et le consommateur de notre foi (41ei ; celui qui achète pour son usage; celui qui boit ou mange dans un restaurant, un café. Est opposé à producteur, en t. d'écon. polit. (49a).

consommation, sf. Fin, accomplissement :

jusqu'à la consommation des siècles; action de consommer (41e) ; ce qu'on a mangé ou bu dans un restaurant, un café (acception vulgaire^. Impôts de consommation, impôts directs que l'on paye par le fait même que l'on achète des denrées, du vin, de la viande, etc. (49a).

consommé, ée, pp. et adj. Accompli, parfait: sacrifice consomme. Sagesse consommée. — Bouillon succulent, qui, par une longue cuisson, a pris tout le suc de la viande (729g).

consommer, va (1. consummare, achever; et consumere, consumer, détruire). Accomplir, achever (41e): détruire par l'usage : consommer ses provisions (49a).

consomptif, ive, adj. et sm. {consumer). S'est dit autrefois des caustiques. Méd. (355c).

consomption, sf. (1. consumptio : consumere, consumer). Action de consommer, de détruire graduellement (49a) : en méd. affaiblissement et amaigrissement lent, progressif (352j).

consonance, sf. (1. consonantia). Enmus. accord de deux sons; en gram. terminaison de mots par les mêmes sons.

consonant, ante, adj. (1. consonans). En mus. qui produit une consonance ; en gram. qui a une terminaison semblable (998i).

consonne, sf.etadj. (1. consona: cum, avec;

sonare, sonner). Lettre qui n'a de son qu'avec une

voyelle (ex. : b. c, d) (494k 1"). | Une. 534.

consorts, sm. pi. (1. consors : cum, avec;

sors, sort). Ceux qui ont même intérêt dans un

procès ; gens de même cabale ; un tel et consorts (416j).

consoude, sf. (1. consolida, qui consolide). Genre de plantes (borraginées) ; on employait la racine comme astringente (886o).

conspirant, ante, adj. Se dit de mouvements, de forces qui concourent à produire un même effet (47c).

conspirateur, trice, s. Celui, celle qui prend part à une conspiration.

conspiration, sf. Complot formé contre l'Etat ; cabale.

conspirer', vn. (1. cum, avec; spirare, souffler). Concourir, tendre au même but et de concert (47c); prendre part aune conspiration. — Va. Méditer, projeter : conspirer lu ruine de l'Etat (il6o, 182j).

conspuer, va. (1. conspucre, cracher dessus). Mépriser, honnir (185f).

constable, sm. (angl. constable, même orig. que connétable). Officier de police, en Angleterre (581a).

constamment, adv. Avec constance ; invariablement, sans interruption.

constance, sf. (1. constantia). Vertu par laquelle on demeure inébranlable parmi les épreuves, les douleurs, etc. ; persévérance (186j).

Constance, v. du gd-duché de Bade; 16,233 h. Concile (1414-1418) qui mit fin au schisme d'Occident et condamna Jean Huss et Jérôme de Prague (1551bi.

Constance (lac de), formé par le Rhin, entre la Suisse, l'Autriche, la Bavière, Bade et le Wurtemberg (1512b).

Constance, nom de trois empereurs romains : Constance Chlore, c'est-à-dire le pâle, père de Constantin (305-306) (1145d).

Constance II, 2e fils de Constantin (337-361), protégea les ariens. [Enc. 1158.

Co7istance III, général d'Honorius, épousa sa sœur Placidie, reçut le titre d'Auguste (421) et mourut peu après. Il fut le père de Valentinien III.

Constance de Toulouse, reine de France, femme de Robert (1006) (1188d).

constant, ante, adj. (1. constans : cum, avec ; stare, se tenir debout). Qui a de la constance, de la fermeté (186j) ; invariable : bonheur constant ; certain, indubitable : c'est un fait constant (114k).

Constant, 3e fils de Constantin, empereur d'Occident (337-350). — Constant II, empereur d'Orient en 641, fut assassiné en 668 (ll45d et e).

Constant (Benjamin), v. Benjamin.

Constantin, nom de 13 empereurs romains : Constantin 1 le Grand, fils de Constance Chlore, proclamé César en 306, vainquit le tyran de Rome Maxence (312), puis Licinius, qui régnait en Orient (323), permit, par l'édit de Milan, le culte chrétien, transporta le siège de l'empire à Byzance, dont il fit Constantinople, m. en 337 (1145d). [Enc. 1157.

Constantin II, fils du précédent (337-340) — Constantin III, emp. d'Orient en 641 -—Constantin IV Pogonat ou le Barbu (668-685). [Enc. 1161.

Constantin V Copronymè, c'est-à-dire Ordurier (741-775), iconoclaste. [Enc. 1177.

ConstantinYl,Porphyrogénètel,û\sde Léon IV et d'Irène, fut supplanté par sa mère — Constunl in Nil Porphyrogénète II, mort empoisonné en 959.

[Enc. 1178.

