‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 143 sur 508 · Ç1EN · texte numérisé non relu

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léienne , A Oxford, ainsi nommée de sir Th. Bodlev . amlus&adcur d'Elisabeth , devenue publique en 1012; U H. du Rritiêh Muséum . à Londres; cellesde Cambridge, Edimbourg , Glasgow , Dublin, etc.

Allemagne. Nous filerons seulement : en Autriche , la b. Imjtériale de Vienne , fondée en 1480 et accrue de la bibliothèque de Mathias Corvin : elle possède plu* de .'100,000 volumes; relies de Prague , de Uræû et de Presbourc; — en Prusse, celles de i Berlin et de Halle. — Viennent eusuite les biblio- ; Uiequcs de Munich , de Dresde , de Leipzig, de Hanovre, de Wolfenbuttel , de Stnttgard , etc.

Pour fart de distribuer et d’administrer les bibliothèques, on pourra consulter la bibliothéconomie , récemment publiée par M. L.-A. Constantin (Hesse).

BIBLIQUES ( sociétés), société* protestantes fondées pour 1a propagation des livres saints parmi les classes pauvres, sont surtout répanducsen.Angletenrc. La plus ancienne date de 1780 ; la plus importante est la Société biblique britannique et étrangère, fondée en 1804. Depuis ce temps, d^utres sociétés bibliques ont été établies sur le même plan en Russie, en Allemagne, en Amérique, en France. La Société bib/iffue protestante de Paris fut fondée en 1818. Ces sociétés ont répandu plus de 30 millions de bibles sur tonte la surface du globe.

BICARBONATE, lur.AKBrRE, etc. V. c arronate, etc.

BICEPHALE (du latin bis, deux fois, et du grec kdphatè, tête), monstre à deux têtes. Voy. monstres.

BICEPS (de bis , deux fois, caput, tête) , nom de deux musclée qui ont chacun deux attaches à leur partie supérieure : le 8. brachial , situé à la partie antérieure du bras, fléchit l'avant-bras sur le bras ; le B. crural , situé A la partie postérieure de la misse , fléchit la jambe sur la cuisse , ou celle-ci sur 1a jambe. Il est aussi rotateur de la jambe en dehors. — On nomme bicipital ce qui a rapport au biceps.

BICHE , femelle du cerf. Voy. cerf.

BICHET , mesure de grains jadis en usage dans la Bourgogne, le Lyonnais, à Meaux , et dans quelques autres pays. Le bichet de Lyon équivalait h pen près à 40 litres; relui de Sens, à un peu plus de 20.

BICHON ou caret* de maltf. (de barbichon, diminutif de barbet) , jolie espèce de chien provenant du croisement du petit barbet et de l'épagneul. Le bi- , chon a le net court, le poil long, blanc et très-fin. , Ces petits chiens ont été longtemps A la mode, et les dames les portaient dans leur manchon.

BICORNES (du latin bis, deux fois, et cornu, corne) , nom donné par Ventenat à la famille des Bruyères ou Erycinées de Jussieu , à cause des deux appendices filiformes qui surmontent les anthères.

dIDENT, Bidens (de bis, double, et dens, dont), Genre de la famille des Composées, tribu des Sénécioiiées, formé de plantes annuelles, à feuilles opposé<>< et A capitules multiflorcs radiés; ses semences sont couronnées de deux dents on arêtes. Ce genre a pour type le b. à calice feuillé {b. tripartila ), vulgairement Chanvi'e aquatique t qui habile le bord des eaux .

BIDET, petit cheval, excellent pour la selle et le service des postes; il est précieux pour sa vigueur, sa ténacité et sa sobriété peu communes. C/est une rare particulière, que Ton éleve surtout en Auvergne.

BIDON, nom d’une ancienne mesure pour les liquides, qui équivalait à 5 pintes de Paris (4 lit., 65). 11 a depuis désigné une espèce de broc de bois employé dans la marine et à l’armée et dans lequel on met A boire pour 5 hommes. — On appelle bidon d’homme de troupe , petit bidon , un vase de ferblanc propre à contenir la boisson de chaque soldat.

