‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 294 sur 508 · DAMA · texte numérisé non relu

DAMA

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et l’infinie diversité des couleurs qu’elles peinent revêtir. L’espèce la plus répandue est le D. variable, à racine fa scindée et tuberculeuse, dont la tisre herbacée et cylindrique dépasse 2 mètres. On a ••!>tenu des variétés à fleurs doubles dans lesquelles les fleurons tubuleux et jaunes du dahlia sauvage sc sont transformés en demi-fleurons colorés de nuances vives et veloutées. — Le dahlia se multiplie aisément par semis, par bouture, par greffe ou par la séparation des tubercules : ce dernier moyeu est le plus simple et le plus usité. A la fin de mars, on place les tubercules sur une couche, le long d’un mur c\- |H>sé au midi, et ou les recouvre d’un peu de terreau légèrement humecté. Au bout de quinze jours , on voit sortir un certain nombre de pousses, que l’un »epaie et que l’on transplante dès qu’elles ont atteint de 6 à 12 centim. Après la floraison, on laisse mûrir les tubercules jusqu'au mois de novembre, et, 4 cette époque, on profite d’un beau jour pour li t enlever de terre, on les nettoie bien, et on les place ,à l’abri du froid et de l’humidité jusqu’au printemps suivant. Au Mexique, les tubercules du dahlia se mangent cuits sous la cendre ; chez nous, leur saveur est fade et même désagréable : on peut toutefois s’en servir pour engraisser la volaille ; les feuilles sont aimées de tous les læstiaux. M. Payen a extrait du tubercule nue substance blanche appelée Dahline, assez semblable à Ylnuline {Vo y. ce mot), et » qui convient dans les maladies de langueur.

Le Dahlia a été importé du Mexique à Madrid en 1790 par V. Cervantes ; il a été introduit en France eu 18il2, et est aujourd’hui réjandu partout.

DAIM, Cervuf dama , espèce du genre Cerf, à andouillers supérieurs aplatis et palmés, et dont la taille est intermédiaire entre celle du chevreuil et celle du cerf. Le Daim ressemble beaucoup à ce dernier par son port, par sa légèreté et par la couleur de •00 poil, q«i est d'un jaune rougcAtre; i) est timide et rapide a la course. La femelle, appelée Daine, n'a pas de buis. Le daim se plaît dans les climats tempérés; il vit dans les bois et sur les collines; il est commun dau* touteTEurope,mais surtout en Angleterre, où il fait l'ornemeut des parcs. On le chasse principalement pour sa peau, dont on fabrique des gants excellents ; on en employait autrefois de grandes quantités pour faire les culottes des cavaliers.

DAIS (de* l’allemand deckenf couvrir, 'selon Cazeneuve). On nomme ainsi tout ouvrage de bois, de tenture , etc. , fait dans la forme de* anciens ciels de lit, et que l’on met à quelque hauteur au-dessus d’un maître -autel, d'une chaire à prêcher, d’un trône ou de la place où siègent, dans les occasions solennelles, certains personnages éminents, roi, prince, seigneur, prélat. — On appelle spécialement dais le poêle garni de velours ou de soie , surmonté de panaches et soutenu par deux ou quatre petites colonnes, sous lequel on porte le Saint-Sacrement dans les processions. Foi/. mi.DAQt’m.

DAIS, genre de la famille des Thymélées, renferme des arbrisseaux exotiques, originaires des contrées les plus chaudes de l’Afrique et de l’Asie. L’espèce la plus connue en Europe est le Dais à feuilles de fustet, bel arbrisseau à rameaux d’un vert tendre, 4 feuilles ovoïdes, opposées ; à fleurs ramassées en faisceaux ombelUfortncs. On le cultive dans les jardins.

DALBERGE ou dalbeucie (de Dalberg , botaniste suédois), tien re de la famille des Légumineuses, section des Fapilionacées, comprend des arbrisseaux 4 fleurs axillaires, disposées en grappe ou en épis : ils sont tous originaires des régions tropicales; ils ne sont cultivés chez nous que comme plantes d’agrément. Une espèce, la D. à gousse ovale , a le bois rouge; sa racino laisse couler, par incision, un suc résineux qiii est la gomme laque du commerce. Cette plante croit 4 Surinam, dans les lieux humides.

