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ASSE

ASSO

asservissant, ante, adj. Qui asservit : condition, règle asservissantc.

asservissement, sia. Etat de ce qui est asservi : l'assservissement à la mode.

assesseur, sm. (1. assessim : assidere, s'asseoir à côté de). Officier de justice adjoint à un juge principal (5801).

= assette, sf. (dérive de asse : 1. ascia, hache). Marteau de couvreur, etc. formant hachette d'un côté (v. essette).

assez, adv. (1. ad satis). Suffisamment, autant qu'il faut : assez d'argent ; assez d'amis; c'est assez disputé. — Exclam. Assez ! (490o).

assidu, ue, adj. il. assiduus, qui se tient auprès : ad, il ; sedere , être assis). Exact à se rendre où son devoir l'appelle : assidu à son bureau ; applique constamment à : assidu à l'étude : qui rend dessoins continuels à quelqu'un : courtisan assidu; continuel : des soins assidus (186j).

assiduité, sf. Présence assidue ; application continuelle.

assidûment, adv. Avec assiduité.

assiégeant, ante, adj. Qui assiège. — Sm. Les assiégeants ( 4 1 0i) .

assiégé, ée, pp. — Sm. Se dit de ceux qui soutiennent un siège.

assiéger, va. Se conj. c. abréger. Faire le siège d'une place ; au fig. obséder. Syn. : investir (420). "

assiette, si. Manière d être placé, d être assis : ce malade ne "peut trouver a ne bonne assiette; situation : /'assiette d'urne poutre (995g) : pièce de vaisselle (725h). L'assiette de l'impôt, sa répartition (659d).

assiettée, sf. Plein une assiette.

assignable, adj. Qui peut être assigné, déter miné avec précision.

assignat, sm. Constitution ou assignation d'une rente sur un héritage (vx en ce sens) (716f) ; papier-monnaie émis en 1 790, pendant la Révolution; sa valeur était assignée sur les biens nationaux (716b). [Enc. 735.

assignation, sf. Action d'assigner un fonds à un payement '48j) ; citation à comparaître devant les juges jGGOj).

assigner, va. (1. assignare : signuin, signe). Affecter un fonds à un payement (48j) ; citer, par exploit, à comparaître devant les juges (660 j) ; fixer, déterminer : assigner en but, eue tâche, eue fonction (497e).

assimilable, adj. Susceptible d'assimilation : substances assimilables. Didact.

assimilation, sf. Action d'assimiler (45e).

assimiler, va (1. assimilare : ail, k: similis, semblable). Rendre semblable : les -mauvais penchants assimilent l'homme à la brute ; comparer : assimiler un cas à un autre; en physiol. convertir en sa propre substance. — S'assimiler, v. pr. Se comparer à ; incorporer à soi (45e).

Assiniboia, territoire du Dominion du Canada (1589d).

Assinie. riv. d'Afrique, se jette dans le golfe de Guinée ; à son embouchure est un établissement français (1577b, 1579b).

Assise, ville d'Italie, près de Pérouse ; 5,000 h. Patrie de saint François (155:ipi.

assise, sf. Rang de pierres posées horizontalement pour asseoir une muraille (720m). — Sf. pi. Session d'une cour criminelle (415e).

Assises de Jérusalem, lois en vigueur dans le royaume de Jérusalem fondé par les Croisés (1187c) ; recueil de ces lois (496m).

assistance, sf. Présence d'un ecclésiastique ou d'un officier public remplissant leurs fonctions (996i) ; assemblée, auditoire (4161) ; aide, secours (18lc). Assistance publique, administration publique de secours et de bienfaisance (415e). Assis-

tance judiciaire, autorisation donnée au plaideur pauvre de procéder en justice sans aucuns frais.

[Enc 204.

assistant, ante, adj. et s. Qui assiste (996i) ; religieux, religieuse qui aide le supérieur général ou la supérieure (580g). — Sm. pi. Personnes présentes.

assister, vn. (1. assistere : ad. à: sistere, se tenir). Etre présent : assistera la messe (996i).

— Va. Secourir, aider : assister les malheureux. Assisté, ée, pp. Les enfants assistés (181c).

association, sf. Union de plusieurs personnes pour un but commun (416j) ; se dit aussi des choses : association (/'intérêts (41c). [Enc. 455.

= associationisme, sm. Système des sensualistes anglais qui tentent d'expliquer toutes les facultés de l'homme par l'association des idées sensibles (4lSj).

associé, ée, pp. et s. Qui est lié par une association avec d'autres (416j).

associer, va. (1. associare). Se conj. c. allier. Prendre ou donner quelqu'un pour compagnon, pour collègue, dans une dignité, un emploi, une entreprise, etc. : s'associer quelqu'un (416j) ; au fig. unir, joindre : associer des mots, des idées (41c).

