‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 268 sur 508 · LaCroix · texte numérisé non relu

LaCroix

Les autres constellations modernes sont :

Le Reune.

Le Solitaire.

Le Messier.

Le Faucon de Poniatowski.

Les Honneur» de Frédéric.

Le Sceptre de Brande-

bourg.

Le Télescope de Hervhel.

Le Globe aérostatique.

Le Quart de cercle mural.

Le Chat.

Le Loch.

La Harpe de George.

Les constellations font l’objet de plusieurs atlas, dout le plus complet et le plus détaillé est celui que Bode a publié à Berliu. Voy. cartes astronomie r>.

CONSTELLE ( du latin cum , aveé , et Stella . étoile). On appelait autrefois anneaux constellas des anneaux qui avaientétè fabriqués sous l’influence supposée de certaines constellations. Les astrologues leur attribuaient des vertus merveilleuses.

CONSTIPATION (du latin constipare , resserrer). Cette indisposition, qui provicut tantôt d'un défaut de sécrétion muqueuse ou biliaire, tantôt d'une trop grande activité du système absorbant, tantôt enfin de l'insuffisance de l’influence nerveuse, est quelquefois le symptômed’une maladie ; mais, le plus souvent, c’est un simple dérangement dans l’état normal. La vie sédentaire, les occupations intellectuelles, les affections morales, le temps froid et soc, l'occasionnent souvent. Elle cède ordinairement aux boissons rafraîchissantes, aux bains tièdes et aux lavements simples; quelquefois on est obligé d’avoir recours aux lavements purgatifs. Les personnes sujettes à la constipation doivent s’astreindre au régime végétal ,et s’abstenir de tout excitant.

CONSTITUANTE (assemblée). Voy. assemblée.

CONSTITUT et précaire. On appelait ainsi, dans l’ancien Droit, la clause par laquelle celui qui vendait ou donnait une chose dont il se réservait la jouissance déclarait ne posséder cette chose qu'au nom du nouveau propriétaire, ne s’en constituant luimême que possesseur précaire.

CONSTITUTION. En Politique, c’est la loi fondamentale d’un État, celle qui détermine la forme dn gouvernement , et qui règle les droits des citoyens ; c'est ce qu’on a appelé aussi Charte. La France, avant 1789 , avait une sorte de constitution dans un gon-

CONS

CONT

verncmcnt qui élait consacré par plusieurs siècles d'existence; mais elle n'a eu de constitution écrite 1791. Depuis , elle n'en s que trop Mq ment chaogé. Pour les diverses constitutions de U France et de l'Angleterre, Voy. au Dict. unie. d'H. et de G. les mots constitution et charte. — 11 a été publié une Coliection des Constitutions de r Europe et de fAméri'/w , par MM. Cua.let, Duvcruier et Dufau , 1823-25, 6 v. ln-8. V. droit constitutionnel.

On donne aussi le nom de Constitution : 1° aux lois et décrets rendus par les Empereurs romains et grecs; — 2® à certaines decisions des l*apes en matière de foi et de discipline, reudues soit sous forme de brefs, soit sous forme de bulles (comme la Constitution Unigenitus contre les jansénistes, 1713).— Constitutions apostoliques. V. canons apostoliques.

En termes du Droit, on appelle constitution de dot un acte ou uno clause d'un acte qui établit ce que les futurs époux apportent en dot; C. de procureur, l'acte ou la clause d'un exploit par lequel on déclare que tel procureur occupera; C. de rente, l’établissement d'une rente qui provient de libéralités ou de l’intérét d'argent placé.

CONSTITUTIONNEL (droit). Voy. droit.

CONSTRICTEUR (du latin constringere , serrer ensemble), nom donné, en Anatomie, aux muscles dont la fonction est de resserrer en agissant circulairement. Toutes les ouvertures ont leurs muscles constricteurs destinés à en rétrécir l’entrée (K. sphincter). — Les muscles constricteurs du pharynx sont les plans musculeux qui concourent à former les parois du pharynx. — On appelle constricteur de l'œsophage un faisceau de fibres charnues et circulaires qui se trouve & la partie supérieure de l’œsophage.

constricteur (boa). Voy. boa.

CONSTRUCTION. On entend par ce mot l’art de choisir les matériaux, et celui d'assembler et de dis- P'.mt let h verses parties d’un édifice, d’un navire, d'une machiue. Il se dit surtout de la construction navale. Vou. architecte, ingénieur.

