MOLE
Mœris, anc. roi d'Egypte, auquel on attribue le lac Mœris, destiné à recevoir le trop plein du Nil (XVIIIe s. av. J.-C.) (1055a). [Enc. 1056.
Moëro (lac), en Afrique (1577b).
mœuf, sm. Mode. T. de gram. Vx.
mœurs (meur), sf. pi. (1. mores : mos, habitude). Habitudes considérées par rapport au vice ou à la vertu (179c) ; absol. bonnes mœurs : avoir des mœurs ; homme sans mœurs; manière de vivre, usages, préjugés, etc. : autres temps, autres mœurs ; par anal, se dit des animaux (1201).
[Enc. 178, 199.
mofette, sf. (cf. ail. muff). Exhalaison dangereuse qui s'élève des mines, etc. (938n) ; = mammifère du Mexique, voisin du blaireau et du putois, qui répand une odeur fétide.
Mogador, port du Maroc, bombardé par les Français en 1844; 18,000 h. (-1578e).
Mogol, v. Mongol.
Mohammed, nom arabe de Mahomet, porté par divers princes musulmans.
mohatra, sm. (esp. mohatra ; ar. mokhatara, chance, risque). Contrat usuraire par lequel on vend cher, à crédit, ce 'qu'on rachète à vil prix, argent comptant (656n) .
Mohicans (les), tribu indienne de l'Amérique du N. (Connecticut) (414o).
Mohilev, v. de Russie, ch.-l. de gouv.; 43, 106h.
Mohon. com. des Ardennes, arr. et c. de Mézières; 4,260 h. (1518i).
moi (1. me), pron. pers. de la lre pers. sing. des 2 genres. A moi ! cri pour appeler à l'aide. Chez moi, à mon domicile. — S. Le moi, ce qui constitue l'individualité, la personne; égoïsme : le moi choque toujours. Un autre moi-même, ami intime (490m). [Enc. 86.
moignon, sm. Ce qui reste d'un bras, d'un membre coupé ; ce qui reste d'une grosse branche coupée ou rompue (345f).
moinaille. sf. Les moines. T. injur.
moindre, adj. comparatif (1. minor). Plus petit en quantité, en étendue ; plus petit en son genre; moins considérable; moins bon ou plus mauvais : ce vin-là est moindre que l'autre. Le moindre, la moindre, sorte de superlatif (987b).
moine, sm. (1. monachus ; g. /xovuxii : y-àvos, seul). Membre d'une communauté relig. dont les membres vivept séparés du monde sous une règle (580g) ; réchaud pour le lit (725c). [Enc. 618.
moineau, sm. (moine, peut-être pour le plumage). Passereau proprement dit, petit oiseau à plumage gris. Moineau franc, le pierrot (835f).
moinerie, sf. Les moines ; esprit, humeur des moines. T. de mépris.
moinesse, sf. Religieuse.
moinillon. sm. Petit moine ou moine sans considération. T. de mépris.
moins, adv. (1. minus). Marque comparaison et infériorité de qualité, de quantité, de prix : moins bon, moins grand, moins cher. En moins de rien, en très peu de temps. — A moins de, loc. prép. A un prix au-dessous de. .4 moins que, loc. conj. Si ce n'est que. — Sm. La moindre chose : le moins qu'il puisse donner ; signe de la soustraction : (9 — 3). Au moins, du moins, loc. adv. Marquent quelque restriction ; toutefois (490o).
moirage, sm. Action de moirer.
Moirans, ch.-l. de c. arr. de Saint-Claude (Jura); 1,301 h. (1522J).
Moirans, bourg de l'arr. de Saint-Marcellin (Isère) ; 3,253 h. Filatures (15i2i)
moire, sf. (de l'arabe, par l'anglais). Apprêt que reçoivent à la calandre certaines étoffes de soie, etc., et qui leur donne un éclat changeant, une apparence ondée; étoffe moirée (727d).
moiré, ée, pp. Qui a reçu la façon de la moire :
ruban moiré. — Sm. Qualité de ce qui est moiré. Moiré métallique, sorte de fer-blanc.
moirer, va. Donner à une étoffe la façon de la moire (585c).