— S'associer, v. pr. Former société avec. Syn. : agréger (420).

assolement, sm. Partage de terres labourables en grandes portions ou soles, pour y faire alterner des cultures. [Enc. 632.

assoler, va. Faire un assolement (58"2n).

assombrir, va. Rendre sombre ; au fig. attrister.— S'assombrir, v. pr. devenir sombre (997d).

assommant, ante, adj. Qui assomme ; très ennuyeux : discours assommant. Fam. (118k).

assommer, va. (somme, fardeau). Tuer avec une masse, un bâton, etc. ; battre avec excès ; au fig. étourdir, importuner : assommer de questions (348h) .

= assommeur, sm. Celui qui assomme.

assommoir, sm. Piège pour assommer certains animaux (795f) ; bâton garni d'une balle de plomb (796p).

Assomption, sf. (1 assumptio : assumere, enlever). Elévation de la Vierge au ciel : l'assomption de la Vierge (17e); jour où l'Eglise célèbre ce mystère : l'Assomption est le 13 août ; en log. mineure (493f).

Assomption (1'), cap. du Paraguay: 45,000 h. (1592c).

Assomption (île de 1"), v. Anticosti.

assonance, sf. Consonance imparfaite. Ex. : tombe, onde (998i).

assonant, ante, adj. Qui produit une assonance : i^ers assonants.

assortiment, sm. Convenance de plusieurs choses entre elles : assortiment de bon. goût; assemblage de choses qui vont ensemble : assortiment d'outils; collection de marchandises du môme genre : assorti ment de soieries (45f).

assortir, va. (éi et sort). Mettre ensemble des choses qui se conviennent : assortir des couleurs; au fig. se dit des personnes : assorti/' des convives ; approvisionner, fournir de tout ce qui est nécessaire : assortir un magasin. — Vn. Convenir : ce tableau n'assortit pas êi son pendant. Assorti, ie, pp. Mariage assorti. Marchand bien assorti- — S'assortir, v. pr. Etre assorti (45f).

assortissant, ante, adj. Qui assortit bien à, qui convient à (45f).

assoter, va. Infatuer d'une passion, d'un sot attachement : assoie de sou /ils. Fam. (115f).

Assouan, v. de la Haute-Egypte, près des ruines de Syène; 4,000 h. (1577c).

Assoucy (Charles Coypeau d"), poète burlesque français (1604-1679) (1310k).

assoupir, va. (1. ad, à ; sopire, endormir :

ASSO

sopor, sommeil). Endormir à demi ; au fig. calmer, empêcher l'éclat, le progrès, les suites d'une chose fâcheuse : assoupir une douleur, une querelle.

— S'assoupir, v. pr. S'endormir ; se calmer, s'affaiblir (350]).

assoupissant, ante, adj. Qui assoupit.

assoupissement, sm. Etat d'une personne assoupie ; au fig. négligence.

assouplir, va. Rendre souple. — S'assouplir, v. pr. Devenir souple (999g).

Assourbanipal, porta à son apogée la puissance assyrienne (667-625 av. J.-C). [Enc. 1062.

assourdir, va. Causer une surdité passagère ; ne pas permettre d'entendre (3481).

assourdissant, ante, adj. Qui asoourdit : bruit assourdissant.

assouvir, va. (1. assopire, calmer, assoupir). Rassasier pleinement, apaiser une grande faim. Fig. : assouvir sa raye (120g).

assouvissement, sm. Action d'assouvir; état de ce qui est assouvi.

Assuérus, roi de Perse, épousa Esther. C'est Darius I ou Artaxerxès Longue-Main (VIe ouV«s. av. J.-C.) (I056d).

assujettir ou assujétir, va. (à et sujet). Soumettre : assujettir un peuple; astreindre : assujettir à l'obéissance (579c) ; fixer, maintenir en place : assujettir une porte, un meuble (1001e). — S'assujettir, v. pr. S'astreindre.

assujettissant ou assujétissant, ante, adj. Qui astreint beaucoup (579c).

assujettissement ou assujétissement, sm.

Dépendance, contrainte (579c).

assumer, va. (1. assumere). Prendre sur soi. Ne s'emploie qu'au fig. Assumer la responsabilité d'un acte (657b).

