‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 377 sur 508 · ÊTA.R · texte numérisé non relu

ÊTA.R

de la caisse ; 2° les petits bouts de cordage épi&sés qui servent à reteuir les avirons dans leurs tolels; 3° les étriers qui retiennent les marchepieds, etc.

ESTROPIES, groupe de Lépidoptères diurnes, répondant au genre Hespérie. Ils ont été ainsi appelés parce que, dans l'état de repos; Ils tiennent leurs allas supérieures relavées, et les inférieures dans une position horizontale ; ce qui leur donne l’air de papillons à ailes luxées.

ESTURGEON (du latin storio), Acipenser, genre de poissons de mer de l'ordre de* Cliondroplérygiens û branchies libres, et de la famille de» Sturiouiens. Ces animaux ont la forme généra le de* Squales. Leur corps est garni de plaques osseuses arrondies, implantées sur la peau eu rangées longitudinales. Leur bouche est petite, placée sous le museau. Leur longueur varie de 6 à S m. Ils sont faibles et inoffensifs, et se nourrissent de vers et de mollusques. Les plus grands vivent de harengs, de maquereaux et de morues. Les principales espèces sont l’iï. commun , le Grand E. ou Huso, et le Petit E. ou Sterlet.

VE. commun (.4. Sturio) est d’un brun verdâtre. Il habite l'Océan, la Méditerranée, la mer Caspienne, la mer Rouge, et remonte, au printemps, dans les

fdus grands fleuves. On le trouve fréquemment dauB a Garonne, où il est recherché sous le nom de Créac. Sa présence au milieu des Saumons qui remonteut les fleuves à la inèiuc époqqe, et dont il fait alors su proie, lui a fait donuer lo nom de Conducteur des Saumons. Chaque femelle porte plus d'un million d'oeufs, pesant ensemble environ 100 kilogr. Ces œufs et la laitance des mâles sont ries mets tresetlimét : on en fait le caviar (Voy. ce uiotf. La chair est délicate et a le goût de la chair de veau. Salée on marinée, elle devient l’ubjet d'un commerce considérable. L'épiue dorsale est molle et crasse; préparée à la fuinée, on la nomme en Italie chinolia et spinachia. Le runckel de Norwége est fait avec dut émincés de la chair.

Le Grand Esturgeon, ou Hausen (A. Huso) acquiert 5 m. de long et uu poids de 12 à 1,500 kilogr. Il ne différé de l’esturgeon commun que par les proportions de son museau eide ses barbillous, «fui sout plus courts, par ses plaques plus émoussées et sa peau plus lisse. Sa couleur est d’un bleu presque noir sur le dos, et d’un jaune clair sous le ventre. U ne se trouve guère que dans la mer Noire et dans la mer Caspienne, et on lu voit remonter le Wolga, le Danube et le Pô. Sa chair est très-nourrissante, saine et agréable ; ses œufs servent, comme ceux de l'Esturgeon ordinaire, à faire le caviar. Les vésicules aériennes, séparées de leur peau extérieure, coupées en long, fuçounées en tablettes ou en cylindres recourbés, séchées, constituent la colle de poisson, ou ichthyocolle. La graisse du Hauseu remplace le beurre et l'huile chez les Russes. La peau tient lieu de cuir; celle des jeunes sujets est mince , transparente, et peut remplacer les vil ns.

Le Petit Esturgeon (A. pygmeus), dit aussi Sterlet, no parvient guère qu'à une longueur de 0®,75 à 1 m. Il présente des couleurs agréables. La partie inférieure de son corps est blanche, tachetée de rose; son dos est noirâtre, ses plaques d’un beau* jaune et eu rangée* longitudinales ; les nageoires do la poitrine, du dos et de la queue, sont grises ; celles du ventre et de l’anus, rouges. Son museau est trèslong. Ce poiasou se trouve dans la mer Caspienne , le Wolga et la Baltique; il vit aussi et multiplie dans les lacs où on le transporte. Sa chair est plus tendre et plus délicate que colle des autres poissons de la même famille.

