‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 270 sur 508 · MO · texte numérisé non relu

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CONTRE-SCEL, contre-srîng. On appelle contrescel un petit sceau qui s'appose sur le tiret de parchemin dont on se sert pour attacher des lettres scellées en chancellerie, à l'effet d’assurer l'authenticité de l'acte. Le contre-srel n’a été adopté que vers le mi* siècle ; on croit que Philippe-Auguste est le premier roi qui en ait fait usage. — Le contreseing, ou signature de celui qui contre-signe , s’emploie dans le même but que le contre-scel. Son usage, considéré comme nécessaire, ne remonte pas an delà «lu xv* siècle. Les rois, étonnés de la rnrllité avec laquelle leur signature était surprise, décldèrentqu’aucun acte émané d'eux ne serait valable nu'aotant qu’il porterait le contre-seing de l'un des officiers attachés à leur personne. Cette règle est devenue depuis la base de notre système constitutionnel : aimin acte émané du pouvoir n’est considéré comme valable s’il ue porte le contre-seing d'un ministre responsable.

CONTRE-STIMULANTS. Voy. stimulants.

CONTREVALLATION (ligne de), suite d’ouvrages de fortification opposée à la ligne de tïrconwiè/ation. Voy. ce mot.

CONTRIBUTION. En matière d'impôt , c’est ce que chacuu donne pour sa part des chargés publiques. On distingue : les C. directes, directement établies sur les biens et sur les personnes , telles que la 6’. foncière, perçue sur les propriété* ; la C. perron netleet mobilière, sur les personnesetics habitations; la C. des jrortes ét fenêtres , la C. des ] ta tentes . les C. sur /es mines , etc. ; — les C. indirectes, établies sur les transactions, sur les objets de commerco et de consommation, ou sur certaines choses dont le besoin est éventuel : tels sont les droits d’enregistrement, de timbre, d’octroi, de douanes, de péage, etc.,

1 impôt sur les sels, sur la fabrication des cartes à jouer, la vente des tabacs et de la poudre, etc. Les contributions indirectes ont remplacé les droits réunis {Voy. ce mot). La perception de ces contributions est confiée à une administration qui, depuis le décret du 27 décembre 1851 , porte le titre de direction générale des douanes et des contributions indirectes. Voy. impôts et perception.

En Droit, on entend par contribution, ou contribution de deniers , la répartition ou partage proportionnel du prix des biens «l'une personne entre tous scs créanciers, lorsque'ces biens ne suffisent pas au (vivement intégral de toutes les créances.

CONTRITION (en latin contritio, de contet'ere , broyer, briser). C’est, d'après la définition du concile «le trente, une détestation du péché commis, avec un ferme propos de ne plus pécher à l'avenir. On distingue la contrition parfaite , qui a pour motif l'amour de Dieu , de la contrition imparfaite , ou attrition, qui est conçue par la considération de la laideur du péc hé , ou par la crainte des peines de l’enfer.

CONTROLE (de contre , rôle). Avant 178U, on appelait contrôle la formalité à laquelle étaient sou- j mis les actes et lescoutrats, et qui consistait dans leur reproduction par extraits dans des registres publics, à l’effet d'en assurer l’existenre et la «laie positive. C’est ce qu’on appelle aujourd'hui eni'egist rement.

Aujourd’hui , on entend par contrôle :

1®. L’état nominatif des personnes qui appartiennent à un corps, soit de l'armée proprement dite, soit de la garde nationale ;

2°. La surveillance qu’exercent, dans les différents services publics , sur les opératious des agents inférieurs , des fonctionnaires appelé* contrôleurs : toutes les branches des contributions, directe* ou indirectes, ont leurs contrôleurs particuliers;

3». Une direction spéciale du ministère des Finances, dite Contrôle central du trésor publie, qui embrasse la vérification des recette* et dépenses Journalières de la caisse du trésor, le visa dos récépissés et valeurs émise* , le contrôle et visa de* certificat* d’inscription do rente sur le grand-livre, etc.