Oii appelle construction géométrique l’opération graphique dont le but est d’aider à la démonstration «l'une proposition ou à la solution d'un problème.

La construction grammaticale est l'arrangement des mots dans le discours suivant les règles et l’usage d 0 J.t langue dans laquelle on écrit ou l’on parle. Ou distingua : C. simple ou naturelle, C. figurée, et C. usuelle. La première énonce les mots successivement selon l’ordre logique, pn>entanl d’alw.rd le sqjet et tout ce qui s'y rapporte, puis le verbe et l'attribut avec tout ce qui en dépend; la deuxième est celle où l'ordre logique est modifié selon les besoins fie la passion , de l'imagination ou de l’harmonie : elle admet de nombreuses inversions; la troisième est composée des deux précédentes : elle n’est ni toute simple ni toute figurée. — Faire la construction d’une phrase, c’est disposer suivant l’ordre direct les mois d'une phrase qui renferme une inversion.

CONSUBSTANTIALITE, identité de substauce et 4'ewence. L'Eglise adopta dans le premier concile «le Nieée le terme de consubstantiel pour désigner l'égalité parfaite en toutes choses du Fils de Dieu avec son Père, et son identité de substance avec lui : ce mot est la traduction du grec, homousios, dont f'OtMrrlfeei • 'Im^on sjmbnle pour

décider contre les Ariens la divinité du Verbe.

CONSUBSTANTIATION, terme par lequel les Luthériens expriment leur croyance sur la présence st dan* l'Eucharistie. Ils prétendant qu'après la consécration, le corps et le sang de Jésus -Christ sont réellement présents avec la subdo pain, et nus qoe eeUe-el soit détruite; c'est ce que l'on nomme encore impanation.

CONSUL (du latin consulere , veiller, pourvoir), nom donné originairement aux magistrats souverains de la république romaine , a été adopté en France

par la constitution do l’an VIII pour désigner les premiers magistrats de la République française (do 1799 a i*oi . fou le | Nef. wtsV < fnist . etaeGéogr.

Ou appelle aujourd’hui consul, un fouctiouuaire établi dans un port étranger pour y exercer uno certaine juridiction sur les négociants et les marins de la nation qu'il r«- présente, et pour y défendre leurs Intérêts ; il fait aus>i les art. > consuls jouissent de tous les privilèges et immunités que les règles du droit public assurent aux ambassadeurs. On distingue des consuls généraux, des consuls de lr® classe et de *2® classe. Ils sont nommés par le chef de l’Etat sur la proposition du iniuistro des affaires étrangères (ord. du 20 août 1833). 11 est défendu aux consuls de faire aucun commerce, soit directement, soit indirectement, sous peine de révocation.—L'institution des consuls parait être d'origine italienne et remonter au xn® siècle : le commerce considérable que les républiques de Venise , de Gènes, de Dise, etc., faisaient alors dans le Levant nécessita U création de ces «ftficlen publics, et les avantages que les commerçants en retirèrent rendirent bientôt cet usage général : au xn® siècle, on trouve des consuls dans toute l’Europe. On peut consulter sur les droits et les devoirs de ces agents : V Essai sur tes consuls de Stock, Berlin, 1790; le Manuel des agents consulaires. par M. Moreuil, 1850, et le Guide pratique des consulats, par MM. A. deClercq etC. do Vallat, 1851.

Autrefois, en France, on donnait, dans certaines provinces, le nom de consuls & des officiers municipaux remplissant les fonctions (Féchevin. On appela it juges consuls des juges pris parmi les marchands et les négociants pour conuuttre sommairement do certaines atfaires urgentes en matière de commerce. ÉBtoéM WWW "H a ppelle j ust ice consulaire U justice rendue par les tribunaux de commerce.

CONSULAIRE (de consul). A Rome , on appelait personnage consulaire tout citoyen qui avait été consul. Les consulaires jouissaient de certains privilèges particuliers.— Justice consulaire. Voy. consul.

CONSULTATION. Eu Jurisprudence, ou nomme ainsi l’avis verbal ou écrit douné par un Jurisconsulte sur une question qui lui est soumise. Les transactions dans les intérêts des UllnMfl, lw rutjuétw civiles , etc., no sont admises en justice qu'après consultation de trois avocats désignés par le ministère public. Les communes, les hôpitaux, les établissements publics <lo ' liant.'- et dt bienfaisance, ont aussi besoin de cette formalité pour être autorisés a plaider. Les consultations signées par des avocats doivent être sur papier timbré. — Les juges, les procureurs et les substituts, n’ont pas le droit de donner des consultations.

