FÉTU
fête), ornement composé do (leurs, de fruits et de feuilles entremêlés et suspendus eu guirlandes. Chez les païens, un mettait des festons aux portes des temples et dans tous les endroits où l'un voulait donner des marques de réjouissance publique. Les premiers dirétieus en ornaient les portes des églises et les tombeaux des saints. — Les festons, peiuls ou sculptés, sout un des principaux ornements d'architecture : on en fait quelquefois qui n ont ni (leurs ni fruits , mais où sont représentés des instruments de musique, des objets propres à la chasse et à la pèche , et des attributs de toute sorte. — Un donne aussi ce nom ix des broderies ou découpures eu forme de festons quu l’oti faitauxétnflespour robes, mouchoirs, rideaux, etc. FKSTUCACEES, tribu des («ruminées. V. pêtuque. FÊTE Mu latin festus dies). Chez les anciens, les fêtes les pjus célébrés étaient : les Jeux Olympiques, Pylhiques, Isthmiques et Nrméens; les Mégalesies, les Panathénées , les Bacchanales, pour les Grecs; les Jeux du Cirque, le» Lupercales, les Saturnales, les Fêtes séculaires , décennales , etc., pour les Humains.
Chez les modernes, l'Eglise chrétienne célèbre, outre le Dimanche, plaideurs fêtes, dont les unes arrivent à jour fixe, et les autres, dites F. mobiles, varient tous les ans. Les premières sont : la Circoncision (l,r janvier) , V Épiphanie (6 janvier), la Purification (2 février) , V Annonciation (25 mars), la Visitation (2 juillet], V Assomption (15 août), la Nativité (8 septembre), la Toussaint (1er novembre), la Conception (S décembre), Noël (25 décembre). Les fêtes mobiles sout : Pâques , qui se célèbre le dimanche apres la pleiue luucqui suit l'équinoxe du printemps fit mars) ; la Septuagésime, XuSexagésime, la (Juinquagésime ou Dimanche gras (qui tombent les lh, 8® et 7* dimanches avant Pâques) ; la Quadragésime, Heminiscere , Oculi, Lie tare, la Passion (les l»r, 2®, 5*, 4e et 5e dimanches du Caréine) ; les Rameaux et la Quasimodo (les dimanches immédiatement avant et après Pâques); V Ascension et la Pentecôte (le 4()« et le 50® jour apres Pâques) ; la Trinité et la Féte- Dieu (dimanche et jeudi suivauts); V Aient (les quatre semaines avant Noël). Voy. ces mots au Dict. univ. d’Hist . et de Géogr., et ci-dessus jours fériés.
FETFA (de l'arabe futoua). Ce mot, qui signiüe jugement d’un sage, désigne les décisions que rendent les muftis ou chefs de la religion musulmane sur les matières relatives au droit public ou particulier; les premiers concernent la guerre, la paix, U nomination ou la punition des gouverneurs, des pachas, etc. Les seconds regardent le dogme, la murale, les lois, la religion, etc.
FÉTICHE (de fétiche, idole), nom donné au serpent devin, à plusieurs couleuvres, à de» vautours, des poissons, des insectes, ou même à des objets inanimés quelconques, pierres, floches, etc., que les nègres et plusieurs peuples peu civilisés adorent et mettent au rang de leurs dieux. L'adoratiou ou le culte des fétiches est le Fétichisme. Voy. ce mot au Dict. univ. d’HisJ. et de Géogr.
FET1DIEK, Fœtidia, genre de la famille des Myrtacées, ne renferme qu’un seul arbre , le F. Mauri tanta, qui a le port du noyer. Ses feuilles sont ovales et coriaces; ses fleurs sont grandes, axillaires et privées de corolle ; son bois est dur, veiné et rougeâtre, mais d’uue odeur infecte: ou l’emploie néanmoins dans l’ébénistehe. Le Fétidier croit aux Iles Ma-careigne et Maurice.
