BAUM
BAlîM
neuse qui tapisse le gros intestin du boeuf et du mouton : on en fait, eu lu dégraissant et la préparant, une espèce de parchemin fort léger que les médecins emploient pour garantir du contact de l'air les surfaces malades, et les batteurs d'or pour réduire l'or en feuilles; elle sert aussi à faire de petits aérostats. On dérive le mot baudruche du vieux verbe baud rayer, préparer des cuirs pour les ceintures et baudriers.
BAUFFE. Les pécheurs nomment ainsi une grosse corde le long de laquelle sont distribuées nombre de lignes garnies d liai ms ou hameçons; c'est aussi co qu'ils appellent maîtresse corde. La baulTo, qu’on se contente do poser sur le bord de la mer, est enfouie dans lu sable ou retenue par de grosses cablieres.
BAUGE, nom douué, 1° au gîte que lu sanglier se choisit dans les lieux écartés ut humides, 2° au nid de l'écureuil. — 11 s'applique par bgure a toute habitation sale ci iufecte.
BAUHINIE (ainsi nommé des frères Bauhin, botanistes du xvi* siècle), genre do piaules de la famille îles Légu otineuics-Césalpia iées , renferme des arbrisseaux Clégauts, propres aux régions équatoriales. La B. cotonneuse est un excellent vermifuge, et ses racines, pilées, sont employées contre les tumeurs scrofuleuses et les maladies des yeux.
BAUME (en latin , balsamum) , exsudation végétale , résineuse , liquide ou solide , jauue ou brune, et d une odeur agréable. Les baumes sont des mélanges de résine, d’huile essentielle et d'acide bensolque ou ciuuamique; ils découlent de l'écorce des arbres naturellement ou par des incisions; ils se colorent à l’air, et y prennent plus de consistance par la volatilisation ou la résinification d'une partie de leur huile essentielle. Les principaux baumes sont ceux du Pérou, de Toiu, le benjoin, le styrax, etc. Ils ont £our caractère commun d’étre solubles dans 1 ’éllier et l'alcool , d'où l'eau les précipite , et de céder à l’eau leur acide benzoïque. — Un a encore donné le nom de Itauuie a des niantes aromatiques vulnéraires. Les pharmaciens l’appliquent également à des reincdes huileux ou spiritueux , ou a des onguents dans la préparation desquels entreut des baumes naturels, et qui passent pour guérir lus plaies , par exemple le bamno du Commandeur, le baume samarilaiu, le baume tranquille. Certaines térébenthines et certaines résilies liquides icçoivent improprement le nom do baumes, comme le B. de Copahu, le B. de la Mecque ou de Judée, etc. — En générai, les baumes s emploient soit comme remèdes , soit comme parfums et cosmétiques; longtemps Us servirent h. l'embaumement.
baume d'acier ou d aiguilles. On fait dissoudre à chaud de la limaille d’acier dans de l'acido nitrique; on ajoute de l’alcool rectifié et de l’huile d’olive , on chaude et on triture avec soin. On obtient ainsi une pommade d’un rouge brun qu'on emploie en frictions contre les douleurs articulaires.
baume acoustique , médicament dont la composition varie et dans laquelle entrent plusieurs huiles, essences et teintures, comme l’huile de rue, la teinture d'a^sa fœtida, etc.; on l’emploie coutre les surdités accidentelles et atouiques.
BAUME DAMBRE. Vuy. L1QUIDAMBAR et BAI.SAMIFLUÉES.
baume anodin de bates, ainsi nommé de son auteur : c'est un savon contenant du camphre et de l’opium eu dissolution ; on l'emploie contre les névralgies et les rhumatismes chroniques.
baume d'arceus, ainsi appelé d'un médecin espagnol de ce nom, sorte d'onguent inou , dont on se sert en chirurgie pour héter la cicatrisation de» ulcères, et pour s'opposer aux elfets de» contusion», meurtrissures , etc. C’est un mélange du suif de mouton , de graisse de porc , avec de la térébenthine et de la résine.
baume du canada, qui découle naturellement ou
I par incision d’un pin originaire du Canada. C'est uue espece de térébenthine dont l odeur est moins ' désagréable que celle de la térébenthine de copahu,
| dont elle partage les propriétés médicales.
baume ciuRo.N . Il consiste en un mélange d’huile d’olive , de cire jaune . de térébenthine , de camphre , de baume du Pérou noir, coloré au moyen de la racine d’orcauelle. Ce baume, à la fois tonique et adoucissant , parait tirer son nom du centaure Chiron, autrefois célèbre dans l’art de guérir.
baume du commandeur de fermes , ou simplement do commandeur, alcool composé, dont loliban, la myrrhe, le baume de Toiu et le beujoin font la base; on y joint de l’aloé», de l’angélique, du mille-pertuis. Il est stimulant; on l’emploie soit a l'intérieur, soit en frictions.
Baume de copahu, térébenthine très-fluide qui découle du Copaifera officinalis : elle a une odeur forte, une saveur àcrc, amère, très-désagréable. C'est un stimulant très-actif dont l'action porte surtout sur les membranes muqueuses; aussi y recourton avec suon s contre certaines inflammations de ces membranes. Ou l'emploie liquide, ou solidifié à l'aide de la maguésie : ou le falsifie souvent avec de la térébenthine ordinaire ou de l'huile de ricin.
baume de fioraventi, uom donné à divers produits obtenus en distillant plusieurs substances résineuses ut balsamiques, telles que la térébenthine, la myrrhe, la rôsiue élémi , la cantielle, le girofle, le gingembre, etc., préalablement macerees dans l'alcool. Le B. de F. spiritueux , qui est limpide et piquant, et qu'on emploie eu frictions dans les rhumatismes chroniques, est le premier pruduit fourni par la distillation au bain-marie du mélange ci-dessus. Le B. de F. huileux s'obtient en enlevant le marc qui reste dans l'alambic, et eu le distillant dans une cucurbite do fer ou do terre vernissée : il a l'aspect d’une huile cilrine. Le B. noir n’est autre chose que l’huile noire que l’on obtient lorsqu'on élevé assez la température pour chai bonner les matières contenues dans U cururbite.
baume de cenevieve : c’est uu composé d 'huile d’olive , de cire jauue, de poudre de santal rouge, de térébenthine ; auquel on ajoute une certaine proportion de camphre. 11 a beaucoup d’analogie avec le baume d’Arcéus, dont il possède aussi les propriétés.
baume hypnotique (du grec. hypnos , sommeil) , espee de liniment préparé avec des sucs du plantes narcotiques, do l'opium, du safrau, de l'huile de noix muscade, unis à un corps gras ou k l'onguent populéum. Il est, de môme que le baume tranquille, employé en frictious comme calmant.
baume hystérique , mélange à peu près solide d'huiles essentielles et de substances résineuses fétides, composé de bitume de Judée, aloè», galbanum, ladunum, assa fœlida , castoréum et opium; huiles volatiles de rue et de succin , huiles volatiles d’absinthe , de sabine , de pétrole , beurre de muscade. Ou en formait une masse demi-solide , que l’ou conservait pour la faire respirer et pour en appliquer sur l’ombilic dans les accès hystériques.
BAUME DE JUDEE OU DK LA MECUUE. Voy. TÉRÉBEN- THINE UE JUDEE.
BAUME DE LABORDE OU DE FOURCROT , composé de substances résineuses, telles qu’oliban, térébenthine , storax, benjoin; de plantes aromatiques, de enièvre, do thériaque; le tout iufusé dans l’huile 'olive : on l’applique sur les gerçures de la peau pour calmer les douleurs et faciliter la cicatrisation.