QU1V
RACO
qui vive ou qui- vive, interj. Cri d'une sentinelle, etc. qui entend du bruit, qui aperçoit quelqu'un. — Sm. Etre sur le qui-vive, être sur ses gardes (491e).
quoailler, vn. Se dit d'un cheval qui remue sans cesse la queue (832h).
= quod erat demonstrandum (en 1. : c'est ce qu'il fallait démontrer). Se dit après la démonstration d'un théorème (492m).
= quod scripsi, scripsi (en 1. : ce que j'ai écrit, je l'ai écrit). Paroles de Pilate refusant de changer l'inscription de la croix qui attestait la royauté de J.-C. Elles marquent un parti bien pris
quoi, pron. rel. et interrogaUf invar. (1. quid). Lequel, laquelle ; quelle chose : à quoi pensezvous ? De quoi, ce qui est nécessaire : ayez de quoi écrire. Pop. : avoir de quoi, être dans l'aisance. Subst. : un je ne sais quoi, se dit de qq chose d'indéfinissable. Quoi que, quelque chose que : quoi qu'on fasse. — Interj. Marque l'étonnement : quoi ! il part (490m).
quoique, conj. Encore que, bien que. Régit toujours le subjonctif (491d).
quolibet, sm. (1. quod libet, ce qui plaît). Propos trivial, raillerie (493h).
= quo non ascendam ? (1. : où ne monterai-je pas ?) Devise ambitieuse de Fouqnet (492m).
= quorum, sm. (angl. quorum : 1. quorum, desquels, dans des formules telles que celle-ci : quorum maxima pars). Minimum dej membres présents dans une assemblée pour que ses délibérations soient valables (492m).
= quos ego... (1. que je...). Mots suspensifs mis par. Virgile dans la bouche de Neptune indigné et menaçant (492m).
quote, adj. f. (1. quota). Quote-part, la part de chacun dans la répartition d'une somme : payer sa quote-part (4 lf).
quotidien, enne, adj. (1. quotidianus : quotidie, chaquejour). De chaque jour (1003g).
quotient (kocian), sm. (1. quotiens et quoties, combien de fois). Résultat d'une division (991c).
quotité, sf. (1. quoius, combien). La somme fixe à laquelle s'élève chaque quote-part (41f).
= quousque tandem (en lat. : jusques à quand). Commencement de l'apostrophe deCicéron à Catilina (492m).
r, sf. ou m., suivant qu'on prononce erre ou re. Consonne linguale, 18e lettre (494k 1°).
Raab, v. forte de Hongrie; 22,976 h. (1551e).
rabâchage, sm. Discours, défaut de celui qui rabâche. Fam.
rabâcher, vn. et a. Revenir souvent et inutilement sur ce qu'on a dit. Fam. (497a).
rabâcherie, sf. Répétitions fatigantes.
rabâcheur, euse, s. Qui rabâche.
rabais, sm. Diminution du prix des denrées, du travail : vendre au rabais (716h).
rabaissement, sm. Action de rabaisser la valeur, le prix. Peu usité (716h).
rabaisser, va. (re et abaisser). Mettre plus bas ; diminuer : rabaisser le prix ; au fig. déprécier, humilier : rabaisser le mérite. — Se rabaisser, v. pr. Se mettre plus bas (989a).
Raban Maur, savant moine de Fulda, archev. de Mayence, m. en 856. [Enc. 1185.
Rabastens ch. -l.de c. arr. de Tarbes (Hautes- Pyrénées) ; 1,156 h. (15251).
Rabastens, ch.-l. de c. arr. de Gaillac (Tarn) ; 4,821 h. (1528j).
rabat, sm. (rabattre). Jadis, col qui laissait le cou à découvert ; auj. partie de l'habillement des ecclésiastiques français, de la magistrature, du barreau (726n) ; action de rabattre le gibier.
rabat-joie, sm. inv. Personne ou chose qui trouble la joie où l'on était. Fam. (118i).
rabattre, va. (re et abattre). Se conj. c. battre. Mettre plus bas, faire descendre : le vent rabat la fumée; aplatir : rabattre une couture ; au fig. réprimer, humilier, rabaisser : rabattre l'orgueil ; diminuer : vendre sans rien rabattre. — Vn. Retrancher de : rabattre de ses prétentions ; se détourner d'un chemin pour passer dans un autre : plusloin, vous rabattrez à droite. Fig. : se rabattre sur, changer tout à coup de propos (989a).
