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James Hargrcaves, du comté de Laucastre ; l’année suivante, H. Arkwright mit au jour la mécanique à cylindres ou à laminoirs t dite continue . bien supérieure aux Spinning-Jennys. En 177U, Samuel Crompton, combinant les systèmes des deux premiers inventeurs, créa la fameuse Mule-Jenny , dont l’usage devint général eu 1787 : vers la même époque, Watt appliquait la force de la vapeur aux filatures. Enfin, ou 1825 fut inventé le banc à broches, supérieur enrore à la Mull-Jcnny pour la vitesse ei l’économie de la fabrication. Mais ces diverses machines ne s'appliquaient qu'au coton et à la laiue cardée et peignée. Ou lut longtemps avant d’en trouver une pour filer le rhauvre et le lin. Cette machine a été inventée en France par les frères Girard, en 1813, et portée depuis a la perfection par les améliorations successives dues â MM. Sauluier, Lagortais , l)abo, J. Collin, Laurent, Scrive,etc. — C’est en Angleterre qu'on trouve le plus grand nombre de filatures. En France, ce sont les départements du Nord, de la Seine-Inférieure, de l’Aisne, de la Marne, du Haut et du llus-Rhin qui en possèdent le plus.
Le Manuel du Filateur de Noël, celui do MM. Jullien et Lorentz, le Système complet de la Filature de coton de Leblanc et Molard jeune, le Traité de ta Filature de coton d’Oger, offrent la description des mécaniques et des procédés de tout genre employés dans la filature. — Voy. aussi coton, us, etc.
MLE , suite de choses ou de personnes disposées l'une après l’autre. — Dans Yordre mince* le seul employé dans les armées modernes , trois hommes pour l'infanterie , deux pour la cavalerie, forment une file. Dans certains cas, l’infanterie se range sur deux hommes de hauteur. Les trois hommes qui forment une file marchent les uns devant les autres, et se tiennent à un pied do distance. On nomme chef de file le premier d'une file ; serre- file, les officiers et les sous-officiers placés derrière une troui* on bataille, sur une ligne parallèle au front do cette troupe. Dans Yordre profond, usité chex les anciens et jusqu’au xvi* siècle, les files avaient jusqu’à seize hommes de profondeur. — On appelle feu de file ou feu de. deux rangs , le feu d’une troupe qui tire par filo cl sans interruption. Vou. rX9.
Dans ta marine, on nomme chef de file le vaisseau qui est à la tète d’une flotte.
FILER. Dans la marine, filer c’est lâcher un cordage : on file en douceur , à la demande , en garant, c.-à-d. avec précaution; en bande, en lâchant tout. Filer la ligne de sonde, c’est la laisser descendre librement dans l’eau ; F. du côble. c’est en laisser aller dehors du navire; F. le loch, c'est laisser aller la ligne du loch; F. un noeud, deux nœuds, trois nœuds, etc., c’est parcourir deux fois, trois fois, etc., 15 mètres dans l'espace de 30 secondes.
En Musique, F. un son, c'est le poser doucement, puis l'enfler insensiblement et le diminuer de même.
FILET (de fil), tissu à claire-voie et à mailles nouées , fabriqué avec de la ficelle ou du fil retors de liu ou de chanvre, et qui sert àproudre des puissons , des oiseaux ctaulres animaux, ain«i qu'à beaucoup d’autres usages. On compte plus de 72 espèces de filets pour la pêche, différant par la forme, la dimension et ta force du fil; les principaux sont: Yépervier. la seine, le verreux , le sac, le chalut, la folle , le tramai l, la flue, la rissole, etc. On prend les oiseaux et certains quadrupèdes avec des réseaux ou rets , des nappes, des toiles , des rafles, des panneaux , des huiliers, etc. On ap|>cllc tête, le haut d’un filet de pèche tendu verticalement; flottes, les morceaux de liège qui garnissent la tétc; plombée, la corde garnie de bagues de plomb qu’on attache au bas d’un filet; ou nomme goulet l’embouchure d’un filet; levure , le premier rang de mailles; accrue», l'élargissement des miilles; en- j larmwe, l’action de mettre sur les bords une forte i
ficelle pour le consolider et maintenir la forme des mailles, etc. Outre le lavage et le séchage, précautions Indispensables pour la conservation des filets, les pécheurs ont soin de les teindre ou de le* goudronner ; quelquefois aussi ils les passent au tan.