BIEF ou riez , nom donné en Hydraulique : 1° A un petit canal qui détourne un cour* d’eau . ou qui Je soutient à une certaine élévation pour le faire ensuite tomber sur les roues d*un moulin ; 2® A la partie horizontale d'un canal comprise entre doux £.'lu«eson deux pertuis {Voy. éclose et canal). On

appelle bief supérieur ou arrière-bief la partie qui se trouve en amout de l’écluse; bief inférieur ou sous-bief, celle qui se trouve en aval.

BIELLE. On nomme ainsi en Mécanique une pièce qui, dans une machine, sort Acommuniqucr lemouvement : c’est une tige inflexible, articulée par scs extrémités A deux points, les tenant à la même distance, unissant leurs mouvements et servant aiDxi à transmettre la puissance de l*un* A l’autre. On en fait usase toutes les fois qu’il s’agit de transformer un mouvement de va-et-vient en un mouvement circulaire , comme dans les machines A vapeur, ou un mouvement circulaire en un mouvement de va-etvient, comme dans les scieries. On en distingue de plusieurs sortes scion leur dimension, leur position, ou leur destination : grande bielle , bielle latérale, bielle pendante , bielle en double bride, etc. On les fait en fonte ou en fer.

BIEN. En Morale , on nomme bien tout ce que l’homnte peut rechercher , et l’on distingue le bien physique ou bien sensible, qui comprend tout ce qui peut être utile ou agréable à l’homme, tout ce qui peut contribuer à son bonheur, et le bien moral , ou le bon, Y honnête, qui comprend tout ce que l’homme approuve , tout ce qui est conforme à Fordrc , au devoir. Les philosophes ont beaucoup disputé sur la nature du bien moral : les uns cherchent, avec Epicure, Hobbes, Helvétius, Bentham, A le réduire A rutile, ou tout au moins A Futilité générale ; les autres le considèrent comme essentiellement distinct de Futile, et le définissent , tantôt avec Platon, Zénon, Clarke, Kant: ce qui est conforme à la pensée de Dieu, A la raison , à l’ordre, A l’essence cl à la destination des choses, aux «lictées de la conscience; tantôt, avec Ad. Smith, ce qui est propre A exciter le sentiment de la sympathie, de l’approbation. Quelque dilférçntes que paraissent ces solutions, il serait facile de montrer qu'elles se concilient au fond et s’accordent pour nous prescrire la même conduite. — La question du souverain bien, qui a aussi tant occupé les moralistes et les théologieus, dépend de la précédente, les uns plaçant le souverain bien dans le plaisir, dans te bonheur sensible, c,-à-d. dans la recherche de Futile; les autres, dans la vertu, c.-A-d. dans la pratique du bien moral : la véritable solution est cucore Ici dans Yaccord du bonheur et de la vertu. — On peut consulter sur ces graves questions tous les auteurs qui ont écrit sur la morale , mais plus spécialement Platon République) , Cicéron {de Fi ni bus bonorum et malorum et paradojcs ) , S. Augustin {De summo botio , Male branche (('mnersations chrétiennes), Clark • [Traité de F existence de Dieu), Kant {Critique de la raison pratique). J. -J. Rousseau (Profession de f.î du vir-nire savoyard) f N. Cousin (Cours de philosophie de 1828, 20* leçon) , M. Jouffroy (Cour* de droit naturel), Droz {de la Philosophie morale).

BIENFAISANCE. Cette vertu, que la religiou nomme charité , la philosophie philanthropie, et dont le nom actuel,. employé four la première fois par l’abbé de St-Pierre, ne date nue du dernier siècle (1725), ne s'exerça longtemps qu individuellement et sans règle. L'exercice public de la bienfaisance, qui avait été déjà l’objet d une ordonnance de François I« en 1536, d'tio édit de Henri 11 en 1547, fut organisé sur de nouvelles bases par la loi du 7 frimaire an V, qui créa les bureaux ae bienfaisance : les ordonnances du 31 octobre [1821 et du 6 juin 1830 ont complété cette organisation. La République de 1848 a substitué au mot de Bienfaisance publique celui à' Assistance , et a fait de l’assistance un devoir A l’Etat, dans la Constitution môme (Voy. assistance). Ou doit à M. de C.érando un excellent traité De la bienfaisance publique (1839). M. Tailband a dounê Y Histoire de ta bienfaisance publique (1848). ,

Bureaux de bienfaisance. Ces établissements sont chargés de distribuer des secours A domicile; les fooc-

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lions des membres qui le composent sont gratuites ; ils peuvent se faire aider par des commissaires cl des dames de charité. Les caisses de ces bureaux sont alimentées, soit par les revenus de biens qui leur appartiennent, soit par les droits établis sur les spectacles, bals, concerts, suit enfin j»ar les dons et les legs particuliers. Ces utiles établissements se sont multipliés au point que, des 1843, ou en comptait en France?, 600.