Moires (les) (g. fiotox, part, destinée). Autre nom des Parques (19a).
mois, sm. (1. mensis). Chacune des 12 divisions de l'année ; 30 jours consécutifs ; prix convenu pour un mois (1003e).
Moisdon. ch.-l. de c. arr. de Châteaubriant (Loire-Inf.) ; 2,544 h. (1523a).
moise (ze), sf. (1. mensa, planche, table). Se dit de pièces assemblées deux à deux par des boulons et servant à maintenir la charpente (721b).
Moïse (en hébr. Moselle, tiré de l'eau), législateur des Hébreux, la plus grande figure de l'Ane. Testament ; délivra Israël de la servitude d'Egypte et le gouverna pendant 40 ans, écrivit le Pentateuque, m. à 120 ans (XVIIe s. av. J.-C).
[Enc. 1046.
moiser, va. Lier par des moises.
moisi, ie, pp. et adj. Couvert de moisissure. — Sm. Le moisi, ce qui est moisi.
moisir (zir), va. (1. mucere : mucus). Faire qu'une matière se couvre d'une certaine végétation, qui marque un commencemeut de corruption. — Vn. Devenir moisi : le pain, le fromage moisit. — Se moisir, v. pr. Même sens (939g).
moisissure, sf. Sorte de végétation qui se développe sur des corps humides ; endroit moisi, le moisi (885f, 939g).
Moissac, ch.-l. d'arr. (Tarn-et-G.) ; 8,769 h. L'arr. a 45,5)5 h., 50 com., 6 c. (1528k).
moissine, sf. Faisceau de branches de vignes garnies de leurs grappes (887g).
moisson, sf. (1. messis). Récolte des blés et autres grains : faire la moisson ; temps où elle se fait : la )noisson approche. Fig. et poétiq. : moisson de lauriers (583a). [Enc. 633.
moissonner, va. Faire la moisson : moissonner un champ, des orges ; au fig. cueillir : moissonner des palmes ; détruire, faire périr : la mort les a moissonnés.
moissonneur, euse, s. Celui, celle qui moissonne (583a). — Sf. Machine qui sert à moissonner (798j). [Enc. 820.
Moita, ch.-l. de c. arr. de Corte (Corse); 844 h.
moite, adj. des 2 g. (lat. mucidus : mu<-us). Un peu humide (937d).
moiteur, sf. Légère humidité.
moitié, sf. (1. medietas : médius, qui est au milieu). Une des deux parties égales d'un tout ; fam. femme à l'égard du mari. — Adv. A demi : moitié eau, moitié vin. — A moitié, loo. adv. En partie, à demi. Etre de moitié, être de société avec quelqu'un (991e).
Moka, v. et port de l'Arabie, sur la mer Rouge ; 5,000 h. (1569e). — Sm. Café de ce pays (884n).
mol, olle, v. mou.
molaire, adj. etsf. (1. molaris : mola, meule). Se dit des grosses dents qui servent à broyer les aliments (346n).
Molay (Jacques de), dernier grand maître des Templiers, brûlé vif en 1314. [Enc. 1223.
Moldau (la), riv. d'Autriche, atfl. de l'Elbe, arrose Prague (Bohême) ; 420 kil. (1512c).
Moldavie, anc principauté danubienne : cap. Jassy. Réunie à la Valachie, elle forme, depuis 1878, le roy. de Roumanie (1554g).
moldo-valaque, adj. et s. Qui appartient à la Moldavie et à la Valachie réunies en un seul Etat (414k).
môle, sm. (it. >nolo : 1. moles, masse). Jetée de pierres à l'entrée d'un port pour rompre l'impétuosité des vagues (717g).
Mole (Mathieu), premier président du parlement