FETU OLE (du latin festuca ), genre de Graminée», tribu desFestucacée»: épilletspaniculésà 2 ou 3 fleurs hermaphrodite». Plusieurs de ces plantes entrent dans la composition du foin des prairies, et forment d excellents pâturages. La F. élevée a des feuilles longues, plaues, liuéaires. La F. des brebis habite les lieux arides , et s’élève à 16 ceutim. : ses toutfes, formées do feuilles menues et pressées, fournissent un excellent pâturage pendant toute l’année. La F.
flottante , ou Chiendent aquatique, se trouve dans les fossés, les marais, etc. Les brebis, le cheval, les vaches, les porcs et les chèvres l’aiment beaucoup, et se nourrissent de sa fane. Ou s’en sert aussi pour litière, pour faire des nattes, des cordes, des uana rs, pour remplir les matelas, les meubles, etc. Eu Pologne et eu Allemagne , on la nomme herbe à la manne parce que sa graine sert à faire du )>ain.
FEU kdu latin fbeus, foyer) , développement simultané de chaleur et de lumière produit par la combustion des corps dits combustibles, tels que le bois, le charbon, la paille, etc. Les anciens regardaient le feu comme un de» quatre élémeuts. Plusieurs peuples l’adoraient même comme une divluité ( Voy . le Dict. univ. d’Hist. et de Géogr. au mot feu). Les physiciens ont reconnu que le feu n’est autre chose qu’un degré de température plus élevé que celui du calorique sans lumière. Voy. chaleur et combustion.
On appelle feu central l'immense foyer de matières incandescentes qu’on suppose exister au ccutre de la terre, et à l’aide duquel uu explique les volcans, les eaux thermales , les tremblements de terre , etc.
Dans l’Art militaire, on dunuele nom de feu aux diverses manières de tirer les armes a feu. la; feu de file, ou de deux rangs, est celui uù chaque file tire a son tour : c’est le feu de bataille; les hommes se tiennent debout , le premier et le deuxième rang tirent ensemble, le troisième rang charge les armes des deux autres; le feu de file commence par la droite de chaque peloton. Dans les feux de peloton , de bataillon ou de régiment, les trois rangs foui feu eusemhlc ; le premier rang tire à genoux.
En Médecine, on a donné le nom de feux à certaines éruptions, à des dartres ou érésipties, à cause de l'ardeur qu’ils produisent dans la partie malade : tels sont le Feu persique, ou Zona; le F. sacré , ou érésipèle simple; le F. saint- Antoine , «lit aussi F. Saint-Fiacre, ou Mal des Ardents, érésipèle gangréneux ousrarlatiue maligne, quia fait «le grands ravages en France au x® et au xu® siècles ; le F. sauvage ou volage , éruption qui survieut au visage et snrtout aux lèvres de» enfant».
Au Théâtre, on appelle feu une rétribution accordée aux artistes , soit in«lép«m<lamincut de leurs ap|ioiutemcMt8 , soit pour en tenir lieu quand ils n’ont pas d'engagement annuel , ou qu'ils ne sont chargés qii'acciilentellcment d’un ou de plusieurs rôles , on pour un nombre déterminé de représeutations. Ce mot dérive, sans doute, «les fourniturvs de combustible et du lumières faites aux artistes dans leur loge pour s'habiller.
feu d’artifice. Voy. artifice et ttrotf.chsie.
feu chinois, imitation des feux d’artifices réels à. l’aide «le transparents et «lu jeu de la lumière. On se sert, à cet effet, de papiers colorés et découpés selon la forme des feux qu’on veut simuler. Derrière les transparents on place , si c’est pour un soleil, une roue en fil de fer, revêtue de papier fin, où l’on *a tracé une spirale noire ou colorée. Eu la faisant tourner et l'éclairant fortement , les lignes de la spirale paraissent , en travers «les jets de feu découpés sur le papier, aller du centre à la circonférence, et simuleut des étincelles de feu.
feu follet, flamme erratique e* légère produite par h;» émanation» de gaz hydrogène phosphore oui s’élèvent des endroits marécageux, des lieux où «les matières animales et végétales se décomposent, tels que cimetières ou voiries, et qui s’enflamment à une petite distance du point où elles se dégagent. L’ignorance des véritables cause» qui produisent ces flammes légères a donné lieu â toutes s«*rtesde contes et de frayeurs superstitieuses. Voy. follet.
