BISE
BISO
temps en vogue. Pour le jouer, il faut un grand tableau contenant 70 crises numérotées, et uu sic contenant 64 petites boules creuses numérotées aussi. Il y a le banquier et les (tontes. Celles-ci mettent ce qu'elles veulent sur chaque nombre ; le banquier tire une boule, et si le numéro qu'elle porte correspond à une case chargée, il paye 64 fois la mise; mais comme la couche appartient au banquier, celui-ci a toujours un avantage de 7 sur 70. On peut jouer le biribi de plusieurs autres manières.
BISAIGUE. Vou. hksaicije.
BISAILLE (de r adjectif bis, bi se), mélange de pois gris et de vesces, dont on nourrit certains animaux, particulièrement les pigeons. — On donne aussi ce nom à la plus bise des farines, celle avec laquelle on fait le pain bis.
BISANNUEL (de bis, deux fois, annus, année), se dit d'une plante dont la vie dure 2 années, c.-à-d. qui ne fleurit, ne fructifie et ne meurt qu’au bout de2ans.
BISCAIEN. Ce mot a été d'abord employé comme adjectif avec le mot mousquet, pour désigner un mousquet à fort calibre ou fusil de rempart, inveuté ou originairement employé en Biscaye. Il a été depuis transporté li la balle du mousquet biscaien : c'est dans ce sens seul qu'on le prend aujourd'hui. — Le biscaien est rond et à peu près de la grosseur d'un petit œuf; c'est le plus petit des boulets de canon; il est ordinairement de fer fondu, et porte de 400 a 600 m. : ou le fait entrer dans les charges à mitraille.
BISCI10F ( mot allemand qui veut dire évêque, et qui n’est lui-mème qu’une corruption du latin episcopus), boisson froide composée de vin sucré, de citron ou d'orange et de muscade, est répandue surtout en Allemagne et eu Hollande. C’est un breuvage généreux et réconfortant ; il a probablement tiré son coin de sa couleur violette, qui est celle du costume des évéques. Iars catholiques d’Allemagne le nomment de préférence t in pourpré.
BISCOTTE (du latin bis, deux fois, et cortus, cuit; en italien biscotto ), sorte de pâtisserie qui consiste ordinairement en tranches de pain séchées au four. Les biscottes de Bruxelles sont les plus recherchées. — En Provence, on appelle biscottes des marrons cuits dans du vin blanc et passés ensuite au four.
BISCUIT (en italien biscotto, du latin bis, deux fois, et du mot français cuit). On nomme ainsi : 1° une pâtisserie délicate faite avec des œufs , de la farino et du sucre, qu’on aromatise quelquefois avec de l'eau de fleur d’oranger, de l'aois. etc. On fait à Reims des biscuits secs fort estimés. Quelquefois ou incorpore à la pâte du biscuit des substances médicamenteuses actives, des vermifuges, des sels mercuriels, etc., pour faire prendre plus facilemeutccs remèdes aux enfants et à certains malades : on connaît surtout en ce genre les biscuits dépuratifs du docteur Ollivier ; — 2° un pain en forme de galette auquel ou a donné deux et quelquefois quatre cuissons pour le durcir, et dont on fait provision pour les voyages sur mer, ce qui le fait appeler spécialement biscuit de mer ; c'est la nourriture ordinaire des marins; leur ration est de trois biscuits par jour. On en distribue aussi quelquefois aux troupes en campagne. L’usage du biscuit était conuu des Homaius ; il s’introduisit dans les armées romaines, comme approvisionnement de campagne, au temps des Antonins. — Ou appelle aussi biscuit de mer l’os de seiche qu’on donne aux oiseaux eu cage pour aiguiser leur bec.
On nomme encore biscuit un ouvrage de porcelaine cuit au four, et qu'on laisgc dans son blanc mat, sans (teinture ni couverte; on en fait «les figurines.
BISE, nom particulier donné au vent scc et froid qui, pendant l'hiver, souille du nord-est : les Italiens l'appellent tramontane. Le mot bise est quelquefois synonyme d'hiver, surtout eu poésie.
BISEAU (du latin bi sel lus) , extrémité ou bord coupé en biais, eu talus se ait surtout du bord des
glaces de miroir, de t'arrête d’un bois équarri , du dos d’un couteau, du tranchant d’un outil, etc.