ETABLE(du l&lin stabulum, même signification) , lieu destiné au logement des bestiaux, et surtout des bœufs et des vaches. Les conditions principales de la salubrité d’une étable, sont l’espace et le renouvellement de l'air. La largeur de l’enceinte doit être do

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A m. .‘i 4 m. cl demi, et lit longueur, proportionnée au nombre de* bêtes, doit laisser pour l’es pare réservé a chaque bœuf l“r5Ô; il faut 30n ntim. de plu» pour les vaches : les râteliers et les mangeoires doivent être les mêmes nue dans les écuries ( Vou. écurie).

ETABLISSEMENT (du latin stabi liment um, fondation), se dit, en général , de toute institution, de toute fondation qui doit avoir de la durée. Il est quelquefois synonyme d’ordonnance ou de loi : tel est le recueil de lois connu sous le nom ù' Établissements de S. Louis. Hais il désigne plus spécialement un édifice , une maison construite dans le but de favoriser des intérêts publics ou privés. Les hospices, les hôpitaux, les écoles publiques, les collèges, les banques , les usines, les fabriques ou manufactures de l’Etat, etc., soûl des établissements publics; les usines, fabriques ou manufactures particulières, les ateliers, cabinets d'affaires , et généralement toute exploitation , sont des établissements prives.

Aux termes du décret du 15 octobre 1810. complété par les ordonnances du 14 janv. 1815, 25 juin 1823,9 février 1825 et 5 novembre 1826, les établissements industriels qui sont de nature à incommoder ou qui peuvent altérer la sauté des hommes et des animaux domestiques, compromettre la sûreté des habitations^ nuire aux récoltes et aux fruits de la terre, ainsi qu'aux produits artificiels, sont rangés sous les dénominations d'É. dangereux, E. insalubres, É. incommodes, en trois catégories, qui sont soumises, d'après le degré des inconvénients qu’ils présentent , à des prescriptions plus ou moins sévères. La lre renferme ceux qui ne peuvent être établis près des habitations particulières, et pour lesquels il faut une autorisation du conseil d'Etat : telles sont les poudrières, les fonderies de fer, les fabriques de machines à vapeur, etc. La 2e comprend les établissements qui répandent des exhalaisons insalubre* , comme les nsi nés où se fabriquent certains produits chimiques, et dont oo ne permet la formation qu’en dehors des villes et apres s être assuré qu'elles nu scruut pas nuisibles aux voisins. La 3* renferme les établissements qui, bien qu'incommodes, peuvent rester sansinrouvèuient près des habitations : fabriques de noir animal, de suif, de savon, de vernis, raffineries, etc. Un doit à M. Trébnchet le Code des Êtabl. insalubres.

Dans la marine, Y Etablissement est l'heure fixe, dans chaque rade, port, havre ou baie,» laquelle la mer est pleine^ le jour de la nouvelle et de la pleine lune.

ETAGE (du grec stéyô, couvrir), ensemble des pièces d'une maison situées sur un mémo plan horizontal. Ou appelle étaye souterrain les pièces en contre-bas du sol; rez-de-chaussée, celles qui sont immédiatement sur le sol; mansardes , ou étaye en yaletas , celles du grenier. Dans les villes, a Paris, par exemple, les maisons ont ordinairement de 3 à 5 étages: un en voit cependant quelques-unes qui eu out6, 7 et même davantage. Quelquefois les mansardes sont remplacées par un étage ordinaire, construit en rc- . Irai te au-dessus de la corniche, et dit en attique.

ETA1 (de l’allemaud staf, pieu), pièce de lsiis qui sert à soutenir un plancher, un mur, un édifice, etc. Des étais sont placés toujours entre deux couches ou plates-formes, tantôt horizontalement, tantôt de bas en haut ou sur les côtés , selon la direction des murs à soutenir. Les étais droits de forte dimension se nomment étancons; les étais latéraux se nomment contre- fiches. — Dans la Marine , on nomme étai un gros cordage capelé, à douze torons, qui sert à soutenir les mâts d’un navire coutre les efforts qui pourraient tendre à le renverser de l'arriéré vers l'avant, comme les haubaus raffermissent de l’autre côté.

