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GUER

GUIL

guerre, guerre simulée, pour l'exercice. De bonne guerre, loyalement, selon le droit de la guerre. Honneurs de la guerre, conditions honorables faites à une garnison qui capitule à condition de sortir avec armes et bagages. — Guerre de Sept ans, de Trente ans (v. Sept, Trente).

[Enc. 283, 452.

Guerres sacrées, nom donné à 3 guerres soutenues par les Grecs pour la défense du temple de Delphes et de ses trésors (1073d). [Enc. 1080.

guerre sociale, guerre que les Italiens firent à la Rép. romaine pour obtenir le droit de cité (90-88 av.J.-C). [Enc. 1108.

guerrier, iére, adj. Qui appartient à la guerre : actions guerrières ; qui est porté, qui est propre à la guerre: nation guerrière. — Sm. Celui qui fait la guerre et qui s'y plaît]; poétiq. soldat (255a).

guerroyant, ante, adj. Qui aime à guerroyer : humeur guerroyante. Fam.

guerroyer, vn. Faire la guerre.

guerroyeur, sm. Celui qui se plaît à faire la guerre. Fam. (255a).

guet (ghê), sm. Action de guetter : ctre au guet ; faire le guet (112g) ; jadis troupe chargée de faire la police la nuit (415f). [Enc. 448.

guet-apens (ghètapan), sm. {guet apensè). Embûche pour assassiner qqn, pour le dévaliser, etc. PI. Guets-apens (ghètapan) (182j). [Enc. 211.

guêtre, sf. Chaussure qui couvre la jambe et le dessus du soulier (726p).

guêtrer, va. Mettre des guêtres. — Se guêtrer, v. pr. Mettre ses guêtres.

guetter, va. (bas lat. wactare : de l'anc. h. allem. ; ail. mod. wach en, veiller). Epier pour surprendre ; attendre quelqu'un au passage. Guetter l'occasion, se tenir prêt à la saisir (112g).

guetteur, sra. Celui qui guette l'arrivée des bâtiments (112g) ; celui qui guettait dans le beffroi d'une ville, d'un château, pour donner l'alarme (582g).

Gueugnon,ch.-l. de c. arr. de Charolles (Saôneet-Loire) ; 3,789 h. (15261).

gueulard, arde, s. Qui a l'habitude de gueuler; très gourmand (pop.). = Sm. Ouverture supérieure d'un haut fourneau.

gueule, sf. (1. gula). La bouche, chez les carnassiers, les poissons. Par anal. : la gueule d'un four, d'un canon. Tonneau à gueule bée (v. bée) (831e). — Syn. : bouche (838).

gueule-de-loup, sf. Nom vulgaire du muflier. PI. Gueules-de-loup (886q).

gueulée, sf. Grosse bouchée. Bas.

gueuler, vn. Parler beaucoup et fort haut; se plaindre en criant. Bas. (998p).

gueules, sm. (persan gnul, rose). En blason, la couleur rouge (499d).

= gueuleton, sm. Repas copieux. Pop.

gueusaille, sf. Les gueux. Pop. (41Gn).

gueusailler, vn. Gueuser. Pop.

gueusant, ante, adj. Qui gueuse. Vx.

gueusard, sm. Coquin. Fam. (179d).

gueuse, sf. (allem. guss, fonte : giesscn, couler). Masse de fonte brute (941b).

gueuser, vn. Faire métier de gueux. — Va. Gueuser son pain. Fam. (576e).

gueuserie, sf. Misère, avec une idée de mépris (576e) ; au fig. chose vile. Fam.

gueux, euse, adj. et s. (mot d'argot). Qui mendie ; qui n'a pas de quoi vivre selon son état ou ses désirs ; fripon, coquin. Fam (576e).

Gueux (les), nom des révoltés des Pays-Bas contre Philippe II (1276g).

gui, sm. (1. viscus). Plante parasite qui vit sur le chêne, le poirier, etc. (888p). A gui l'an neuf, crique poussaient les druides en cueillant le gui au renouvellement de l'année. [Enc. 930.

