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IVitU» sulfurent. Dans les ras où l'oxygène forme avec un seul élément plus de deux arides , on oommence le nom de l’adjectif par quelque particule distinctive ; par exemple, hypo (en grec, au-dessous); hyper ( au-dessus ); ou per (au plus haut degré). Ainsi lucide hyposulforeux est un acide composé de soufre et do* proportions d'oxygène plus faillies que dans l'acide sulfureux; l’acide perchlorique renferme plus d’oxygèuc que l'acide chlorique , etc. — - Les acides dout le nom sc termine en eux forment des sels dont le nom finit on itc ; les acides dont le nom se termine en ique donnent des sols dont le nom finit en aie. Ainsi l’aride sulfureux produit les sulfites , l’acide sulfurique les sulfates ; l’acide phosphoreux donne les phospbttes; l'acide hypophosphoreux, les hypophospliites; l'acide perchlorîqnc , les pcrchlorales.
Les acides organiques, qui sont infiniment plus nombreux que les acides minéraux , et qui renferment tous du carbone et de l'hydrogène, la plupart de l'oxygène, quelques-uns aussi de l’azote, n’ont aucune nomenclature régulière.
I .es acides les plus connus sont, parmi les acides minéraux, les acides sulfurique , sulfureux, sulfhydrique , azotique ou nitrique, phosphorique , arsenieux , arsémque, chromique, fluorhydriqve , chlorhydrique, calorique , iodique. carbonique, borique , iilicique ; parmi les acides végétaux et animaux, les acides formique, cyanhydrique ou pratique, oxalique , acétique, viatique , tact ri que, suceinique, benzoïque , citrique, etc. Voy. ces mots.
Plusieurs acides sont employés en médecine : tels sont les acides sulfurique, azotique, chlorhydrique, phosphorique, tartrique, citrique, oxalique et acétique. Etendus de beaucoup d’eau et donnés sous forme de boisson acidulé, ils diminuent la chaleur et l'irritation ; ce qui leur a valu le nom de l'afrai chissants, tempérants, antiphlogistiques. Un j recourt dans les cas de fièvre, d'inflammation, de pléthore, d’excitation du cœur, d'affections bilieuses; contre les vomissements des femmes enceintes , les hoquets spasmodiques. On les emploie, aussi à l’extérieur, contre les cors, les entorses, les dartres, les phlogoses, et, en général, contre toutes les irritations de la peau.
ACIER (a Vicies, tranchant), substance métallique formée do fer pur et d’une très-petite quantité de carbone, variant de 1 à 2 centièmes. Sous cette forme le fer acquiert des propriétés nouvelles. Lorsqu’après l’avoir fait rougir, on le refroidit brusquement en le. plongeant dans l’eau, l'acier devient très-élastique, moins dense, moins ductile, plus dur et très-cassant à froid : dans cet état, on l’appelle arier trempé. En ne chauffant l’acier trempé que jusqu'au moment où sa surface sc colore, c'esMudirc un deçà du point où il a subi la trempe, et le laissant ensuite refroidir lentement , on pratique l’opération du recuit, opération qui a pour objet de donner à l’acier des degrés de dureté et «l’élasticité variables, appropriés au genre «le fabrication auquel on le destine. Ou peut distinguer l'acier du fer eu déposant k la surface «lu métal poli une goutte d’acide sulfurique affaibli : avec l’acier, il se produit uue tache noire duc au charbon mis a nu , tandis qu’il n’apparalt sur le fer qu’une tache verdâtre que Peau enlève aisément. En outre, l’acier est plus attirable à l'ai niant, et conserve plus longtemps que le fer la propriéU'i magnétique : aussi prépare-t-on de préférence avec l’acier les aimants artificiels. L’acier est susceptible «Je recevoir par le poli un très-bol éclat; il s’applique, dans l’industrie, i mille usages qui varient selon sa qualité.