Constantin VIII, régna avec son père etses deux frères, fut tué en 946 — Constantin IX, m. en 1028 — Constantin X Monomaque ou le Gladiateur, se montra débauché, m. en 1054 — Constantin XI Duras i |iir,9-1067) — ConstantinXU, fils du précédent (1067). |Enc. 1198.

Constantin XIII Dracosès (1448-1453), tomba glorieusement en défendant Constantinople. [Enc. 1265.

CONS

CONS

Constantin, pape (708-715) (1145a).

Constantin Paulowitz, grand-duc deRussie, fils de Paul I, céda ses droits au trône à son jeune frère Nicolas, en 1822 (1779-1831) (1407f).

Constantine, v. d'Algérie, ch.-l. de département, à 430 kil. d'Alger; 51,997 h. Evêché. Prise parles Français en 1837 (1578e). [Enc. 1583.

Constantinople,anc. Byzance, appelée Stamboul par les Turcs, longtemps cap. de l'empire d'Orient, auj. cap. de la Turquie ; 873,565 h. (1554g). [Enc. 1568.

Constantinoole (canal de), le Bosphore, détroit entre la mer de Marmara et la mer Noire (1509b).

constatation, sf. Action de constater ; la chose constatée (114k).

constater, va. (1. constat, il est certain, constant). Etablir la vérité d'un fait ; consigner dans un acte (114k).

constellation, sf. (1. constellatio : cum, avec; stella, étoile). Groupe d'étoiles formant figure.

[Enc. 951.

constellé, ee, adj. Semé d'étoiles. Anneau constellé, fait par d'anc. magiciens sous l'influence prétendue d'une constellation.

conster, vn. impers. (1. constare : stare, se tenir, être établi). En jur. être évident, être certain : il conste par tel acte que (1 14k).

consternation, sf. Etonnement et abattement profond .

consterner, va. (1. consternera : cum, avec ; sternere,ren verser). Frapper d'étonnement et abattre le courage : cette nouvelle, cette perte les a consternès'i 186g).

constipation, sf. Etat de celui qui ne peut aller librement à la selle (352n).

constiper, va. (1. constipare). Causer la constipation. Méd.

constituant, ante, adj. Qui constitue ; qui entre dans la composition de : les parties constituantes d'un corps (41e). — Assemblée constituante, celle qui a mission d'établir une constitution. — Sm. Membre de cette assemblée (415d).

Constituante (assemblée) ou absol. la Constituante, lre des assemblées politiques de la Révolution, succéda aux Etats généraux et fit la constitution de 1791. L^nc- 1362.

constitué, ée, pp. de constitua-. Les autorités constituées, légalement établies. Etre bien ou mal constitué, avoir une bonne ou mauvaise constitution.

constituer, va. (1. constituere : cum, avec ; statuere, établir). Etablir, mettre, charger : on l'a constitué arbitre ; assigner : constituer unedot; composer, faire l'essence de : /'/'nue et le corps constituent la nature de l'homme; organiser: constituer une société. Constituer quelqu'un prisonnier, le mettre en état d'arrestation (ile).

constitutif, ive, adj. Oui constitue essentiellement une chose (41e).

constitution , sf. Ce qui fait la substance d'une chose, composition (llei : complexion, organisation propre de chaque individu : constitution robuste (349d) ; charte ou loi fondamentale qui détermine la forme du gouvernement, les droits politiques des citoyens; ordonnance, règlement, loi (655a) ; en t. de prat. action de constituer une rente, une pension, etc. : constitution de dot, constitution d'avoué (716f). Syn. : tempérament, physique, naturel (357). [Enc. 666.

constitutionnalité, sf. Qualité de ce qui est conforme à la constitution (655a).

constitutionnel, elle, adj. Réglé par une constitution; conforme à la constitution (655a); en méd. se dit des affections qui tiennent à la constitution de l'individu (349d). — Adj. et sm. Partisan de la constitution.

constitutionnellement, adv. D'une manière constitutionnelle.

constricteur, adj. et sm. (1. constrictor : constringere, resserrer). En anat. se dit des muscles qui resserrent : les constricteurs dupharynx (347b). Boa constricteur ou constrictor, boa qui étouffe sa proie.

constriction, sf. Resserrement. Didact.

constringent, ente, adj. Qui opère une constriction. T. de méd. (1001b).

constructeur, sm. Celui qui construit ; qui connaît l'art de construire.

construction, sf. Action, art de construire (584k) ; bâtisse (720m) ; manière dont une chose est construite ; en gram. arrangement des mots : construction elliptique. Syn. : syntaxe (257).