ETAIN, en latin Stannum, en grec Cassitéron, le Jupiter des alchimistes, corps simple , métallique , d’un blanc grisâtre, mou et très-malléable. D communique aux doigts une odeur particulière. Quand U est en baguettes, on le ploie aisément ; il fait alors

entendre un craquement particulier, appelé le cri i/e l’étain, qui est dû au brisement des cristaux rudimentaires renfermés dans la masse métallique. La densité de l’étain est de 7,29. Il commence à fondre à 228*. Entretenu eu fusion au coutact de l’air, il se recouvre du ne pellicule grisâtre appelée la crasse, et finit par se convertir entièrement eu un oxyde pulvérulent, appelé communément potée d'étain. L'étain se reiicoulre dans la nature sous la forme d’oxyde . et plus rarement sous celle de sulfura. Ou extrait Téta in rie l’oxyde en le calcinant avec du charbou dans des fours à réverbère. Les mines d’étain du comté de Cornouailles eu Angleterre sont les plus considérables de l’Europe; le Mexique, l’Ile de Dauca et la presqu'île de Malacca, (buis la iner des Indes , fournissent également beaucoup d'étain ; ou eu trouve aussi, mais en moindre quantité, en Allemagne et même en France ( Koy. étain oxydé). L'étain des Indes est le plus pur, surtout celui de Malacca; ou l'appelle étain en chapeau , parce qu’il est en pyramides quadrangulaircs a sommet tronqué, et dout U hase est entourée d'un rebord saillant horizontal. L'étain d'Angleterre est eu saumons ou eu lingots; il renferme du cuivre et un peu d’arsenic.

L’étain résiste à l'acide acétique, et est a peine attaqué par l’acide sulfurique ; mais l’acide uilrique agit sur lui avec, violence et le convertit en oxyde. 1 /acide chlorhydrique l'attaque aussi, avec dégagement de gaz hydrogène, et le convertit eu un chlorure, employédaus les arts souslcuom de seld’étuin.

L’étain forme avec l'oxjrçèue deux combiuaisous : le protoxyde ou oxyde stanneux (SnO), et le deut oxyde, acide ou oxyde stannique fSuü* ). Chacun de ces oxydes forme des sels. Parmi les combinaison* de l’étain, le deutovyde, le sulfure et les deux chlorures présentent seuls de l’importauce.

L'étaiu sert à confectionner une foule d'ustensiles pour l’usage domestique, des cuillers, des assiette*, des vases pour contenir les liquides. Un l’emploie pour augmenter la fusibilité et la ténacité de quelques alliages. En variant les proportions de l’alliage d’étain, de plomb et de bismuth, on oblieul des produits fusibles de 94 à 300°, qui sout employés ù divers usages , notamment a confccliouucr les plaques fusibles qui s'adaptent aux chaudières ù vapeur. L'alliage dit de Biberel, du nom de sou inventeur, *»• compose de 6 parties d’étain et de 1 partie do fer; il est beaucoup plus dur que lctaiu commun, et s’emploie pour rétamage des vases de cuivre et des ustensiles de cuisine. La soudure des plombiers est composée de 1 partled’étaiu et de 2 parties de plomb. Les feuilles métalliques dus boites à thé provenant de la Chine sont formées de 36 parties d'étain et de 64 parties de plomb. Les feuilles qui servent a doubler les bouteilles électriques, les licites à tabac, à envelopper le chocolat, le sucre de pomme, etc., ont a peu près la même composition. Les combinaisons de l’étain avec le chlore servent dans la teinture.

L’usage de l’étain était déj.:t fort répandu du tein|i* de Moïse. Les mines d’éta in de Cornouailles sont exploitées depuis les temps les plus reculés; leurs produits attiraient dans les (torts de la Grande-Dretague et des Iles Cassitérides .Sorlingnes) les vaisseaux des Phéniciens. Au xtii* siècle, ou ne connaissait eu Europe d’autre étain que celui d’Angleterre; ce ne fut qu’en 1210 que l'Allemagne commença à exploiter les mines qu’elle possède.