BIEN H É U REli X . Un nomme ainsi dans le style religieux : 1° ceux qui jouissent dans le ciel de ia félicité éternelle; 2° ceux que l’Eglise recouualt, par un acte solennel qui précède la canonisation , connue devant être, placés au nombre de ceux qui jouissent de la gloire éternelle, et qui sont jugés digues d’une vénération particulière. Voy, béatification.

BIENS. On donne ce nom , en Droit , à tout ce que l'homme peut posséder. Le Code civil (art. 516) partage tous les biens eu Meubles et Immeubles. En outre, on distinguait, au point de vue du mariage, II. dotaux, U. paraphemaux, etc. ( Voy . ces mots.) — Un appelle Biens-fonds tous les biens immeubles, tels que les fonds de terre , les vignes, les bois, les édifices, etc.; on appelle Ifiens communaux ceux à la propriété ou au produit desquels tous les habitants d’uue commune ont un droit acquis. — Ou a appelé, depuis la Révolution, Biens nationaux ceux qui 1 étaient devenus la propriété de la nation , j»ar l'effet de la suppression des ordres religieux, de la confiscation des biens des émigrés, etc. Ces bien», «pic l'État initen vente, furent longtemps frap|iés de défaveur. L'indemnité d’un milliard accordée en 1815 aux émigrés leur rendit leur valeur en donnant aux acheteurs toute sécurité.

BIERE (de l'allemand hier), boisson fermentée, préparée avec l’orge et le houblon ; outre les éléments fournis par ccsdeux substances, ellecoutient beaucoup d'eau, de petites quantités d’alcool, de sucre, de gomme, de gluten, de phosphate de chaux et de magnésie , tenus en dissolution dans les acides acétique cl phosphorique. Elle est plus ou moins chargée d’acide carbonique libre, ce qui la fait mousser.— Il y a un très-grand nombre de variétés de biere, surtout dans les pays où, comme en Angleterre , en Hollande, eu Belgique, etc., la vigne n'est j»as généralement cultivée.— Les différences que présentent Yale, le porter, le stout, le far o, le ainger-beer, la bière blanche, la bière brune , la double bière, la jtetite bière, ne proviennent que de quelques modifications dans les procédés de préparation ou dans les proportions relatives d'eau, d’orge et de houblon.

La fabrication de la bien? embrasse quatre opérations : le maltage , le brassage, la fermentation et la clarification. — Le maltuge a pour but de faire germer forge et par là d’y développer le sucre nécessaire à la fermentation : forge uermée prend Je mon de malt. l*our l’amener à cet état, on la fait ramollir et gonfler dans f eau, puis on l’étend en couches minces, à la température de 14 à 10 degrés, sur un plancher où elle ne tarde pas à germer. Lorsque le germe a acquis a peu près la longueur du grain, on arrête la germination en exposant forge à une chaleur d’environ 60 à 70 degrés. Le fourneau sur lequel ce léger grillage s’exécute s'appelle touraillc; le malt touraillé s'appelle aussi arèrjte. — Après avoir réduit le malt ainsi desséché en farine grossière, on Misse à l'opération du brassage en faisant tremper e produit pendant quelques heures dans uDe grande cuve , avec dcTeau chauffée à 50 ou bO degrés; ensuite, on soutire le liquide, et on le fait chauffer dans de grandes chaudières avec du houblon. Sans le principe amer et aromatique du houblon, labicre ne pourrait pas se conserver et s’aigrirait promptement. — Lorsque le moût de bièt'c ainsi obtenu est suffisamment concentré, on le fait couler, apres en avoir séparé le houblon , «tans des cuves très-larges et peu profondes, dites raftàkhissoirs , ou il se refroidit