peu grégeois ou feu crec, dit aussi feu liquide ou incendiaire, feu artificiel Inventé au vi® siècle par des moines byzantins, et dont la recette est aujourd’hui perdue. Ce feu, dont l’eau augmentait l'activité
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au lieu de l'éteindre, devint bientôt une arme du guerre d’un effet terrible. Le» empereur» de Constantinople s'eu servirent plusieurs fois pour brûler les flottes qui venaient assiéger cette ville. Eu 600 , Cnllinicus, ingénieur syrien, qui passe à turt pour en être l'inveuteur, brûla avec le feu grégeois la flotte entière des Sarrasins. Le» Sarrasins en connurent la recette et l'employèrent plusieurs fuis contre les Croisés. Ou pense que c’était uu mélange de salpêtre, de soufre, de naplite, de poix ut de bitume : on le souillait sur l'ennemi au moyen de sarbacanes de cuivre, ou bien ou le lançait à la main ou à l'aide d'une arbalète. Ce feu avait le défaut de ne pouvoir être porté il de grandes distances; c’est ce qui l'a fait abandonner depuis l’invention de la poudre à cauou. Les modernes ont inventé plusieurs compositions analogues dont l'effet est aussi redoutable. V. fusées.
feu grisou, inflammation accidentelle, avec explosion, du gaz hydrogèue carboné, qui a lieu très-souvent dans les mines, principalement dans les houillères, où elle produit de terribles désastres. L’invention de la lampe de sûreté de Davy ( V. lampe) prévient ou neutralise un grande partie les effets du feu grisou.
peu de joie, feu de paille ou de fagots qn’uu allume dans les rues , sur les places publiques et dans les villages, en signe de réjouissance. L'usage des feux do joie était très-commun eu France autrefois : on en allumait surtout le four de la Saint-Jean (24 juin) , pour fêter, dit-on, Feutrée du soleil dans le solstice d’été. Les feux de joie étaient connus des anciens; les Romains en allumaient , surtout aux Palilios (21 avril) , fêtes instituées par Romulus pour célébrer l'anniversaire de la fondation de Rome.
feu saint-elme, dit aussi feu Suint-Nicolas, météore lumineux qui se manifeste quelquefois eu mer par un temps d'orage et dans les nuits obscures, se présente en forme de flammes ou vapeurs lumineuses, voltigeant aut extrémités des vergues, des mâts, des navires. Ou pense que c'est uu effet d’électricité. Ce phénomène était counu des anciens navigateurs sous le nom de Castor et Pollux. Si le feu était double, ils le considéraient comme un indice favorable; s’il n'en paraissait qu’un , c'était un présagé funeste. FEUDATAIRE (du latin feodum , fief). V. vassal. FEU1LLARD , branches de bois de châtaignier fendues pour faire des cercles. Voy. cerceau.
FEUILLE (du latin folium ). Les feuilles sont formées par l’épanouissement des tibres de la tige cl du tissu de l’enveloppe herbacée. Ou y distingue, outre le parenchyme : 1° le pétiole , ou queue de la feuille ; 2° le limbe, ou disque de la feuille ; 3 ’ la côte médiane , qui est le prolongeront du pétiole, et qui se subdivise en nervures, veines et veinules. Les feuilles sont dites ses si les , lorsqu'elles u’ont pas de pétiole (Epurgc) : engainantes, quand elles enveloppe ut la tige par la base (Blé); composées lorsqu elles sont flirmées d'un assemblage de folioles portées sur un pétiole commun (Acacia) • ou sur des divisions du ce pétiole appelées pétiolules (Ciguë) ; elles sont encore radicales, ou partant du colletde la racine (Pissenlit); opposées, c.-à-d. disposées par paire à la même hauteur (Labiées) ; alternes, disposées en échelons, de l'un et de l'autre côté de la lige , cl sur le même plan (Mauves) ; verticillées, quand elles sont disposées en rosaces ou en rayons divergents autour ue la tige (Asjiérule odorante); per foliées, traversées par la tige (Bupluvrc k feuilles rondes); connées ou conjointes, sessilus ut opposées, se réunissant par leurs bases (Chardon k foulon) ; digitées, divisées en pointes ou en lobes qui figurent des doigts (Marronnier d'Inde) ; palmées, élargies et divisées eu forme de main (Ansèrinc) ; subulées, étroites et rétrécies eu inte comme une alêne (Genévrier); hastées, a se prolongée en deux lobes aigus très-écartés (Pied de veau) ; sayittées, k base prolongée en deux
lolxis aigus peu divergents (Sagittaire) ; lancéolées, oblongues et finissant en poiule (Plantain) ; linéaires, très-étroites (Graminées) ; spatutées, étroites à ta base et élargies au sommet eu forme du spatule (Pâquerette): cordées ou cordi formes, c.-à-d. en cœur (Nénuphar); réni formes, eu forme du rein (Lierre terrestre); lyrées. laciuiées et terminées au commet par uu lobe arrondi (Benoîte); glabres, dépourvues de toute espèce de poils (Laurier-rose) ; ytennées ou pinnées, composées, avec les folioles disposées comme les barbes d'une plume (Acacia), etc.
