‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 409 sur 508 · FIXA · texte numérisé non relu

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FlOf.

mes pour y suppléer. Le filtre Smith , le plu* anciennement connu, se compose d'uue caisse pris* matique en bois, garnie intérieurement en plomb , et contenant , au fond , une couche de charbon pilé, comprise entre deux couches de sable et uue couche d'éponges placées par -dessus ; le fond de 1a caisse est percé de trous pour donner passage à l’eau. Le F. Fonvielle est formé, comme le précédent, de plusieurs couches de matières filtrantes, avec U différence que ces couches sont contenu» s dans un vase clos, hermétiquement fermé, ce qui permet de les faire traverser par l'eau sous une pression élevée.

Il donne un débit beaucoup plus considérable et se nettoie plus facilement que le filtre Smith. Le F. Souchon a pour principe l’emploi de la laine comme couches filtrantes; il fonctionne. A Paris, depuis 18.19, à la poulie Notre-Dame; il produit environ 160 litres d’eau lillrée par minute et par metrt carré ; mais il a besoin d’etre nettoyé très-souvent. — On emploie dans les ménages, à Paris, des fontaine* filtrantes qui sont faites avec des grès très-poreux ; ces fontaines clarifient bien les eaux troubles; mais elles u’eulevcnt pas l’odiur et la saveur désagréables que leur communiquent les matières organiques qui s'y sont putréfiées. Le charbon seul jouit de la propriété de rendre potables les eaux fétide*.

Les Rafliucurs de sucre emploient deux systèmes de filtres connus sous les noms de F. Taylor et de F. Dumont. Le premier, destiné à débarrasser le sirop des matières qu’il renferme en suspension, se compose d’une série de sacs en coton , attachés verticalement dans une caisse, et renfermant des claies en osier qui maintiennent l'écartement des parois «les sacs. Le sirop est versé dans l’espace libre qui environne les sais, filtre du dehors en dedans, et s'écoule ensuite dans un double fond par une ouverture ménagée a la partie inférieure des sacs. Comme , après cette opératiou , le sirop est encore coloré, on le fait pa>ser ensuite par le filtre Dumoût, qui se compose d’une caisse en bois de la forme d’une pyramide quadrangulaire, et dont le bord est garni de noir animal , recouvert d'un diaphragme métallique criblé de trous. Voy. clarification.

FIN , eu termes d’Essayeur, désigne la quautité d’or ou d’argent pur qui *c trouve dans les monnaies. Voÿ. TITMi.

FINALE. En Musique, c’est un morceau d’ensemble qui termine une symphonie, un quintetti, etc., ou un acte d'opéra, l'n finale d'opéra renferme souvent des airs, des duos, des trios ou des quatuors, ou des quintettes et des chœurs. L’objet du compositeur, daus un finale , est surtout de produire de l’effet. — Dans le Plain-chant , la finale est la note sur laquelle se termine une antienne , un hymne ou un autre morceau.

FINALES (CAUSES). Vûff. CAUSES.

FINANCES (du bas latiu finaie, fixer une Indemnité, une amende, dérivé lui-même du saxou fine, amende), se dit de l’argent et des revenus de l’Etat, et de la science de l’administration de ce* revenus. — La .Science des finances se réduisait, cher les ancien* , A de simples notions pratiques; ce n’est guère que dans les républiques italiennes du moyeu âge qu’on voit le premier germe des idées financières de notre temps. En Frauce, Sully est le premier qui songea à régler les reveuus et les dépenses d’après des vue» financières; niais à Gilbert seul appartient l'honneur d’avoir établi un ordre régulier dans lai finances de l’Etat. — Ou trouvera, dans le* ouvrâtes de L.-H. de Jacob, de Ganilh et de Malchus , le résumé des diverses théories en matières de liuanrcs. Quant à l'histoire des finances, on peut consulter, |*our l'antiquité : ifcerkh, Economie politique des Athéniens (trad. de l'allemand. Paris, 18*28} ; Hege- " isch, Finances des H oniains (Altona, 1801); Bourliamd, M ‘'moire* de l* Académie des inscriptions , [

t. xxxv; — pour les temps modernes, Dutot, Forboonais, Neckcr, Gaudin, «te. On doit à M. d’Audiffrel le Syst. fin. de la France (1854). M. A. Bailly (1830) et M . Dresson (1840) ont donné VHist. fin. de ta France.