hi.ntêt à 15 degrés; de là il passe dans une cuve trèsprofonde, nommée cuve à guitloire ou cuve à fermentation. Un y délave une petite quantité de levure de bière provenant d opérations précédentes, de marnera que la fermentation spiritueuse s’y développe. Des quelle est terminée, au bout de quelques jours on soutire la bière pour en séparer la levure qui s'y est formée. Enfin, on procédé à la clarification avec de la colle blanche de Flandre ou avec de la gélatine animale. — La bière bien préparée sc conserve en général d'autant plus longtemps qu elle est plus forte. La bière ordinaire devient promptement acide, et doit être bue dans les 3 ou 4 mois qui suivcul sa préparation. — La bière est une boisson nourrissante, qui excite les organes digestifs et facilite la sécrétion des urines. Prise en trop forte quantité, clic donne des vertiges, pèse à l’estomac et occasionne une ivresse prolongée et stupéfiante.

L’usage de la bière est très-ancien. Moïse trouva celle Ikiissou eu usa ire eu Egypte. Les auteurs grecs, qui Fappelaient vin d’orge, en attribuent fiuveutiou aux Égyptiens; suivant eux, ce serait à Péluse, ville située a l'embouchure du Nil, qu'on l’aurait d’abord préparée. Les Latins la nommaient cervitia , mot qu on dérive de Cereris vitis (vigne de Cérés) , et d’où vientce/Toise. Les Espagnols, les Germains, les Gaulois la connaissaient de temps immémorial. V. bmsseuc.

bikre (^de ( allemand bahre, civlcre), cercueil en buis où Ion met les morts. Voy. cercueil.

BIEVRE, ancien nom du Castor. Voy. castor.

BIEZ ou bief, terme d’Hydrauliquc. Voy. bief.

BIGAMIE *du Tatiu bis, deux fois, et du grec gamos. mariage), crime de celui qui contracte un sc- • oiid mariage avant la dissolution du premier. Chei l< s Romains, la peine de ce crime était laissée à l’arbitrage du juge ; Ordinairement le bigame était noté d infamie. Autrefois, en France, le bigame était pendu ; on sc contenta ensuite de l’envoyer aux ga- Irnt; aujourd'hui, d’apres fart. 340 do Code pénal, la bigamie est punie des travaux forcés à temps. En Suède, on inflige la peine de mort; il en a été de même en Angleterre jusqu'à Guillaume 111 ; à cette peine Oli substitua depuis celle de la prison ; toutefois le criminel devait avoir en outre la main brûlée. Autrefois, en Suisse, lorsque deux femmes réclamaient un même mari , le corps du bigame était , dit-on , coupé -par la moitié. En Orient, au contraire, la bigamie, et même la polygamie, sont permises.

BIGARADE , appelée aussi Orange amère, fruit du Bigaradier [Citrus vulgaris), a pulpe amère, d'un jaune rouge , et sur la peau de laquelle s'élèvent quelques excroissances. Voy. oranc.f.r.

BIGARREAU (du bas latin bigarella , fait de bis. deux fois, et varellus. , diminutif de varias, varié), espèce de cerise rouge et blanche, et d’une r li air ferme?, aiusi appelée parce (ju’elic est bigarrée de rouge et de blanc. Les bigarreaux sont fort sujets a être attaquées par les vers. — Ou nomme bigarreautiers les variétés de cerisier qui les produisent.

B1GMOMAGÉKS ou bicbobiees (ainsi nommées jvar Toumcfort en l’honneur de l’abbé J. -P. Bignon, sou protecteur), famille de plantes dicotylédones monolétales hypogvnes, de Jussieu, renferme des arbres, des arbustes élégants, et très-souvent des lianes remarquables par féclatde leurs fleurs. Elle a pour caractères : calice divisé, corolle presque toujours irrégulière, à 4 ou 5 lobes: 5 étamines, dont une presque toujours stérile ; ovaire simple ; un style, stigmate simple ou bilobé. Le fruit est uue capsule se elle, unie ou biloeulaire, bivalve, ou une sorte de drupe sec, a une ou plusieurs loges. Cette famille renferme les genres Hignonie. Catalpa, etc.

B1GN0ME, Bignonia, genre de plantes exotiques de la famille des Bignoniacées. Ce sont des arbustes on des arbrisseaux grimpants qui peuvent serv ir à la I décoration des berceaux, et qui sc trouvent dans les

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contrées équinoxiales : on en compte environ 80 espèces. Un cultive chez nous : la H. orangée, dout les Heurs forment de petits bouquets pourpre et orangé, et le Jasmin de Virginie (B. radie ans). Voy. jasmin.

