SAIS
fig. trait d'esprit brillant et imprévu ; au propre, éminence à certaines surfaces ; avance formée par une corniche, un balcon ; en peint, relief apparent des objets : cette figure manque de saillie (993i).
saillir, vn. (1. satire, sauter). S'emploie surtout à l'inf. et aux 3es pers. // saillit, il saillissait, il saillira, etc. Saillissant ; sailli, ie. Jaillir. (937g).
saillir, vn. Etre en saillie, déborder, avoir beaucoup de relief. Dans ce sens, se conj. ainsi : il saille, il saillait, il saillit, il saillera, etc. ; saillant, sailli, ie (993i).
sain, aine, adj. (1. sanus). De bonne constitution : homme, corps sain; en bon état : fruit, bois sain; salubre, bon à la santé ; air, lieu, exercice sain. Sain et sauf, sans aucun mal. La saine raison, ladroite raison. La saine critique, la critique judicieuse. Doctrine saine, orthodoxe (348k). Syn. : salubre, salutaire (356).
sainbois, sm. (sain et bois). Garou (888q) ; son écorce, qui sert à faire des vésicatoires (355b).
saindoux, sm. (anc. sain, graisse; et doux). Graisse de porc fondue (942q).
sainement, adv. D'une manière saine. Fig. : jtcnser, juger sainement.
sainfoin, sm. {sain et foin). Plante fourragère, de la famille des légumineuses (888t).
Sains, ch.-l. de c. arrond. de Vervins (Aisne) ; 2,073 h. (1517c).
Sains-du-Nord, com. du Nord, arr. et canton d'Avesnes ; 3,886 h. (1524q).
saint, ainte, adj. (1. sanctus). Qui appartient à la religion, sacré, digne d'un grand respect : le saint lieu, le saint autel ; la sainte Trinité (500k) ; qui vit selon la loi de Dieu, très pieux : un saint homme (182k); parfait, très pur : vie sainte; se dit surtout des bienheureux et absol. de Dieu : Dieu est trois fois saint (17a). Les lieux saints, la terre sainte, la Palestine. Le saintpère, le pape. — S. Bienheureux qui est au ciel (18f); par ext. personne qui vit saintement. La communion des saints, la société des fidèles. Le saint du jour, personne dont on célèbre la fête. — Sm. Le saint des saints, partie la plus sacrée du temple de Jérusalem. [Enc. 28.
Saint- Amant, poète fr. (159-4-1661) (1310k).
Saint-Amour (Guillaume de), docteur du moyen âge, qui voulut exclure les moines du corps enseignant de l'Université de Paris (XIIIe s.).
Saint-Ange (de), poète fr. (1747-1810) (1408m).
Saint -Ange (chà'eau), ancien mausolée d'Adrien, à Rome, servit souvent d'asile aux papes; sert auj. de prison (1553a).
Saint-Arnaud, maréchal de France, vainquit les Russes à l'Aima (1801-1854) [Enc. 1441.
saint-augustin, sm. Caract. d'impr. (795e).
saint- crépin, sm. v. (ri-pin (793a).
Saint-Gyran, janséniste (1581-1643) (1309a).
Saint-Esprit (le), v. Esprit. — Ordre du Saint-Esprit, ordre de Chevalerie créé par Henri III (1578) (1275d).
Saint-Evremond, écrivain français, vécut en Angleterre (1613-1703) (1310J).
Saint-Foix (de), écrivain fr. ( 1698-1776) (1351e) .
Saint-Gelais (Octavien de), poète français (1466-1502). — Son neveu, Me/lin, poète de la cour de François Ier (1491-1558) (1276i).
Saint-Germain (comte de), ministre de la guerre sous Louis XVI (1707-1778) (1349c).
Saint-Germain (comte de), aventurier, prétendait avoir vécu dans les temps reculés, fut admis à la cour, m. en 1784. [Enc. 1388.
saint-germain, sm. Sorte de poire.