[Enc. 764.

construire, va. (l.construere). Se conj. c. déduire. Faire un édifice, un navire, etc. (584k). Construire un poème, un système, une théorie, en disposer toutes les parties. Construire une phrase, en arranger les mots suivant certaines règles. En géom. : construire une figure, la tracer.

consubstantialité , sf. Unité, identité de substance. Théol. (441).

consubstantiation,sf. Présence de J.-C.dans le pain et dans le vin eucharistiques d'après les Luthériens. Est opposé à la transsubstantiation.

consubstantiel, elle. adj. Qui est un parla substance : le Fils et le Saint-Esprit sont consnbstanlie/s au Père, avec le Père. Théol. (441) .

consubstantiellement, adv. D'une manière consubstantielle.

consul, sm. (1. consul). A Rome, nom de deux magistrats annuels qui exerçaient l'autorité suprême (581c) : agent chargé de protéger ses nationaux à l'étranger, particulièrement dans les ports (580j) ; s'est dit en France des trois premiers magistrats de la République, de 1799 à 1804 (Bonn parte, Sieycs et Roger- Ducos) ; a désigné aussi les maires des villes du Midi. [Enc. 624.

consulaire, adj. Qui appartient aux consuls, aux juges-consuls. Homme consulaire, ou subst. consulaire, celui qui avait été consul romain.

consulairement, adv. Par la juridiction consulaire.

consulat, sm. Dignité de consul; sa durée; charge de consul à l'étranger; résidence du consul : gouvernement des consuls en France de 1799 à

consultant, adj. m. et sm. Qui donne des consultations. Se dit de médecins, d'avocats. — Sm. Celui qui demande une consultation (181f).

consultatif, ive, adj. Institué pour donner des avis : comité consultatif. Voix consultative, droit d'opiner, mais non de voter. Se dit par opp. à voix (lélibérative.

consultation, sf. Conférence que l'on tient pour consulter sur une affaire, sur une maladie ; avis motivé.

consulter, va. (1. consultare : consulere). Prendre conseil ou instruction de quelqu'un : consulter les avocats, les méilecins ; examiner pour chercher des indices, des éclaircissements : consulter les astres, les livres, sa conscience : se rendre compte de : consulter ses forces. — Vn. Délibérer, conférer ensemble : il eu veut consulter avec ses amis. — Se consulter, v. pr. Se consulter soi-même (181f).

consulteur, sm. Consulteur du saint-office, docteur commis pour donner son avis sur des matières de foi, etc. (570e).

consumant, ante, adj. Qui consume : un feu consumant (49a).

consumer, va. (1. consumére). User, détruire, réduire à rien : consumer son patrimoine ; employer sans réserve : consumer tout son temjis à

CONS

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un ouvrage. — Se consumer, v. pr. Dépérir, s'épuiser : se consume)' sur un travail. Consumé, ée, pp. (49a).

= consummatum est (en latin, tout est consom mè). Dernières paroles de Jésus sur la croix. On les emploie pour marquer un parfait accomplissement (492j).

contact, sm. (1. contactas : cum, avec; tacius, toucher). Etat des corps qui se touchent; fig. relation (996k).

Gontades (marquis de), maréchal de France (1704-1793) (1349b).

contagieux, euse, adj. Transmissible par contact; qui sert à la contagion : air, principe contagieux,

contagion, sf. (1. contagio : ta ngere, toucher; cum, avec). Communication d'une maladie par le contact, par les miasmes ; maladie contagieuse, peste. Fig. : la contagion du vice, des mauvaises mœurs (354k). Syn. : épidémie (358).

contamination, sf. Souillure. Vx (939f).

contaminer, va. (1. contaminare). Souiller. Vx. Contaminé, ée, pp. Objets contaminés, qui peuvent communiquer une maladie contagieuse.

Contarini, famille vénitienne, fournit 7 doges à la République (1213c).

conte, sm. {conter, même que compte)'). Récit d'aventures imaginaires : contes de fées; fam. histoire plaisante, vraie ou fausse (488)). |Enc. 510.

Conté, chimiste et mécanicien, fit instituer le Conservatoire des arts et métiers, créa une manufacture de crayons, fit partie de l'expédition d'Egypte (1755-1805) (1352h).

contemplateur, trice, s. Celui, celle qui contemple. Le fém. est peu usité (111e).

contemplatif, ive, adj. Qui se plaît dans la contemplation par la pensée; qui s'y attache La rie contemplative, se dit par opp. à la vie active. — S. Celui qui est livré à la vie contemplative.

= contemplativement, adv. D'une manière contemplative.

contemplation, sf. Action de contempler ; profonde application de l'esprit (111e).

contempler, va. (1. contemplari). Considérer attentivement, avec les yeux du corps ou avec ceux de l'esprit; méditer (111e).

contemporain, aine, adj. (1, contemporaneus : cum, avec; tempus, temps). Qui est du même temps : Annibal et Scipion étaient contemporains ; qui est du temps actuel : histoire contemporaine. Historiens contemporains, ceux qui ont écrit les choses de leur temps. — Sm. Les contemporains (1002o).

contemporanéité, sf. Existence simultanée de personnes, de choses.

contempteur (lo p se prononce), sm. (1. contemptor : contemnere, mépriser). Celui qui méprise : contempteur de la vertu. En style soutenu (112j).

cantemptible, adj. Méprisable. Vx(112j).

contenance, sf. Capacité : la contenance d'an vase i992i) ; étendue : la contenance d'un clos; maintien, façon de se tenir (351f). Fig. : faire bonne contenance, témoigner de la résolution. Perdre contenance, se troubler, hésiter.