On distingue plusieurs especes d’acier : V acier naturel, retiré directement des minerais ; Varier de forge, obtenu par l’affinage partiel de la fonte ; l’acier de cémentation, préparé par la cémentation «lu
fer forgé; l’acier fondu, provenant d«; La fusion d’un des aciers précédents, et enfin, l’acier indien, dit acier wootz , imité des Orientaux. — On trouve souvent dans les forges catalanes Varier naturel eu traitant certains minerais de for très-pur. — On obtient l'acier de forge en soumettant les fontes grises ou blanches à l'action de la chaleur et d’un courant d’air; on leur fait perdre alors une quantité surabondante de carbone, ainsi que d’autres substances étrangères. L’acier de forge est le plus commun ; c’est avec lui qu’on fahri<|ue la grosse coutellerie , les ressorts de voiture, les sabres, les scies, les instruments aratoires, etc. C est «lans l’Isère, la Thuringe, la Westphalie , la Styrie, la Carinthie, que l’on fabrique principalement l’acier de forge. — On prépare l’aeïer de cémentation , dit aussi acier poule, en chauffant fortement «lu fer en barre* au milieu d’une poussière composée de charbon, do suie, «le cendres et de sel marin. L«*s meilleurs fers de cémentation sont les fers suédois, norvégiens et russes. On emploie l’acier poule À la fabrication des Urnes et des objets de quincaillerie ; ou le sou«le au for pour armer des marteaux, des cisailles, des enclumes, etc. — L’acier fondu ou acier fin s’obtient par la fusion des autres aciers. Il acquiert par l.t trempe une dureté et une ténacité 1res- grandes ; c'est avec lui que l'on confectionne les burins et les ciseaux capables de couper la fonte, le fer et les autres aciere. 11 prend le plus licau poil ; aussi remploie-t-on de préférence pour la belle coutellerie fine, la bijouterie d’acier, 1rs ressorts de montre, les instruments de chirurgie , les coins des monnaies, etc. — L'acier indien, dit aussi acier wootz, est celui avec lequel les Orientaux fabriquent , depuis un temps immémorial, leurs excelleutcs lames «le sabre , appelées damas , du nom de la ville «Je Syrie où eues se préparent particulièrement. Lus dessins moirés qu’on y remarque paraissent être dus a la présence, dans là pAtc «le l’acier, d’un carbure de fer cristallisé' , qui se trouve mis k découvert par l'action «les acides. Stodart et Faraday out trouvé, en 1822 , qu’en alliant k l’acier de petites quantités de certains métaux , comme le platine . l’argent , le palladium, ou lui «lonne, avec la propriété de sc damasser, la dureté , le grain et tous les caractères de l 'acier de l’Inde. Aussi aujourd’hui imite-t-on parfaitement cet aci«‘r : les manufactures des Bouches-du-Rhône envoient même en Orient de trèsbelles lames damassées où lu platine est uni k l’acier.
L’art do préparer l’acier, que la Bible attribue à Tubalcaln, et «Jans lequel excellaient les Chalybes , peuple du Pont qui donna son nom k Mie préparation «lu fer {chalt/bs , eu grec, veut dire acier), fut enseigné aux Kurop«’«*ns par les Orientaux; c’est surtout k partir du x« siècle que l«*s armes blanches furent fabriquées avec l’acier. Les petits instruments d’acier, tels que couteaux et ciseaux, ne forent connus quu plus tard. On ne vendit des aiguilles d’acigr en Angbdorrc que sous la reine Marie. La fabrication de l’acier fondu a été découverte par Benjamin Huntsman, qui créa en 1740 le premier éiabUssemcnt de ce genre k H&ndsworUi prés de Sheffleid. Les aciéries d’Angleterre sont encore aujourd’hui tres-renonun«S*s.
ACNE (qu’on dérive «l a augmentatif et de knao ou knêmi , démanger} , nom donné par quelques pathologistes à une variété d«^ la couperose, p:«r d’autres à la dartre pustuleuse disséminée. Voy.
DARTRE et COUPEROSE.
