EMOI
EMPI
émoi, sm. (orig. german.). Emotion, souci, inquiétude : grand émoi. Etre, mettre en émoi (1161).
émollient, ente (an), adj. et sm. (1. emolliens : emollire, amollir). En méd. qui ramollit les parties enflammées (354o),
émolument, sm. (1. emolumentum). Profit, rétribution ; au pi. appointements (717b). Syn. : appointements, traitement, honoraires, gages, sa/aire (731).
émonctoire, sm. (1. emunctorium : emungere, moucher). Canal ou organe destiné à évacuer ce qui est superflu. Méd. (347d).
émondage, sm. Action d'émonder.
émonder, va. (1. emundare, nettoyer). Retrancher d'un arbre les branches mortes ou superflues, le nettoyer (583b). Syn. : élaguer (590) .
émondes, si', pi. Branches coupées en émondant (883b).
= émondeur, sm. Celui qui émonde.
émotion, sf. (1. cmotio : movere, mouvoir). Mouvement dans une population ; mouvement dans les humeurs et l'économie ; trouble qui précède une sédition : émotion populaire ; agitation, mouvement dans l'âme : de fortes émotions ; attendrissement (1161, 1001c).
= émotionner, va. Emouvoir (1161).
émotter, va. Briser les mottes de terre en labourant (582n).
émoucher, va. Chasser les mouches.
émouchet, sm. {mouchet, diminutif de mouche). Sorte d'épervier (835d).
émouchette, sf. Caparaçon frangé contre les mouches (Cf. chasse-mouches).
émouchoir, sm. Queue de cheval attachée à un manche et qui sert à chasser les mouches (797a).
émoudre, va. Seconj.c. moudre. Aiguiser sur la meule (584i).
émouleur, sm. Ouvrier qui émoud.
émoulu, ue, pp. et adj. Aiguisé. Fig. etFam. : frais émoulu du collège, qui vient à peine d'en sortir.
émoussé, ée, pp. et adj. Rendu moins aigu ; au fig. moins vif: sens émoussés.
émousser, va. Rendre mousse , c'est-à-dire moins aigu, -uoins tranchant ; au fig. amortir, diminuer. — S'émousser. v. pr. Le courage s" é mousse dans les plaisirs (994p, 796q).
émousser, va. Oter la mousse.
émoustiller, va. Exciter à la gaieté, mettre en bonne humeur. Fam. (120h).
émouvant, ante, adj. Qui émeut (1161).
émouvoir, va. Mettre en mouvement (1001c) ; agiter, causer du trouble dans l'âme ; toucher, exciter. — S'émouvoir, v. pr. Eprouver de l'émotion (1161).
empaillage, sm. Action, art d'empailler les animaux pour les conserver (251 h).
empailler, va. Garnir de pailles ; empailler un arbre, une chaise (942n). Empailler un animal, garnir sa peau de façon à reproduire ses formes.
empailleur, euse, s. Celui, celle qui empaille des chaises, des oiseaux. [Enc. 307.
empalement, sm. Action d'empaler.
empalement, sm. Petite pale (719g).
empaler , va. Ficher un pal dans le corps d'un condamné à ce supplice (800n).
empan, sm. (allem. spanne : spannen, étendre). Espace que peut mesurer la main étendue, de l'extrémité du pouce à celle du petit doigt (9891).
empanacher, va. Orner d'un panache.
empanner, va. Mettre en panne.
empaquetage, sm. Action d'empaqueter.
empaqueter, va. Se conj. c. jeter. Mettre en paquet. — S'empaqueter, v. pr. S'envelopper, se charger d'habits (724r).
emparer (s'), v. pr. (provenç. amparar : 1. ante, avant ; parure, parer). Se saisir d'une chose, • s'en rendre maître, l'occuper. Fig. : la colère s'empare de lui (658 j ) .
empâté, ée, pp. Pâteux ; embarrassé.
empâtement, sm. Etat de ce qui est empâté ou pâteux ; action d'empâter des volailles ; action d'empâter un tableau.
empâter, va. Remplir de pâte ou d'une matière pâteuse ; rendre pâteux ; engraisser la volaille avec une certaine pâtée. En peint. : empâter un tableau, épaissir les couleurs (729c).
empattement, sm. (patte, pied). Epaisseur qui sert de pied à un mur, etc. Archit. (720m).
empaumer, va. (paume delà main). Recevoir une balle dans la paume de la main ou en pleine raquette et la relancer vivement. Fig. et fam. : empaumer quelqu'un, empaumer une affaire, s'en rendre maître i256j'.
empaumure, sf. Partie du gant, de la fente des doigts au pouce (726m) ; le haut de la tête du cerf, etc. qui s'élargit comme la paume de la main et porte desandouillers comme des doigts (831f).
empêché, ée. pp. et adj. Embarrassé. — S. Faire l'empêché, affecter l'embarras que donnent de grandes affaires.
empêchement, sm. Obstacle, opposition :
mettre, lever un empêchement (49b).
empêcher, va. (1. impedicare, mettre une entrave aux pieds : pes, pedis, pied). Faire ou mettre obstacle, apporter de l'opposition : la pluie empêche qu'on n'aille se promener. Je n'empêche pas qu'il ne fasse ou qu'il fasse ce qu'il voudra. — S'empêcher, v. pr. Se défendre de, s'abstenir de : il ne peut s'empêcher de médire (49b).