Le nom de consultation est aussi donné aux avis de médecins, surtout à ceux qui émanent de médecins appelés dans des cas graves pour assister le médecin ordinaire ou pour contrôler le traitement ordonné; les médecins ainsi appelés en consultation sont dits médecins consultants. — La plupart des avocats et des médecins donnent des consultations irratuites aux indigents; beaucoup de médecins ont a cet effet des heures de consultations publiques.

CONSULTE (en italien consulta ), nom donné, en Italie et en Espagne , à divers conseils et cours de justice. U y a à Rome une consulte sacrée, composée de Cardinaux et de Théologiens. Dans la République cisalpine, Il y avait une consulta dont les membres remplissaient les fonctions de conseillers d'Etat.

CONTAGION (du latm ami, tnmjcrr, toucher), mode de propagation des maladies par l'effet «lu contact médiat ou immédiat d’un produit morbide. La contagion diffère de l’infection en ce qtio dans celle-ci le modo do propagation s’effectue par des miasmes; la contagion se transmet par virus. Ces virus peuvent être communiqués par inoculation ou insertion (variole, vaccine, rage); pa r contact et frottement (gale, syphilis); par l'intermédiaire de

GONT

CONT

substances di vends transportées de l'individu malade a l'individu sa'n (variole, rougeole, été.) ; par V intermédiaire de l’air (rougeole, scarlatine, coqueluche, etc.). Les voies par lesquelles les virus répandus dans l'atmosphère péuétrent dans l'économie sont : ^absorption cutanée, l'absorption gastro-intestinale, et surtout l'absorption pulmonaire. Une fois introduits dans l'économie, les virus peuvent agir subitement; mais, le plus souvent, ils restent pendant un temps variable à l’état latent; amsi, le virus de la rage peut n'agir qu'au bout d’un an; pour la vaccine, la période d'incubation est de trois à quatre jours; pour la variole, de six à vingt, etc. Certaines substances se chargent difficilement des principes contagieux (pierres, métaux, bois); d'autres offrent une propriété contraire (étoffes de laine, du coton, fourrures , etc. ) ; les insectes qui voltigent dans l'air, les personnes qui visitent les malades, peuvent encore devenir des agents de transmission. L'air atmosphérique sert souvent de véhicule aux principes contagieux. — Plusieurs circonstances favorisent ou empêchent l'action des virus : la chaleur du corps humain, la température atmosphérique qui 6*en rapproche, l'humidité , sont éminemmeut favorables à la contagion ; au contraire , une température trop basse ou trop élevée s’opp<*e, en général, à la propagation des maladies contagieuses.

Un distingue des maladies contagieuses proprement dites: la rage, la morte, le charbon, la syphilis, la variole , la rougeole, la scurlaline, la coqueluche, 1a gale, etc.; et des maladies accidentellement contagieuses, où le virus ne se forme que dans certaines circonstances, telles que V affection typhoïde, la peste, la fièvre jaune, la dussent erie, V angine gangréneuse, le muguet malin, la suette, la choléra, certaines ophlhalmies , etc. U est enfin quelques maladies qu'on a faussement considérées comme contagieuses,comme la phthisie pulmonaire, les fièvres i’«termiltentes , lo cancer, le scorbut, les scrofules.

Les mesures préservatrices consistent : 1» à empêcher le principe contagieux de prendre naissance, en détruisant ou éloignant le foyer d'infection , notamment pour lo typhus, la peste, la lièvre jaune, la dyssenterie,ctc.; 2° ù lu détruire lorsqu’il s’est manifesté, eu abattant les animaux affectes de la rage, du charbon, de la morve , été. ; eu brùlaul les vêtements de laine, de soie, les fourrures, et tous les objets infectés, ou en les purifiant par des lavages à l'eau de chaux , par l’exposition à 1 air, par la ventilation, par des ftimigatious, etc. ; 3° à placer les sujets dans des conditions qui les garantissent de son influence : cette dernière indication comprend l'isolement , les cordons sanitaires , les lazarets et les quarantaines.

