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\ douze femelles. La chair du coq est sèche et fort peu estimée ; la crête seule est recherchée des gourinots. Toutefois la castration donne il la chair du jeune coq un goût succulent : l'animal prend alors le nom .!«■ chttf <>n. On trouve quelquefois dans les poulaillers de petits œufs jaunes que l’on appelle œufs de coq, et qui contiennent «.selon le vulgaire, un serpeut : ce sont des œufs provenant d’une jeune poule ou d'une poule épuisée; ce qu’on prend pour un sériant, ce sont les cordons que ces œufs ont conservés.
L'ardeur martiale du Coq est aussi connue que son affection pour ses poules. Dés la plus haute antiquité les hommes ont fait servir cet animal à leur amusement. Les Grecs et les Itomai ns avaient fait une science de la manière d’armer les coqs et de les exciter au combat. Aujourd’hui même, la Chine, l’Inde, l’Angleterre et l'Amérique ont conservé ce goût. On arme les ergots des coqs de lames et de pointes tranchantes et aiguës, ('.es combats donnent presque toujours lieu à des paris exorbitants.
Les Hébreux regardaient le Coq comme un animal impur ; les Grecs l’avaient consacré à Mars , a Bellone et à Mercure ; il était chez eux le symbole de la vigilance, de l'activité et de l’ardeur guerrière. Ils l'immolaient à Esculape quand ils guérissaient d'âne maladie. — Les Gaulois rtprétMi talent le Coq dans leurs enseigne* ; mais c’est seulcincnten 178‘Jque le Coq parut pour la première foie sur une du comme emblème de la France : toutefois il avait été déjà employé en plusieurs circonstances, mais seulement comme amies parlantes ( Gai lus , Gaulois, cl Qetlhu . Coq ; es 1789 os le choisit entant comme emhh-mc de Mars que comme symbole des Français. En 1830,11 remplaça la fleur de lis commo emblème national ; eu 1852 il a été lui-même remplacé par l'Aigle de l’Empire.
On a donné le nom do Coq de Bruyère et de Coq de Bouleau au Tétras ; — de C. d’Inde, au Dindon; — de C. d’Kté, à la Huppe ; — de C. de Boche, au Rupicolc; — de C. de Marais, à la Gélinotte ; — de C. Indien , au Horco ; — de C. de Mer, au Cnlappc.
Les Horlogers donnent le nom de Coq h l’espèce de pont qui couvre et sert à maintenir le pivot du balancier. C'est une pièce ordinairement taillée en ■ on la U ger al évkU . al ht a paz d a via à la pi iline d’une montre ; elle est percée au centre d'un trou pour y recevoir le bout du pivot, et ce trou est recouvert par une petite plaque d'acier, appelée petit coq ou coqueret, arrêtée nu roq par une ou plusieurs vis, et sur laquelle porte l'extrémité du pivot quand l’axe du balaucier est vertical.
coq (du latin coquus, cuisinier). Les marins, surtout sur les bâtiments de guerre, appellent Coq ou Maître coa, le matelot chargé de la cuisine de l'équipage. — Ils nomment Coq-souris uno voile ou bonnette eu deux parties, qui sc lace entre le hunier et la vergue de fortune d tin sloop, d'une galiote, etc., pour remplir le vide et les échancrures du hunier.
COQUE (du latin coneha ). C’est proprement l’écale ou coquille de l’œuf ( Voy . oeuf). — En Botanique, on nomme ainsi les parties de certains fruits compisés d'un péricarpe sec, se séparant en un nombre déterminé de loges, qui se détachent les unes des autres par la scission de leur cloison en deux lames; ces loges individuellement prises sont des coques : tels sont les fruits du pavot, du buis, des euphories. — On emploie encore le mot coque comme synonyme de cocon. Voy. ce mot.
coq ce nu levant, fruit du Mcnispermum cocculus ou Bois à enivrer espèce du genre Cocculus , de la famille des Ménispermécs : c’est un drupo oblong, réuiforme, légèrement comprimé et monosperme. Elle a la propriété d’eudormir et même de faire mourir les poissons qui en mangent : aussi les pêcheurs s’en servent-ils pour composer une espèce de pâtée avoc de la mie de pain : c’est ce qu’ils ap|ielletit tirer
la coque. Celte action blâmable est défendue et sévèrement punie par les reglements sur la pêche. Les propriétés vénéneuses de la Coque du Levant sont dues à un principe alcaliu et cristallisable , découvert par Boullay, et qu’il a appelé picrotoxine.