Assur, fils de Sem, fonda Ninive. [Enc. 1043.

assurance, sf. Confiance, certitude (1 14k) ; promesse, garantie ; hardiesse, fermeté : répondre arec assurance ; contrat par lequel on peut assurer un héritage à quelqu'un, se créer un revenu pour sa vieillesse, s'assurer un dédommagement en cas d'incendie ou de quelque autre accident : assurance contre l'incendie, contre la grêle; assurance sur la vie. Compagnie d'assurance, société qui assure contre l'incendie, etc. Pohee d'assurance, nom du contrat d'assurance. Prime d'assurance, somme payée pour le prix d'assurance (657b). [Enc. 681.

assuré, ée, pp. et adj. Certain, ferme; qui est sûr, qui met en sûreté : rempart assuré; sans crainte, hardi : regard assuré. — Sm. Qui a un contrat d'assurance.

assurément, ad. Certainement (114k).

assurer, va. (1. assecurare, rendre sûr). Rendre solide, ferme (1001e) ; garantir : assurer une créance (657b) ; garantir par une police d'assurance : assurer une maison ; engager à croire, affirmer, certifier ; rendre certain (114k). — V. pr. S'affermir ; se mettre en lieu sûr ; contracter une assurance. S'assurer de quelqu'un, l'arrêter. S'assurer d'un fait, le vérifier.

assureur, sm. Celui qui garantit par contrat d'assurance (657b).

Assyrie, roy. de l'Asie anc, auj. le Kourdistan; cap. Ninive (1570f).

assyrien, ienne, adj. De l'Assyrie (413a).

— Sm. Langue assyrienne (v. langue).

Astaffort, ch.-l. de c. arr. d'Agen (Lot-et- Garonne) ; 2,059 h. (1523d).

Astarté ou Astaroth, divinité des Phéniciens et des Syriens ( 1 8g). [Enc. 29.

aster, sm. (1. et g. aster, étoile). Genre de plantes à fleurs radiées. La reine-marguerite est l'aster de Chine (886k).

Aster, archer d'Amphipolis ; il creva l'œil droit de Philippe (1073d).

— 67 — ASTR

astérie, sf. (dérivé de aster, étoile). Zoophyte, dit aussi étoile de mer, parce qu'il a le corps partagé en cinq lobes ou rayons (837e).

astérisme, sm. (du grec). Constellation (933d).

astérisque, sm. (en lat. et en g. petite étoile). Signe en forme d'étoile, qui marque un renvoi (494h) .

= astéroïde, sm. (g. «o-rapoeeSifa, semblable à une étoile). Petit corps céleste, tel que bolide, aérolithe. Didact. (933c).

= asthénie, sf. (g. à priv. ; aeêvaç, force). Etat de débilité, adynamie. Méd. (352i).

asthmatique, adj. et s. Qui a un asthme, qui est sujet à l'asthme.

asthme (assme), sm. (1. et g. asthma, respiration difficile ; enj/tî, souffler). Gêne de la respiration qui revient par accès i352m). [Enc. 402.

Asti, v. du Piémont (prov. d'Alexandrie) 33,235 h. Vins muscats (1552n).

= astic, sm. Gros os de cheval avec lequel les cordonniers lissent le cuir (796r).

asticot, sm. Larve qui sert d'amorce aux pêcheurs. Elle provient des œufs déposés sur les viandes par des mouches (837a).

asticoter, va. Contrarier, irriter par des bagatelles. Fam. (1181).

Astier (Saint-), ch.-l. de c. arr. de Périgueux (Dordogne); 3073 h. (1520k).

= astigmatisme, sm. (g. v. priv.; a-ciypx, point). Disposition vicieuse de la cornée, dont les faces n'offrent pas une courbure constante (3481).

[Enc. 391.

= astiquer, va. Lisser avec l'astic.

Astolphe, roi des Lombards (749-756), vaincu par Pépin le Bref (1172d).

astracan, sm. Fourrure de peau d'agneau à poil frisé, provenant d'agneau mort-né, venue d'abord d'Astracan : un bonnet d'astracan (7281).

astragale, sm. (1. et g. astragalus). En anat. os du tarse, le plus gros après le calcanéum (346m); en archit. moulure entourant le fût d'une colonne à la naissance d'un chapiteau, ou régnant le long d'une architrave ou d'un chambranle (7 18p) ; genre de légumineuses (888s).

Astrakhan ou Astracan, v. commerçante de Russie, dans une île de la mer Caspienne, près du Volga; 113,075 h. (1550g).

astral, aie, adj. Qui appartient aux astres : année astrale. PL m. inusité.

astre sm. (1. astrum ; g. âVrpov). Corps céleste ; fig. personne illustre (933b). Syn.: étoile (943).

Astrée, fille de Jupiter et de Thémis (Mythol.) (18i) ; constellation de la Vierge.