contenant, ante, adj. Qui contient. — Sm. Le contenant et le contenu (798p). |Enc. 824.

contendant, ante (tan), adj. et s. (1. contendere, disputer). Qui dispute quelque chose avec un autre, concurrent (255a).

contenir, va. (1. continere). Se conj. c. tenir. Comprendre dans un certain espace : ce champ tondent dix hectares ; renfermer : ce tonneau ne contient plus rien ; retenir dans certaines bornes, réprimer : contenir la foule, contenir ses pussions. — Se contenir, v. pr. Se retenir, se modérer (992i).

content, ente, adj. (1. contentus). Satisfait : être, vivre content ; qui exprime le contentement : air content. — S. et fam. -.avoir son content d'une chose, en avoir ce qu'on désire (118j).

contentement, sm. Joie, plaisir, satisfaction : contentement passe richesse (118j).

contenter, va. Donner sujet de contentement ; plaire à : contenter son père. — Se contenter, v. pr. Satisfaire son désir; être satisfait de : se contenter de pieu < 1 18j).

contentieusement, adv. Avec contention ; par voie contentieuse.

contentieux, euse, adj. Qui est ou peut être débattu : affaire contentieuse ; qui aime à disputer : esprit contentieux. — Sm. Ensemble des affaires contentieuses (113c).

contentif. ive, adj. En chir. qui contient, qui maintient : bandage contentif (355c).

contention, sf. (1. contentio). Grande application : contention d'esprit, ou absol. contention (111 cl) ; débat, dispute ; véhémence dans la dispute (113c) ; en chir. action de maintenir une fracture (355c).

contenu, ue, pp. et adj. Qui se retient: colère contenue.

contenu, sm. Ce qui est contenu dans quelque chose ; la teneur.

conter, va. (1. computare, compter). Faire un récit. Fam. : en conter de belles, conter des sornettes, des fables (488j). Syn. : narrer, raconter (503).

Contes, ch.-l. de c. arr. de Nice (Alpes-Maritimes) ; 1,688 h. (1518g).

contestable, adj. Qui peut être contesté: c'est une maxime contestable.

contestant, ante, adj. Qui conteste en justice ou autrement. — S. Les contestants.

contestation, sf. Débat, dispute.

conteste, sf. Contestation, procès. Vx. — Sans conteste, sans contredit (113c).

contester, va. (1. contestarj : testis, témoin). Refuser de reconnaître un droit ; nier un fait, un principe : contester une proposition. — Vn. Disputer : ne contestes pas avec lui (113c).

conteur, euse. s. Celui, celle qui conte : conteur agréable (488j).

contexte, sm. (1. contextus). Texte considéré dans son ensemble, dans sa liaison (495a).

contexture, sf. Tissure de parties qui forment un tout; au fig. liaison entre les parties d'une œuvre d'esprit (727d). Syn. : tissu, tissure, texture (732).

Conti, branche cadette de la maison do Condé : le frère du grand Condé {Armand de Bpurbon- Conti), entra dans le parti de la Fronde (1629-1666); son fils {François- Louis de Bourbon -Conti) fut élu (1696) roi de Pologne (1664-1709) (1309c).

contigu, ue, adj. (1. contiguus : cum, avec; tangere, toucher). Se dit de choses qui touchent l'une à l'autre. Syn. : continu (53).

contiguïté, sf. Etat de deux ou plusieurs choses qui se touchent (996k).

continence, sf. Abstinence des plaisirs.

continent, ente, adj. Qui observe la continence, chaste (186k).

continent, sm. (1. cum, avec; tenere, tenir). Grande étendue déterre ferme. Ancien continent : l'Europe, l'Asie et l'Afrique. Nouveau continent : l'Amérique (934g). ' [Enc. 953.

continental, aie, adj. Qui appartient au continent.

contingence, sf. (1. contxngentia : conti ngere, toucher). Qualité de ce qui est continrent (41a) ; en néom. se dit de la rencontre d'une courbe et d'une autre ligne (993c).

contingent, ente, adj. (1. contingent : contingere, arriver). Qui peut arriver ou ne pas arri-

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ver : futur contingent ; casuel : portion contingente (41a). — Sm. Ce qui est contingent ; part qui échoit à quelqu'un dans la division d'une chose, d'une charge ; nombre de soldats à fournir (41f). [Enc. 61.

continu, ue, adj. (l.continuus). Dont les parties ne sont pas séparées, en sorte que la fin de l'une est le commencement de l'autre. Se dit de l'étendue, de la durée, de ce qui n'offre aucune interruption. Travail, bruit continu. — Sm. En phil. ce qui est continu. — A la continue, loc. adv. A la longue (45c). Syn. : continuel (53); contiqu (ib). [Enc. 92.

continuateur, sm. Celui qui continue; auteur qui continue ce qu'un autre a commencé (45c).

continuation, sf. Action de continuer; durée de la chose continuée ; prolongement : la continuation d'une allée (45c).