Guibert, antipape en 1080. [Enc. 1 190.

Guibert (cardinal), archevêque de Paris en 1871 (1802-1886). [Enc. 1415.

Guichardin, (en ital. Guicciardini), historien, ami des Médicis de Florence, auteur d'une Histoire d'Italie, de 1494 à 1532(1482-1540). [Enc. 1306.

Guiche (La), ch.-l. dec. arr. de Charolles (Saôneet-Loire); 933 h. (15261).

Guichen, ch.-l. de c. arr. de Redon (Ille-et- Vilaine) ; 3,763 h. (1521f).

guichet, sm. (paraît tiré du Scandinave). Petite porte pratiquée dans une grande ; petite ouverture à hauteur d'appui dans un mur ou une porte (721f).

guichetier, sm. Valet de geôlier ; par ext. homme qui en garde un autre (5801).

Gui d'Arezzo, moine italien, inventa la gamme (vers 995-1050). [Enc. 1212.

Gui ou Guido, nom de divers ducs de Spolète ou de Toscane. [Enc. 1176.

guide, sm. (guider). Celui, celle qui conduit, qui accompagne, pour montrer le chemin (351a) ; au fig. celui, celle qui dirige dans la vie, dans les affaires; se dit aussi des choses : la pc(ssion est un mauvais guide ; soldat sur lequel les autres doivent régler leur mouvement ; s'est dit d'un corps militaire : les guides (415f). Guide de l'étranger, etc., titre de certains ouvrages. [Enc. 448.

guide, sf. Lanière de cuir, cordon pour guider un cheval attelé (722q).

Guide (Guido Reni, dit le), peintre italien de l'école de Bologne (1575-1642). [Enc. 1345.

guide-âne, sm. Livret qui contient des instructions, des règles propres à guider dans un travail. Fam. (495g).

guider, va. (anc. franc, guier : gothique, vitan, remarquer). Accompagner quelqu'un pour lui montrer le chemin ; mettre sur la voie ; diriger, gouverner (351a). Syn. : conduire, mener (358).

guidon, sm. (ital. guidone). Petit drapeau qui sert à obtenir l'alignement dans les manoeuvres (498m); celui qui le porte; en vélocipédie, sorte de gouvernail (722m).

guignard, sm. Oiseau de passage du genre pluvier (835i).

guigne, sf. Cerise douce (885d).

guigner, vn. Fermera demi les yeux en regardant du coin de l'œil. — Va. Lorgner, sans faire semblant ; au fig. viser à : guigner un emploi. Fam. (345c).

guignier, sm. Sorte de cerisier (888r).

= Guignol, sm. Polichinelle (254j).

guignon, sm. Mauvaise chance : avoir du guignon au jeu. Fam. (47a).

guildive, sf. Tafia, eau-de-vie tirée du sucre.

guillage, sm. (anc. guider : anc. holl. ghilen, jeter sa levure). Fermentation de la bière qui pousse hors du tonneau l'écume appelée levure de bière (939c).

guillaume, sm. (Guillaume, nom propre).

Espèce de rabot qui sert à faire des moulures (797g).

Guillaume, nom de divers princes :

1° Normandie : Guillaume I Longue-Epée, duc de Normandie, fils et successeur de Rollon (927-942) (1172d).

2° Angleterre : Guillaume I le Bâtard ou le Conquérant, duc de Normandie, conquit l'Angleterre en 1066, m. en 1087. — Guillaume II, le lions, son 2e fils (1087-1100). [Enc. 1206.

Guillaume 111, prince d'Orange, stathouder de Hollande, lutta contre Louis XIV, fut appelé par le parti protestant sur le trône d'Angleterre, dont il chassa Jacques II, son beau-père (1688), mort en 1702. [Enc. 1327.

Guillaume IV (1830-1837). [Enc. 1453.