COQUELICOY, Papoter Bnœas, nom vulgaire d’une espèce du genre Pavot. C'est une plante bien connue, à fleurs d’un rouge éclatant , et qui , desséchées , sont employées comme sudorifiques dans les rhumes chroniques. Un en fait un sirop qui a été autrefois préconisé comme incisif et expectorant. Le coquelicot abonda dans les champs de blé et dans tous les terrains fraîchement remués, où il fleurit de bonne heure en été. On le cultive dans les jardins, où il produit un bel effet par ses fleurs simples, doubles , diversement colorées ou panachées.
COQU FLOU R DE , nom vulgaire donné à un Narcisse, h V Anémone vulsatille et a une Aarostewmr.
COQUELUCHE (ainsi nommée sans doute de ce que, (tendant les quintes, la respiration, devenue sonore, imite le chant du coq ), dite aussi catarrhe convulsif, affection caractérisée par une toux violente et convulsive, revenant par quintes à des intervalles plus ou moins longs, et consistant en plusieurs expirations courtes et saccadées, suivies d’une inspiration longue, pénible et sonore. Elle attaque presque exclusivement les enfants, surtout les Ullcs, entre la première et la deuxième dentition, et les sujets lymphatiques et nerveux. Elle sévit particulièrement au printemps et en automne , surtout daus les années froides cl humides. La coqueluche est souvent épidémique et toujours contagieuse; ordinairement elle n’attaque qu'une seule fois dans la vie. -—Inconnue des anciens, elle a été confondue jusqu’au xvin* siècle avec les autres affections catarrhales, tandis que c’est évidemment une névose de la respiration . avec irritation ou même phlegmasie de la muqueuse des bronches. Elle précède ou complique souvent la rougeole. Les quintes , plus violentes et plus fréquentes la nuit , sont accompagnées d’agitation , du douleurs déchirantes dans la poitrine j avec suffocation limait eès finit
par un vomissement glaireux, après lequel l’enfant reprend immédiatement sa galté et ses jeux.
La coqueluche est une maladie peu dangereuse, à moins qu’elle ne te prolonge indéfiniment : sa durée peut être de 6 semaines à 5 ou 6 mois. On la combat au début, par des boissons chaudes et mucilagineuses, des julcps ou deft loochs gommeux, avec du sirop diacodc ; puis par des pédi lu vesou mieux des cataplasme* Mntpis* s aux extrémit* - , par de légers VOUlitlft ainsi que par des purgatifs; quelquefois on est forcé do recourir aux révulsifs énergiques, tels que les vésicatoires , et les frictions avec la pommade stihiée. Dans les cas d'épidémie, le changement d'air est souvent d’une grande utilité.
COQUKMAR (en latin cucuma) , sorte de bouilloire en cuivre ou en argent a large ventre, rétrécie au col et un peu évasée à 1’ouverture , avec un bec pour diriger lu liquide. Le tout est surmonté d’un couvercle à charnière, et armé d’une anse en métal entourée d’osier. Les coqucmars sont appelés aussi cafetières du Levant, parce que les premières qui parurent en France Rirent apportées du Levant.
COQUERET, nom vulgaire de la plante dite Alkékenge (en latin Phy salis). Voy. alkRkenge.
COQUILLAGES, dénomination générale «jus laquelle on comprend tous les animaux testacés. Voy.
COQUILLE et CONCHYLIOLOGIE.