continuel, elle, adj. Qui dure; qui recommence toujours : pluie continuelle (45c). Syn. : continu (53).

continuellement, adv. Sans cesse.

continuer, va. (1. continuare). Poursuivre ce qui est commencé : continuer ses études, sa lecture; continuer à faire, de faire; prolonger, renouveler : continuer un bail. — Vn. Ne pas cesser : la guerre continue (45c).

continuité, sf. Liaison non interrompue des parties : la continuité des instants ; durée continue : la continuité du travail. Solution de continuité, division de parties qui étaient continues (45c). [Enc. 92.

continûment, adv. D'une manière continue, sans aucune interruption.

contondant, ante, adj. (1. contundere, battre). Qui meurtrit sans entamer (cf. contusion) (353d).

contorniate, adj. f. (ital. contorniate : contorno, contour). Se dit des médailles de cuivre terminées par un cercle d'une ou deux lignes d'épaisseur (499a).

contorsion, sf. (1. contorsio : torquere, tordre). Contraction irrégulière des muscles; en peint, et en sculpt. attitude outrée, mouvement forcé (351e).

contour, sm. (ital. contorno). Circuit : le contour d'une ville; ce qui marque le tour, la tournure, les formes plus ou moins arrondies d'une chose : contours élégants (993e).

contourné, ée, pp. et adj. Déformé; au fig. peu naturel : phrase contournée.

contourner, va. (ital. contornare). En termes d'arts, donner à une figure le contour qu'elle doit avoir ; faire le tour de : contourner une colline ; déformer : le feu a contourné cette règle (993e).

contractant, ante, adj. et s. Qui contracte : parties contractantes, (655h).

contracte, adj. Soumis à la contraction : noms, verbes contractes. Au est un article contracté pour à le. Gramm. (490h).

contracter, va. (1. contractas : contrahere, resserrer). S'engager par contrat : contracter une alliance (655h) ; joindre à soi, attacher, acquérir avec le temps : contracter une habitude, ungoût, une maladie ; resserrer, réduire le volume : le froid contracte le fer, que la chaleur dilate (1002m) ; en gram. réunir deux voyelles ou deux syllabes en une seule (490h). — Se contracter, v. pr. se resserrer.

contractile, adj. Qui est susceptible de contraction. T. de physiol.

contractilité, sf. Propriété de se contracter. T. de physiol.

contraction, sf. (1. contractio : contrahere, resserrer). Resserrement, rapprochement des molécules d'un corps; en anat. raccourcissement des muscles, etc.; en gram. réduction de deux voyelles ou de deux syllabes en une seule, comme dans

du pour de le, et, dans la prononc, pan pour paon.

contractuel, elle, adj. Stipulé par contrat : institution contractuelle (655h).

contracture, sf. (ital. contractera). En archit. rétrécissement dans la partie sup. d'une colonne (718m) ; en méd. état de rigidité des muscles (353h).

contradicteur, sm. Celui qui contredit : cet avis eut des contradicteurs (487a).

contradiction, sf. Action de contredire ; action de se contredire (487a) ; incompatibilité, opposition de deux choses, de deux propositions qui s'excluent mutuellement sans admettre de moyen terme (46g). [Enc. 94.

contradictoire, adj. Qui a subi contradiction: jugement contradictoire (par opp. au jugement rendu par défaut) (487a) ; qui implique contradiction. — Sf. Proposition contradictoire (46g). Syn.: opposé, contraire (53).

contradictoirement, adv. D'une manière contradictoire.

contraignable, adj. Qui peut être contraint par quelque voie de droit (116j).

contraindre, va. (1. constringere : stringere, étreindre). Je contrains, tu contrains, il contraint, nous contraignons, etc. Je contraignais. Je contraignis. Je contraindrai. Contrains. Que je contraigne. Que je contraignisse. Contraignant. Contraint, ainte. Forcer quelqu'un à agir contre sa volonté : contraindre à faire, de faire ; gêner; en jur. obliger par voie de droit. — Se contraindre, v. pr. Faire taire ses sentiments, ses goûts, se gêner (116j).

contraint, ainte, adj. Serré, mis à l'étroit, forcé ; gêné, mal à l'aise (116j).

contrainte, sf. Violence par laquelle on contraint, on est contraint ; gêne, entraves ; retenue qu'imposent le respect, l'étiquette, etc.; en jur. acte judiciaire par lequel on contraint. Contrainte par corps, voie d'exécution par laquelle un créancier privait son débiteur de sa liberté (116j).

contraire, ad. (1. contrarias : contra, contre). Opposé, au physique ou au moral : vent, parti, personne contraire : nuisible : le vin lui est contraire. Propositions contraires, celles qui sont opposées sans se contredire. — Sm. L'opposé : le chaud est le contraire du froid. — Au contraire, loc. adv. Tout autrement (46g). Syn. : opposé, contradictoire (53). [Enc. 94.

contrairement, adv. En opposition (46g).

contralto, sm. (mot ital.). La plus grave des voix de femme. Mus. (9981).

contrapontiste, sm. Compositeur qui connaît les règles du contrepoint (254g).