DALECIIAMPIE (de Dal6:hamp , botaniste fran-

çais, à qui cette plante fut dédiée par Plumier), genre d’Euphorbiacées, originaire de l’Amérique iu» te r tropical e , renferme des arbrisseaux à tige grim pante ; à feuilles alternes, munies de stipules ; a fleurs eu ombelle, séparées pour chaque sexe. Ou cultive la D. velue, dont les rameaux se terminent par un paquet de fleurs renfermées entre 2 grandes bractée?.

DALEE (de Th. Date, botaniste anglais), Daieu, genre de la famille des Légumineuses, section des Papilionacées, tribu des Lolées, renferme des herbes et «les arbrisseaux 4 feuilles iinparipennées , ponctuées en dessus, et 4 fleurs bleues, violacées ou jaunAtres. Cette plante est originaire de l’Amérique du Nord. Ou la cultive dans nus jardins comme plante d’ornement.

DALÊ.ME (de l’inventeur français A. Daléme), sorte de poêle composé de plusieurs tuyaux de fer emboîtés l'un dans l’autre, et qui est destiné 4 empêcher la fumée de se répandre dans les appartements en la forçant de descendre dans le brisier, où elle se convertit en flamme.

DALLE, pierre calcaire , coupée en tablettes de peu d’épaisseur, et qui sert 4 paver des péristyles, des trottoirs, des rues même, ou l’intérieur des églises, des salles, des balcons, etc.; 4 couvrir des terrass«*s et des toits. On emploie aussi 4 cet usage le granit, la lave, le marbre, la pierre de liais, etc. Souvent on se sert de dalles en marqueterie, c.-4-d. de couleurs différentes mélangées ensemble , comme le marbre noir et la pierre de liais. Les dalles doivent reposer sur un terrain liattu et solide, et être jointes «■litre elles par un ciment imperméable pour éviter les infiltrations. Ou donne 4 l'aire formée de dalles le nom de dallage.

On appelle encore dalles des tranches ou rouelles coupées en travers ou perpendiculairement sur un gros poisson cvlindrique, comme I** saumon.

DALMATIQLE (ainsi nommée des Dalmates , de

ni les Romains empruntèrent ce vêtement) . espèce

e tunique 4 longues manch«*s, ordinairement blanche et bordée de pourpre, était primitivement portée par les laïques. Les empereurs et les rois la revêtaient 4 leur sacre et dans certaines cérémonies. L’usage de ce vêtement fut introduit dans l’Eglise romaine par le pape S. Sylvestre, au vi« siècle. Les diacres seuls le portèrent d’abord ; puis, vers le ix* siècle, tous les évêques et quelques prêtres. Aujourd’hui il est réservé aux sous-diacres, aux diacres et aux évêques, quand ils sont 4 l’autel. La dalmatiqne de l'évêque est en soie, sans broderies, sans dorures, et recouverte de la chasuble pontificale. Celle des sous-diacres et des diacres est enrichie d'ornements, de galons d’argent ou d'or, et de gros glands pareils qui sont attachés sur les épaules. — La forme de la dalmatique so retrouve encore dans les vêtements de plusieurs nations, entre autres, des Arabes.

DALOT, pièce de bois placée aux côtés d’un vaisseau, et dans la longueur.de laquelle on fait une ouverture de quelqiws centimètres pour l’écoulement des eaux de pluie ou des vaines qui tombent sur le pont. On nomme aussi da/ots les ouvertures destinées 4 donner passage aux pompes.

DAM. Vog. DAMNATION.

DAMAN (par corruption de l’arabe ghannem ou ghanam, mêmcsignificat.), Hyra.r, genre de Mammifères 4 fourrure épaisse et de petite taille, placé par Cuvier dans la famille des Pachyderme* preprentent dits. Les Damans vivent en Afrique et en Asie; ils sont de ln taille des marmottes, lisse nourrissent de fruits et d’herbages, se tiennent snr les montagnes, et peuvent s’apprivoiser facilement. On se nourrit de leur chair, et leur fourrure est précieuse. On en compte quatre espon s : le D. du Cap, le I). du Dougo/a , le D. de Syrie et le D. d' Abyssinie. Cet animal n’a été connu des naturalistes que fort tard : le premier daman fut api>orté en Europe en 1760.

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