CALL
irrésistible de se jeter à la mer. Ce mal est moins fréquent aujourd'hui que les voyages sont plus rapides.
CALEPIN, Registre destiné à recevoir toute espèce de notes ou de renseignements , est ainsi nommé d'Ainb. Calepin, savant italien du xv« siècle, auteur d’un dictionnaire qui a été longtemps célèbre. — On 1 nomme ainsi aujourd’hui un carnet ou agenda qu’on ■porte sur soi pour y inscrire ses rcndci-vous d'affaires, ses échéances de payement, etc. Un avoué, un notaire , un agent de change ont toujours avec eux leur calepin. Voy carnet.
CALFAT (de l'arabe kalfata . boucher, fermer), ouvrier chargé de calfater ou de fermer tout accès à l’eau qui tend continuellement à pénétrer dans j l'intérieur des navires en traversée. Le maître des ! ouvriers calfata a le titre de maître va! fat. Le calfatage consiste à pousser de l’étoupe dans les cou- ' turcs du vaisseau, ii bouclier les fentes des jointures du bordage ou des membres du vaisseau, en y chassant avec force, au moyen d'un maillet et d’un ciseau, dit cal fat , long d'environ 20 ceutim., de l'étoupe provenant de vieux cordages et autres matières.
CALIBRE (du latin eyuilibrai'e, équilibrer, ou de l’arabe calib, moule), est, dans plusieurs industries, synonyme de patron, et désigne une mesure (tantôt une plaque de cuivre, d’acier ou de tôle, tantôt une planche de bols mince, ou même uu morceau de carton), dont les ouvriers se servent pour douner aux pièces qu’ils veulent faire la même grandeur ou la même forme.
En Artillerie, ce mot désigne le diamètre de l’Ame des bouches à feu en général , et plus particuliérement des mortiers, des obusiers et des pierriers, le calibre des pièces de canon étant habituellement indiqué par le poids des boulets ( Voy. ce mot). Daus les pièces de siège, le calibre des pièces de 24 est 0®, 15254; de 16 , 0“ ,1 5342 ; de 1 2 , 0“ , 1 2 1 23 ; d ans les pièces d e cam pagne , le calibre des pièces de 8 est 0®, 10602 ; de 4, u®, 08402. U y a des mortiers du calibre de 0®,2222, 0®,2777, 0®, 3333* des pierriers de 0®,lt66, et des obusiers de 0".16G6 et do 0*”,2222. — Pour les fusils de munition , le calibre a été, pendant longtemps, de 0**,017 ; depuis 1812, il a été porté à 0m,018.
CALICE (du grec ca/yx, même signification) , vase consacré par l'évêque, et qui sert au sacrifice de la messe : on y verso le vin eucharistique. Les anciens calices étaient d'or, d'argent, quelquefois de cuivre, d’étaiu, de corne, de verre, de bois, etc.; quelquesuns étaient muuis d'anses. Ils étaient très-grands, et servaient a la communion des fidèles, qui communiaient alors sous les deux espèces. Le communiant buvait le vin du calice en l’aspiraut au moyen d'un chalumeau d'argent. Aujourd'hui on ne se sort guère que de calices d’or ou d’argent, dorés a l'intérieur, et l'officiant boit seul le vin du calice.
En Botaniqne, on donne ce nom A l'enveloppe la plus extérieure des organes de la fructification dans les fleurs qui oui un périanthe double. Tournefort et Linné nommaient aussi calice le périanthe simile, lorsqu'il est de couleur verte cl peu apparent, ussicua nommé calice tout périanthe simple, quelles que soient sa couleur, sa consistance et sa forme. Le C. commun est celui qui appartient à plusieurs fleurs; le C. propre est celui qui n’appartient qu'à une seule. Lé calice est monosépale. quand il n’est formé que d'une seule pière ( labiées); pofysrpale, quand il est formé d'un certain nombre de pièces séparables sans déchirure (giroflée, renoncule). Uu distingue, dans la plupart des calices, le tube ou la partie inférieure, ordinairement allongée et rétrécie; le limbe , ou la partie supérieure, plus ou moins étalée ; et la gorge , qui séparai le tube du limbe.
