Reg. 12. 3. 4. Reg
UTRUM-NAM. — De l’adverbe utrum et de la particule nam. Voy. UriNam.
Si, savoir si, 1. Reg. 10. 22. Consuluerunt Dominum, utrum-nam veénturus esset illue :
Xis consultèrent le Seigneur pour savoir si Saüi viendrait en ce lieu-là. 1. Esdr. 5. 17.
UVA , Æ; σταφυλή. — Du verbe grec ὕειν, pluere, parce qu’il y à beaucoup d’eau dans les grains de raisin.
1° Raisin, grappe de raisin. Matth. 7. 10 Luc. 6. #4. Neque de rubo vindemiant uvam :
On ne coupe point de grappe de raisin sur
des ronces. Voy. ϑὅρινα. Gen. 40. v. 10. 11.
Num. 6. 3. c. 13. v. 21. 24. Deut. 23. 24.
Judic. 9. 27. Jer. 8. 13. 2. Esdr. 13. 15.
etc.
Façons de parler tirées de ce mot :
Uvæ primitinrum : Les raisins que l'on recueillait pour en offrir les prémices. Levit. 95. 5. Uvas primiliarum tuarum non colliges.
Voy. PRIMITIÆ. χὰ
Sanguis uve : Le jus du raisin. Voy. SAN- GUIS.
Uva passa : Raisin cuit au soleil. 1. Reg. 95. 18. c. 30. 12. 2. Reg. 16. 1. 1. Par. 12. 50. D'où vient,
Ab uva passa usque ad acinum : Depuis le raisin see jusqu'à un pépin; c’est-à-dire, tout ce qui sort de la vigne. Num. 6. k. Quidquid ex vinea esse potest, ab uva (στέμφυλον, Cortex uvæ) passa usque ad acinum non comedent :
Les Nazaréens devaient s'abstenir de vin et de tout ce qui peut enivrer. Voy. Passus, A, UM.
Præcox uva : Raisin mûr avant le temps, marque ce qui donne de la joie. Eccli. 51.
19. Efflorebit tamquam præcox uva : La 58-gesse à fleuri dans moi, comme un raisin mûr avant le temps; ce qui lui donnait de la joie. Voy. PRÆcox.
F acere uvas : Porter des fruits; ce qui se dit de la vigne. Isa. 5. v. 2. k. Voy. La- BRUSCA.
Calcator uvæ : Celui qui foule le raisin dans la cuve ; ce qui signifie tous ceux qui travaillent à la vendange. Jerem. 48. 33, Amos. 9. 13. Voy. CALCATOR.
Uvæ in deserto : Des grappes de raisin dans un désert; c’est-à-dire, une chose agréable et qui vient à propos. Ose. 9. 10. Quasi uvas in deserto inveni Israel : J'ai aimé Israël comme des grappes de raisin que l'on rencontre dans le désert : Un voyageur altéré dans un désert, ne peut rien trouver de plus agréable que des grappes de raisin : Dieu fait voir par cette pensée combien il aimait son peuple.
Comedere wvum acerbam : Manger des raisins verts et en avoir les dents agacées. C'était un proverbe parmi les Juifs, qui disaient que leurs pères avaient mangé des raisins verts οἱ que les dents de leurs enfants en avaient été agacées, pour marquer que [68 maux qu'ils souffraient étaient l'effet de la mauvaise conduite de leurs pères. Jer. 31. v. 29. 30. Non dicent ultra, patres comederunt uvam (ὄμφαξ ) acerbam, et dentes filiorum obstupuerunt; sed omnis qui comederit uvam acerbam, obstupescent dentes ejus. Les Hébreux se plaignaient que Dieu les affligeait à cause des crimes de Manassé, ce roi impie; mais il leur fait entendre que s’.is étaient punis, c'était parce qu’ils imitaient l’impieté de leurs pères. Il est vrai que les enfants peuvent être puuis pour les péchés de leurs pères, parce qu'ils leur appartiennent. Voy.
Jer. 15. 4. Quand donc Jérémie et Ezéchiel disent que l'enfant ne portera point l’iniquité de son père, mais qu'il sera puni pour sa pions faute, cela s'entend de la peine de
‘âme qui enferme là condamnation de Dieu;
ἀδὺ mais pour ce qui est des maux de cette vie, les enfants, quelque saints qu'ils soient, peuvent avoir part à la vengeance que Dieu exerce sur les péchés, ou de leurs pères, ou de ceux qui ont vécu longtemps avant eux.
Ezech. 18. 2.
2% La conduite et les œuvres, qui sont
comme des fruits que produit une vigne.
Deut. 32. 32. Uva eorum, uva fellis : Leurs œuvres sont des œuvres pleines de fiel et de malignité. Dieu fait voir l'ingratitude de son peuple, qu’il compare à une vigne qui ἃ dégénéré entièrement, et qui, au lieu de bons raisins qu’il en attendait, n’en a porté que d'amers et de mortels. Isa. 2. 21. Quomodo conversa es mihiin pravum, vinea aliena? Isa. 5. v. 1. 2.7. Voy. VINEA, VINUM.
3° Les impies, qui sont comme les fruits d’une mauvaise vigne. Apoc. 1#. 13. Vindemia botros vineæ terræ, quoniam maturæ suné uvæ ejus : Coupez les grappes de la vigne de la terre, parce que les raisins en sont mürs,. C'est ce qui sera exécuté comme le dit saint Matth, 13. k1. Mitiet Filius hominis angelos suos, et colligent de regno ejus omnia scandala, et omnes qui operantur iniquitatem.
UXOR , 153 γυνή. Voy. Muzier. — Ce mot vient, ou ab ungendis postibus, comme qui diraitunxor, parce que les nouveiles mariées frottaient de graisse les poteaux de la porte de leurs maris, ou du grec συνάορος, uxor, ou eafin de l’hébreu Zsca, comime [ἃ femme du premier homme est nommée dans la Genèse.
1° Femme mariée. 1. Cor. 7, 2. Unusquisque suam uxorem habeat : Que chacun vive avec sa femme pour éviter la fornication ; car d’ailleurs il est bon que l’homme ne touche aucune femme. Prov. 19. 14. Domus et divitiæ dantur a parentibus, a Domino autem proprie uxor prudens : Toutes les richesses el tous les avantages que l’on reçoit de ses père et mère ne sont point comparables au bien que Dieu fait de donner une femme sage. Deut 17. 17. Non habebit uxores plurimas : Le roi n'aura point une muïitilude de femmes. David en eut plusieurs, parce que Dieu ne le défendait pas aux rois dans l’ancienne loi, peut-être à cause de l'espérance qu’ils avaient de devenir pères du Messie, Mais il n'en eut pas cette grande miullitude que Dieu leur défend ici, et qui fut cause de la mort de Salomon , son fils. Aug. Qu. 27.
Gen. 2. 27. Ephes. 5. 31. Coloss. 3. 19.
ph. 5. 95. etc. D'où viennent ces expressions :
Uxor patris : La femme de son père, pour marquer une belle-mère. {. Cor. 5. 1. Jia ut urorem patris sui aliquis habeat : Jusque-là qu'un d’entre vous abuse de Fa femme de son père , c'est-à-dire, de celle qui lui tenait ja place de sa propre mère.
Unius uxoris vùr : Un homme qui n’a épousé qu'une femme. 1. Tim. 3. v. 2. 12. Tii. 1. 6. Dans les premiers temps de l'Eglise, comme on était obligé de prendre pour ministres de l'Eglise des hommes mariés, On prenail ceux qui w’ayaient épousé qu’une feiuine , parce