Empédocle, philosophe grec, se jeta, dit-on, dans l'Etna (V s. av. J.-C). [Enc. 1088.
empeigne, sf. Pièce de cuir qui forme le dessus du soulier (726p).
empenner, va. (1. penna, plume). Garnir de plumes, en parlant de traits. Vx. (800j).
empereur, sm. (1. imperator , général en chef, général vainqueur). Souverain d'un empire, titre donné aux chefs de l'empire romain depuis Auguste (580i).
empesage, sm. Action d'empeser; façon dontle linge est empesé.
empesé, ée, pp. et adj. Au fig. raide, affecté : air, style empesé.
empeser, va. (en et poix). Se conj. c. acheter. Apprêter avec de l'empois (941h).
empeseur, euse, s. Celui, celle qui empèse.
empester, va. Infecter de la peste (354k) ; répandre une odeur de peste; au fig. corrompre. Empesté, ée, pp. (999c).
empêtrer, va. (1. in. dans ; bas lat. pastorium, entrave d'un cheval qui paît). Embarrasser les pieds ; au fig. engager, embarrasser. — S'empêtrer, v. pr. S'embarrasser : s'empêtrer sottement. Fam. (49b).
emphase, sf. (g. 'é/JL<?<xciç, apparence : f*ba, briller). Pompe affectée dans le discours, le ton, la prononciation (1881).
emphatique, adj. Qui a de l'emphase.
emphatiquement, adv. D'une manière emphatique.
emphysème, sm. (g. l^ia^fix, gonflement : i-j, dans ; vva&w, souffler). Tumeur causée par l'introduction de l'air dans le tissu cellul. Méd. (353b).
emphythéose, sf. (g. è//»<JT;vT(;, implantation). Bail à très long terme (656j.). [Enc. 679.
emphythéote, s. Qui jouit par bail emphythéotique. Terme de jur.
emphy théotique, adj. Qui appartient à l'emphytéose : bail emphy 'théotique.
empierrement, sm. Action d'empierrer ; résultat de cette action.
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empierrer, va. Revêtir de pierres une chaussée, un fossé, un bassin (936m).
empiétement, sin. Action d'empiéter : résultat de cette action.
empiéter, va. {en ; et pied). Se conj. c. accélérer. Gagner pied à pied, usurper sur la propriété d'autrui. Fig. : la mer empiète sur les côtes. Il empiète sur vos attributions (18ii).
empiffrer, va. {en ; et piffre). Bourrer de nourriture ; rendre gros et gras. — S'empiffrer, v. pr. Manger à l'excès; devenir gras. Fam. (187a).
empilement, sm. Action d'empiler ; état de ce qui est empilé
empiler, va. Mettre en pile : empiler des fagots, des livres, de l'argent (996m).
empire, sm. (1. imperium, commandement).
Puissance souveraine (580i) ; ascendant, pouvoir : avoir l'empire sur soi-même; Etat gouverné par un empereur (935b).
Empire romain , constitué par Auguste (29 av. J.-C), fut dmsé, à la mort de Théodose (395), en Empire <î Occident et Empire d'Orient. Le 1er durad'Honorius à Romulus Augustule (395- 476). Le 2° ou Bas-Empire dura d'Arcadius à la prise de Constantinople par les Turcs (1453) (1115e).
Empire latin de Constantinople, fondé en 1204 par Baudouin, comte de Flandre, chef de la 4e croisade, finit en 1261. |Enc. 1228.
Empire (Saint-) ou 2e empire d'Occident, établi avec Charlemagne (800), finit à la mort de Louis l'Enfant (911) (1172d).
Empire romain germanique (Saint-), constitué avec Othon le Grand (962), cessa d'exister (1806) à l'abdication de François II, empereur d'Autriche (1 172e).
Empire français ou Ie' empire, fondé par Napoléon I (1804), finit à sa chute (1814). Le 2e commença et finit avec le règne de Napoléon III (1852-1870) (1405b).
Empire d'Allemagne, établi en 1871 par Guillaume I, roi de Prusse (1407e).
Empire d'Occident, v. Empire romain.
Empire d'Orient, v. Empire romain.
Empire (Bas-), v. Bas- Empire.
Empire (Céleste), v. Chine.
empirer, va. Rendre pire. — Vn. Devenir pire : la maladie, le malade empire (43f).
