BADA
boni du fleuve à l'autre, ou attaché au milieu du fleuve par une ancre. Les bacs étaient autrefois des entreprises particulières appartenant à quelque châtelain qui sc chargeait de passer ses vassaux, moyennant uii droit de péage qu’il haussait ou baissait à volonté. L’autorité domaniale enleva peu A peu l'exploitation des lues A la féodalité. Ils furent rendus libres en 1792; mais la lui du 6 frimaire an \*U a mis l'Etat en possession du tous les bacs, moyennant indemnité, et eu a placé le produit au rang dos revenus publics : l’Etat les afferme.
BACCALAUREAT (du latin bor.ca , baie, et /n«rus, laurier, parce que jadis ou dormait aux bacheliers une couronne de laurier chargée de ses baies), premier degré qu’on prend dans une Faculté pour parvenir ensuite à lu licence, puis au doctorat. Celui qui a obtenu ce grade est uoininé bachelier.
Le Baccalauréat ès lettres est conféré par les Facultés des Lettres, conformément aux règlements des 1 ijuill. 1840, 26 no v. 1849, lcravril L851, modifiés par h: décret du 10 avril 1852 et l’arrêté du 5 sept. 1852. Pour être admis à l’examen , il suffit d’étre Agé de 10 ans : précédemment, il fallait produire uucertifieat d'études constatant qu’on avait suivi d es qours de Rhétorique et de Philosophie dans un établissement public ou dans sa faini lie ; cette condition a été supprimée par un décret du 16 nov. 1849. Les candidats ont à subir deux épreuves : l’une écrite, comprenant une version latine et une composition latine ou française ; l'autre orale, comprenant l’explication d’auteurs grecs, latins cl français, ainsi que des questions de Logique, (l’Histoire et de Géographie, d’Arithrnétiquc, de Géométrie et de Physique; les questions sont tirées au sort d’après un programme ; les examens sont publics. Le Bacc. ès lettres est exigé pour l'admission aux cours dos Facultés de droit et de l’Ecole, normale et aux emplois de plusieurs administrations. — Le Baccalauréat ès sciences est soumis aux mêmes conditions d’Age et d’admission. Aux termesde l’arrètédu 7 sept. 1852, les candidats ont aussi a subir deux épreuves : l’une écrite, comprenant une version Latine et une composition de Matnéinatiquesou de Physique; l’autre orale, comprenant l'explication d’auteurs latins et français, allemands ou anglais, ainsi que desqucstic ns du Logique, d’Histoire et de Géographie, de Mathématiques, de Sciences physiques et naturelles. Avant 1852, on distinguait un B. ès sciences mathématiques et un B. es sciences physiques: le décretdu 10 avril a supprimé cette distinction. Le Bacc. ès sciences est exigé pour être admis dans les Ecoles de médecine et de pharmacie, à l’Ecole normale (section des sciences), aux Ecoles polytechnique, militaire et forestière. — Dans les Facultés de Droit, pour obtenir le diplôme de bachelier, il faut justifier de huit inscriptions et subir deux examens portant, l'un sur le Code civil et les Institutes de Justinien, l’autre sur le Code civil, le Code de procédure, le Code péual et le Code d'instruction criminelle. — Dans la Faculté de Théologie, on distinguait autrefois des B. simples ( simpliees ), des B. faisant leur cours ( currentes ) et des B. formés (formati): il fallait dos études très-longues pour arriver à ces grades. Cette organisation a été détruite lors de l’institution universitaire des chaires de Théologie. Depuis la suppression de l’antique Sorbonne, on ,ue distingue plus que les bacheliers du premier ordre (ou asDirant A la licence) et les bacheliers simples on du second ordre. Pour obtenir ce grade, il faut être Agé de 20 ans au moins, avoir fait pendant trois ans un cours de théologie dans une Faculté ou un Séminaire, répondre sur la théologie naturelle, sur les traités de la Religion et de l'Eglise; enfin, soutenir sur ces matières une thèse en latin.
BACCAR, Baccaris} plante souvent citée par les auteurs anciens; c’est YAsaret à feuilles rondes , plante fort commune, que l’on recherchait autrefois pour en faire des courouues. Voy. asaklt.