Rabaut-Saint-Etienne, girondin, fut décapité (1743-1793) (1350e).
rabbin, sm. (hébreu rabbi. maître). Docteur j uif. Grand rabbin, chef d'un consistoire israélite (580h).
rabbinage, sm. Etude des livres des rabbins. T. de dénier.
rabbinique, adj. Propre aux rabbins.
rabbinisme, sm. Doctrine des rabbins.
rabbiniste, sm. Quisuitla doctrine des rabbins, qui étudie leurs livres (418g).
rabdologie, sf. (g. piGôo;, baguette). Calcul au moyen de baguettes, sur lesquelles sont écrits des nombres (250k).
Rabelais, écrivain franc . auteur de Gargantua et Pantagruel (1495-1553). [Enc. 1301.
= rabelaisien, ienne, adj. Qui tient du style, de la licence de Rabelais (496q).
rabdomancie, sf. (g. pâSoo;, baguette ; px-jTzix, divination). Art prétendu de découvrir les sources, les mines, etc. avec une baguette de coudrier
rabêtir, va. et vn. Abêtir (1 lof).
rabique, adj. Qui appartient à la rage : virus rabique. Méd.
râble, sm. (1. rutabulum). Arrière-train du lièvre, du lapin ; fam. reins forts et robustes (832h).
râblé, ée ou rablu, ue, adj. Qui a le râble épais. On dit plutôt râblé.
rabonnir, va. et n. Abonnir (43c).
rabot, sm. Outil de menuisier pour dresser, unir la surface du bois (797g). [Enc. 816.
raboter, va. Aplanir avec un rabot.
raboteur, sm. Ouvrier qui rabote (584n).
raboteux, euse, adj. Inégal, noueux : bois, chemin raboteux (993i).
rabougrir, vn. et se rabougrir, v. pr. (re et abougrir : bougre, au sens de misérable). S'étioler. Se dit des plantes. — Rabougri, ie, pp. Chétif, mal conformé (881a).
rabouillère, sf. Terrier peu profond que les lapins creusent pour leurs petits (833d).
raboutir, va. Coudre bout à bout.
rabrouer, va. Rebuter qqn. Fam. (189b).
racahout, sm. (ar. raqaout). Sorte de fécule, que l'on donne aux convalescents (942o).
racaille, sf. Vile populace. Fam. (416n).
Racan, poète français (1589-1670) (1310k).
raccommodage, sm. Réparation d'un meuble, d'un habit, de souliers, etc. (43c).
racommodement, sm. Réconciliation après une petite brouille flSOi).
racommoder, va. Remettre en bon état (43c);
RACO
RADI
réconcilier. — Se racommoder, v. pr. Se réconcilier (180i). Syn. : accorder, concilier, réconcilier (191).
raccommodeur, euse, s. Personne dont le métier est de raccommoder (43c).
raccord, sm. Liaison que l'on fait entre deux parties contiguës et disparates d'un ouvrage : raccord bien fait (45f).
raccordement, sm. Action de l'aire des raccords. Voie de raccordement, celle qui relie deux chemins de 1er.
raccorder, va. Faire un raccord, des raccords. Se dit au propre et au fig. (45f).
raccourci, ie, pp. et adj. Rendu plus court ; trop court; abrégé . — Sm. En peint. Effet de perspective faisant paraître les objets plus courts. — /*,'// raccourci, loc. adv. En abrégé.
raccourcir, va. Rendre plus court. — Vn. Devenir plus court. — Se raccourcir, v. pr. Même sens.
raccourcissement, sm. Action de raccourcir: résultat de cette action (988d).
raccoutrement, sm. Action de raccoutrer.
raccoutrer, va. Raccommoder. Vx. (585e).
raccoutumer (se), v. pr. Reprendre une habitude. Fam. (1201).
raccroc (cro), sm. Coup de hasard aux jeux qui exigent de l'adresse (256j).
raccrocher, va. Accrocher de nouveau. Fig. et fam. : se raccrocher à une cliose, la saisir pour se tirer d'embarras (797c).