Empiricus (Sextus), philosophe et médecin grec du IIIe siècle. [Enc. 1140.
empirique, adj. (g. ip-neipixès : è/mupia, expérience). Qui ne se guide que par l'expérience ; se dit surtout de la médecine et des médecins (247a). — Sm. Guérisseur, charlatan (252i).
empiriquement, adv. D'une manière empirique.
empirisme, sm. Expérience aveugle, sans théorie ; système philosophique d'après lequel l'expérience est le seul principe de la science ( 4 1 8 j ) ; charlatanisme (252i). [Enc. 478.
= empiriste, sm. Partisan de l'empirisme.
emplacement, sm. Endroit convenable pour construire, établir, etc. (719eJ.
emplâtre, sm. (g. ê/MrAaiTpov : «).aoow, j'applique). Topique glutineux ; au fig. et fam. personne embarrassante (355b).
emplette, sf. (bas lat. implicita, dépense : implicare, employer). Achat de marchandises; ces marchandises mêmes (656o).
emplir, va. (1. implcre). Rendre plein. — S'emplir, v. pr. Devenir plein (992j).
emploi, sm. Usage qu'on fait d'une chose ; application de fonds à une destination : emploi d'une somme (49a) ; fonction, place : obtenir unemploi (578i). Syn. : office, ministère, fonction, charge (588).
employé, ée, pp. — S. A qui un emploi à été confié.
employer, va. (1. implicare. impliquer, enlacer). J'emploie, tu emploies, il emploie, nous employons, vous employez, ils emploient. J'employais, nous emploi/ions, i^ous employiez. J'emploierai. J'emploierais. Que j'emploie, que nous employions, que vous employiez. Que j'employasse* Employant. Faire usage de quelque chose : employer une étoffe ; donner de l'occupation, un emploi : employer un ouvrier. — S'employer, v. pr. Etre mis en œuvre, être en usage : ce mot ne s'emploie plus; user de son crédit en faveur de : s'employer pour un ami (49a,578i).
emplumer, va. Garnir de plumes.
empocher, va. Mettre en poche avec plus ou moins d'empresseinent. Fam.
= empoignant, ante, adj. Qui saisit.
empoigner, va. {eu et poing). Prendre et serrer avec le poing ; saisir et arrêter quelqu'un ; empoigner un malfaiteur. — S'empoigner, v. pr. Se colleter, se battre (346h).
empois, sm. (empeser). Colle légère qui est faite avec de l'amidon et qui sert à rendre le linge plus ferme (941h).
empoisonuement, sm. Action d'empoisonner.
empoisonner, va. Donner du poison ; infecter de poison ; faire mourir par une qualité vénéneuse : empoisonner un chien, une source, etc.; il y a des champignons qui empoisonnent. Fig. : le remords empoisonne le plaisir. ■ — S'empoisonner, v. pr. Prendre du poison (939d).
empoisonneur, euse, s. Celui, celle qui empoisonne.
empoisser et poisser, va. Enduire, frotter de poix.
empoissonnement, sm. Action d'empoissonner.
empoissonner, va. Peupler de poissons : empoissonner un étang (583e).
emporté, ée, adj. Qui se laisse emporter facilement par la passion, par la colère. — S. Un emporté (118h).
emportement, sm. Mouvement désordonné, violent ; absol. emportement de colère : sujet à des emportements (118h).
emporte-pièce, sm. Instrument à découper (796q) : au fig. et fam. satirique, mordant. PI. Des emporte-pièce.
emporter, va. Enlever, ôterd'un lieu : emporter un blessé ; prendre et porter avec soi : emporter sa bourse; enlever de vive force, arracher, faire mourir: la rivière a emporté le pont; une fièvre l'emporta ; entraîner comme conséquence : la condamnation emporte confiscation. Emporter une place, s'en rendre maître. L'emporter, avoir la supériorité. — S'emporter, v. pr. Etre emporté; au fig. s'irriter violemment (1002n).
empoter, va. Mettre en pot, surtout en parlant de plantes, de fleurs (799b).
empourprer, va. Colorer de pourpre. — S'empourprer, v. pr. Devenir pourpre.
empreindre, va. (1. imprimere, imprimer). Se conj. c. ceindre. Imprimer une figure, des traits, un dessin, sur une surface. — S'empreindre, v. pr. S'imprimer, être marqué : leurs pas s'étaient empreints sur le sable. Fig. : la tristesse est empreinte sur son visage (498o).
empreinte, sf. Figure, marque imprimée ; empreinte en creux, en relief.
empressé, ée, pp. et adj. Qui a, qui montre de l'empressement : c'est un homme fort empressé ; voeux, désirs, soins empressés. — S. et fam. : faire l' empressé .
empressement, sm. Action de s'empresser;' zèle, ardeur (187f).
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