BIGORNE (corruptiou de bicomis. qui a deux cornes). Ce mot désigne : 1° une espèce d'enclume à 2 cornes, dont un bout finiten pointe, et qui sert a tourner les grosses pièces en rond; 2° un coin de fer dout les calfats sc servent pour couper les clous qui se trouvent dans les joints; 3® une masse en bois avec laquelle les corroyeurs foulent les peaux mouillées. — C'est encore le uom d'un petit coquillage univalve ayant la forme d'un colimnçou, et qui s’attache aux rochers. On le nomme aussi bigorneau . vignot , pilau, hibou, guignette. etc. Il est comestible.

BIGRE (en bas latin bigrus , corruption d ’apiger, ou d ‘apte unis, qui réunit ou qui soigne les abeilles), Ce nom désignait autrefois uu garde forestier ou un individu riverain d'une forêt auquel était commis le soin de veiller A la conservation des abeilles et de recueillir leur miel et leur cire. — Les bigres avaient le droit de couper ou d'abattre les arbres ou se trouvaient les essaims. Un édit de 1669 leur êta ce droit.

HlGL’ES,inAtoreauxquiontAleurexlrémitédes poulies, ctqui servent à éleverou à soutenir des fard eaux, h ét nrer une machine ï m Mer, un bâtiment couché, etc.

BIJOU , bijoutier (qu’on dérive de bis, deux fois, et joculus , jouet). On peut employer A la confection des bijoux toutes sortes de matières, or, argent, cuivre, fer, acier, ivoire, os, nacre, écaille, bois môme ; mais c'est surtout aux ouvrages faits en métaux précieux qu’on applique le nom de bijoux, et l’on nomme bijoutier celui qui fabrique ou qui vend ces ouvrages. On distingue uuatre sortes do bijouteries : la il. en fin, qui travaille l’or; la B. en argent; la B. en faux, qui travaille le cuivre doré, le situilor, l’or de llanfieim. le chrysocalque, etc.; la B. en acier, introduite en France en 1740, et qui eut longtemps une vogue méritée. Un peut y joindre la B. enfante, récemment importée de Berlin, qui opère par le simple moulage de la fonte de fer; la France u'a pas tardé à égaler la Frusse dans cette fabrication.

Les bijoux en or et en argent doiveut avoir un titre fixé par la loi (loi du 19 brumairo an VI), et dont l’élévation varie selon la destination des objets fabriqués ; ou admet 3 titres pour les bijoux d’or : l*r, 920 millièmes de On et 80 d alliage; 2°, 840 de fin et 160 d'alliage; 3% 750 et 250. 11 y a également 3 titres pour I argent : Ier, 950 d’alliage et 50 de fin ; 2°, 800 et 200, 3«, 500 et 500. Un poinçonnage que porte chaque objet indique le titre particulier de chaque bijou. — La bijouterie de fronce et celle d’Angleterre sont les plus estimées; mais la première l’emporte par le goût et l’élégance du dessin.

Le goût des bijoux a régné en tout lieu et en tout temp5, surtout chez les femmes; dans l’antiquité, il fut porté a l'excès; au moyen Age les bijoux étaient l'attribut de la noblesse; aujourd’hui ils sont indistinctement portés par toutes les classes de la société.

M . Julia Fontenelleapubl. uu Manuel du bijoutier.

ÜUUGUE (de bis, deux, et jugum, joug), se dit en Botanique de* feuilles peunées dont le pétiole commun porte deux paires de folioles.

B1LABIE (du latin bis, deux fois, labium, lèvre), se dit, eu Botaniaue, d’un orgaue dont les parties distinctes ou soudées sont disposées de manière à représenter deux lèvres, l'une supérieure, et l’autre inférieure. Les familles des Labiées, des Aeautbacées, offrent des exemples de calices èt de corolles labiées.