4°. Diverses marques ou poinçons qui doivent être

appliqués sur les matières d’or et d'argent, avant qu elles soient mises en vente. On distingue trois espèces de contrôle : celui du fabricant, celui du titre [Voy. ce mot); et celui du bureau de garantie. Tout objet non contrôlé est confisqué, et entraîne une amende de 200 à 1,000 fr. Les marquesdu contrôle de l’Etat sont changées tous les ans. La contrefaçon du poinçon de l’Etat est punie des travaux forcés à temps fCodc pénal, art. 140). Le droit de contrôle, dit droit d ‘essai ou de touchau , est d'un franc par hectogramme d'argent et de 20 fr. par hectogr. d or.

CONTROLEUR GENERAL. On donnait autrefois le nom de contrôleur général des finances à l’un des premiers officiers de rEtal, chargé de contrôler et d’enregistrer tous lot actes qui avaient rapport aux finances «lu roi. D’abord soumis au surintendant général des finances , il devint, après la suppression de cette charge '1661), le chef du service «les fluauccs, c’üBt-à-dire un véritable Ministre des finances.

CONTROVERSE ( de contra, contre, et .versare, tourner, agiter), dispute sur un sujet quelconque , principalement sur des questions philosophiques ou religieuses. La controverse a été de tout temps cultivée avec ardeur, et a été de bonne heure réduite en art : la Sophistique des Protagoras, des Gorpias, des llippias; la Dialectique des Platoniciens; l'Art éristiqué d’Euclide et des Mégariens; V Argumentation des Scolastiques, n'étaient que des formes diverses de la controverse.

Dans les temps modernes, le nom de Controverse a été réservé aux disputes élevées entre les catholiques et les sectes dissidentes sur des points de fol ; c'est en ce sens que l’on dit : étudier la Controverse , pour étudier les matière* controversées. Rellarmin, Du Perron, le rardinal de Lorraine, Bossuet, Arn.mli, Nicole. Pellisson, Papin parmi les catholiques; Théodore de Bèie , Bayle, Jurieu, Chillingworth parmi les protestants, se sont fait un nom comme controversistes. — La controverse exerce et éclaire l’intelligence; mais, en présentant sans cesse le pour et le contre , elle expose au scepticisme les esprits indécis.

CONTUMACE (du latin conturmx, opiniâtre, réfractaire). se dit et du rcfbs de comparaître en justice , et ae l’accusé qui fait ce refus. Ce mot n’est d'usage qu’au grand criminel. Tout accusé est tenu de se présenter dans le délai de dix jours ; sauf quoi ses biens sont mis en séquestre, cl, après l’instruction de l’affaire, la cour prononce sans l’assistance du jury. Les condamnations par contumace n'einportent la mort civile qu'après les cinq années qui suivent l’exécution du jugement par effigie. Les condamnations par contumace cessent de produire leur effet du moment où le condamné se présente.

CONTUvSlON (du latin contundere, écraser, meurtrir), lésion causée dans les tissus vivants par le choc, violent des corps, sans destruction de la peau. Quand la contusion est légère et n'affecte que des parties superficielles, la jn-au devient brunâtre ou violette par suite de l'extravasion du sang ; si le coup est plus violent, les muscles, les vaisseaux, les nerfs, peuvent être déchirés, les os même être fracturés, bans ce dernier cas, l’amputation est quelquefois nécessaire. Le plus souvent il suffit d’appliquer aux contusion!» légères des compresses ou des allusions d’eau froide, d’eau végvto-minérale, d'eau vinaigrée à laquelle on ajoute du sel, etc. L’eau-de-vie camphrée et les eaux spiritueuses dites vulnéraires sont aussi très-efficaces. Los sangsues et les ventouses scarifiées conrlennent dans les contusions profondes des membres ou des parois des cavités splanchniques. S’il se manifeste dans la partie conluse de la tension, de la douleur ou de la chaleur, on remplace les réfrigérants et les résolutifs par les topiques émollients.