Les premières feuilles qui sortent de terre quand une graine commence à germer, sont presque toujours très-dillérentcs du celles qui doivent leur succéder : ou les nomme feuilles séminales ou cotylédons épiaés. V o y. cotylédon.
Les feuilles communiquent avec le liby et l’étui médullaire, par leurs nervures et leur pétiole, quand elles en sont pourvues, etdirectcmeut quand elles sont immédiatement attachées aux branches ou aux tiges.
Los feuilles remplissent dans Pair les mêmes fonctions que les racines dans la terre; aussi les a-t-on nommées des racines aériennes. Ce sont aussi des espèces de poumons, car les fluides contenus dans les végétaux se portent dans les nervures des feuille*, et y subissent, par le contact de l’air, des élaboratiens qui les rendent propres à la uutrition et à l'accroissement de la piaute.
Un a appliqué le nom de Feuille à plusieurs animaux ou plantes qui présentent une certaine ressemblance avec les feuilles des arbres : tels sont une Chauve-souris du genre Mégaderme; un poisson, le Polyodon. On nomme F. ambulante, F. sèche ou JM <iche- feuille, un insecte du genre Phyüie; F. de chêne, F. morte et F. de peuplier, divers insectes du genre Bombyx ; F. de laurier, une espèce d’Huitre; F. de tulipe, quelques Moules et Modifies; F. du ciel, le Nostoc ou Trérnelle; F. grasse, l'Ürpin ; F. indienne, le MalabaUirum.
On nomme encore ainsi : 1° certains ouvrages ou ornements qui imitent les feuilles des arbres ou des plantes; 2° des lames très-minces d’or, d’argent, ou du tout autre métal battu ; de papier, de carton, etc.
FEU1LLEE (de Feuiltée. botaniste), Fev il Ica, genre type de la famille des Nandhirobées, renferme dus plantes herbacées sarmeuteuses . à feuilles alternes,cordées, munies du vrilles axillaires, à fleurs -petites, rosacées, et à baies très-grandes, semblables au fruit des Cucurbilacécs.Cesplaules appartiennent k l'Amérique. Leurs graines fournissent de l'huile à brûler. L'huile de la F. trilobée est de plus employée par les Brésiliens contre les rhumatismes articulaires ; celle de la F. cordi folia est un médicament éméto-cathartique, regardé par les indigènes comme le plus sûr contre-poison du Ilhus toxîcodendrum, du Manceniliur et des Spigélies.
FEUILLET, nomdouné : l°aux lames qui tapissent la face intérieure du chapeau de quelques Champignons, et qui caractérisent le genre Agaric; 2® au troisième estomac des animaux ruminants.
FEU1LLETIS, terme du lapidaire, désigne l'angle qui séparé la partie supérieure d’une pierreric d’avec l’inférieure.
FEUILLETTE, espèce de futaille ou tonneau moyen servant à mettre le vin et qui est eu usage surtout en Bourgogne. Sa capacité est celle d’un detni-mvid . La feuillette ordinaire contient euvirou de 133k 135 litres ; la feuillette forte en contient même 140. La F. no contient que 112 ou 114 litres dans les départements de la Côte-d’Or et de Saône-et-Loire.
FEUILLURE (de feuille) , entaille pratiquée dans l'embrasure d’une fenêtre ou d’une porte pour contenir, affleurée au nu du mur, la menuiserie de U porte ou des châssis de croisée.
FEURRE ou fouare (du latin barbare foderum. joue, roseau), se disait jadis pour paille longue,
FIAN