ABOU
ABSO
about, sm. Bout par lequel une pièce est assemblée avec une autre (995c).
abouter, va. Joindre bout à bout.
aboutir, vn. Toucher par un bout; se terminer à : ce raisonnement n'aboutit à rien : en méd. arriver à suppuration, crever, en parlant d'un abcès.
aboutissant, ante, adj. Qui aboutit. — Sm. pi. Ce qui joint, ou ce qui a rapport : les tenants et les aboutissants d'une pièce de terre, d'une affaire.
= aboutissement, sm. Action d'aboutir. Se dit d'un abcès, etc.
ab ovo, loc. adv. lat. (depuis l'œuf). Dès l'origine (492m).
aboyant, ante, adj. Qui aboie.
aboyer, vn. (anc. iranç. abaier, béer, bayer, avoir la bouche ouverte). Se conj. c. employer. Japper; au fig. crier après quelqu'un. Prov. etfig. : aboyer à la lune, crier inutilement (833i).
aboyeur, sm. Chien qui aboie à la vue du sanglier sans l'approcher (8'33i) ; oiseau (barge, chevalier), dont le cri rappelle l'aboiement du chien (835i).
abracadabra, sm. Mot auquel on attribuait des vertus magiques (4981).
Abraham |hébr. père d'une multitude), patriarche fameux, tige du peuple juif, surnommé le Père des croyants, né à Uren Chaldée, plus de 2000 ans av. J.-C. ; il eut d'Agar un fils nommé Ismaël, et de Sara, Isaac ; il vécut 175 ans (1041b).
[Enc. 1044.
= abranches,adj. Se dit d'annélides dépourvus de branchies : lombrics, etc. (831e).
Abrantès, v. de Portugal (Estramadure). Junot, qui reçut le titre de duc d'Abrantès, s'en empara en 1807 (15521).
Abrantès (duchesse d'), femme de Junot, auteur de Mémoires (1785-1838).
= abrasion, sf. (1. abrasio : ab et radere, racler). En chir. se dit de l'enlèvement, par le raclage, de certains tissus (252k).
abraxas, sm. Amulette (4981).
abrégé, sm. Résumé d'un ouvrage, d'un discours, etc. — En abrégé, loc. adv. Sommairement; par abréviation : écrire en abrégé (495g).
= abrègement, sm. Action d'abréger.
abréger, va. (1. abbreviare : brevis, court). J'abrège, nous abrégeons. J'abrégeais, nous abrégions. J'abrégeai, nous abrégeâmes. J'abrégerai, nous abrégerons. J'abrégerais, nous abrégerions. Abrège, abrégeons, abrège*. Que j'abrège, que nous abrégions. Que j'abrégeasse, que nous abrégeassions. Abrégeait ; abrégé, ce. Rendre plus court (988d).
= abreuvage ou abreuvement,sm. Action d'abreuver.
abreuver, va. (1. adbibere, faire boire : ad, à ; bibere, boire). Faire boire des animaux; se dit en plaisantant, des personnes; au fig. remplir, rassasier : abreuver de dégoûts (583e).
abreuvoir, sm. Lieu où l'on mène les animaux boire, se baigner (833ci.
abréviateur, sm. Auteur qui abrège l'ouvrage d'un autre (250g).
= abréviatif. tive, adj. Qui marque abréviation : signes abrèviatifs (494j).
abréviation, sf. Retranchement de lettres dans un mot : ainsi M. pour monsieur ; signe abréviatif (494) ). [Enc. 533
abri, sm. Lieu où l'on est à couvert du vent, de la pluie, du soleil ; au fig. refuge, secours : la religion offre un abri aux malheureux. — A l'abri, loc. adv. A l'abri de, loc. prép. A couvert (7201).
abricot, sm. (portug. albricoqac, venu par l'arabe et le ^rec du latin prœcoquum, fruit pré-
coce). Fruit à noyau, arrondi et tirant sur le jaune (885d). [Enc. 902.
abricotier, sm. Arbre de la famille des rosacées, venu d'Arménie. Son fruit est l'abricot (888r) .
abriter, va. Mettre à l'abri.
= abrivent, sm. Hutte de bivouac ; paillasson pour garantir les plantes.
abrogation, sf. Action d'abroger (653a).
abroger, va (1. abrogare). Se conj. c. abréger. Rendre nul : abroger une loi, une coutume.
abrouti, ie, adj. Se dit des bois dont les premières pousses ont été broutées par le bétail et sont mal venues (881b).
abrupt, te, adj. (1. abruptus : ruptus, rompu). Se dit de terrains, de rochers bizarrement coupés et comme rompus. Fig. : style abrupt (990j).
abrupto (ex), loc. adv. lat. Sans préambule : exorde ex abrupto (492i).
abrutie, ie, pp. et adj. Rendu idiot, stupide, brute.
abrutir, va. Rendre brute — S'abrutir, v. pr. Devenir comme une brute (115f).
abrutissant, ante, adj. Qui abrutit.
abrutissement, sm. Etat d'une personne abrutie (115f).
Abruzzes (les), contrée de l'Italie mérid., sur l'Adriatique (1553b).
Absalon, fils de David, contre lequel il se révolta ; vaincu, il s'enfuyait à travers les bois, lorsque sa longue chevelure s'embarrassa dans les branches d'un arbre ; Joab le tua (1041d).
[Enc. 1C50.
abscisse, sf. (1. abscissus, coupé). L'une des deux coordonnées, lignes droites servant à déterminer tel ou tel point d'une courbe plane. L'autre est Y ordonnée (993c).
absence, sf. Défaut de présence, éloignement ; au fig. manque. Absence d'esprit, distraction. Absol. : absences (996i).
absent, ente, adj. (1. absens). Non présent; fig. distrait. — Sm. Les absents ont toujours tort.
absenter (s'), v. pr. Se rendre absent.
= absentéisme, sm. Coutume fâcheuse de certains propriétaires, qui vivent et dépensent leurs revenus Loin de leurs terres (720j, 658h).
abside, sf. (1. absida : g. oty<s, arceau). Chevet des églises (718q). En astron., se dit quelquefois pour apside (v. ce mot).
absinthe, sf. (1. absintliium : g. à priv. ; tiivOo?, douceur) . Plante amère et aromatique (886k) ; liqueur faite avec sa feuille ; au fig. amertume
= absinthisme, sm. Se dit de troubles gastriques et nerveux dus à l'abus de l'absinthe : convulsions, etc. (353g).
absolu, ue, adj. (1. absolutus, délié, indépendant). Qui n'est borné, limité par rien : pouvoir absolu; sans restriction : il y a peu de propositions absolues ; impérieux : ton, caractère, homme absolu. En gram. et en métaph. est opposé à relatif. — :~m. L'absolu, ce qui est indépendant de toute condition (45d). [Enc. 93.
absolument, adv. D'une façon absolue ; indispensablement ; tout à fait (45d).
absolution, sf. Action d'absoudre. — Syn. : 'pardon, grâce, rémission (664).
absolutisme, sm. Théorie ou pratique d'une autorité absolue (419a).
absolutiste, adj. En faveur de l'absolutisme. — Adj. et s. Partisan de l'absolutisme.
absolutoire, adj. Qui porte absoluion : bref absolutoire (661c).
= absorbable, adj. Qui peut être absorbé.
absorbant, ante, adj. Qui absorbe (937e). — Sm. En méd. : Un bon absorbant.
absorbement, sm. Etat d'une personne absorbée (llld).
ABSO