ACOLYTES (du grec arolouthos , suivant). On nomme ainsi les clercs qui ont reçu le plus élevé des quatre ordres mineurs de l’Eglise catholique , et rlonl l’office est de suivre et de servir les diacres et les sous-diacres dans le ministère d«?s autels. Il» doivent porter l’encens, allumer et tenir k* cierges. Dans la plupart d«?s paroisses, surtout «laus Us cam-
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pagues, ce* fondions sont remplies aujourd’hui par les sacristains et les enfants de chœur. Autrefois, les acolytes suivaient partout les évêques pour les servir et porter leurs messages.
ACONIT (en grec acomton , qu'on dérive d’aconét pierre , parce que celte plante croit dans les terrains pierreux) , genre de la famille des Renonrularées, tribu des Elléborées, plante herbacée qui renferme des végétaux très-vénéneux eu général , mais remarquables par la beauté de leurs fleurs, qui ressemblent à de petits casques et se groupent eu épis. Les deux especes les plus connues sont : VA. napel , 'vulgairement tue-chien , qui se distingue par un bel épi de fleurs bleues, en forme de casque fermé ; par ses feuilles étroites, finement découpées, luisantes et d'un vert glabre : elle contient un poison très-violent et corrosif; 2° l'A. tue-loup , que caractérise la couleur de ses fleurs, qui sont d'un jaune livide, mais a peu prés de la même forme et disposées également en épi; ses feuilles sont d'un vert sombre, plus larges que celles du napel et un )*eu velues. — L’aconit croit naturellement dans les Alpes, et est très-commun en Savoie. On a employé l'acouit-napcl contre les rhumatismes et les névralgies, contre les affections arthritiques , contre l'hydropisie et lu paralysie. L’homœopathie, surtout, en fait un grand usage pour combattre la suractivité de la circulation artérielle, les hémorragies actives, en un mot, pour remplacer dans la plupart des cas les émissions sanguines. Oa extrait de l'aconit Vaconitine ( Voy. ce mot). —Selon les poêles, l’aconit naquit de l'écume de Cerbère , lorsque Hercule lui étreignit fortement le gosier, et l’arracha des enfers.
AC0MT1NE, alcali végétal, en grains incolores, fort amers et vénéneux, contenu daus les aconits : il contient du carbone, do l’hydrogène, de l’axote et de l'oxygène. Sa formule est' Ct0 11*7 NO14.
ÀCONlTIQUE (acide), dit aussi Acide pvrocitrique ou citridique, acide organique, cristallisant en croAtcs mamelonnées, incolores, très -solubles, trouvé pur Peschier dans le suc des aconits, en combinaison avec de la chaux. D’après les expériences de Berzélius et de M. Crasso, il s’obtient aussi artificiellement par l’aclion de la chaleur sur l’aride citrique. Avec les buses, il forme les aconit aies ; l’extrait d’aconit dépose souvent de l’aconilate de chaux sous la forme de grains blancs. Formule : CMIO’IIO.
ACOnEES (du genre Acorus, qui en est le type, tribu des Aroidées, comprenant les genres A cor us et Gymnostaehys.
ACORUS (qu’on dérive du grec coré , prunelle, parce que, sHon DittCOride, cetle plante guérit les maux d’yeux), dite aussi Jonc odorant. Iris jaune , Lis des marais , plante de la famille des Aroidées, croissant dans les lieux humides et sur le bord des eaux, est vivace, épaisse, parasite : tiges souterraines, fleurs odorantes, en chaton ; racines aromatiques, dont on fait quelque usage en médecine comme excitant et sudorifique; on les mange en Auvergne; on peut en extraire; par distillation une liqueur forte. On distingue IM. <a!amus , originaire de l’Inde, commune en Europe , et qui entre dans la composition de la thériaque et du mithridate, et VA, gramineus, originaire de Chine, moins répandu.
ACOTYLEDONSou agotILédones (du grec a priv. et de cotylédon) , nom que l’on donne aux plantes privées de cotylédons. On les a nommées aussi Inevibryoncs j Richard), parce quelles n’ont pas d’embryou , Àyumcs (Neckcr) et Cryptogames (Linné) , parce qu’elles n’ont pas de fleurs ou que du moins on ne leur en voit pas. — L. de Jussieu en a formé sa première classe acotylêdonie, composée dos fatnillcs : Algues , Champignons , Lichens, Mousses, I.yropodiacées , Fougères, Equisétacées et Marstlèn' rrs.