CON VALLAIRE, Convallarta (de vallis. vallon), ou Lys des vallées, genre de plantes de la famille

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des Sinilaclnées, à (leurs en forme de cloche el dont le fruit <a»L une baie globuleuse à trois loges. 11 ne renferme qu'une seule espèce, la Convallairede Mai, plus connue sous le nom de Muguet. Voy. ce mot.

CONVENTION. En Droit, les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont fuites; elles ue peuvent êtro révoquées que de leur consentement mutuel ou pour les causes que la loi autorise (Code Nap., art. 1 134). — Les conventions écrites prennent les uomsde contrats el d'oétigations.

En Politique , on donne le nom de convention à tout pacte ou traité conclu entre plusieurs puissances pour l'exécution en commun d'un même plan do conduite. — 11 s’emploie aussi quelquefois comme synonvuie do capitulation. Voi/. ce mot.

En Histoire, le nom du Convention a été donné à diverses assemblées nationales formées dans le but de rédiger ou de modifier la constitution d'un pays : on conuait surtout sous ce nom le parlement anglais de 1688 el l'assemblée qui gouverna la Franco de 1792 à 1798. Voy. lo Dict. univ. d'H . et de G.

CONVERGENT (du latin cum, ensemble, et veryere , pencher vers), se dit, en Géométrie, des lignes droites qui se ilirtgeut vers un mémo point; des courbes hyperboliques du troisième ordre, dont les branches tendent l'une vers l’autre en se dirigeant vers le même côté : on l’oppose À divergent. — En Mathématiques , on appelle séries convergentes des séries telles que, si on prend un nombre suffisamment grand do termes, l'erreur que l'on fait en négligeant M R datf i MN I W il être rendue au dp l’on voudra. — En Physique, on nomme rayons convergentê ceux qui, en passant d'un milieu dans un autre d'uue densité différente, su rapprochent et tendent & se réunir en un point. Les verres convexes rendent convergents les rayons qui lea traversent.

CONYERS (khkue,, converse (soeur) ,de conversus , converti, ou récemment admis. On nomme ainsi dans les couvents les frères et les soeurs employés aux œuvres serviles. L'est généralement lu premier degré par lequel on passe. L'est S. Jean Gualbert , abbé de Vallorabreuso , qui, le premier, établit les frères couvert, dans le xie siècle.

CONVERSION (du latiu convertere , tourner, changer). En Religion, ce motsiguille changement de croyance. — L'Eglise célébré, le 25 janvier, la mémoire de la conversion de S. Paul.

En Arithmétique , on appelle conversion d'un nombre une nouvelle maniéré de l'exprimer; prvjtortion par conversion de raison , la comparaison île l'antécédent avec la différence de l’antécédent et du rouséqiieut dans deux raisons égales. — En Algèbre, la conversion des équations est l’opération par laquelle une quantité inconnue étant sous la forme de fraction, on réduit le tout A un môine dénominateur, pour ne conserver ensuite que les nnasératittrs «Uns l'équation. — En Astronomie, le mot conversion se disait autrefois de toute révolution céleste.

Daus l’Art militaire, la conversion est un mouvement par lequel le front d’une troupe change «te direction en tournant ou pivotaut sur sou extrémité de droite ou sur celle de gauche.

Conversion des proposition*. On nomme ainsi , en Logique, ce qui a heu lorsqu'on change lo sujet eo attribut cl l'attribut en sujet, sans osa la proposition cesse d’étre vraie, comme quand, par exemple, on change la proposition : Quelques hommes sont justes, eu celle-ci : Quelques justes sont hommes Ams propositions universelles négatives et les propositions particulières peuvent se convertir sans aucun changement; mais les universelles afllrmalivcs ne peuvent se convertir qu’en ajoutant une marque do particularité à l’attribut devenu sujet.

Conversion des rentes. Voy. rentes.

CONVEXE (du latin convexus, même signif.), se dit, par opposition à concave, de toute surface bom-

bée spbérlqucmcot. Voy. verres, lentille, miroir.