= contraria contrariis curantur (en latin, les contraires sont guéris par les contraires). Maxime de la médecine classique ; opposée à celle de l'homéopathie : simi/ia similibus curantur, les semblables sont guéris parles semblables (492j).

contrariant, ante, adj. Qui se plaît à contrarier : esprit contrariant (180h) ; de nature à contrarier (46g).

contrarier, va. Dire, faire le contraire de ce que les autres disent ou font ; s'opposer, faire obstacle à quelqu'un dans ses volontés ; au fig. se dit des choses : contrarier une inclination (46g).

contrariété, sf. Opposition entre des choses contraires ; obstacle, contretemps : éprouver mille contrariétés (46g).

contrastant, ante, adj. Qui contraste :

figures contrastantes. T. d'art (46g).

contraste, sm. (ital. contrasta, lutte : 1. contra, contre; stare, se tenir). Opposition de choses dont l'une fait ressortir l'autre : la nature multiplie les contrastes ; se dit particulièrement dans les arts : ce peintre entend bien le contraste (46g).

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contraster. vn. Etre en contraste: sa conduite contraste avec son état. — Va. En t. d'art, faire un contraste : contraster des tètes (46g).

contrat, s m. (1. contractus: cum, avec ; tra- Jierc, tiren. Convention entre deux ou plusieurs personnes ; acte authentique qui la constate. Contrat de mariage, convention qui règle les rapports d'intérêt entre les époux (655h). Syn. : traité, accord, convention, pacte,, marché (062).

[Enc. 671.

contravention, sf. (1. contravenire, contrevenir). Action par laquelle on contrevient à une loi, etc. ; infraction (183d). [Enc. 225.

contre, prép. (1. contra). Marque opposition, rencontre, choc, etc. : marclter contre l 'ennemi ; se heurter contre une pierre ; auprès, pioche : sa maison est contre celle-ci. — Sm. L'opposé : soutenir le pour et le contre. — Ci-contre, loc. adv. A côté. Par contre, loc. adv. En compensation. Contre est employé souvent comme préfixe. Ex. : contrepoids {A\)\c, 490g).

contre-allée, sf. Allée parallèle à une allée principale. PI. Contre-allées.

contre -amiral, sm. Officier qui a le troisième grade dans la marine militaire ; vaisseau qu'il monte. PI. Contre-amiraux.

= contre-appel, sm. Second appel.

contre-approches, sf. pi. Travaux des assiégés pour aller au-devant des assiégeants (717h).

centre-attaques, sf. pi. Travaux que les assiégés exécutent en opposition aux travaux ou lignes d'attaques (717h).

contre-balancer, va. Faire équilibre à : compenser (7981).

contrebande, sf. (ital. contrabbando : contra, contre ; bando, ban). Importation clandestine de marchandises prohibées ; ces marchandises mêmes. Fig. et fam. : de contrebande, qui n'est pas légitime (587b). [Enc. 654.

contrebandier, ière, s. Celui, celle qui fait la contrebande (587b).

contre-bas (en), loc. adv. et prép. Qui va de haut en bas : regarder en contre-bas ; à un niveau inférieur : les plaines du Sahara sont en contre-bas de la mer (989a).

contrebasse, sf. Le plus grave des instruments à archet ; la plus basse des voix d'homme (7(J61).

contre-batterie, sf. Batterje dressée contre une autre. PI. contre-batteries.

contre-boutant, sm. Contrefort.

contre-bouter, va. Appuyer un mur d'un autre mur posé à l'angle droit (718o).

contre-calquer, va. Calquer de façon à obtenir l'image inverse (253d).

contrecarrer, va. S'opposer en face, directement à quelqu'un. Fam. (255a).

contre-charme, sm. Charme qui en détruit un autre. PI. Des contre-charmes (183a).

contre-châssis, sm. Châssis de verre, de papier, qu'on met devant un autre.

contre-clef, sf. Voussoir posé immédiatement à gauche ou à droite de la clef d'une voûte.

contre-cœur, sm. Fond de la cheminée; plaque de 1er qu'on y fixe (720o).

contre-cœur (à), loc. adv. A regret, avec répugnance, malgré soi (116j).

contre-coup, sm. Répercussion d'un corps sur un autre ; impression produite indirectement par un coup ; au fig. événement fâcheux déterminé par un autre (10021).

contre-courant, sm. Courant qui se fait en sens inverse d'un autre.

contredanse (angl. countrg-dance, danse de campagne). Danse vive et légère; air de contredanse (2541).

contre-dégagement, sm. Action de contredégager.

contre-dégager, vn. Dégager en même temps que son adversaire (255e).

contre-digue, sf. Digue qui en renforce une autre.

contredire, va. Seconj. c. dédire. Dire le contraire, contester: contredire quelqu'un, uneproposition; être en contradiction avec. Absol. : aimer à contredire. — Se contredire, v. pr. Etre en contradiction (487a).

contredisant, ante, adj. Qui aime à contredire : humeur contredisante.