3° Hollande : Guillaume l de Nassau, roi des Pays-Bas en 1815, perdit la Belgique par une révolution, en 1830, abdiqua en 1840, mort en 1843.

GUIL

— Guillaume II, son fils (1840-1849). — Guillaume III, fils du précédent, né en 1817, m. en 1890. [Enc. 1453.

4° Allemagne : Guillaume I, né en 1797, succéda en 1861 à son frère Frédéric-Guillaume IV, roi de Prusse, fut proclamé empereur d'Allemagne à Versailles, pendant la guerre contre la France (1871), m. en 1888. — Guillaume II, petit-fils du précédent, né en 1859, succéda à son père Frédéric III (1888). [Enc. 1456, 1458.

Guillaume de Champeaux, d'Auvergne, voir Champeaux, Auvergne.

Guillaume de Lorris, poète franc., un des auteurs du Roman de la Rose, m. vers 1260.

[Enc. 1234.

Guillaume de Nangis, moine de Saint-Denis, chroniqueur, m. vers 1302. [Enc. 1236.

Guillaume de Tyr, archevêque de Tyr, historien des croisades, m. vers 1193. [Enc. 1214.

Guillaume le Breton, chapelain de Philippe- Auguste, auteur d'une vie de ce prince écrite en latin et d'un poème, la Philippéide (1165-après 1226). [Enc. 1235.

Guillaumes, ch.-l. de c. arr. de Puget-Théniers (Alpes-Maritimes) ; 1,026 h. (1518g).

guillemet (ghillemè), sm. (GuiUaumet, imprimeur). Signe en tête et à la fin d'une citation.

guillemeter, va. Se conj. c. jeter. Distinguer par des guillemets (494h).

guilleret, ette, adj. Eveillé, léger : il est tout guilleret ; un peu libre, en parlant des discours. Fam. (120h).

guilleri, sm. Chant du moineau (835f).

Guillestre, ch.-l. de c. arr. d'Embrun (Hautes- Alpes) ; 1,361 h. (15181).

= guillochage, sm. Action de guillocher ; résultat de cette action.

guillocher (// mouillés), va. Orner quelque chose d'un guillochis (253d).

= guillocheur, sm. Qui guilloche.

guillochis, sm. Ornement composé de lignes, de traits qui se croisent (499c).

Guillon, ch.-l. de c. arr. d'Avallon (Yonne) ; 841 h (1530d).

Guillotière (la), faubourg de Lyon, sur la rive gauche du Rhône (1526J).

Guillotin, médecin français, membre de la Constituante, proposa la décapitation pour les supplices : sa proposition fut acceptée et la guillotine fonctionna le 25 avril 1792 (1738-1814) (1349d).

guillotine, sf. (Guillotin). Instrument de supplice pour couper la tête (800n). [Enc. 830.

guillotiné, ée, pp. et adj. Décollé par la guillotine.

guillotiner, va. Trancher la tête au moyen de la guillotine.

Guilvinec, corn, du Finistère, arr. de Quimper; 3,620 h. (1520p).

guimauve, sf. Sorte de malvacée employée en médecine comme émolliente (887d). [Enc. 922.

guimbarde, sf. Chariot long et couvert à 4 roues (7221) ; petit instrument sonore composé de deux branches entre lesquelles est une languette vibrante (796n).

guimpe, sf. (de l'allem.). Toile dont les religieuses se couvrent le cou; sorte de fichu (727a).

guindage, sm. Action d'élever des fardeaux au moyen d'une machine.

guindant, sm. La hauteur du pavillon du côté où il est attaché. T. de mar. (498m).

guindé, ée, pp. et adj. Affecté : discours, style guindé. Esprit, guindé.

guinder, va. (anc. gu indus : du Scandinave ; cf. vindas). Lever par le moyen d'une machine. — Se guinder, v. pr. Se hisser soi-même; au fig. prendre des airs de grandeur, affecter de la dignité (989a).

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