Ou appelle cartes biseautées des caries de chaque côté desquelles des joueurs de mauvaise foi ont retranché nue bandelette aiguë, un triangle excessivement allongé , atin de les reconnaître au besoin, et de s’en servir pour tromper leurs adversaires.
Bl-SEL se dit, en Chimie, d’un sel acide dans lequel la quantité d'acide est double de celle qui est contenue dans le sel neutre formé pai;le même acide et la même base. On désigne les bi-sols en faisant précéder de la syllabe bi le nom générique des sels; ainsi on dit : bi-sulfate, bi-lartrate, bi-oxaialc, etc.
B1SERRULE (de bis , deux fois, serrula , petite scie) , genre de la famille des Papilionacées , plante herbacée , annuelle , à feuilles imparipennées qui lui donnent quelque analogie avec une double scie. à petites fleurs bleuâtres, â gousse biloculaire, croit au midi de l'Europe et eu Orient, dans les lieux pierreux.
BISET, Columba livia, espèce du genre Pigeon, ainsi nommée à cause de sa couleur bise, a le corps gris d'ardoise, le tour du cou vert changeant, avec une double bande noire sur l’aile, et le croupion blanc. Le biset sauvage est considéré comme la souche de la plupart des pigeons domestiques. C’est un oiseau voyageur assez rare en Europe , mais trèscommun en Asie et surtout en Afrique. Ou l’appelle aussi Pigeon de roche, parce qu’il aime à faire son nid dans les trous des rochers. — On appelait autrefois biset une grosse étoffe commune de couleur bise.
B1SI10P ou nisc.HoF. Voy. bisc.hof.
BISMUTH (de l’allemand t oismuth, même signification), dit aussi Étain de glace, métal blauc , grisâtre , lamelleux , fragile , fusible à 250*, et pesant spécifiquement 9,80. Il cristallise avec facilité en cubes ou en trémies tétraédriques, brillant des plus vives couleurs. On le rencontre particulièrement à l'étal natif, uni avec le soufre ou l'arsenic, dans les mines de cobalt et d’argent de la Saxe , de la Thuringe et de la Bohême. Pour l'avoir pur, il sullit de chauffer le minerai dansdes tuvaux de fonte légèrement inclinés; à mesure que le métal fond, 11 sc rend dans un récipient placé â l’extrémité inférieure des tuyaux. Le bismuth est un des métaux les plus fusibles, et il communique celte propriété aux inétaux avec lesquels on l’allie : on en forme {'alliage fusible de Darcct ( Voy. almace). On se sert d'un alliage de 5 parties de bismuth, de 3 de plomb et de 2 d'étain, alliage qui fond à 92°, pour obtenir des clichés des gravures sur bois. Le bismuth uni â l’étain le rend plus dur. Il s’amalgame très-bien avec le mercure, et forme un alliage roulant, très-avantageux pour l'étamage des glaces. Le bismuth se combine avec l'oxygèue.e.tdonne uu oxyde jaune qui avec les acides forme les sels de bismuth. Ce qu'on appelait jadis nuigistère de bismuth est un sous-azotate de bismuth : il constitue le blanc de fard. — Le sous-azotate de bismuth est employé comme sédatif et antispasmodique, surtout dans les crampes d’estomac. — Le bismuth fut longtemps confoudu avec d’autres métaux analogues, tels que le plomb et l’étain. Ce n’est qu’au xvi* siècle (vers 1520) qu’il a été distingué et décrit par Agricola.
Le Bismuth sulfure ou Bismuthine est un minéral composé de soufre et de bismuth ; il est gris d'acier, brillant, et se présente en cristaux aciculaircs. H en existe des variétés qui renferment, en outre, du cuivre, du plomb, et même de l’argent.