ACOUSTIQUE (du grec acouô , j’écoute) , science
des sons, traite de tout ce qui sc rapporte à la formation, à la transmission, à la réllexiou, enfin à la propagation du son. C’est une science mixte, qui appartient aux mathématiques , à la physique et à la musique : l’acoustique mathématique fait connaître les lois du mouvement de vibration, considéré comme cause occasion uelie du son ; l’acoustique physique étudie les phénomènes sonores; l’acoustique musicale considère les sous comme faisant partie d’un système de musique. — L’acoustique , restreinte pendant longtemps à la considération musicale des sons , a été cultivée dès la plus haute antiquité. Ce fut Pythagore qui découvrit les rapports qui existent entre les longueurs des cordes vibrantes, d’où résultent les différences de tons. Cependant cette science fit peu de progrès jusqu'à la fin du xvu* siècle. Bacon connaissait déjà le fait de la propagation et de la réflexion du son ; mais il en ignorait les lois. Sauveur fut le premier qui exposa la théorie des cordes vibrantes et son application à la musique , une des branches importantes de la physique. Après lui, Taylor, 1). Bcrnouilli, Euler, D’Alembert et Lagrange développèrent celle partie du la science : Chladui publia en 1809 ses découvertes sur la vibration des surfaces élastiques. Depuis cette époque, MM. Biot, Cagniard-Latour, Savart surtout, enriebireut l'Acoustique par de nombreuses expériences : ce dernier, s’attachant aux mouvements individuels des molécules, détermina le sens, les lois et les caractères des divers modes d’ébranlements qu’elles peuvent recevoir , selon la nature particulière des divers corps solides, etc. MM. Poisson et Cauchy out aussi contribué aux progrès de l’acoustique par leurs travaux mathématiques.
ACQUA-TINTA, À.-TOFANÀ, etc. Voy. aqda.
ACQUÊT (d'acquérir), bien dont on devient propriétaire par achat, donation, ou de toute autre manière que par succession. La communauté conjugale peut être réduite aux acquêts (Code civil, art. 1497), c'est-à-dire aux biens acquis pendant le mariage ; dans ce cas, les biens propres, c’est-à-dire apportés par l’un ou l’autre des époux , restent la propriété exclusive de chacun d’eux.
ACQUlT-A-CAUTiÜ.N , autorisation délivrée par les employés des douanes ou des contributions indirectes pour qu’une marchandise qui n'a peint encore payé les droits de consommation puisse librement circuler d’un entrepôt à un autre, sous la garantie qu’elle ne sera pas détournée de sa destination. Au moyen de cette autorisation, les marchandises sont exemptes de la visite dus bureaux placés sur la route qu’elles doivent parcourir.
ACRE (du latin ager, agii. champ), mesure de superficie usitée autrefois en France, variait selon les provinces où elle était en usage; sa valeur la plus ordinaire était d’un arpent et demi. L’acre de Normandie, le nlus connu, se divisait en 4 vergées, et la vergée en 40 nerches ; il valait 81 ares 71 centiares.— Ailleurs, l'acre ne valait guère que 50 ares. — L’acre anglais vaut 40 ares 47 centiares.
ACRIDIENS (du grec acris , sauterelle), làmilie de l’ordre des Orthoptères établi par Latreiile (Sauteurs de Cuvier) , caractérisée par scs antennes filiformes ou prismatiques, des tarses do trois articles, des cuisses renflées propres an saut, renferme une vingtaine d’espèces, et a pour type la Sauterelle (Voy. ce mot'. Répandus sur toute la terre, ces animaux sc multiplient prodigieusement, et exercent, surtout dans le Midi, les plus grands ravages.
ACROBATE (du crée acii/xitès, qui marche en haut, en l’air), nom donné parles anciensauxdanseurs de corde, a été remis en honneur dans ces derniers temps, et a remplacé celui de funambule. Les acrobates dansent sur la corde tendue ou lâche, disposée horizontalement ou obliquement, et fout mille tours de force. Ces exercices, qui exigent beaucoup de vi-
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