Depuis le commencement de ce siècle , les médecins se sont divisés, sur la question de la coulagiuu , eü contagionistes et non contagionistes. A la tété des premiers se place Pariset; à la tête des secouds, le Dr Cher vin. Lotte question , soulevée d'abord au sujet de la fievre jaune et du typhus, s'est renouvelée dans ces derniers temps à l'occasiou du choléra. L'expérience et l'observaliou semblent dans le plus grand nombre des cas favorables à l’opinion des non coutagionistes. Aussi a-t-ou pu . depuis plusieurs années , adoucir sans inconvénient la rigueur des mesures préservai i\ es, qui étaient si uuisible» au commerce et aux relations internationales. C’est surtout aux effort* de la Conférence sanitaire internationale réunie à Paris en 1851-52 qu'on doit cet heureux résultat.

CONTE, récit fabuleux ou merveilleux, en prose ou en vers. Ce genre de littérature, aussi ancien que le monde, parait avoir eu sou berceau en Asie ; aujourd'hui il est répandu par tout Tunivers. On connaît divers genres de contés. Les plus fameux sont : les Contes orientaux (arabes, persans, indiens, turcs, etc.), tels que les Mille et une ftuits, conte» arabes ; les Mille et un Jours, contes persans com-

posé» par le derviche Modes; le G ul istan et le Jla-

haristan , de Saadi ; V Histoire de la sultane de Perse et des quarante vizirs, coûtes turcs composés par Z.ulé, précepteur d'Ainurat il; les Contes maiens, de Bidpai et de Loktuan, etc. ; — les C’onfes des fées, tels que le Charron rouge, le Petit Poucet, Cendrillon, Peau d'Ane, la Harfje bleue, été., de Ch. Perrault ; — les Contes chevulei'esques , tels que Y Amortis < tes Gaules et la plupart des romans de mu vieux trouvères; — les Contes-nouvelles , parmi lesquels on peut mettre ceux rie Boccaoe, connus sous lo uom de Décamé ton ; ceux de la reiue île Navarre, Marguerite de Valois, connus sous celui d’Heptuméron , etc.; — les Contes fantastiques, dont l’Allemagne a fourni le plus grand nombre, notamment les contes d'Hoffmann; — les C. philosophiques, comme ceux de Chauoer, de Voltaire , de Grosse!, d’Audrieux, de Daru, etc. ; — le* Contes moraux, ou pciutures di s mœurs du temps, tels que ceux de Mannontel; — les contes destiué» a l'instruction et à t'ainuMuuentde la jeunesse, tels que ceux de Campe, de Weisse. do Berquin, de BouiUy, du chanoine Schmidt, de M®«» de GcniU, Lepriuce de Deamuont, Guiiot.de Renneville, EdgcworUi, etc.

CONTEMPLATION. Ou la définit en Théologie . a une vue Je Dieu ou des choses divines, simple, libre, pénétrante, certaine, qui procède de l'amour et qui tend à l'amour, h Elle est, selon Fénelon , l'exercice du pur amour. Dans cet état, Pâme est entièrement passive par rapport à Dieu. Plusieurs ordres religieux sont livrés a la vie pureineul contemplative; Sté Thérèse, Sic Catherine de Sienne , Marie Al&coque, de Chantal . M“" Guy on , ont offert des modèles en ce genre. La contemplation conduit facilement à l'extase et au Quiétisme.

CONTENTIEUX (du latin contendere, prétendre, disputer) se dit, en style administratif, de loutre ■pu est susceptible d’être mis en discussion devant juges. Les tribunaux connaissent du contentieux judiciaire; la juridiction administrative (le Conseil d’État et les Conseils de préfecture ) connaît du contentieux administratif. — Dans chaque administration publique, il y a un bureau de contentieux, où se traitent toutes les affaires qui sont susceptible* d'élre portées soit devant les tribunaux civil» f soit devant les tribunaux administratifs.

CONTINENT (du latin contmens, quise tient mus interruption). Les Géographes appellent conf inent une vaste étendue de pays sans solution do continuité et que la mer entoure de tous cétés. Autrefois on ne reconnaissait que deux conlluenU, Yancien et tu nouveau ; aujourd'hui , l’Australie est considérée connue un troisième continent.

CONTINGENT (de contingent » arriver accidentellement). Eu Métaphysique, on appelle ainsi ce qui peut être ou n’élre pas; en ce seus, on oppose contingent à nécessaire. Les vérités contingentes t le* propositions contingentes , sout celles quise rapportent à des faits contingents. — On appelle futur contingent, ce qui est dan* l'ordre des choses possibles, ce qui pourra se réaliser dans l’avenir, sans qu'il y ait ni nécessité, ni certitude à cet égard.