CALICOT (de Calidkt. ville do l'Inde, d'où nous est venu ce li«su), toile de cotoD, moins fine que la percale , et dont le tissu n'est point croisé , sert à faire des chemises, des draps, des rideaux , etc. Lo
calicot sc fabrique en France depuis une quarantaine d’années; il y est à très-bon marché.
CAL1CULE (diminutif de calice). Les Botanistes nomment ainsi tantôt un calice accessoire placé eu dehors du vrai calice , tantôt une rangée de petites bractées placées à la base d’un involucre.
CALIFE , c. -à-d., en arabe , vicaire , lieutenant , nom donné d'abord aux premiers ■ successeurs de Mahomet, et qui, dans la suite, a été étendu a presque tous les princes souverains de l'Orient. Four l’historique, Voy. le Dirt. univ. d’Hist. et de Géogr.
CALIGE (de calx, talon). Les anciens Romains donnaient le nom de caliga à l’espèce de bottine qui faisait la chaussure de leurs soldats; les soldats de Germanicus ayant offert au jeune Ca'ius, fils de cc général, de petites bottines, caligiUte, semblables à celles qu'ils portaient, le jeune prince prit de là le nom de Caligufa, sous lequel il est connu daus l'histoire.— Les premiers rois francs portaient des caligcs le jour de leur sacre.
Genre de petits Crustacés parasites de la famille des Siphouostomes et de la tribu des Caligides, a pour type le Calige ou Pou des poissons, d’un blanc jaunâtre, avec quelques points d’un jaune obscur sur le test; il habite l’Océan, et sc trouve principalement sur le merlan commun et sur le saumon.
CALIORNE, le plus gros et le plus fort cordago qu’on emploie dans la Marine; passe dans 2 moufles à trois poulies, et sert à guinder et à élever do gros fardeaux. On rattache quelquefois à uue poulie sous la hune de misaine, et quelquefois au graud étai audessus de la grande écoutille.
GALLE . Calla (du grec callaîa , barbe de coq) , genre de plantes, de la Camille des Aroidées, renferme des plantes herbacées à tige rampante, à odeur fétide, dont le suc est acre et vénéneux. La Colle des ma mis, commune dans le nord de l'Europe, a uùe racine épaisse et charnue qui contient une fecule abondante et nutritive.
calle, supplice infligé dans la Marine/ Voy. cale.
C ALLE U\, qui offre des callosités ( Voy. ce mot) . — En Anatomie, on nomme Corps calleux ( mésolobc, grande commissure cérébrale) une longue et large bande médullaire blanche qui réunit les deux hémisphères du cerveau. On y distingue d’avant en arriéré I e genou, inflexion antérieure de ce corps, la partie moyenne et le bourrelet, inflexion postérieure, par laquelle il s'unit aux piliers de la voûte. C'est dans le corps calleux que La Peyronie logeait l'Ame.
CALLIGHKOML du grec ca//o«, beauté, et c/mîma, couleur), Callichroma, genre d’insectes Coléoptères tétr amères, de la famille des Lougicornes, à couleurs métalliques três-brillaules, de taille souvent assci grande : plusieurs répandent une odeur musquée. Le •C. des Alpes et le C. musqué des environs de Paris comptent parmi les plus beaux insectes.
CALL!ÜlE(du grec ca/los, beauté, cteidos, forme) , Cal/idium, genre d'insectes Coléoptères tétramères, de la famille des Longicçrnes; leurs larves vivent dans le bois. Ils volent avec beaucoup de facilité, ut fout entendre, lorsqu'on les inquiète , un bruit particulier produit par Jo frottement du thorax contre la base de l'écusson. Les plus communs chcs nous sonb: Je C. variable des chantiers, le C. sanguin des maisons, et le C. portefaix qu’on trouve partout.
CALLUiRAPIlE , calligraphie (du grec callost beauté, et graphû, écrire). Voy. écrivain et écritcri.
CALLlMOltPlIE (du grec callos , beauté , et rnorphè, forme), genre d'insu: les Lépidoptères, de la famille des Nocturnes, a pour type lu C. du séneçon, qui se trouve a Pari*. Ces insectes ont le corps svelte et les ailes ornées de couleurs vives et brillantes. Quoique rangés parmi les iuscctes nocturnes, ils volent pendant* le jour, et ont les mœurs des Bombyces.
CALL10NYME (du grec callionymos, dérivé de • alloSf beauté, et onoma, nom ; qui a un beau uom^ ,