Astrée (1'), roman pastoral d'Honoré d'Urfé, en 1610 (496m).

astrée ou astroïte, sf. (du grec). Polypier à surface semée d'étoiles (833d).

astreindre, va. (1. astringere, lier). Se conj. c. ceindre. Soumettre à, assujettir. — S'astreindre, S'obliger (579a).

astriction, sf. Action d'un astringent.

astringent, ente, adj. et sm. En méd. qui resserre les tissus (355a).

astrolabe, sm. (g. ôi^pov, astre ; ).a/*8«vu, prendre). Instrument d'astronomie employé jadis pour mesurer la hauteur des astres au-dessus de l'horizon (793c).

astrologie, sf. Art de prévoir l'avenir d'après l'inspection des astres. On le nomme aussi astrologie judiciaire (182m). [Enc. 219.

astrologique, adj. Qui appartient à l'astrologie judiciaire.

= astrologiquement, adv. D'après l'astrologie.

astrologue, sm. Celui qui s'adonne à l'astrologie judiciaire (182m).

astronome, sm. Celui qui connaît, qui pratique l'astronomie (252p).

ASTR

ATOM

astronomie, sf. (1. et g. astronomia : &erpe-j, astre; vôpos, loi). Science des astres, de leurs mouvements, de leurs situations, etc. (252p). [Enc. 318.

astronomique, adj . Qui appartient à l'astronomie : tables astronomiques.

astronomiquement, adv. Suivant les principes de l'astronomie.

astuce, sf. (1. astntia). Finesse, ruse qui nuit ou tend à nuire : plein d'astuce (182i). [Enc. 211.

astucieusement, adv. Avec astuce.

astucieux, euse, adj. Qui a de l'astuce ; où il y a de l'astuce.

Asturies (les), anc. prov. d'Esp., auj. prov. à'Ovièdo. L'héritier présomptif de la couronne d'Esp. porte le titre de prince des Asturies (1552i).

Astyage, roi desMèdes et aïeul de Cyrus (VIe s. av. J.-C) (1055c).

Astyanax, fils d'Hector et d'Andromaque.

= asymétrie (aci), sf. (« priv. et symétrie). Défaut de symétrie. Didact. (989c).

= asymétrique, adj. Sans symétrie.

asymptote, sf. (g. àîù^TTTWTo?, qui ne se rencontre pas). Ligne droite qui, indéfiniment prolongée, s'approche toujours d'une courbe sans la rencontrer jamais (993c).

asymptotique, adj. Qui a rapport, qui appartient à l'asymptote.

Atahualpa, dernier des Incas, mis à mort par Pizarre, en 1533 (1278a). [Enc. 1308.

Atalante, célèbre par sa légèreté à la course ; vaincue par Hippomène, qui jetait devant elle des pommes d'or qu'elle s'amusait à ramasser. Mythol. (1066e).

ataraxie, sf. (g. à.zxpxc,ia, absence de trouble). Tranquillité de l'âme : les stoïciens tendaient à Vataraxie. Phil. (116k). [Enc. 154.

Ataulphe ou Adolphe, roi wisigoth, établi en Aquitaine (411-415) (1 146f).

= atavisme, sm. il. atavus, bisaïeul). Tendance des êtres vivants à reproduire les qualités de ceux dont ils descendent, même après plnsieurs générations : relever des cas d'atavisme (411c).

[Enc. 426.

ataxie, sf. (kralia., désordre). Phénomènes irréguliers dans les maladies. Ataxie locomotrice, irrégularité des mouvements des jambes, etc., causée par uue affection grave de la moelle épin. etc. Méd. (353fu [Enc. 405.

ataxique, adj. Qui appartient à l'ataxie : fièvre, état ataxique.

atelier, sm. (anc. franc, astelier : astelle, éclat de bois). Lieu où travaillent des ouvriers, des artistes ; ceux qui travaillent dans un atelier (719e).

[Enc: 760.

atellanes, sf. pi. Chez les Romains, farces, ainsi nommées d'Atella, où elles avaient pris naissance (4S9e).

atermoiement ou atermoîment, sm. Délai accordé à un débiteur (717a).

atermoyer, va. (terme). Se conj. c. employer. Retarder le terme d'un payement. — S'atermoyer, v. pr. Faire un atermoiement avec ses créanciers.

Athabasca, territoire du Dominion du Canada (1589d).

Athalaric, roi des Ostrogoths, sous la tutelle d'Amalasonte (526-534) (1146Î).

Athalie, fille d'Achab et de Jézabcl, extermina la race de David ; seul, Joas échappa au massacre et fut mis sur le trône par le grand prêtre Joïada, qui fit périr Athalie (870 av. J.-C.) ; belle tragédie de Racine sur ce sujet (1691) (1041 d). [Enc. 1051.

Athanagilde, roi des Wisigoths, père de Brunehaut (554-567) (1146f).

