‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 162 sur 508 · BU AV · texte numérisé non relu

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BRAN'CHIOSTËGE (du grec bianchia, branchies, «t stégô, rouvrir), membrane qui couvre el protège les branchies des poissons; elle est située entre les mâchoires et l'épaule de ce« animaux, et renferme des pièces cartilagineuses ou osseuses. Ces diverses parties constituent l 'apixirtil branchiostége , qui concourt aux mouvements respiratoires des poissons.

Artédi donnait ce non» à un ordre de Poisson*.

BRAN'DE (de l'allemand brand, iucendie), sorte de bruyère, de petit arbuste, d'environ I mètre de haut, qui croit dans des campagne* Incultes, surtout dans les landes qui s'étendent de Bordeaux à Bayonne. — Ce mol se dit aussi des lieux incultes où croissentçà et là ces sortes de petits arbustes On chauffe le four avec des brandes ; on s'en sert, ainsi que des brandons , pour fabriquer une sorte d'artifice employée dans les brûlots : a cet effet, on en fait des (taquets que l'on trempe d'abord dans l'huile de térébenthine , puis dans la résine.

branpk, mesure de rapacité. Voy. brextk.

BRANDEVIN (de l'allemand brandtwein), eau-devie brûlée . faite avec du grain. Voy. eau-de-vib.

BRANDON (de l'allemand brandt, tison allumé). On appelait autrefois dimanche des Brandons le premier dimanche du Carême, parce que, ce jour-là, le peuple allumait des feux, dausait à l'cntour, et parcourait les rues et les campagnesen portant des brandons ou des tisons allumés. Cet usage n'existe plus.

On nomme encore bra don la paille entortillée au bout d'un bâton, qu'on plante aux extrémités d'un champ pour marquer que les fruit* en ont ôté saisis judiciairement; de là l’expression de saisiebrandon, en termes de procédure.

BRANLE , sorte de danse fort en vogue en France an xvi« et au xffl» siècle , et qui se dansait sur un mouvement très-gai et très-vif. U y en avait de plusieurs sortes: les branles de Boulogne, du Poitou, de Bretagne, etc. Il y avait aussi le branle des lavandières, celui des sabots ou des chemux , celui de la torche , celui de la moutarde, etc. Tous se fondirent dans le branle à mener , qui lui-mémo fut détrôné par le menuet. Le cotillon, qu'on danse encore, à la fin des bals, est une espèce de branle.

En termes de Marino, branle était autrefois le nom qn*on donnait aux hamacs. Au commandement de Branle-bas ou bat tes branlât. efutjue homme décroche son hamac, le roule et le met dans les filet* de bastingage pour dégager les batteries et l’entre-pont. An commandement de Branle-bas général, Branle-tjas de combat, on dispose le bâtiment pour le combat.

BRAQUE (du celtique bracro, chien de chasse pour lever le gibier) , espece de chiens de chasse , ras de poil, aynut les oreilles pendantes, légers, bons quêteurs, vigoureux et assez fins de ne*. Ce sont de* chien* également propres à l’arrêt el à la quête, bon* pour la plaine et pour les broussailles. Ou en faisait autrefois un grand usage; les valets chargés de les soigner s’appelaient braconniers ( Voy. ce mot).— La vivacité avec laquelle res chiens se lancent à la chasse a fait donner le nom de braque à un homme ardent et étourdi.

BRAQUEMART (abrégé , selon les étymologistes, de brakymarhœra , du grec brachéia, courte, et machaira, épée), arme empruntée aux Grecs, du temps des croisades , était un sabre court, droit, lourd, à deux tranchants, à simple poiguée , sans garde et sans branches; il pendait le long rie Ja cuisse e. Ce mot ne s’emploie plus qu’en plaisantant.

BRAS, en latin, brachium. On appelle ordinairement ainsi tous les membres supérieurs ou thoraciques, depuis l’épaule jusqu'à la main ; mais les anatomistes n’anpellcnt proprement Iras que la portion qui s’étend de l'épaule au coude. l.e reste prend le noin d’awi as. Le bras n'a qu'un seul os, long et cylindrique, appelé humérus; a l'avant-bras, on trouve deux os, le radius , plus externe, el le cubitus.