En Administration, ce mol exprime spécialement 1& part mise à la charge de chaque circonscription territoriale dan* la répartition annuelle, soit des contributions directes, soit du recrutement; dans ce dernier cas, on dit : Contingent militaire. — En France, le pouvoir législatif vote annuellement, sur la proposition du ministre de la Guerre, le nombre d'hommes à appeler sou* les drapeaux; la répartition s'eu lait ensuite entre le» départements , les arrondissements et les cantons, proportionnellement a la population. — Dans la Confédération suisso et la Confédération germanique» la loi a réglé le contingent que chaque Etat de la (tenfedération doit fournir pour former l'armée fédérale.

CONT

CONT

CONTINU (du latin continuas, même signification). En Mathématiques, on appelle ainsi toute quantité susceptible do varier on passant successivement par tous les ôtats de grandeur Intermediaires. — Pour les Fractions continue*, les Proportions continues,

Vû\f. FRACTION et FnOFORTION.

LONTO, terme do compte en Portugal, exprime une somme de 1,000 reis, ôqui valant a 601 fr. 71 c.

CONTONDANT ( du latin contundere, broyer, écraser ). On appello corjut confondants tous les corps ou instruments ronds, obtus et non tranchants, qui meurtrissent et déchirent les parties sans les couler ni les piquer, uu bAton, par exemple : ces corps produisent des contusions et des plaies confuses.

CONTOll.MATES (de l’italien contorno, contour). On nomme aiusi , en Numismatique , les médailles «le cuivre terminées dans leur circonférence par uu corde d'une ou deux lignes de largeur, continu avec lu métal, quoiqu'il semble eu être détaché par une rainure assez profonde qui régné a l’extrémité du rliamp, de l’un et de l'autre côté de la médaille. Bckhel, daus sa Doctrina nummorum (t. vu, p. 277), a traité complètement des Contorniatos.

CONTHA(.TlLlTE(du latin contrahcre, resserrer), faculté que possèdent certaines parties de l'économie animale et végétale de se raccourcir en revenant sur elles-mêmes. Les végétaux et ceux des animaux dont l’organisât ion est la plus simple (mollusques, vers, etc. ) présentent cette faculté daus tout leur corps ; mais, dans les animaux où l'organisation est plus compliquée , elle devieut l'attribution spéciale d’or-

Ï;aoes particuliers appelés musc/es : ceux-ci doivent eur contractilité aux filameuU nerveux qui s'y distribuent par diverses ramifications. Bich.it a divisé la contractilité en volontaire ou animule , dépendant immédiatement de faction du cerveau, comme «Lins les muscles de la locomotion : l'exaltation de cette faculté produit les spasmes et les convulsions ; son absence, la paralysie ; et en involontaire ou oraanique, indépendante de cette action, comme dans les muscles des viscères de la digestion.

CONTRACTION , phénomène physiologique qui est le résultat de la contractilité. Voy. ci-dessus.

En Grammaire, la contraction Q$i la réduction du «leux syllabes en une seule , comme daus les mots août, itaon, faon, qu’on prononce oût,pan , fan. Le mot du est aussi une contraction pour de le; au, pour à le; aux , pour à les. Daus toutes les langues il y a beaucoup de mots formés par contraction. La langue grecque offre de fréquents exemples de contraction, notamment dans les noms et dans les verbes : la contraction y est soumise à des régies qu’enseignent toutes les grammaires. Il y a deux sortes de contractions, in si/nérèse et la crase. Voy. ces mots.

CONTRACTURE, maladie qui consiste dans la rigidité permanente et l'atrophie progressive des muscles fléchisseurs, qui s'opposent aux mouvements «l’extension au delà d’un certain degré. Elle est commune chez les individus atteints d'affections du cerveau ou de la moelle épinière; elle survient A la suito de rhumatismes, de névralgies, de convulsions. Dans cet état maladif, les fibres des muscles deviennent tendineuses et forment des espèces de cordes dures qui se dessinent sou* In peau. On combat la contracture par les bains tiédis, les bains de vapeur, et par l'extension mécanique des membres.

CONTRADICTION. Les Jurisconsultes appellent ainsi, en matière de prescription, uue dénégation formelle, un refus positif, un désaveu du droit contre lequel on prescrit. La contradiction intervertit le titre de 1a possession, et rend prescriptible ce qui ne l'était pas, en vertu de l'art. 2238 du Code civil.