Athanase (saint), patriarche d'Alexandrie, Père et Docteur de l'Eglise, réfuta Arius au concile de Nicée (325), souvent exilé (296-373). Fête le 2 mai (1145b). [Enc. 1150.

athée, sm. (g. àflaoç, sans Dieu). Celui qui nie la divinité. — Adj. Proposition athée.

athéisme, sm. Opinion de l'athée (418j).

Athelstan, roi des Anglo-Saxons (925-940), régna glorieusement. Par les mariages de ses trois sœurs, il devint le beau-frère de l'empereur Othon I, de Charles le Simple et d'Hugues le Grand (1172e).

Athenagore, philosophe et apologiste du IIe s. (1115c). [Enc. 1126.

Athéné, nom grec de Minerve (18j).

athénée, sm. (1. Athenœum, temple d'Athéné, de Minerve). Etablissement où se font des cours, des lectures (710b).

Athénée, grammairien grec du IIIe s., auteur du Banquet des sophistes (1116g). [Enc. 1141.

Athènes, v. célèbre de l'Attique, auj. cap. du roy. de Grèce ; 1 1 1 ,486 h. (1553e). [Enc. 1567.

athénien, ienne, adj. et s. D'Athènes (413c).

= athermane, adj. (g. à priv. ; Bép^, chaleur). Qui n'est pas traversé par la chaleur rayonnante. Didact. (lOOOh).

Athis, ch.-l. de c. arr. de Domfront (Orne) ; 3,051 h (1525b).

athlète, sm. (1. athlota : g. aB),-r,Thi, combattant). Celui qui combattait à la lutte ou au pugilat, dans les jeux solennels; au fig. homme très fort et bien exercé. Les athlètes de la foi, les martyrs (255d). [Enc. 336.

athlétique, sf. Art des athlètes. — Adj. Propre à l'athlète : force athlétique.

Athos, montagne de Roumélie, à l'extrémité de la presqu'île de Salonique. Célèbre couvent de moines grecs (1554g).

= athrepsie, sf. )g. à priv. ; rpi^a, nourrir). Sorte de dépérissement chez les enfants (352j).

atinter, va. Parer avec excès : être deux heures à s'atinter. Vx. (727a).

Atlanta, cap. de la Géorgie (Etats-Unis) ; 65,533 h. (1590e).

atlante, sm. (Atlas). En sculpt. et en archit. tête humaine chargée de quelque fardeau (498o, 7 1 8n) .

Atlantide, île de 4'Atlantique, en face des colonnes d'Hercule, qui, selon les anciens, disparut sous les flots (1589a).

Atlantides, filles d'Atlas (19c).

Atlantique (océan) ou absol. Atlantique, partie de l'océan entre l'Europe, l'Afrique et l'Amérique (1509a).

atlantique (format), v. format.

Atlas, fils de Japet, prit parti pour les Titans et fut condamné à porter le ciel sur ses épaules. Mythol. (19c).

Atlas, chaîne de montagnes au N. de l'Afrique (1577b).

atlas, sm. Recueil de cartes géographiques (499c) ; recueil de planches anatomiques, etc. jointes à un ouvrage ; en anat. vertèbre cervicale qui porte la tète (346m).

atmosphère, sf. (g. àT/*os, vapeur ; oyxipx, sphère). Couche d'air qui enveloppe le globe ; pression qu'elle exerce, qui est l'unité de mesure de la pression des vapeurs, des gaz (938o).

atmosphérique, adj. Quia rapporta l'atmosphère -.pression atmosphérique.

atome (atome), sm. (g. ârofioç, indivisible). Corspuscule regardé comme indivisible à cause de sa petitesse (933a). Syn. : corpuscule, molécule (943). [Enc. 947.

= atomicité, sf. Se dit du nombre d'atomes dont est censée formée une molécule ; se dit aussi de la capacité de combinaison d'un atome pour l'hydrogène ou pour le chlore. Atomicité est alors syn. de valence (933).

atomique, adj. Poids atomique, indiquant la proportion dans laquelle une substance se combine avec une quantité déterminée d'une autre substance. Chim.

ATOM

ATTE

= atomisme, sm. Système de ceux qui prétendent expliquer la production du monde, ou du moins les transformations des corps, par les atomes (418k).

= atomiste, sm. Partisan de l'atomisme.

atomistique, adj. Relatif aux atomes •.philosophie atomistique. Did.

atonie, sf (g. àfovix, à, priv. ; tôvoç, tension, ressort). Défaut de ton, faiblesse des organes : atonie générale. Méd. (352i).

atonique, sf. Qui tient de l'atonie.

à tort et à travers, v. tort.

atour, sm. Parure des femmes. Usité au pluriel. Dame a" atour, celle qui présidait à la toilette d'une princesse (727a).

atourner, va. (à tourner). Parer. Vx.

atout, sm. (à tout). Toute carte de la couleur de la retourne. (796k).

atrabilaire, adj. et s. Mélancolique (120i).

atrabile, sf. (1. atra bilis, bile noire). Mélancolie. T. de méd. anc. (120i).