LuNVlLT (c.-ù-d. cornai ne u), nom douuc par les Anglais aux criminels déportés. Voy. déportation.

CONVOI (du latin convehere, porter, voiturer). On appelle ainsi : dans l'Art militaire, soit une réuniou do transports conduisant d’un |H>lnt h un autre des malades et dos blessés , ou bleu des munilious de guerre ou de bouche, clos bagages, des effets d’armement et d'habllletnent, etc.; soit des colonnes «le prisonniers de guerre , escortées par uno troupe de soldats; — dans la Marine, une réunion plus ou moins considérable de bâtiments de comnierco naviguant, pendant la guerre, sous l'cs«'orte do vaisseaux de l'Etat ; — sur les Chemins de fer, une suite de wagons traînés par la même locomotive.

Convoi funèbre. Voy. funérailles.

LONVOLUTE (du latin convolutus, roulé). En Botanique, on appelle feuille convolutée , celle qui est roulée sur elle-même ou autour d’un autre corps de manière à former un cornet. Une feuille convolutive est celle qui est roulée sur elle-même, de sorte que l’un de ses bords représente un axe autour duquel le reste «tu limbe décrit une spirale.

CONVOLVULACEES fdu genre type Convoi vul us, Liseron), famille do végétaux dlcotylédonés monopétalcs hypogynes, renferme des plantes herbacées ou frutescentes, à tiges généralement volubile* ou grimpantes, .H feuilles alternes, a fleurs soutenues par des pédoncules uniflores oumulliflores, et souvcul trèsgrandes ; les graines sont, en général, dures, à surface chagrinée et hérissée de poils ; le fruit est une capsule, avec une ou deux graines. Cette famille importante se divise en 2 tribus : lea Convolvulacées proprement dite» et les Cuscutées' la 1" renferme les genre* Convoi vulus ou hseroti (genre type), Quamoclit, Wtlsome, etc.; la 2« renferme les genre» Cuscute , Liserolle, etc. La plupart des Convolvulacées habitent les réglons intertropicales; cependant on en trouve encore beauroiip dans nos climats tempérés. Quelques-unes de ecs dernières , notamment la Belle de tour, donnent des fleurs éphémères remarquable* par l'éclat des couleurs do leur corolles. IMusieurs niantes fort connues, soit médicinales (le Jatap, la Scammonée), soit alimentaires (la Patate) , «appartiennent aussi & cette famille.

CONV OL VULUS (de convolvere, rouler), nom botanique du Liseron, tiré de la disposition qu'a cette plante k s’enrouler autour dos corps voisius.

CONVULSION ( du latin convellere , secouer , ébranler), mouvement brusque, Irrégulier, Involontaire des muscles. On distinguo des convulsions toniques (du grec tonos, tension), caractérisées par la tension et la roideur des muscles, et des convulsions cloniques (d eclonos, agitation), caractérisées par dos secousses et des soubresauts provenant de la contraction et du relirheinent alternatifs des muscles ; dans l’nn comme dans l'autre cas, bien que ce soient les muscles qui paraissent seuls en ex< i le siège du mol est dans un désordre du systèmu nerveux. Aux C. toniques se rapportent le tétanos, la catalepsie; aux C. cloniques, l'éclampsie, la • b >rée, l’épilepsie, l’hystérie, l’asthme, les palpitations, etc. Les convulsions proviennent soit de causes pathologiques, telles que les différentes maladif* «lu système cérébro-spinal (méningite, encéphalite), les vers intestinaux, l’inflammation aiguë du tnbe digestif, les blessures on fractures, l’action de certains poisons, la rage ; soit de causes physiologiques. tell«* que la dentition , la grossesse, l'accouchement, Textes des travaux intellectuels , les veilles trop répétées , une excitation trop vive des sens, une impression brusque et Imprévue, les passions exaltées , surtout le fanatisme religieux. On peut être prédisposé aux convulsions par l'hérédité, par les émotions moralr* qu'a pu éprouver la mère pendant la grossesse. Les enfants et les femmes y sont plus sujets que les

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