— M. Duron, en 1802, et depuis, MM. Escallou, liai lia rd et Pecqueur, out inventédes métiers ù fabriquer les filets ; cependant on les fabrique ordinairement à la main. Ou se sert à cet effet de moules ou bâtons cylindriques, et d'aiguilles en bois, pointues d'un bout et fourchues de l'autre, qne l’on a préalablement garnies.
En Botanique , on nomme filet la partie déliée de l’étamine qui, dans les fleurs mûrs , soutient l'cnthère. On l'a comparée à la nervure moyenne ou l>étiole de la feuille. Les fleurs dont les étamines n’ont i»asde filet sont dites sessiles. Le filet est le plus souvent filiforme ; quelquefois cependant il est
lane, dilaté et semblable à un pétale (Amodiées).
es filets des étamines sont tantôt libres et distincts, tantôt réunis en un seul corps, et les étamines sont alors monadelphes ; tantôt en deux, et elles sont diadelphes; tantôt en plusieurs faisceaux, et les étamines sont polyadelphes.
En Anatomie, on nomme ainsi divers replis membraneux oui brident et retiennent certains organes: le F. de la langue est un repli triangulaire formé par la membrane muqueuse de la bouche, et placé entre la paroi intérieure de cette cavité et la base Inférieure de la langue. Quand ce repli se prolonge jusqu'à l’extrémité de la langue, il gène ses mouvements; on y remédie en le coupant avec des ciseaux.
— Il y a deux P. des lèvres, un pour la Lèvre supérieure, et l’autre pour l’inférieure. Ils unissent ces parties aux os maiillaires. Ils sont triangulaires, situés sur la ligne médiane, et formé? par la membrane muqueuse de la bouche. On les appelle aussi freins.
Dans l’Equitation, on nomme filet une espèce de petite bride à mors brisé, formée de plusieurs pièces , et dépourvue de branches ; les rênes en sont courtes et taillées d’un seul morceau ; il sert aux cavaliers pour rafraîchir la bouche de leurs chevaux.
En Architecture et en Menuiserie , le filet est une moulure plate ou lisse, ronde ou carrée , qui sé|vire deux autres moulures plus grandes et plu» saillante?. — Les Imprimeurs appellent filet une espèce de lame en fonte dont l'épaisseur est proportionnée à la force du caractère, et qui sert â séparer les colonnes d’une même page. Les Relieurs, les Peintres, les Doreurs emploient aussi ce nom pour exprimer toute espèce de trait droit et délié. — Dans la fabrication de la Blonde, on appelle filet, de la soie mis»' en 4, 5 ou 6 brins. Les dames appellent F. dentelle un ouvrage à jour fait à la main : ce genre de travail a été souvent à la mode dans nos salons.
En Boucherie, le F. de bœuf est la partie charnue qui se lève le long de l'épine du dos du bœuf : c'est la partie la plus délicate du bœuf.
F1LEUSES , nom donné par Latreille h la lr* famille de? Arachnides pulmonaires, comprenant la division des Aranéides de Wàlckenaër ou le grand genre Araignée de Linné. Voy. .vnvNrinrs.
FILIATION. La filiation des enfants légitimes se prouve i>ar les actes de naissance inscrits sur le* registres de l’état civil, on, â leur défaut, par la possession d’état , ou bien encore par témoins ou par des litres ou papiers émanés des père et mère décédés (Code civil, art. II94W); celle des enfants naturels n'est prouvée que par la reconnaissance volontaire ou forcée du père et de la mère (art. 542). Les enfant? adultérins ne peuvent jamais réclamer cette reconnaissance. Le? enfants adoptifs n’ont qu'une filiation fictive et purement légale (art. 335).
FILIERE, instrument destiné soit à étirer les fils métalliques, soit à leur donner la forme d’une vis. Les F. délirer te composent uniquement d'une pla-