âtre, sm. (anc. h. allem astrih, sol dallé). Partie de la cheminée où l'on fait le feu, foyer (720o).

Atrée, roi d'Argos et de Mycènes, se vengea de Thyeste, en lui servant à manger ses deux enfants. Mythol.

Atrides, Agamemnon et Ménélas, petits-fils d'Atrée (1065c). TEnc. 1070.

= atrium (orne), sm. (mot latin). Chez les Romains, vestibule, portique intérieur d'un édifice (492i).

atroce, adj. (1. atrox : ater, noir). D'une grande cruauté ; excessif, énorme, en parlant de crimes, de supplices, etc. (187e).

atrocement, adv. Avec atrocité.

atrocité, sf. Caractère atroce d'une chose ; action atroce ; chose atroce.

atrophie, sf. (1. et g. atrophia : à priv. ; rpsyw, nourrir). Défaut de nutrition, arrêt de développement du corps ou d'un membre. [Enc. 399.

atrophié, ée, pp. et adj. Atteint d'atrophie : membre atrophié.

atrophier, va. Produire l'atrophie, amaigrir excessivement. — S'atrophier, v. pr. Se dessécher, dépérir (350k).

= atropine, sf. (1. atropa, belladone). Alcaloïde extrait de la belladone.

Atropos, la 3e des Parques (19a).

attabler (s'), v. pr. Se mettre à table pour longtemps. — Va. Attabler quelqu'un, le faire asseoir à table. Fam. 725a).

attachant, ante, adj. Qui captive, qui attache en intéressant (117a).

attache, sf. Tout ce qui sert à attacher (728p) ; en anat. endroit où se fixe l'extrémité d'un muscle; au fig. qui captive l'esprit ou le cœur.

attaché, èe, pp. — Sm. Attaché d' ambassade, employé dans une ambassade.

attachement, sm. Sentiment d'affection qui attache (117a); grande application : attachement au travail. — Sm. pi. Notes des travaux que prend l'architecte pour régler les mémoires (4941).

attacher, va. (à et tache, point fixe). Joindre une chose avec une autre (728p) ; au fig. fixer l'attention, intéresser, plaire. Attacher les yeux sur, fixer les yeux sur. — S'attacher, v. pr. Se fixer à ; se lier par devoir, affection (1 17a). Syn. : lier (732).

Attale, nom de 3 rois de Pergame : Atlale I fonda la bibliothèque de Pergame ; Attale ///légua ses Etats aux Romains (132 av. J.-C. (1073e).

attaquable, adj. Qui peut être attaqué : la place est attaquable de ce côté.

attaquant, sm. Assaillant.

attaque, sf. Action d'attaquer (255b) ; accès subit d'un mal : attaque d'apoplexie (352 j ) ; atteinte : attaques de l'envie.

attaquer, va. (autre forme d'attacher, joindre).

Engager le combat, assaillir ; se dit des personnes et des choses, au physique et au moral ; porter atteinte à ; détériorer : la rouille attaque le fer.

— S'attaquer, v. pr. S'attaquer à, diriger une attaque contre (255b).

attarder (s'), v. pr. Se mettre en retard, se trouver hors de chez soi à une heure avancée. Attardé, ée, pp. Voyageur attardé (1003a).

atteindre, va. (1. attingere : ad, à; tangere, toucher). Se conj. c. ceindre. Arriver à toucher, à joindre ; au fig. toucher, léser : ce blâme ne saurait V atteindre. Atteindre son but, réussir. — Vn. Atteindre à, parvenir avec effort (10021).

atteinte, sf. Coup dont on est atteint ; au fig. attaque : atteinte de goutte.

attelage, sm. Nombre de chevaux, de bœufs, nécessaire pour une voiture ou une charrue ; bêtes attelées (833a).

atteler, va. (1. ad, à; telum, au sens de flèche, timon). Se conj. c. amonceler. Attacher des animaux de trait à une voiture. — S'atteler, v. pr. Etre attelé (587c).

attelle, sf. (1. hasta, lance, bois). Morceau de bois chantourné, qui garnit le devant du collier d'un cheval de harnais et sert à maintenir les rênes (722p) ; en chir. lame de bois pour maintenir immobile une partie fracturée (795a).