contredit, sm. En jur. réponse contre ce qui a été dit. — Sans contredit, loc. adv. Certainement, sans qu'on puisse nier.

contrée, sf. (1. contra, contre, ce qui est en face). Etendue de pays (935a).

contre-échange, sm. Echange qui répond à un autre. PI. Des contre-échanges.

contre-enquête, sf. Enquête opposée à celle de la partie adverse.

contre-épaulette, sf. Corps d'épaulettes sans franges.

contre-épreuve, sf. Estampe qui, tirée sur une épreuve fraîchement imprimée, sert à donner l'estampe du même sens que le dessin ; vote sur la proposition contraire â celle d'abord mise aux voix. PI. Des contre-épreuves (499c).

contre-espalier, sm. Espalier vis-à-vis d'un autre, mais en plein air. PL Des contre-espaliers (883g).

contre-expertise, sf. Expertise destinée à en contrôler une autre.

contrefaçon, sf. Action de reproduire quelque chose au préjudice de l'auteur ou de l'inventeur ; chose faite par contrefaçon : c'est une contrefaçon (184j). [Enc. 235.

contrefacteur, sm. Celui qui est coupable de contrefaçon (184j).

contrefaction , sf. Imitation frauduleuse ou falsification des effets publics, des monnaies, des poinçons, etc.

contrefaire, va. Se conj. c. faire. Imiter par artifice, par moquerie, etc. ; feindre : contrefaire l'insensé ; déguiser : contrefaire son écriture ; pratiquer la contrefaçon (254i, 184j).

contrefaiseur, sm. Celui qui contrefait les personnes, les animaux. Peu usité (254i).

contrefait, aite, pp. et adj. Dévié : taille contrefaite ; difforme (349f).

= contre-fenêtre, sf. Double clôture d'une fenêtre. PI. Contre-fenêtres.

contre-fiche, sf. Pièce de bois mise obliquement contre un mur, etc. pour le soutenir. PI. Des contre-fiches (721b).

contre-fil, sm. Le sens contraire. — A contrefil, loc. adv. A rebours (992n).

contre-finesse, sf. Finesse opposée à une autre. Peu usité.

contrefort, sm. Mur contre-boutant destiné à en renforcer un autre (720n) ; par anal, chaîne de montagne latérale aune principale ; pièce du soulier au-dessus du talon.

contre-fugue, sf. Fugue contraire à une précédente. PI. Des contre-fugues.

contre-garde, sf. Ouvrage construitautourd'un bastion, d'une demi-lune (717i).

contre-hacher, va. Croiser des hachures par d'autres hachures (253d).

contre-hachure, sf- Hachure qui en croise d'autres. PI. Des contre-hachures.

contre-hâtier, sm. Grand chenet de cuisine garni de crochets. PI. Des contre-hâtiers (725f).

contre-haut (en), loc. adv. et prép. Qui va de bas en haut : regarder en contre-haut ; qui est à un niveau supérieur : la chaussée est en contrehaut de la rivière (989a|.

contre-indication, sf. Enméd. indication con-

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traire à l'emploi de tel ou tel remède qui paraissait indiqué.

contre-jour, sm. Endroit opposé au grand jour. — A contre-jour, loc. adv. Dans un sens opposé au jour (997d).

contre-latte, sf. Latte plus forte qui soutient les autres. PI. Contre-lattes (721c).

contre-latter, va. Garnir de contre-lattes.

contre-lettre, sf. Acte secret par lequel on déroge aux stipulations d'un acte public. PI. Des contre-lettres (494m).

contremaître, sm. Autrefois le troisième officier de manœuvre (582j) ; auj. chef d'ouvriers dans un atelier (577d).

contremander, va. Révoquer un ordre, une commande, etc. (655d).

contremarche, sf. Marche en sens contraire, en parlant des troupes (416h) ; dans un escalier, l'intervalle ou la hauteur entre une marche et la suivante (721a).

contre-marée, sf. Marée dont la direction est opposée à la direction ordinaire (938k).

contremarque, sf. Seconde marque apposée à des marchandises, à des ouvrages d'or ou d'argent; second billet délivré dans les théâtres à ceux qui sortent pour rentrer (497g).

contremarquer, va. Apposer une contremarque: contremarquer un ballot.

contre-mine, sf. Mine pour éventer celle de l'ennemi. PI. Contre-mines (711]).

contre-miner, va. Faire une contre-mine.

contre-mineur, sm. Qui travaille à une contre-mine. PI. Contre-mineurs.

contre-mont, loc. adv. En haut : gravir contre mont. Aller à contre-mont, remonter la rivière. Vx (934h).

contre-mur, sm. Petit mur bâti contre un autre qu'il soutient. PI. Contre-murs (720n).

contre-murer, va. Faire un contre-mur : contre-murer une terrasse.

contre-opposition, sf. Se dit, dans le langage parlementaire, d'une minorité de l'opposition qui, dans certains cas, se détache de la majorité (46g).

contre-ordre , sm. Révocation d'un ordre donné. PI. Contre-ordres (655d).