COQUILLE, Cochlea, test on corps tcstacé calcaire, développé soit en dehors, soit dans l'épaisseur de U peau d’un mollusque, et destiné à protéger tout l’animal, ou seulement certaines parties de son corps, contre les chocs extérieurs. La limace grise des raves. par exemple, porte sa coquille dans l’intérieur de fa tète; elle a la forme d’un ongle, et couvre le
cou
— lit
COKA
cœur et le cerveau de ces animaux. On distinguo ordinairement les coquille» par le nombre de pièces dont elles sont composées, et on les nomme unival- » es quand elles n 'offrent qu'une seule pièce (limaçon); bivalves, quaud elles sont composées de deux pièces qui «'ouvrent à charnières comine une tabatière (huîtres); multivalves enfin, quand ces pièces sont au nombre de plus de deux (glaud de mer). D’après leur habitation , les coquilles sont distinguées en terrestres , fluviatiles et marines. Sous le rapport de la fixité , elles sont libres ou adhérentes. Sous le rapport de la forme , elles soûl symétriques , équi valves, inéqui vulves, régulières , etc. — Les coquilles étant calcaires pour la plupart , elles servent dans beaucoup du pava à fabriquer de la chaux ; on en fait aussi, surtout chez les sauvages, des ornements du toilette; on les recueille comme objets «le curiosité; certaines coquilles, appelées cauris, sont employées dans l’Inde et l’Afrique comme pièces de monnaie. C’est de coquUlfli de» genres Perue, Murette et Pintadine, qu on retire la nacre et les perles. Quelques-unes atteignent des proportions considérables : telles sont celles qui servent île bénitiers ( V. ns- KiriLti). — Il existe beaucoup de Coquilles fossiles; ou nomme Coquillers les terrains qui en contiennent. — L'étude des Coquilles est devenue une science spéciale sous lo nom de Conchyliologie. Voy. ce mol.
On appelle C. des peintres YVnio pictorum ; C. de Pharaon, le Monodonte ou Bouton de camisole ; C. de Saint-Jacques, toutes les coquilles du genre Peigne, parce qu'autrefois les pèlerins qui se rendaient à St-Jacques de Cimipostuile portaient attachées à leur tnatite&u les valves de quelques espèces de Peigne communes dans la Méditerranée et l'Océan.
Daus les Arts, le mot cof/uille prend une foule d'acceptions diverses. On appelle : papier coquille une qualité de papier à écrire qui dans le filigrane porte pour marque une coquille ; — or en cotjuille , une péte faite du miel et de feuilles d’or réduites en poudre dout ou se sert pour dorer; elle se vend ilans des coquilles. — Les lapidaires nomment oo- 7 aille tin outil de cuivre en forme de dé à coudre qui sert pour mettre les diamants en soudure. — Le fourbisseur donne ce nom à cette partie de la poignée d'une épée qui a la forme d’une double coquille , et sert à protéger le poignet. — Iæ fondeur appelle coquille a boulet les moules un fer forgé ou foute de fer dont il se sert pour faire le boulet , par le moyen de la réunion des deux coquilles. — Le sculpteur appelle coquille un petit ornement taillé sur le contour d'un quart de ruud. — Le maçon nomme coquille d’escalier le dessous des marches qui tournent eu limaçon, cl dout l’enHcinble présente la forme d’une coquille. — En Typographie, on nomme coquille une lettre déplacée de son casse t i n , et employée pour uuc autre daus lacomposilion.
COR (de cornu, corne), petite tumeur dure et circonscrite qui se développe sur les doigts du pied; elle est ordinairement produite par la compression qu'exercent les chaussures trop étroites ou trop dures. Elle su compose d'une portion superficielle, lèche, en tête du clou, formée de plusieurs couches d’épidermes superposées; et d'une autre portion plus étroite, plus profonde, demi-transparente, s'enfonçant à travers lu derme jusqu'aux tendons, jusqu'aux ligaments et même jusqu'au périoste. Cette portion parait organisée, car on y a découvert des vaisseaux à l’aide du microscope ; c’est ce qui distingue le cor du simple durillon. Les cors se gonflent dans les temps humides, et pressent les parties sous-jacentes , ce qui occasionne de vives douleurs. Les pédicures extirpent les cors un cernant avec une aiguille courbe, il pointe mousse , le tubercule calleux ; les emplâtres de toute espèce, la baudruche, les feuilles de joubarbe etd’ôclaire sont inefficaces; l'emploi des caustiques est quelquefois dangereux.