= atteloire, sf. Cheville qui sert à fixer les traits au timon (722p).

attenant, ante, adj. Contigu (996k). — Attenant, adv. et prép. fout proche : il loge tout attenant (491c).

attendant (en), loc. adv. Jusqu'à tel moment : lises en attendant. — En attendant que, loc. conj. Jusqu'à ce que : en attendant que vous soyez informé.

attendre, va. (1. attendere : ad, vers ; tendere, tendre). Rester pour la venue de quelqu'un ou de quelque chose: attendre la voiture (996i) ; compter sur, espérer. — Vn. Rester ; différer : il faut attendre (1003a). — S'attendre, v. p. Compter sur. Suivi de à ou de que.

attendrir, va. Rendre tendre ou moins dur (999f) ; au fig. émouvoir: attendrir le cœur (1161).

— S'attendrir, v. pr. Devenir tendre : les choux s'attendrissent à la gelée ; être ému : s'attendrir sur le sort de quelqu'un.,

attendrissant, ante, adj. Qui attendrit : récit attendrissant (1161).

attendrissement , sm. Action d'attendrir (999f) ; sentiment de l'âme émue : verser des larmes d'attendrissement (1161).

attendu, pp. du verbe attendre, employé comme prép. Vu : attendu les événements. — Attendu que, loc. conj. Vu que, considéré que (llld).

attentat, sm. Entreprise criminelle contre les personnes ou les choses (179b).

attentatoire, adj. Qui attente à, en parlant des choses : acte attentatoire.

attente, sf. Action d'attendre (1003a); temps pendant lequel on attend (996i) ; prévision, espérance (v. 117f). Salle d'attente, où Ton attend. Pierres d'attente, pierres en saillie, à l'extrémité d'un mur, pour le lier avec une autre construction.

attenter, vn. (1. attentare, porter la main sur : tentare, tenter). Commettre un attentat : attenter à sa propre de (179b).

attentif, ive, adj. Qui a de l'attention : auditeur attentif. Oreille attentive (llld).

attention, sf. (1. attentio : ad, vers ; tenderc, tendre). Application de l'esprit à quelque chose (llld) ; au pi. égards, soins (181b). — lnterj. Attention ! Soyez attentif. [Enc. 137.

= attentionné, ée, adj. Qui a des attentions, des prévenances (181b).

attentivement, adv. Avec attention.

ATTE

ATTR

atténuant, ante, adj. Qui atténue, qui rend moins grave une (faute, un délit : circonstances atténuantes. [Enc. 198.

atténuation, sf. Action d'atténuer. Se dit au propre et au fig. (349b, 179b).

atténuer, va. (1. attenuare : tenuis, ténu). Diminuer, en parlant des forces, etc. : les veilles ('mit atténué (349b); rendre moins grave (179b).

— S'atténuer, v. pr. Devenir moindre.

atterrage, sm. Approche de la terre (724o) ;

lieu où l'on peut aborder (938k).

atterrer, va. (à et terre). Renverser par terre (vx en ce sens) (255c) ; au fig. abattre, consterner.

— Vn. Arriver de la haute mer dans le voisinage d'une terre et la reconnaître : atterrer sur Ouessant (724o).

atterrir, vn. Prendre terre (724o).

atterrissage, sm. Action d'atterrir.

atterrissement, sm. Amas de terre, etc., apporté par les eaux : cette prairie s'accroît par les atterrissements (934g).

attestation, sf. Témoignage ^donné par écrit, certificat.

attester, va. (1. attestari : testis, témoin). Assurer, certifier; prendre à témoin (660n).

Attichy, ch.-l. de c. arr. de Compiègne (Oise); 823 h. (1525a).

atticisme, sm. (lat. atticismas). Délicatesse de langage, de goût, propre aux Athéniens, aux écrivains attiques (496o).

atticiste, sm. En philol. auteur grec qui a imité les écrivains attiques (496o).

Atticus, ami de Cicéron (1101b).

attiédir, va. (à et tiède). Rendre tiède; au fig. rendre moins ardent, moins vif. — S'attiédir, v. pr. Devenir tiède (lOOOi).

attiédissement, sm. Etat de ce qui s'attiédit : n'est guère d'usage qu'au fig. ; diminution de ferveur : tomber dans V attiédissement.

attifer, va. Orner, parer, en parlant surtout de la coiffure. Fam. (727a).

attifet, sm. Ornement de tête. Vx.

Attigny, ch.-l. de c. arr. de Vouziers (Ardennes); 1,797 h. (1518i).

Attila, roi des Huns, se disant le Fléau de Dieu, ravagea l'Orient, puis la Gaule, où il fut vaincu par Aétius et Mérovée, se jeta sur l'Italie, fut arrêté par les prières de saint Léon, rentra en Pannonie et mourut subitement (453). [Enc. 1159.