BACCARA , jeu de hasard dans lequel les points de 10, 20, 30 sont nommés bacrara. d'où le nom du jeu. Il a lieu entre un banquier et des pontes, qui sont eui-mémes divisés en deux bandes, l une à droite, l’autre à gauche du banquier. Le nombre 9 est le plus beau point, et après lui 8, 7; le» joueurs tendent à se former un jeu dans lequel se trouve un de ces nombres ; aussi toutes les fois qu'un ponte n’a que 4 ou moins que 4, il doit tirer; dans les autres cas, il doit être content.
RACCHARIDEES (de Barchtiris\ irenre type), sous-tribu des Asléroidées, de la famille des Comptées , est caractérisée par ses capitules inultiflores dioiques et ses corolles tubuleuses. Le Bucrharis genre type, se compose de plantes frutescentes* pour la plupart originaires de l'Amérique méridionale. Le B. de Virginie et le B. d fleurs de laurieur-rose sont cultivées dans nos jardins. — H ne faut pas confondre le Baccharis avec le Barrai- ou Baccaris (Asaret), qui appartient A la famille des Aristolochiées.
BACHELIER , en latin baecalaureus, baecalaureatus. Anciennement ce mot désignait un chevalier qui n’avait pas assez de vassaux pour faire porter devant lui une bannière (et alors ce nom était, synonyme do bas-cheval ïer); plus tard il fut appliqué à un étudiant en Théologie, ou encore à un chanoine de rang inférieur. Dans la suite, il prit l’acception de jeune homme en général , comme celui de bachelette désignait umf jeune lii le. — Aujourd'hui j on ne l’emploie plus que pour désigner celui qui a subi dans une Faculté l’examen du baccalauréat ! flou, ce mol) et qui en a obtenu le diplôme. — Avant 1789, les communautés d’arts et métiers avaient aussi leurs bacheliers. — Les Universités étrangères, notamment en Angleterre, confèrent nn titre de bachelier (bachelor); mais ce grade n'a rien de commun avec le nôtre ; il exige une somme de connaissances beaucoup plus étendues.
D AGILE (de oacillus , baguette), Cri t h muni , genre de la famille des Ombcllil'eres, plante vivace, à racine charnue, fusiforme, longue et pivotaute. Le B. maritime pousse dans les fentes des rochers et les crevasses des vieux murs ( d’où son nom vulgaire de perce-pierre ou passe-pierre). Elle croit surtout sur les bords de la mer. On confit ses feuilles dans le vïnaitrre comme l’estragon.
BACILLAIRE (de bacillus, baguette), nom qu’on donne A certains cristaux en prismes allongés et arrondis, comme ceux de l’aragonite, de l'épidole, du plomb carbonate , etc. — C’est aussi le nom d’un genre d’infusoires, auiniaux suivaut quelques naturalistes, végétaux suivant d’autres, qui sont le tyiic d’une famille dite des Baci/larices.
BAC1NET ou bassinet. Voy. casque. — Non» vulgaire de la renoncule bulbeuse. Voy. renoncule.
BACLL1THE (du lat. bacuius, bAton, et du gr. lithos f pierre), genre de coquilles fossiles appartenant A la classe des Céphalopodes. Ces coqudL s atteignent quelquefois plus d’un mètre, mais on les trouve rarement entières. On n’en counail que deux espèces : la B. vertébrale et la B. cylindre. Les fragments qu'on trouve de la première espèce offrent quelques ressemblances avec des vertébrés d’animaux supérieurs; c’est ce qui les a fait nommer vertèbres ‘fossiles par les anciens naturalistes.
BADA M 1ER (par corruption de Bois de Damier , nom vulgaire de l’espèce type dansl’ile Maurice ;, Ter minalia, genre de la famille des Coinbrétarécs, renferme des arbrisseaux et des arbres qui croissent généralement en Asie. Leur port est très-élégant ;4cs fleurs , petites et blanchâtres, sont disposées eu épis solitaires; le fruit, dit Myrobalan, est ovoide, com-
Ï trimé, et contient mi noycau osseux. On distingue : lu L de Malabar [T. catappa ), qui donne des amandes émulsivcs très-agréables au goût, et dont on re-