— raccrocheur, sm. Celui qui fait des raccrocs au jeu.
race, sf. (it. razsa ; cf. anc. h. ail. reisa, ligne). Lignée, tous ceux qui viennent d'une même famille (411c); variété constante qui se conserve par la génération : race blanche, jaune, noire, rouge (412g) ; générations ; en zool. variété constante d'animaux ; absol. race non altérée : cheval derace (83ic).Syn. : famille, lignée, sang, maison (419). [Enc. 430, 841.
rachat, sm. Action de racheter ; rédemption : le rachat des captifs.
Rachel, épouse de Jacob, mère de Joseph et de Benjamin (1041b).
Rachel, tragédienne franc. (1821-1858).
rachetable, adj. Qu'on a le droit de racheter: rente rachetable.
racheter, va. Se conj. c. acheter. Acheter ce qu'on a vendu, ou des mêmes choses qu'on a vendues, perdues ; délivrer en payant : racheter de* prisonniers ; J.-C. nous a rachetés au prix de son sang ; au fig. compenser : racheter ses péchés par l'aumône. — Se racheter, v. pr. Se délivrer à prix d'argent (656o).
rachidien, ienne, adj. Qui appartient à la colonne vertébrale. Anat.
rachis (ice), sm. (g. p«/is). La colonne vertébrale. Anat. (346m). [Enc. 376.
rachitique, adj. et s. Se dit des personnes nouées, affectées de rachitisme (353a).
rachitisme ou rachitis (tice), sm. Maladie qui consiste surtout dans la courbure de l'épine dorsale et de la plupart des os longs (353a) ; maladie du blé. [Enc. 403.
racinage, sm. Décoction d'écorce de noyer etc. propre à la teinture (942j).
racinal, sm. Grosse pièce de bois qui en affermit d'autres (721c).
racine, sf. (lat. pop. radicina : radix). Partie du végétal par laquelle il tient à la terre et y puise sa nourriture (881b) ; par ext. : la racine des dents, des cheveux, des ongles ; se dit absol. de certaines plantes dans lesquelles la partie comestible est ce qui vient en terre (ex. : les navets) ; au fig. principe : couper le mal dans sa racine ; en gram. mot primitif (ex. : front, par rapport à fron-
tal) (489f) ; en math, nombre qui, multiplié par lui-même, en reproduit un autre : la racine 2e de 9 est 3 (991c). [Enc. 520, 892.
Racine |Jean), tragique français, auteur â Andromaque, des Plaideurs, de Britannicus, d'Iphigénie, de Phèdre, puis d'Esther et d'Athalie (1639-10!)'.)). [Enc. 1342.
Racine (Louis), 2e fils du précédent (1692-1763), auteur du poème de la Religion. [Enc. 1398.
= raciner, vn. Pousser des racines.
= racinien, ienne, adj. Dans le goût, dans le genre de Racine (496q).
= racle, sf. Petit outil pour racler (496r).
raclée, sf. Volée de coups. Pop. (351h).
racler, va. (cf. lat. raderc, raser; et rastrum, râteau). Ratisser, gratter, de façon à enlever la surface d'une chose (993g) ; se servir de la racloire. Fig. et fam. : racler du rio/on, en jouer mal.
racleur, sm. Celui qui racle.
racloir, sm. Instrument pour racler.
racloire, sf. Planchette pour racler le dessus d'un boisseau.
raclure, sf. Ce qu'on ôte en raclant.
racolage, em. Métier de racoleur.
racoler, va. (re et accoler). Engager par surprise, fraude, etc., dans le service militaire (vx). Fig. et fam. : racoler des 'partisans (415f).
racoleur, sm. Celui qui racolait.
= racontage, sm. Conte à plaisir, cancan. On dit aussi racontar.
raconter, va. (re et anc. fr. aconter, conter). Conter, narrer (488j). Syn. : narrer, conter (503).
raconteur, euse, s. Celui, celle qui a la manie de raconter. Fam.
racornir, va. (re, à et corne). Rendre dur, coriace comme la corne. — Se racornir, v. pr. Devenir dur et coriace (942r).
racornissement, sm. Etat deeequi est racorni.
racquitter (se), v. pr. Regagner ce qu'on avait perdu au jeu'; par ext. se dédommager d'une perte. — Va. Faire regagner ce qu'on avait perdu (659b).