Attique, pays de l'ancienne Grèce ; capitale Athènes (1553e).

attique, adj. Conforme à la manière, au bon goût des Athéniens ou habitants de lAttique. Sel attique, se dit d'une plaisanterie fine et délicate (413c).

attique, sm. Petit étage au-dessus de la corniche supérieure d'un édifice (721e).

attiquement, adv. Dans le dialecte attique. T. de gramm. grecque (496o).

attirail, sm. (attirer). Quantité de choses diverses et nécessaires pour certains usages : attirail de chasse, de toilette; par ext. bagage superflu. PI. peu usité. Des attirails (724p).

attirant, ante, adj. Qui attire : adroit et attirant. Ne s'emploie guère qu'au fig. (117c).

attirer, va. Tirer, amener à soi ; au fig. causer.

— S'attirer, v. pr. Appeler sur soi : s'attirer un reproche ; être attiré l'un vers l'autre : les corps célestes s'attirent mutuellement (1002m).

attiser, va (même racine que tison). Ranimer le feu, en rapprochant les tisons, pour les faire mieux brûler. Fig. : attiser le feu de la révolte (lOOOj).

attiseur, sm. Celui qui attise.

= attisoir ou attisonnoir, sm. Instrument pour attiser le feu (725b).

attitré, ée, pp. et adj. Qui est en titre : c'est

son commissionnaire attitré. En mauv. part: témoins attitrés (578h).

attitrer, va. Donner habituellement à quelqu'un la préférence pour les choses qui concernent sa profession, etc. Ne s'emploie guère qu'au pp.

attitude, sf. (ital. attitudine ; 1. aptitudo, disposition). Situation du corps, manière de le tenir ; au fig. disposition à l'égard de quelqu'un : attitude hostile (351f).

= attorney, sm. (vx fr. atome, préposé à). Magistrat anglais, qui remplit les fonctions de procureur, d'avoué. Attorney général, procureur général (493d).

attouchement, sm. Action de toucher (119d). En géom. : point d'attouchement, point de contact de deux lignes.

attractif, îve, adj. Qui attire : la force attractive de l'aimant (1002m).

attraction, sf. (1. attractio : attraharc, attirer). Action d'attirer : l'attraction du fer par l'aimant ; force par laquelle les corps célestes s'attirent (1002m). [Enc. 1034.

attraire, va. (1. attrahere). Attirer par un appât. Vx. Usité à l'inf. (833b).

attrait, sm. Ce qui attire agréablement ; inclination, goût pour quelque chose; au pi. agréments extérieurs (117c).

attrape, sf. Piège ; au fig. tromperie innocente. Fam. (185c).

attrape -nigaud ou attrape-lourdaud, sm.

Ruse grossière, qui ne prend que les sots. PI. Attrape-nigauds (185c).

attrape-mouche, sm. Plante dont les feuilles ou les fleurs se referment, lorsqu'une mouche vient s'y poser. PL Attrape-mouches (887g).

attraper, va. (à et trappe). Prendre à un piège (795f) ; saisir avec la main, saisir au passage (351g) ; se procurer par adresse ou par ruse attraper l'argent cl' autrui ; frapper, heurter une pierre l'attrapa au front (10021). Fig. attrapjer le sens, la pensée d'un auteur, les saisir. — Attrape ! exclam. fam. Marque qu'une personne vient d'être atteinte par une malice. Syn. : gripper, happer (838).

attrapeur, euse, s. Celui, celle qui attrape, qui prend au piège (185c).

attrapoire, sf. Trappe, piège pour les animaux (795f).

attrayant, ante, adj. Qui a de l'attrait : manières attrayantes (117c).

= attribuable,adj.Qui peut être attribué (44i).

attribuer, va. (1. attribuere, accorder). Assigner à quelqu'un pour sa part ; rapporter à, imputer: attribuer un acte, une œuvre à quelqu'un (44i).

attribut, sm. Ce qui est propre, particulier à quelqu'un ou à quelque chose : l'éternité est un des attributs de Dieu (44i) ; symbole : la balance est un des attributs de la justice (497g) ; en log. et en gram. ce qu'on affirme ou ce qu'on nie du sujet. Dans cette prop. : Dieu est bon, Dieu est le sujet, bon est l'attribut (493g). [Enc. 77.

attributif, tive, adj. En jurispr. qui attribue : arrêt attributif; en gram. qui contient l'attribut : tous les verbes, excepté le verbe être, sont attributifs, c'est-à-dire qu'ils contiennent quelque attribut (44i).

attribution, sf. Concession de quelque prérogative ; étendue d'un pouvoir : les attributions d'un tribunal (657e).

attristant, ante, adj. Qui attriste.

attrister, va. Rendre triste. — S'attrister, v. pr. Devenir triste (118k).

attrition, sf. (1. attritio, broiement). En phy s. action de deux corps durs qui se frottent et s'usent (990j) ; regret d'avoir offensé Dieu à cause des peines réservées au péché (183b). Syn. : contrition, componction (193).

ATTR

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