DIAC
composition que l’amidon pur. L’e«iu la dissout en grande quantité et devient alors mucilagincuse. La formation de la dextriue précédé toujours celle du sucre dans l'action des acides et de la diostase sur la fécule. C’est à sa présence que U bière doit sa consistance visqueuse. On se sert de la dextriue dans différentes préparations alimentaires , notamment pour édulcorer et pommer les tisanes, pour fabriquer des pains de luxe dits pains de des tri ne. On I emploie en chirurgie pour faire des bandages. Sa qualité hygrométrique la rend propre A fabriquer des feutres et de» rouleaux d'imprimerie, A tenir humide lu parou des tisserands, etc.; aussi trouve-t-elle du nombreuses application» dans lus apprêts, encollages, impression des couleurs, etc. Les fabricants d'indlicnne emploient, sous le nom de léiocomme (du grec léios, lisse, et commi, gomine), une dextriue faite par une légère torréfaction de l'amidon. La dextriue a été obtenue eu 18.13 par M. Dubrunfaut, et étudiée aussitôt par MM. l’aveu ut Persox.
DEXTROCHERE (du latin dextra , droite, et du grec chéir, main ) , bracelet d’or que les Romain» portaient an poignet droit. — En termes de Blason, on nomme ainsi une main gantée et armée d’une épée, qui faisait partie des armoiries du connétable ou du doyen des maréchaux.
DEXTKUV0LUB1LES , tiges qui s’enroulent en spirale autour des corps voisins, et dout la spirale va de droite A gauebe ( haricot , liseron , etc.).
DEY, titre que portaient lespadias de la régence d'Alger avant la conquête des Français. Voy. dly au Dict. univ. d'flist. et de Héoyr.
DIA BASE , espèce de roche. Voy. diorite.
DIABETE (du grec diabainô , passer A travers), maladie caractérisée par une excrétion excessivement abondante d'urine plus ou moins chargée d’une matière cris Utilisable, fermentescible et le plus souvent sucrée, avec sécheresse de la peau, soif tres-vive, appétit dévorant, abattement tics forces et des facultés morales, amaigrissement et dépérissement progressif. Cette maladie affecte de préférence le» individus faibles, lymphatiques, de 35 à 45 ans. Une alimentation de mauvaise qualité ou exclusivement végétale . le» évacuations excessives, l’in tempérance, les veilles prolongées, les affections tristes, leséjour dans desrontrees froides et brumeuses, la suppression brusque de la transpiration, en favorisent le développement. La quantité d'urine excrétée dépasse de beaucoup celle des boissons. Quaud Turine est sucrée, la maladie est appelée D. sucré. Quelquefois elle est sans saveur, on nomme alors la maladie D. insipide. On connaît en outre un 1). avec excès d'urée , et un D. avec matières grasses , dit D. laiteux ou chyleux.
Le diabète est une affection chronique fort grave, qui résiste souvent à tous les moyen» de traitement, et ne se termine qu'apres plusieurs mois et même plusieurs années. Dans le ï). sucré, l'urine ne contenant plus d'acide urique et d’urée, eu mémo temps que le sucre y suraboude , il convient de mettre le malade à l'usage d'aliment» azotés, de le nourrir presque exclusivement de viaude, de bouillon, de lui faire boire de bon vin, de proscrire toute matière sucrée etféculeutc. telles que le sucre, le paiu, les pommes de terre. On a conseillé en outre les médicaments duphoréüques , l'usage dus vêtements de flanelle, les frictions sur les lombes, les baius chauds à 30 degrés, les voyages dans les ;>ays chaud», l'application de vésicatoire» sur les rein»; l'emploi des astrmgeuls, tels que l’alun, le cachou, les acides sulfurique et nitrique, les toniques, notamment diverses préparations du quinquina et de fer. Ou a vanté comme une sorte de spécifique les eaux minérales de Bristol, bues sur les lieux. On peut y substituer l’eau de chaux coupée avec moitié lait , la gomme arabique dissoute dans le laiL L’opium à luute dose a souvent réussi. On a encore préconisé le chlorure
de sodium , le carbonate de soude et la magnésie calcinée ; les bain» de vapeur, les bains sulfureux.