BILAN (du lat. bilanx , balance), état ou inventaire de l'actif et du passif d'un négociant. — On dit vulgairement d’un négociant qu'i/ a déposé son bilan, pour dire qu'il se déclare en état de faillite. Dans ce ras, en effet, le failli est obligé de fournir son bilan, c.-a-d. l’état actif et passif de sef affaires; cet inventaire doit, en outre, contenir l'énumération et l'éva-

luation de scs biens mobiliers et immobiliers, le tableau de ses profits , de scs pertes et «le scs dêpcuscs. — Tout failli qui ne pourrait fournir du bilan, faute d’avoir eu ses livres de commerce en rêgfo, pourrait être poursuivi comme banqueroutier frauduleux (Code de Connu., art. 591).

B1LATER AL (du lat. bis, deux fois, lat us, luteris, côté). Su dit, eu Botanique, des parties d’une plant disposées des deux côtés d'un organe rouirai. Las feuilles de l’if, par exemple, sont bilatérales.

bilatéral ( contrat), obligation qui lie les deux parties. Voy. contrat et stnallacxatiouk.

BILBOQUET (de bille et boquet, petit morceau de bois). Le jouet de ce nom, qui est connu de tous, fut mis à la mode eu France pur le roi Hc*nri 111, qui l’aimait & la passion.

On appelle bilbof/uet : dans la fabrication des Monnaies, un morceau de fer en forme d’ovale tres-allongé au milieu duquel est un cercle en creux de la grandeur du flan que l’on veut ajuster : au centre est uu petit trou pour repousser le flan eu dehors, lorsqu'il se trouve trop attaché au bilboquet; — dans Ja Construction, tout petit carré de pierre qui, ayant été scié d’un plus gros , reste dans le chantier ; — dans la Typographie, certains petits ouvrages de ville, tels que billets de faire part pour un mariage, pour un baptême, pour un décès, avis au public, etc,; — chez les Coiffeurs, un instrument dont ils se servent pour friser les cheveux dcstiuésà faire des perruques : c'est un petit morceau de bois tourné, arrondi par les extrémités, do la grosseur du pouce, et uu peu aminci au milieu : c'est sur cc milieu qu'on roule les cheveux.

BILE (du latiu bi/is), dite aussi fiel, eu grec cholè, liquide sécrété par le foie, plus ou moins visqueux , d’une couleur jaune-verdAtre, d’une odeur peu prononcée, d’une saveur amère et faiblement alcaline; jointe eu toute proportion avec l’eau et l'alcool, la bile s’y mêle très-bien, et elle est précipitée de ces liquides par le sous-acétate de plomb. — Beaucoup de chimistes se sont occupés de l’analyse du la bile; mais ce u’est que daus ces derniers temps qu’ou eu a reconnu la composition exacte. M. Strccker, qui a publié, depuis 1847, les travaux les plus complets sur cette matière, a trouvé que la bile de bœuf, de chieu et de brebis se compose essentiellement d'un mélange de deux sels de soude, dout l'un est formé par V acide cholique (du grec cholè, bile), composé de carbone, d’hydrogène, d’azote et d'oxygène, et dont l’autre est constitué par l ‘acide chotéiquc, qui renferme les mémos éléments associés A du soufre. Outre ces deux (wirties essentielles, la hile renferme accidentellement, et en très-petite quantité, de l'acide margarique, de la cholestérine et du sel marin. La bile de poisson coutient les mêmes arides combinés avec de la potasse. Dans la bile de porc, le même chimiste a trouvé deux sels de soude formés par deux acides homologues des précédents.

On appelle bile héjnitique celle qui vient directement du foie pour se rendre immédiatement dans le duodénum ; et bile cystique celle qui séjourne dans la vésicule biliaire avant de couler dans le duodénum par le canal cholédoque. C’est dans cette dernière qu on trouve la cholestérine , qui ne se rencoutre jamais dans la bile hépatique, et qui forme la base des calculs biliaire v que i'ou trouve souvent dans la vésicule, surtout chez les vieillards.

La. bile sert A la diircstion; versée dans le duodénum par le canal cholédoque, elle se mêle aux aliments déjà digérés par l'estomac, et aide A leur conversion en chgle , qui est l’état daus lequel ils doivent être absorbés pour se mêler au sang : l'excès de ce liquide ou son absence contribue A vicier la digestion. — Les gensdu monde font jouer un grand rôle A U bile dans presque toutes les maladies; sans repousser la part active qu'elle peut y prendre dans beaucoup do circonstances, il est encore aujourd’hui bien difficile

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