étain oxydé, dit aussi Pierre d’étain, ou Cassité rite , minerai d’étaiu cristallisé ou eu concrétions, brun-foncé, très-dur, d’une densité de 6,96. composé detainet d oxygène. On en extrait l’étain. Il est trèsahondaut, notamment dans les lndes.au Chili, au Mexique, au Brésil, en Angleterre (Cornouailles) , en Bohême (Ziiinvrald;, en Saxe (Altenbcrg), en Espagne. Il se trouve en filons ou en amas dans les granits les plus anciens, ainsi que dans h s terrains de

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transition. On a aussi trouvé ce minerai en faibles dé|>ôts à Vaulry près de Limoges (Hau le- Vienne), à la côte de Piriac près de Nantes, cl à la Vildcr dans le Morbihan. L'étain osvdé peut encore s’obtenir artificiellement .

étain sulfuré , dit aussi Etain pyriteux , ou Or massif natif, minerai d’étain composé de soufre et detain. Il est fort rare; on l'a rencontré en petite quantité dans h s mines de Cornouailles. F. on hl's.mf.

ETAL, fond ■ de boueberie. Voy. BOUCRUL

ETALAGE. L’étalage des boutiques a été de tout temps soumis à des règlement «le police. Dès U- 25 septembre H»00, une ordonnance enjoignait «fêter et d’abattre tous les étalages ou montres excédant les gros mure. Ce règlement a été maintenu par une loi de juillet 1791 (lit. 1, art. 29y, et par uue foule d'ordonnances de police.

On appelle r'/a/a^iWe* les marchands en plein vent, soit à poste fixe , soit ambulants ; ils ne payent point de patente, mais un simple droit de péage.

• ETALE, se dit, dans les lieux où se fait sentir la marée , de l’état de la mer qui ne monte ni ne baisse et qui est stationnaire pendant quelques instants.

ETALlNGl'BEou entalinccre , nœud coulant fait avec le bout d’un câble ou d’un cordage sur l’organeau d'une ancre, pour le fixer à cet organeau. Le bout du câble ou grdiu étant pissé dans l'organeau de l’ancre, on lui fait faire deux tours sur lui-mémc, près de cet organeau. Ces tours, formant une bague, sont serrés ensemble pu- cinq ou six amarrages.

ETALON (de l’italien stallone) , modèle- 1) pe de poids, de mesures, réglé et autorisé par les lois, et d'après lequel les poids et mesures des marchands doivent être rectifiés. Autrefois, en France, les étalons étaient gardés dans le palais des rois : les deux plus remarquables étaient le pied de roi et la livre, dits tous deux de Charlemagne. Louis Vil en confia la garde au prévôt des marchands de Paris. Dans la plupart des provinces , les coutume* conféraient aux seiiruetirs liauts-Jusliciers le dépôt des étalons et lu droit détalonner les mesures. Aujourd’hui, en France, les étalons, dont la base est le mHt'e , sont conservés aux Archives , à Pari*, où ils ont été déposés en 1799 : ils out été construits en platine. Des étalons en cuivre sont remis à tous les vérificateurs des poids et mesures.

étalons , chevaux entiers spécialement destinés à la reproduction. Yroy. bar as.

ETAMAGE (du mol étain) , opération qui consiste k recouvrir le cuivre ou d’autres métaux oxydables d’une couche mince d’étain ou d’un autre métal non oxydable. Ou étame le cuivre pour empêcher la formation du vert-de-gris. La pièce à étamer étant décapée, ou la chauffe et ou la couvre d'étain en fusiou qu’on étale avec de l’étoupe. Mais on ne parvient ainsi k fixer qu’une couche d’étain extrêmement mince f qui s'enlève promptement par l’usure. Aussi emploie-t-on de préférence un alliage de 6 parties d’étain et de 1 partie de fer, dit alliage de Biberel, du nom de son inventeur, ou E.pofye/irone , parce qu’il dure longtemps : il est beaucoup plus dur et bien moins fusible que l'étain commun. — L’étamage du fer se pratique aussi en grand, dans la fabrication du fer-blanc, en plongeant le métal convenablement décapé dans un bain d'étain. Lorsque l'étamage n’a jus été exécuté avec le plus grand soin, les )iarties qui sont à découvert s'écaillent et s’oxydent bien plus rapidement que la tôle hou étamée. — L'étamage au zinc *« fait de la même manière que l’étamage à l’étain, et a sur celui-ci l’avantage de tenir plus longtemps en plein air. Le fer est protégé par le zinc non- seulement partout où ce métal le recouvre , mais même dans les parties qui seraient restées à nu : les deux métaux forment, par leur contact . un couple galvanique dans lequel le fer représente l’élément négatif et le zinc l’élément