Les causes du dialtéle ue sont pas encore bien connues: pendant longtemps ou l’a attribué a une surexcitation des reins. M. Cl. Bernard a récemment établi un rapport entre les fouclious du foie, qui, même dans l'état normal, sécrète et élabore une certaine proportion de, sucre, cl celles du poumon, qui consomme par l’acte cie la respiration le sucre ainsi produit : lorsqu'un état maladif vient surexciter l’activité du foie ou déprimer celle du poumon, la production du sucre devient plus considérable, et, ne pouvant plus être consommée par le travail de la respiration, cette substance apparait dans les urine» : il est d’ailleurs d’observation que le diabète se complique souvent de phthisie pulmonaire.
DIABLE (du grec diabolos, calomniateur), l’esprit du mal. Voy. dlmon.
A la cour de Rome, ou appelle A vocal du diable, celui qui,daus la procédure qui précède les canonisations, est chargé de contester les mérites du caudidat.
Le nom de Diable a été douué, à cause de leur laideur, à beaucoup d’animaux de tout genre. Ainsi on nomme D. des bois plusieurs espèces de singes ; D. de Java ou de Tavayen, le Pangolin ; petits Diables ou Diablotins, des oiseaux marins u Amérique, du genre Pétrel ; D. enrhumé, un oiseau de» Antilles,du genre Tangara; D. des savanes, l’Ani; D. des boit, un petit lézard de Surinam , nommé aussi Gecko; D. de mer, une espèce de Foulque et plusieurs espèces de poissons, telles que les grandes Raies, les Scorpênes, la Raudroic commune, etc. Aux colonies, on nomme Diable un Charançon, qui fait un grand tort aux plantations; grand Diable , un insecte hémiptère du genre Lcdre; demi- Diable et grand Diable, des insectes du uenre M< mbraco.
Dans les Arts, le mot Diable désigne plusieurs sortes d' instruments : 1° une machine armée de dents, dont ou se sert pour ouvrer la laine, le coton , le crin , etc. ; 2° uu chariot formé d’un fort châssis de bois monté sur des roue» très-basses et qui sert à transporter de gros fardeaux A de faibles distances : ce chariot s’incline a volonté pour faire, au besoin , office de levier ; son nom lui vient du grand bruit qu’il fait eu roulant sur le pavé.
On nomme eucorc Diable , un jouet deufaut importé de Chine et perfectionna en France, qui consiste en deux sphéroïdes creux taillés dans le même morceau do bois et j»errés chacun d’un trou dans un sens opposé : on le fait rouler librement, et avec, une iuteusité toujours croissante, sur une corde faiblement tendue, et dont chaque extrémité est attachée A uu t>âtonuct ; ce mouvement établit dans les deux sphéroïdes un courant d’air rapide qui se traduit par un fort ronflement semblable à celui de la toupie d'Allemagne : c’est ce bruit qui lui a valu son uom.
DIA II LF S CARTÉSIENS. Voy. UJDIONS.
DIABLON , on appelle ainsi quelquefois la petit.voile placée dans les grands bAliments au-dessus du diablotin, et qui se bisse sur le inAl de perruche; on la nomme aussi voile d’étai de perruche.
DIABLOTIN, nom vulg. d’un Pétrel d’Amérique.
Voile d’étai du perroquet de fougue ; elle est trapézoïdale. Son point d’amure est placé A la jonction du grand màt et dé la voile delai d’artimon.
DIABOTAMJM (du grec dia, avec, et botanon, plante), onguent formé de plusieurs plantes, comme bardane, joubarbe, ciguë, valériane, angélique, etc. , était autrefois employé comme fondant et résolutif.
DIACAUSTIQUE (du grec dia, à travers, etcansticos, qui brûle), nom donné : l8 aux courbes caustiques produites par la réfraction, par opposition aux catacaustiques (Foy.ce mot); 2° aux corps caustiques par la réfraction, comme les lentille* biconvexes dont on se sert quelquefois pour cautériser en concentrant le« rayons du soleil sur un seul point.
DIÂD