En Physique, on appelle bras de levier la partie

d’un levier comprise entre le point d'appui et îc point où est appliquée la force ou la résistance.

Dans la Narine, on nomme bras des manœuvres fixées à chaque extrémité des vergues pour pouvoir leur imprimer un mouvement circulaire hunxonUI afin de les orienter au besoin et du permettre au vent de frapper les voiles de la manière U plus favorable.

bras séculier. On désignait ainsi, au moyen âge, la puissance temporelle ou séculière à laquelle s'adressait le juge d’église pour faire exécuter les ordonnances, ou pour fuire subir à un écriés iastiqoe coupable de certains délits les peines que l'official ne pouvait pas lui imposer. On disait en ce sens : Livrer un ecclésiastique au bras séculier.

RRASQUE , mélange d’argile humide et de charbon pilé dont on enduit la surface des creusets dans lesquels on réduit des mines.

BRASSARD (de bras) , sorte d’armure de fer ou d’acier qui couvrait le bras depuis l’épaulicrc jusqu'au gantelet ; elle *c composait de deux pièce* solide* en forme de tuyau, réunies soit par une cuéitière, pièce assez compliquée, souvent armée d'une pointe aiguë, soit par de petites hunes appelées goussets , articulées comme l’enveloppe des croate-' cés. Les anciens Perses se servaient de brassards ; en France, on en fit usage au moyen Jge. el jusqu’au règne de Henri 111. — On nomme aussi brassard tout ornement ou signe de reconnaissance fixé an bras.

BRASSE , ancienne mesure de longueur, représentant la longueur des deux bras étendus, est encore en usage dans la marine , surtout en parlant des diverses profondeurs de la mer et des «li visions dea lignai de sonde. Sa longueur est génénüoMift de 5 pieds ou 1«,62. Un câble de chanvre de navire a généralement 120 brasses; un càble-chaloe, 180 brasses. — La brasse est aussi usitée en Angleterre, en Danemark.cn Hollande, en Espagne, etc. Dans ces divers l*ays, elle est un peu plus grande que chc* nous. — La brasse d'aunage , en uaage dans presque toute l'Italie, varie de pays en pays : elle est environ la moitié de l'aune de Paris.

BRASSERIE [dv brasser, dérivé lui-même de bras > fabrique du bière. C’est en Angleterre cl en Belgique qu’on trouve les plus grandes et le* plus lielles brasserie* : on y fabrique d’énormes quantités de bière. D'après un calcul présenté à la chambre des communes, la brasserie seule de Rarcicy avait livré jdhn dantune année 2ô8, 989 baril* de bière ; celle de Hanloiry, 168,758; le* autre* brasseries en proportion. On a appliqué dans ces brasseries toutes les ressources de la mécanique : dans l'une d’elles, une seule machine à vapeur, de la force de 60 chevaux , met en mouvement toutes sortes d'instrument* plus ingénieux les uns que les autres; elle se fournil ellemême de charbon, et sert à vider ou à emplir las tonneaux ; elle fhit monter a 20 m. une colon uc d'eau de 6 ceutim. do diamètre; elle fournit l'orge, le houblon ; elle brasse, elle décante les liquides; elle transporte les cuves, les ferme, les nettoie; elle fait monter on descendre incessamment de* mimm énormes de grain* , de charbon de terre el de tiois. La bière étant achevée, elle est aussitôt conduite dans des réservoirs par des tuyaux de fonte qui traversent les cours, les uns sous terre, les autres par-dessus les toits. — Pour les procédât de fabrication de la bière , Vou. l’arL biere, et le Manuel du Brasseur ou VA rt de faire toutes sortes de bières de Vergnaud.

BRASSICA . nom latin du Chou, est l’origine du nom de Brossicées , donné à des Crucifères dont le Chou est le type, et de celui des Bras si en ires , Lépidoptères dont In chenille sc nourrit de* feuilles du chou.

BRASURE, espece de soudure. Voy. soipirc.

BRAVO (mot italien qui siguifle hardi , brave' t nom qu’on donnait, en Italie, à des assassina à . salaries par les grands seigneurs el même les F.UiU ;• le bravo italien est aujourd'hui une espèce perdue.

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