Par
' BETHSAIDA , Heb. Domus frugum. — l°Peiitc ville de la Galilée, de la tribu de Zahulon, considérable p;ir la naissance de trois apôtres, Pierre, André et Philippe. Malth. 11. 21. Vœ tibi Bethsaida : Malheur à toi, Bethsaïdc. Philippe le Tétrarquc l'a érigée en ville considérable, et l'a nommée Julie. Marc- 6. 'io. Voy. Desertum. —2° Piscine où les malades étaient guéris quand l'eau avait été troublée par l'Ange, Joan. 5.
2. Le Grec porte Bcthesda, qui signifie en syriaque maison de miséricorde, à cause de celle que Dieu exerçait; Hebr. Bcth-cliesda. Voy. Probatica.
BETHSAMES, Heb. Domus solis.- 1° Ville de la tribu de Nephlhali, dont le Chananéen ne fut point chassé. Jos. 19. 38. Judic. 1. 33. Nephlhali quoque non delevit habitalores Bethsames : Nephlhali n'extermina point les habitants de Bethsames. — 2° Ville de la tribu de Juda, donnée aux prêtres. Jos. 15.
10. c. 21. 16. 1. Reg. 0. 0. où fut amenée l'arche. Elle est appelée Bethsemes. 1. Par. C. 59. Voy. Abel-Magnum. — 3° Ville de la tribu dlssachar. Jos. 19. 22. — 4° Ville de la tribu de Dan. 3. Reg. 4, 9, qui est appelée Hirsemes. Jos. 19. 41,
BETHSAMITjE, arcm. Habitants de la ville de Bethsames, de la tribu de Juda, 1. Beg. fi. 13. etc.
BETHSAN, Heb. Domus eboris. Ville de la tribu de Manassé, d'où les Chananéens ne furent point chassés. Jos. 17, v. 11. 16. etc. C'est la même que Scylhopolis ; c'a été une ville archiépiscopale qui avait neuf suffragants sous le patriarche de Jérusalem ; mais le siège a été transféré à Nazareth,
BETH-SETTA, Hcb. Domus cxlensionis.
Ville et plaine dans la tribu de Manassé, deçà le Jourdain. Judic. 7. 23.
BETH-SIMOTH, Heb. Domus desolalioniiin. Le trente-neuvième campement des Israélites dans les déserts de Moab. Num. 33. 49. Jos. 12. 3. C'est Bclh-jesimoth.
BEÏHSUR ou BETHSURA, Hebr, Domus rupis. Place forte des Juife, du côté de lldumée. 1. Mac. 4. 61. etc. Elle est au septentrion de la tribu de Juda. Jos. 15. 58.2. Par,
BETHTHAPHUA, Heb. Domus pomi. Ville de la tribu de Juda. Jos. 15. 53,
BETHUL, Heb. Virgo. Ville de la tribu de Siméon.Jos. 19. 4. La même que Bathuel, laquelle d'abord a élé dans la tribu de Juda, «•l a depuis été donnée à celle de Siméon.
BETHUUA. Bethulie, Voy. Bethléem.
BETH-ZACHARA, je. Heb. Domus mrmoriœ. Un lieu dans la tribu de Juda, où se duuna ce grand combat entre Judas Macha-
bée et Antiochus Eupator. 1. Mac. 6. v, 32.
BETHZECA , Heb. Domus tribulationia.
Ville de la tribu de Juda, prise par Bacchides. 1. Mac, 7. 19.
BETON1M, Heb. Ventres. Ville de la tribu de G.id. Jos. 13. 2$.
BEZEC, Heb. Fulgur. Ville capitale du royaume d'Adonibezcc ou des Bezcccniens, dans la tribu de Manassé, deçà le Jourdain. Judic. 1. v. 4. 5. 1. Reg. 11. 8. On croit que c'est la même que Beth-Setta.
B1BERE, jrivEiv. Du verbe grec ttù» , changeant 7T en [3, et ajoutant (3 devant « et signifie :
1° Boire pour étancher sa soif. Isa. 44. 12. Non bibet aquam et lassescet : Le forgeron formant une idole... endurera la soif jusqu'à tomber dans la défaillance ; ce qui marque l'attache qu'il a , jusqu'à ne penser pas même ni à boire ni à manger. Joan. 4. 13. Omnis qui bibil ex agita hac, sitiet iterum : Quiconque boit de cette eau aura encore soif, dit Jésus-Christ à In femme Samaritaine. Malin. 6. 31. Qmd bibemus? Ne vous inquiétez point, en disant,.. Que boirons-nous? Marc. 16. 18. Dent. 32. 38.