BISON (de uisent, nom sous lequel ou désignait l’Aurochs dans la langue des Germains), Bas ame* rieanus, espèce de bœuf sauvage de l’Amérique septentrionale, se distingue surtout par sa longue barbe, par la bosse qui surmonte ses épaules, et sa tête couverte d’une laine épaisse. Ses cornes sont courtes, arrondies , noires et susceptibles d’un beau poli ; sa queue, peu longue , se termine par un bouquet de
MTO
RLAI
poils. Pendant l'hiver, le bison se lient dans les forêts ; l’été , il habite les prairie». Cet animai , naturellement farouche , s'apprivoise aisément quand il est pris jeune. A l’état sauvage, on le chasse pour sa peau, qui donne un bon cuir,aiusi que |>our sa langue et sa bosse , qui sont un manger délicat. Le bison habite surtout l'Amérique septentrionale; on lo traque avec ardeur sur les bords du Missouri et du Mississipi. M. Lamare-Picquot a proposé , en 1849, d'introduire bison en France , comme un auimal à la fois propre au trait et A ta consommation.
BISQUE (du latin bis, deux fois, et rocta, cuite) , espèce de purée , autrefois fort A la mode , et qu’on servait en guise de potage au commencement du repas : on y faisait entrer des écrevisses pilées, du riz, diverses sortes de légumes, etc. Quelquefois on remplaçait les écrevisses par un hachis de poisson ou une purée de gibier. On appelait Bisque à la reine une bisque faite avec du blanc de poulet.
Au jeu de paume , on appelle bisque l'avantage qu'un joueur fait A un autre lorsqu’il lui donne quinze points dans le cours d'une partie : on dérive alors ce mot de biscaye, mot qui se disait autrefois dans le jeu de paume.
BISQuINS, peaux de mouton avec leur laine, préparées par les méginierc. Les bourreliers en font des couvertures pour les colliers des chevaux de trait.
BISSEXTILE (année) , année de 366 jours où se rencontre le bissexte , c.-à-d. où l’on compte deux fois (bis) le sixième (sexhu) jour avant les calendes de mars. Va y. année.
BISTORTE (du latin bis, deux fols, et tortus , tordu), Pol y y onum Listorta, nom vulgaire d'une espèce du genre Renouée, plante de la famille desPolygonées , dont les racines sont contournées en forme d’S. En Suisse et en France, où elle se trouve dans les endroits marécageux, cette plante sert de nourriture aux bestiaux. Ses racines sont astringentes et toniques.
BISTOURI (du nom de la ville de Pistori ou Pistoie , eu Italie , autrefois renommée pour sa coutellerie ), petit couteau à lame Fixe ou flottante, dont les chirurgiens se servent pour couper les chairs et faire des incisious. Il n'existe point de différence essentielle entre le bistouri et le scalpel. Tout ce que l'on peut dire, c’est que le bistouri est ordinairement A lame flottante, et le scalpel à lame fixe ; on dit de préférence bistouri quand il s’agit d'opérations faites sur le vivant, et scalpel lorsqu’il s'agit de dissections faites sur le cadavre. — Il y a différentes sortes de bistouris, que l'on distingue, soit par le nom de leurs inventeurs : B. de Pott, de Cooper, de Dupuytren; soit par la forme qu’ils affectent : B. droit , convexe , recourbé, boutonné, ù la lime ; ou bien encore par le genre d’opération auquel ils sont destinés : B. gastrique, herniaire, lithotome, etc.
BISTRE. Ce mut , qui au propre est le nom de la suie détrempée qui se forme dans les cheminées, ou qui dégoutte des tuyaux de poêle, est devenu le nom d’une couleur d'un brun roussAtre , fabriquée avec cette suie. Le bistre n'est employé que comme couleur a l’eau. On s’en servait autrefois pour faire des dessins au lavis. On fait avec le tabac et le jus de réglisse noir une couleur ù peu près semblable. Du reste , les peintres et les architectes ont remplacé le bistre par la sépia et par l'encre de Chine.
BI-SULFATE.bi-sui.fite. V’. bi.bi sel, sulfate .etc.
B1TESTACES (de bis. deux fois, testa, coquille), Crustacés de l’ordre de» Brancbiopodes, dont le corps est couvert d'un double bouclier semblable à une coquille bivalve: tels sont lesCypris, les Daphnies, etc.
BITORD ou BisTüito (du latin bis, deux fois, et tortus , tordu) , petit cordage composé de deux ou trois fils de caret, quelquefois de quatre, goudronnés et tortillés ensemble. On le fait avec du gros (il de caret neuf, et on le conserve en pelotes dans les corderies. A bord , le bitord est d’un usage conti-
nuel ; il sert A lier, A rattacher les cordages, à garnir les manœuvres usées ;>ar le flottement , etc.