Ministère des Finances. 11 comprend l'administra^ tion des revenus publ., de la dette inscrite, des monnaies; la rédaction du budget, celle des projets de loi concernant les impôts. Il a la direction du trésor, la distribution des fonds nécessaires au sen ice de chaque ministère, l’application des fonds aux dépenses publiques, la nom iuation aux emplois de finances, etc. Cet immense travail «*st partagé eutre cinq grandes directions : D. du personnel et de l'inspection ; D. du mouvement des fonds ; D. de la comptabilité générale; D. du contentieux. Du ministère des Finances dépendent le* administrations de l’euregistrement et des domaines, des forêts, îles douanes et sels, des tabacs, des postes, des contributions directes et indirectes, etc. — Appelé successivement A rgentier, Surintendant des finances (1515), Contrôleur général (1881) , le Ministre des Finances ne prit le nom qu’il porte encore aujourd’hui qu'en 1795.

FINANCIER (de /S«««cc). Ce mot désignait autrefois ceux qui régissaient les biens du roi. Aujourd’hui , on nomme ainsi celui qui dispose de graods capitaux dans des entreprises étendues ou qui administre les deuiers de l’État. — Au Théâtre, le financier est un emploi de la sceue ronliquc qui comprend le» gens de finauce et les rôles pleins de rondeur et de bonhomie. Orgou, daus le Tartufe ; Lysimon, dans le Glorieux; Turcaret, dans la comédie de ce nom, etc., sont des rôles de financier. Molière, comme acteur, et apres lui Donnerai, Grand ménil, Désossa rts, Michot et Devigny, se sont distingués dans cet emploi.

FINE-MÉTAL ou fonte-h azèe. Voy. fonte.

F1NERIE (d 'affiner), fourneau qui sert à l’affinage <le la fonte quand ou fait celte opération â la houille. La finerie est formée d’un massif de maçonnerie , an milieu duquel est un rreuset de forme rectangulaire, formé de plaques «le fonte recouvertes d’argile. 1 je creuset a sur le devant uu trou par lequel on fait couler ha» débris du minerai et le métal fondu.

FINETTE , étoffe légère de laine ou de coton, dont on4ait des doublures , des bonnets , etc. On fabrique dans le Dauphiné beaucoup de finette de laine.

FINI. Eu Géométrie, on nomme grandeur finie «•elle qui a des bornes; nombre fini, tout nombre dont on peut assigner et exprimer la valeur ; progression finie, celle qui n’a qu’un certain nombre île termes. Eu général , ce mot , dans les sciences , s’emploie par opposition à infini. Voy. infini.

FINISSËL’R , en Horlogerie. Voy. ajusteur.

FIN-OR, nom donné à deux variétés de jioires : le fin-or d’été, poire petite, en forme de toupie tronquée, lisse, vert-jaunàlre d’un côté et vert-foncé de l'autre; le fin-or de septembre , poire grosse, bien fait»*, lisse et d’un beau vert tacheté de roux.

FINS. En Procédure , c’est le but , l’objet d’une demande. On dit qu'une demande est à fins civiles , quand elle n’a pour objet qui* la réparation pécuniaire d’un dommage, et non la condamnation à une peine proprement dite. Conclure à toutes fins, c’est réclamer tout ce qui, à défaut du chef principal, peut être acconlé jwir le juge ; être renvoyé des fins de la plainte, c’est succomber daus sa plainte. — On nomme : F. de non-procéder, les moyens présenté* pour que la procédure ne s’engage pas ou soit diffrréc : telles sont les exceptions déclinatoires ou dilatoires ; F. de non-recevoir, les moveus par lesquels on soatienl que la partie adverse n est pas recevable dans sa demande.

FINTE, sorte d’alose. Voy. alose.

FIOLE (du grec phia/e, vase à boire). En Physique, on appi-llo Fiole des quatre éléments, un instrument dont ou se sert pour montrer certains effets

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