2° Boire au delà de la pure nécessité, faire bonne chère, être en festin, Gen. 43. 34. Biberuntgue et inebriati sunt cum eo : Les frères de Joseph burent ainsi avec Joseph, et ils firent grande chère. Ici inebriati est pour Murati. Prov. 31. 5. Gen. 9. 21. Ps. 68. 13. In me psallebant gui bibebant vinum : Ceux qui buvaient du vin me raillaient par leurs chansons : c'est sur David même que se disaient ces chansons, où l'Ecriture ajoute quelquefois nbundanler , pour dire boire beaucoup, s'échauffer de vin. Eslh. 5 6. Dixit ei rex postguam vinum biberat abundantrr ; quid petis ul detur tibi? Assuérus dit à Eslher, après avoir bu beaucoup de vin : Que désirez-vous que je vous donne, et que me demandez-vous? où bibere abundanter vaut autant pour la signification que vino incalescere, c. 7. 2.
§ 1. — S'abreuver d'eau, en être humecté, en parlant de la terre. Heb. 6. 7. Terra enim sœpe venienlem super se bibens imbrem : Une terre souv ent abreuvée des eaux de la pluie : dans ce verset, l'Apôtre apporte une comparaison de ceux qui étant bien instruits et avec soin de la parole de Dieu, en font un bon usage par les fruits de leurs bonnes œuvres.
§ 2. — Apprendre, rccevoiravecaffeclion ce qu'on nous enseigne. Prov. 9. 5. liibile vinum quod miscui vobis : Recevez la doclrinc salutaire que la Sagesse vous présente; ce que l'Eglise explique aussi de l'adorable sacrement de nos autels. Ainsi, Eccli. 24, 29. Qui bibunt me, adhue. sitienl .-Plus on goûle les douceurs de la Sagesse et de l'Esprit de Dieu, plus on désire les goûter ; ce qui s'accorde bien avec saint Jean. 4. 13. Qui autrin biberit cr agua, guam ego dalw ei, non sitiet in (sternum : Celui qui boira de l'eau que jo lui donnerai n'aura jamais de soif. Cette fc eau, ce sont les lumières et les grâces du
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Saint-Esprit, qui, étant devenues comme une source vitalité, font que celui qui les a renies n'est plus altère des biens ni des plaisirs de la terre; à quoi est opposée la doctrine qu'enseigne la grande Baoylone. Apoc. iS. '3 De pfno trœ fornicationis ejus biberunt omnei Rentes: La grande Rahylone a fait boire à toutes les nations du vin de la colère de sa prostitution ; ce vin empoisonné sont les plaisirs du monde et l'idolâtrie. Voy. Calix.
§ 3. — Jouir des biens d'aulrui que l'on a pris. Job. 5. 5. liihcnl siiienlrs divitins ejus ; Ceux qui séebaient de soif boiront les richesses de l'insensé. Ezech. 25. k. Mais au contraire, Prov. 5. 15. Bibere aquam de cislerna sua, signifie jouir de ses biens et non de ceux d'aulrui. Voy. un autre sens au mot Aqtta.
§ k. — Se remplir, ou jouir abondamment des biens spirituels* Joan. 7. 37. Si quis sitit veniat ad me et bibat : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Par la puissance de ce breuvage, Jésus-Christ entend les grâces vivifiantes du Saint-Esprit ; et Matth. 26. v. 27. 28. Bibite ex hoc omnes, hic est enim sanguis meus novi Testamenti : Jésus-Christ invite à boire le calice de son sang. Lue. 22. v. 23. 30. Joan. 4. 13. c. 7. 37. Voy. Vinum.
Phrases Cirées de la signification de ce verbe dans le sens figuré.