contre-partie, sf. En général, partie qui s'oppose à une autre ; se dit spécialement en musique. PI. Contre-parties (9981).

contre-peser, va. Contre-balancer (1000m).

contre-pied, sm. Voie que la bête a suivie et que les chiens, se trompant, prennent en sens inverse; au fig. le contraire : il fait tout le contre-pied de ce qu'on lui dit. Pas de pi. (8321).

contre-platine, sf. Pièce de métal sur laquelle porte la tète des vis qui fixent la platine d'un pistolet, d'un fusil (800k).

contrepoids, sm. Poids qui en contrebalance d'autres ; au fig. ce qui compense (1000m).

contre-poil, sm. Rebours du poil. — A contrepoil, loc. adv. En sens opposé.

contrepoint, sm. (contre et point : jadis les notes étaient marquées par des points). Art de composer la musique à plusieurs parties ; musique ainsi composée. PI. Des contre-points (254g).

contre-pointer, va. Piquer une étoffe des deux côtés (585e) ; opposer une batterie à une autre (255e).

contrepoison, sm. Remède qui empêche l'effet du poison, antidote (939d). [Enc. 409.

contre-porte, sf. Seconde porte d'une place de guerre ; châssis garni de toile placé devant une porte. PI. Contre-portes (721f).

contre-proposition, sf. Proposition opp. à une autre. PI. Contre-propositions.

contre-révolution, sf. Révolution qui tend à détruire les résultats d'une révol. antécédente. PI. Contre-révolutions (419a).

contre-révolutionnaire, adj. et sm. Qui est favorable à la contre-révolution.

contre-ruse, sf. Ruse opposée à une autre. Peu usité. PI. Des contre-ruses.

contre-sanglon, sm. Courroie clouée sous l'arçon de la selle du cheval, et dans laquelle on passe la boucle de la sangle pour l'arrêter. PI. Des contre-sanglons (722p).

Contres, ch.-l. de c. arr. de Blois (Loir-et- Cher); 2,586 h. (15221).

contrescarpe, sf. Pente du mur extérieur du fossé, celle qui fait face à l'escarpe ; le chemin couvert et le glacis d'une fortification (717i).

contre-scel, sm. Petit sceau apposé sur le tiret qui attache les lettres scellées en chancellerie. PI. Contre-scels (498i).

contre-sceller, va. Mettre le contre-scel : contre-sceller des lettres.

contreseing (sin), sm. Signature de celui qui contresigne. PI. Des contreseings (494k 2°).

contresens (san), sm. Sens contraire au sens naturel d'un texte, etc. (497f) ; par anal, sens contraire : le contresens d'une étoffe (995d). — A contresens, loc. adv. A rebours ; mal : lire, déclamer à contresens.

contresigner, va. Signer une pièce après celui dont elle émane (494k 2°).

contretemps, sm. Accident qui rompt les mesures prises, dérange les projets. — ■ A contretemps, loc. adv. Mal à propos (1002o).

contre-terrasse, sf. Terrasse adossée à une autre. PI. Contre-terrasses (721 h).

contre-tirer, va. Faire la contre-épreuve d'une estampe ou d'un dessin (253f).

= contre-torpilleur, sm. Navire construit pour être opposé aux torpilleurs (723b).

contrevallation, sf. Fossé et retranchement autour d'une place assiégée.

contrevenant, ante, s. Celui, celle qui contrevient à une défense, etc.

contrevenir, vn. (1. contr avenir é). Se conj. c. venir. Agir contre quelque loi, défense, obligation (183d).

contrevent, sm. (dbntre et veut). Volet placé à l'extérieur d'une fenêtre (721g).

contre-vérité, sf. Ce qu'on dit pour être entendu dans un sens contraire à celui que les paroles expriment. Ex. : ;7 est brave, en parlant d'un poltron (497c).

Contrexéville, bourg de l'arr. de Mirecourt (Vosges) : 854 h. Eaux minérales (1530c).

contribuable, sm. Celui qui doit payer, qui paie des contributions.

contribuer, vn. Payer sa part d'une dépense commune ; absol. payer à l'ennemi une somme pour se garantir du pillage, etc. ; avoir part à un résultat : contribuer au succès d'une affaire (659d). .

contribution, sf. Ce que chacun donne pour sa part dans une charge commune ; impôt. Mettre à contribution, faire contribuer. Contributions directes, celles qui frappent directement la personne ouïes biens du contribuable (foncière, personnelle, mobilière, portes et fenêtres, patente). Contributions indirectes, celles qui frappent les objets de consommation (la douane, l'enregistrement, le timbre, etc.) (659d). [Enc. 700.

contrister, va. Affliger, causer du chagrin ; contrister ses amis (118k).

contrit, ite, adj. (1. contritus, brisé). Qui a un grand regret de ses péchés (183b).

contrition, sf. Regret souverain d'avoir offensé Dieu. Syn. : attrition, componction (193).

[Enc. 223.

contrôle, sm. (pour contre rôle). Registre double qu'on tient pour la vérification d'un autre ; droit d'enregistrement ; vérification ; marque ,

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