En Métaphysique , les Contradictions entre propositions également vraisemblables prennent le nom d 'Antinomies ( Voy. ce mot). — On appelle Principe de contradiction, le principe de notre raison par le-

quel nous jugeons faux ce qui implique à fa fois affirmation et négation; H s'exprime ainsi : Une mémo chose ne peut être et n’étre pas a lu fois. Leibnitz a fai: le plus grand usage du principe do contradiction. CONTRADICTOIRE (condamnation, jugement).

Vou. CONDAMNATION et JUGEMENT.

CONTRAINTE. C'est, en matière fiscale , un mandement décerné contre un redevable des deniers publics pour le mettre en demeure de payer, et, à défaut de payement, donner ouverture aux poursuites.

contrainte par corps. Ou nomme ainsi et le droit qu'a un créancier de faire une exécution sur la personne de son débiteur, et l'exécution elle-même : cette exécution s'accomplit par une arrestation et uu emprisonnement. — La contrainte par corps peut être ordonnée : en matière civile. |>our stellionat, pour dépôt nécessaire; en cm de réinlégrande, pour le délaissement d'un fonds dont le propriétaire a été dépouillé par voies de fait , pour la restitution des fruits qui en ont $té perçus pendant l'indue possession, et pour le payement des dommages-intérêts adjugés au propriétaire ; pour répétition des deniers ou des titres déposés entre les mains des personnes publiques établies à cet effet (C. civ.,art. 2059, et sulv.);

— en matière commerciale , pour tous les actes de commerce, même quand ils sont (hits par des noncommerçants, et contre toute personne coudamnéc pour dette commerciale montant à 200 flr. au moins ;

— en matière criminelle et correctionnelle , pour toutes les condamnations pécuniaires; — en matière administrative , contre tout comptable de deniers publics ou d’effets mobiliers publics, contre les débiteurs do droits de douane, octrois et autres contributionsindirec tes, qui ontob tenu uncrédlt. — La contrainte par corps peut, en outre, être prononcée contre les étrangers dans tous les cas précédents , et pour toute créance s'élevant A 150 fr. au moins. — Elle nu peut être prononcée, en matière «le commerce, contre les débiteurs qui ont commencé leur 70* année. L’emprisonnement pour dette commerciale cesse do plein droit après un an, lorsque le montant de la rondamnatiou principale ne s'élève pas A 500 fr. ; apres deux ans, lorsqu'il ne s'élève pas A 1,000 IV. ; après trois ans , lorsqu'il ne s'élève pas à 3,000 fr. ; après quatre ans, lorsqu’une s'élève pas A 5,000 fr. ; apres cinq ans, lorsqu’il est de 5,000 fr. et au-dessus.

La loi romaine accordait ancienncinenlaux créanciers un droit de vie et de mort sur leurs débiteurs. La loi Petitia Papinn réduisit les droits des créanciers snr la personne do leurs débiteurs A la simple contrainte par corps. En France, la contrainte par « <»rps remonte aux temps les plus reculés; elle s’exerça d’abord avec une extrême rigueur. Cette rigueur fut adoucie par une ordonnance de Philippe le Bel, du 23 mars 1302. De nouvelles ordonnances rendues en 1539, en 1566, en 1657, en 1673, aggravéreut ou améliorèrent alternativement la condition des débiteurs. La Convention abolit complètement la contrainte par corps le 9 mars 1793 ; mais, sur les nombreuses réclamations du commerce , elle fut rétablie en principe par la loi du 24 ventôse an V; elle fut consacrée par le Code civil et le Code pénal. La l»i du 17 avril 1832 modifia quelques dispositions «lu Code A cet égard et les compléta. Suspendue en 1848 par le Gouvernement provisoire dès son établissement (9 mars). 1a contrainte par corps fut rétablie par la loi du la déc. 1848 , «pii remit en vigueur la législation antérieure, avec quelques adoucissements.

CONTRALTO, mot italien qui sert A désigner la plus grave des voix de femme , intermédiaire entre le soprano ou voix aiguë de femme , et le ténor ou voix aiguë d'homme. Le Contralto ne s'élève guère au-dessus du mi, et il est d’autant plus précieux qu'il peut descendre plus bas. 11 y a peu do femmes qui aient fa voix de contralto. Eu Italie, on obtenait artificiellement ces voix cliei les hommes. V, castrat.

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