Bibere calicem ou Bibere. Souffrir des maux, supporter des afflictions, être grièvement puni. Cette métaphore est tirée de la coutume ancienne, où le père de famille distribuait à chacun sa portion ; ainsi Dieu distribue les biens et les maux selon les mérites d'un chacun. Isa. 51. 17. Consurge Jérusalem, quœ bibisti de manu Domini calicem irœ ejus; usquead fundum soporis bibisti .-Levezvous, Jérusalem, qui avez bu de la main du Seigneur le calice de sa colère, qui avez bu ce calice d'assoupissement. Le prophète prédit au peuple le retour et la délivrance de la dure captivité de Babylone, v. 22. Job. 21. 20. Ps. 74. 9. Ezech. 23, v. 32. 34. Abd. 10. Apoc. IV. 10. Ainsi, Jerem. 25. 16. etc. Bibentes bibetis : Vous boirez certainement de cette coupe; Dieu ordonne au peuple de déclarer que les Babyloniens mêmes éprouveraient la colère de Dieu par les Mèdes et les Perses, à cause de leur orgueil, comme il s'était servi des Babyloniens pour punir les péchés des Juifs. Matth. 20. v. 22. 23. Marc. 10, 38. 39. Joan. 18. 11. Calicem quem dédit mihipater, non bibam illum : Ne faut-il pas que je boive le calice que mon Père m'a donné, dit Jésus-Christ à saint Pierre; ce qui s'entend de la passion et des souffrances de Jésus-Christ. On entend encore dans le même, sens, Ps. 109.8. Detorrenteinvia bibet : Il supportera de grandes afflictions pendant le cours de sa vie. Voy. Potare , Inebiuare.
Bibere, bibere sanguinem. — 1° Remporter One pleine et entière victoire sur ses ennemis; ce qui est dit par allusion au lion qui
boit le sang oes animaux dont il fait sa proie. Nom. 23.24. Populus.,, quasi teo erigetur; non arc .babil donec devoret prœdam, et occisoru sanguinem bibat : Le peuple d'Israël s'élèvera comme un lion; il ne se reposera point jusqu'à ce qu'il dévore sa proie, et qu'il boive le sang de ceux qu'il aura tués, dit Balaam. Zach. 9. 15. Bibentcs înebriabuntur quasi a vino : Les Juifs boiront le sang de leurs ennemis ; ils en seront enivrés comme de vin ; c'est aussi par cet hébraïsme que quelques interprètes regardent le Messie représenté comme un vainqueur, qui, après avoir fait un grand carnage de ses ennemis, pourrait boire du torrent de leur sang. Ps. 109. 8. De torrente in via bibet.
2° Souffrir les dernières cruautés jusqu'à voir tant de sang répandu, qu'on soit forcé d'en boire. Apoc. 16. 6. Sanguinem eis dedisti bibere, digni enim sunt : Vous leur avez même donné du sang à boire ; c'est ce qu'ils méritent ; se. ceux qui ont répandu le sang des saints et des prophètes : ceci a rapport à ce qui est dit, Matth. 23. 35. Le sang des martyrs était vengé par le sang de leurs persécuteurs, et les barbares s'enivraient du sang des Romains parce que les Romains s'étaient enivrés du sang des chrétiens.
Bibere aquas alicujus. 3° Avoir recours à quelqu'un , implorer son assistance. Jerem. 2. 18. Quid tibi vis in via JEgypti ut bibas aquam turbidam : et quid tibi cum via Assyriorum, ut bibas aquam fluminis? Qu'allezvous chercher dans la voie de l'Egypte? estce pour y boire de l'eau bourbeuse? Et qu'allez-vous chercher dans la voie des Assyriens ? est-ce pour y boire de l'eau de l'Euphrate ? Ici, Dieu témoigne aux Juifs qu'ils n'auraient que faire de recourir ni aux Egyptiens , ni aux Assyriens contre leurs ennemis, s'ils se voulaient tenir attachés à lui.
Biberequasi aquam. Prendre plaisir à quelque chose, comme ceux qui sont altérés prennent plaisir à boire de l'eau. Job. 15. 16. Qui bibit quasi aquam, iniquitatem : Celui qui boit l'iniquité comme l'eau. Prov. 4. 17. Vinum iniquitatis bibunt .Les impies boivent le vin de l'iniquité : ils se plaisent à mal faire comme on seplaità boire du vin. Ainsi, Bibere quasi aquam , subsannationem ; Etre rempli de railleries, se plaire à railler. Voy. Subsannatio. A quoi se peut rapporter cet endroit des Proverbes, c. 5. 16. Bibe aquam de cisterna tua : Ruvez de l'eau de votre citerne, c'est-à-dire contentez-vous de l'usage légitime du mariage qui vous est permis. Ainsi, Eccli. 26. 16. Ab omni aqua proximu bibet : Elle boira de toutes les eaux qui seront près d'elle : il faut retenir dans la modestie les jeunes filles, de peur qu'elles ne s'échappent.
Comedere et bibere. Voy. Comeoere.
R1RLIOTHECA, je. Ce nom qui est grec, /3iÇ>tofl>iî(u , vaut autant que (3iê>i(jv On-xn, et gnifie proprement armoires où sont r| serrés les livres ou autres papiers, et