cor (du latin cornu, même signification), instrument de musique A vent et à embouchure. C’est un tube de cuivre composé de plusieurs bouts, contourné en spirale , et dont le diamètre va toujours croissant jusqu’à s’évaser en un large pavillon, où l'on insère la main pour modifier les sons. Les tons que Tou obtient par ce moyen sont moins éclatants que les tons naturels de l'instrument, et se nomment tons bouchés : l'embouchure a la forme d'un petit entonnoir. Plus on lâche les lèvres, plus le son c*t grave; plus on les serre en les pressant contre les dents, et plus le son est aigu. La musique de cor se note sur la clef de sol et quelquefois sur ia clef de fa, quatrième ligne, pour certaines notes graves. Les parties de cor sont presque toujours écrites dans le ton d’u/ majeur , certains solo» exceptés; mais, pour jouer dans des tons différents, on a des tubes du rechange qui sont dans ces divers tous. Le son naturel le plus grave d’un cor en ut est le sol que rendrait, à vide , la première corde filée d’un violoncelle ; on produitcnsuile quatre octavesen montant vers l'aigu. — Le Cor de chasse, qu’on nomme aussi trompe, no différé du eor simple que parce qu’il est plus grand, qu'il est tout d’une pièce, et n’a pas de corps de rechange. On le joue sahs mettro la maiD dans le pavillon. — L’usage de cet instrument parait être fort ancien, et il est impossible de préciser l'époque à laquelle il a été inventé.
cor anglais, instrument à vent et à anche, de la famille des hautbois , a la forme du hautbois , mais dans des proportions plus fortes; il est un peu recourbé, et son pavillon se termine eu boule, au Lieu d’élre évasé comme celui du hautbois. Il sonne une quinte au-dessous de celui-ci , et tient par conséquent, parmi les hautbois, la même place que l’alto ou viole parmi les violons. Son diapason est de deux octaves, qui commencent au troisième fa grave du piano. La musique destinée au cor anglais se note sur la clef d’ut, seconde ligne. Les Italiens l’appellent voix humaine Ivoce umana).
cou de basset (en allemand basset- hom), instrument de musique a vent, à bec et à anche, du genro de la clarinette , et qui est à celle-ci ce que le cor anglais est au hautbois, c’est-à-dire qu’il en sonue la quinte au-dessous. Sou diapason comprend quatre octaves, qui commencent au second ut grave du piano. La musique destinée au cor de basset se transisse à la quinte ou à la quarte. Cet instrument n'est guère en usaee qu’en Allemagne.
cor ou cornet a pistons , instrument du genre de la trompette. An moyeu de plusieurs pistous , que l’exécutant presse tour à tour, la colonue d'air renfermée dans l'instrument est raccourcie de manière à produire le plus grand nombre des tons et demi-tons que le cor ordinaire refuse. Le cor à pistons conserve les bonnes notes du cor ordinaire, rend l’éclat aux sourdes et remplit toutes los4acunes. — Cet instrument a été inventé en 1820 par le musicien allemand Stœzel ; il a eu pendant quelque temps une très-grande vogue , et il est encore d’un usage trèsfréquent dans les concerts et la musique militaire.
cor russe , instrument à vent en cuivre, qui se joue avec une embouchure, et qui est de forme conique. Le tube ne fournit qu’un seul son. Pour avoir quelques octaves de tous les demi-tons, il faut avoir autant de tubes qu’on veut employer de sons, et en proportionner la longueur au degré de grava ou d’aigu qu'on veut obtenir. On arrive à des effets surprenants par la réunion de vingt, trente et quarante de ces cors ; le son en peut être entendu à plus de C kilom. Le cor russe a été inventé au dernier siècle par le bohémien J. -A. Maresrh. COKAC1AS, oiseau. Voy. choouart et rolmer. CORAIL (du grec corail ion), genre de Polypes corticaux , ne présente qu'une seule espère connue, le C. rouge , que l’on trouve daus la Méditerranée,
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