électro-positif, de manière que l'oxygène de l’air se ïiorte de préférence sur ce dernier: de là le nom de fer galvanisé donné au fer zingué. On fait un g rau>! usage de la tôle galvanisée pour couvrir les toits, pour confectionner les gouttières, les tuyaux à vapeur, K-s formes à sucre , et même pour doubler les navires, etc.; ou lingue aussi tous les ubjets en 1er apres leur avoir donne la forme voulue, tels que les clou», les chaînes , les treillis , les outils de jardinage, etc. Les objets zinçués ne doivent , en au» ii cas , servir à contenir des aliments , car les liqueurs acides dissolvent promptement le zinc et peuvent ainsi occasionner de graves accident».

L'étamage «lu cuivre était connu de* Gaulois. Mahmiri. membre de l'Académie des sciences, a le premier reconnu, en 1712, que le zinc préserve la tôle c!» l’oxydation ; mais ce n'est que depuis 1836, sur les indications de M.Sorel,que l’industrie commença à tirer parti de cette propriété.

étamage des glaces , opération qui consiste à mettre derrière les glaces et h-s miroir* une lame trèsmince d’un amalgame d’étain. On commence par polir la feuille de verre en la rodant sur une plaque de fonte avec de l’émeri ; on étend ensuite sur un marbre bien dre^sénine feuille d’étain d’une seule pièce, de l’étendue de 1a glace; ou la couvre d'une couche de mercure de 4 à 6 millimètre* d’épaisseur, et on y pose la glace librement , de mauière quelle pèse do tout son poids sur le mercure. On la maintient dans cette position pendant 15 ou 20 jours ; l’amalgame d’étain se fixe alors sur le verre, K l’excédant du mercure s'écoule par des rigoles pratiquées dans la table de marbre.

ETAMBOT, jadis Capion de poupe. pièce de bois forte et droite qui termine la partie ae l’arrière des vaisseaux, et qu'on place presque verticalement sur l’extrémité arrière de la quille; elle reçoit le gouvernail. L'étambot porte sur la hauteur de ses faces extérieure* une échelle graduée qui sert à mesurer le tirant d'eau. Il forme avec l’étrave, qui est à lavant , Vélnnrement ou la crête du navire.

ET AMBRAI, ouverture ronde, ovale, octogone ou carrée, que l'on fait dans l'épaisseur de chaque pont de bâtiment, entre deux baux , pour le passage de* mâts , des pompes et dus cabestans. Les étambraissont munis d’une garniture en bois ou en fer.

ÉTAMINE (de stamen , chaîne de tisserand), étoffe de laina mince et légère, non croisée, qui se fabrique à la navette sur un métier à deux malus. On en fait des pavillons, de* guidon* et flammes du diverses couleurs. Ou nomme eurore ainsi un tissu peu serré, fait de crin, de soie ou de fil, et qui sert à passer une poudre, une liqueur, etc.

Les confiseurs doimentce nom à uue pièce de cuivre ou de fer-blanc un peu creuse , et percée de plusieurs trou*, par où ils passent les liqueurs; d’où l’expression : passer par l'étamine.

étamines, Stamina , organes mâles des végétaux phanérogames, situés dans l’intérieur des enveloppes florales, entre la corolle et le pistil. Chaque étamine est formée : 1° d’un filament délié appelé filet ; 2® d’une anthère située à la partie supérieure du filet , et composée fie deux petites poche* ordinairement jaunâtre*, adossées l'une à l'autre ; 3° du pollen , espèce du poussière forméo du très-petits globules et contenue dans l'anthère. Quelquefois, le* deux ioges de l’anthère sont séparées par un support transversal appelé connectif, la** étamines sont dites monadelphes lorsque leur* filets sont soudés entre eux de manière à ne former qu’un seul faisceau (Mauve); dim/e/phes , lorsqu'elles forment deux faisceaux distincts (Légumineuses) ; potyadelphes , lorsqu’elles en forment plus de deux (Oraners). On les nomme didi/names lorsqu’il y en a eux grandes et deux petites dans la même fleur (Labiées) , ut tétradynames lorsqu’il y en a 4 grau-

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