Radagaise, chef des Germains, envahit l'Italie, fut tué par Stilicon (406) (1145d).
Radcliffe, romancière anglaise (1764-1823).
rade, sf. (anc. angl. rade, devenu roade : du Scandinave). Certaine étendue de mer enfoncée dans les terres, où les vaisseaux peuvent s'abriter (938k).
radeau, sm. (bas lat. radellus : ratis, embarcation). Plancher fait de pièces de bois, qui sert à porter sur l'eau ; train de bois sur une rivière (723f).
Radegonde (sainte), épouse de Clotaire I, se retira et mourut dans un monastère de Poitiers en 589. [Enc. 1164.
rader, va. (1. raderc, raser). Passer la radoire sur une mesure de grain (793b).
rader, va. Mettre en rade un navire (938k).
Radetzki, général autrichien (1766-1858).
radeur, sm. Officier des gabelles. Vx (5801).
radiaire, adj. Disposé en rayons. Zool. — Sm. pi. Animaux sans vertèbres, de forme rayonnée (837e).
radial, aie, adj. Relatif au radius.
radiant, ante, adj. (1. radians : radiare, rayonner). Qui envoie des rayons. T. de phys.
radiation, sf. Emission de rayons, de lumière, de calorique. Didact. (997b).
radiation, sf. Action de rayer un article d'un compte, un nom d'une liste (495a).
radical, aie, adj. (1. radicalis : radix, racine). Qui appartient à la racine ; qui se rattache au principe, à l'origine : vice radical (46i) ; en gram. qui appartient à la racine d'un mot. — Sm. Partie radicale d'un mot (489f) ; en mathémat. signe indiquant la racine du nombre qu'il accompagne (991c); en chimie corps simple qui, en se combinant avec l'oxygène, forme un acide (939b). — Adj. et s. Qui
RADI — 629 -
veut une réforme radicale, complète de l'ordre po- I litique, dans le sens démocratique (419c).
radicalement, adv. Dans sa racine, dans son principe : guéri radicalement (46i).
radicalisme, sm. Système des radicaux, par des radicaux (419c).
radicant, ante, adj. Qui produit des racin distinctes de la principale.
radicelle ou radicule, sf. Petite racine sort de la grande ; rudiment de la racine dan' germe. T. de bot. (881b).
radié, ée, adj. Disposé en rayons. — P ou rayonnes, sm. pi. Radiaires (837e). dièes, sf. pi. Se dit d'un ordre de plante
radier, va. (1. radiare). Effacer (495a).
radier, sm. (autre forme peut-'f Madriers sur lesquels on éta' ' fondations d'une écluse, etc. '
radieux, euse, adj. (1.
brillant : soleil radieux, radieux de santé, de ~'r
= radiographie g. y pi^au, décrire). S d'une application noi (rayons X).
radiomètre, s mie qui servait sur du soleil ; = peti nique de la lumi'' = radioscr g. n/.onim, exanr lumineux (251c* radis (di), ; Raifort cultivé rai^uf 'u< cipal r' {!?■
s rajuster, va. Raccommoder, remettre en bon r
I état. — Se rajuster, v. pr. Réparer le désordre de .» sa toilette (42k). J^j
râle, sm. Oiseau de rivage (échassier).
râle, sm. Action de râler ; bruit qu'on lait en *^ ■âlant (350h). /).
Baleigh (Walter), favori d'Elisabeth, reine "M 'Angleterre, découvrit la Virginie, fut exécuté sous cques I (1552-1618) (1310g).
Raleigh, cap. de la Caroline du N. (Etats-Unis) ; S45 h. (1590e).
lement, sm. Action de râler.
>ntir, va. Rendre plus lent (100 Ici).
rtissement, sm. Diminution de mouve- •tivité.
Rendre, en respirant, un son enroué, des agonisants (350h).
'du Scandinave). Cordage cousu our la renforcer (723k).
rnir de ralingues. 'îment, sm. vVction de ral- ' r'e ralliement, mot qu'on mot d'ordre.
•). Rassembler, en par-
l'escadrons rompus, de
icher, en parlant des
rallia les esprits.
sert à rallonger :
1 rallonger ; état
sr. Rendre plus ,ne pièce : râl-
ons de
née
le
RAMB