Saint-Jure, v. Jure.
Saint- Just, conventionnel, périt avec Robespierre (1767-1794) (1350e).
Saint-Lambert, poète français et matérialiste (1716-1803). [Enc. 1381.
Saint-Louis (Ordre de), v. Louis.
Saint-Marc-Girardin, professeur et écrivain français (1801-1873) (14081).
Saint-Martin, dit le Philosophe inconnu, mystique français (1743-1803). [Enc. 1386.
Saint-Michel (Ordre de), v. Michel.
Saint-Michel, com. de l'Aisne, arr. de Vervins, c. d'Hirson; 4,874 h. (1517c).
Saint-Père (le), le pape (v. père).
Saint-Pierre (Eustache de),v. Evstache.
Saint-Pierre (abbé de), auteur du Projet de paix perpétuée (1658-1743). [Enc. 1380.
Saint-Pierre (Bernardin de), v. Bernardin.
Saint-Réal (abbé de), historien et littérateur français (1639-1692) (1312b).
Saint-Siège (le), la papauté, la cour de Rome, le pape.
Saint-Simon (duc de), grand seigneur de la cour de Louis XIV et de Louis XV, a laissé des Mémoires (1675-1755). [Enc. 1405.
Saint-Simon (comte de), descendant de l'auteur des Mémoires, chef de la secte des saintssimoniens (1760-1825). [Enc. 1473.
saint simonien, ienne, s. Partisan des doctrines de Saint-Simon. — Adj. L'école saint-simonienne.
saint-simonisme , sm. Système social de Saint-Simon, qui voulait que les individus fussent rangés selon les capacités (419c).
sainte-barbe, sf. Endroit d'un navire où l'on mettait la poudre et les ustensiles d'artillerie ; soute aux poudres (723h).
Sainte-Beuve, ciitique français, auteur des Causeries du lundi (1804-1869). [Enc. 1486.
Sainte-Catherine (Ordre de), ordre russe fondé par Pierre I (1714) et spécialement destiné aux femmes (131 Oh).
Sainte-Marthe, famille de poètes et de savants français. — Abel-Louis de Sainte-Marthe, oratorien, publia la Gallia Christiana (1620-1697).
[Enc. 1349.
Sainte-Palaye (de), v. Lacurne.
saintement, adv. D'une manière sainte: mourir saintement.
Saintes, ch.-l. d'arr. (Charente-Inf.) ; 20,285 h. L'arr. a 102,277 h., 110 com., 8 c. (1519d).
Saintes (les), 5 îlots des petites Antilles, à la France. Rade excellente (1589a).
sainteté, sf. Qualité d'une personne ou d'une chose sainte (17b, 182k) ; titre de vénération donné au pape : Sa Sainteté (S. S.) (578h).
Saintonge (la), anc. province de France ; cap. Saintes (1517a).
Saintrailles, v. Xaintrailles.
saïque, sf. Vaisseau de charge et à deux mâts, en usage dans le Levant (723c).
Sais, anc. v. de la basse Egypte (1577c).
saisi, ie, pp. — Sm. Débiteur sur lequel on fait une saisie.
saisie, sf. Action d'un créancier qui, pour la sûreté d'une dette, met sous la main de la justice les biens de son débiteur ; en matière de douanes, action de s'emparer provisoirement de certaines marchandises. Saisie-exécution, saisie des meubles. Saisie-brandon, saisie des fruits pendants. Saisie-arrêt. Saisie-gagerie. Saisie-revendication (660i). [Enc. 707.
saisine, sf. Prise de possession qui appartient de plein droit à l'héritier. Jur. [Enc. 694.
saisir, va. (bas lat. sacire ; cf. german. satjan ; ail. mod. setzen, placer), Prendre avec vigueur et tout d'un coup : saisir une épée (351g) ; s'emparer de (658j) ; faire une saisie (600i) ; au fig. embrasser par le regard, comprendre : saisir une pensée. Saisir une occasion, en profiter. Etre