BITRjCHE, Bitrischus , synonyme de roitelbt.
R1TTE, nom donné, en Marine, à un assemblage de charpentes formé de deux montants yerpendiculaires et d’un traversin qui les croise. La bitte est placée sur l’avant d’un navire , et sert à amarrer les câbles qui tienneut aux ancres jetées au fond de la mer. Les vaisseaux de ligno ont leurs bittes dans la batterie basse; les frégates les ont dans leur batterie; les bâtiments sans batterie, sur le pont supérieur.
BITUME (du latin bilumen), nom générique donné à des substances combustibles, dont l'origine et la composition n’ont pas encore été bien définies ; ils sont tantôt liquides ou visqueux (naphte), tantôt solides (asphalte) ; leur couleur est bruoe ou noire; A l’état solide, ils sont friables et pulvérulents, s'électrisent par JeTrottement comme les résines, et se liquéfient par une faible chaleur; tous les bitumes brûlent avec flamme et fumée épaisse , én dégageant une odeur forte qui leur est particulière. On eu distingue plusieurs variétés, dont les principales sont: V Asphalte ou Bitume de Judée , le Multhe ou Pissasphalte. dita ussi Bitume g/utineux ( Voy . asphalte), le Naphte, le Pétrole ou Huile de pierre ( Voy. ces mots). On comprend encore sous lo nom d»; bitumes le Rétinite ou Rétinasphaltc, le Succin, etc.
BIVALVE se dit, en Conchyliologie, de» coquilles composées de deux ml ces, comme celles de l'hultre et autres mollusques acéphales, et, eu Botanique, des capsules formées de deux parties, comme celle du lilas, les noyaux des drupes, etc.
BIVOUAC où biyac (de l’allemand beyxcacht , formé lui-méme de bey, auprès, et wacht, veille) , établissement qu’une armée en campagne fait en plein aif,le jour ou la nuit, pour prendre du repos : c’est uue espèce de campement à la belle étoile. Autrefois , ce mot ne s’entendait que d’une garde extraordinaire faite la nuit eu plein air par un poste, une division, quelquefois même une armée; mais ce n'était que dans les occasions périlleuses qu’on tenait une armée au bivouac. L'usage du bivouac permanent date des guerres de la Révolution ; il a introduit dans les armées une rapidité de mouvement extraordinaire en les délivrant des embarras du campement et du baraquement; mais il peut compromettre la santé du soldat.
B1XA . vieux nom du Rocou ^ devenu le nom scientifique de cet arbuste. Le Bixa a donné son nom aux Bixacées , famille de plantes Dicotylédones polypétales bvpogyues, dont il est le type. Voy. gococ.
BLACK-UROPS ( gouttes noire*), nom anglais d’un médicament très-usité en Angleterre. 11 a pour base l'opium uni à l'acide acétique, et est employé comme calmant. On en donne de (leux à six gouttes dans une {motion. Six gouttes contiennent iui grain d'opium.
BLAIREAU, Mêles, genre de Mammifères de l'ordre de» Carnassiers et de la famille des Plantigrades: corps ba» sur jambes, pieds à cinq doigts, munis d'ongles robustes, propres à fouiller ; queue courte et velue, poebe remplie d’une humeur grasse et infecte, placée auprès de l’auus. Le B. ordinaire (Meles vulgaris) est loug de 60 centim. environ , non compris la queue ; il a un pelage long et bien fourni , grisbrun par-dessus, noir en dessous. Une bande longitudinale noire existe de chaque côté de la tète , passant sur l’œil otsur l'oreille. Cet animal répand iiqc odeur très-forte ; il vit solitaire et habite lus bois sombres, oii il se creuse un terrier tortueux et oblique. 11 fait sa nourriture de tout ce qu'il peut prendre : baies, fruits charnus, et, au besoin, mulots, grenouilles , serpents, etc. Bris jeune , il s'habitue A la domesticité. Un le trouve dans l’Europe et l’Amérique du Nord. La peau du blaireau fournit une fourrure grossière ; les liourreliers en couvrent les colliers et harnais des attelages de routiers; ses poils servent