HÉ U A
u£p*riQUK (du grec hépatikos, oui s'emploie contre les maladies du foie , a causa des propriétés que l'on attribuait autrefois a cotte plante ), Hepatica , genre de la famille des Amomées, tribu des Anémouées, renferme des herbes vivaces, propre* aux réglons boréales du nord de l'Amérique. L’espèce unique de ce genre est VH. trilobée . appelée vulgairement Triait aire ou Herbe de la Trinité. Ou la cultive dans les jardins à cause do la beauté et de la précocité de ses Meurs.
On nomme vulgairement Hépatique blanrhe ou noble , la Pamassie ; H. dorée et H. des marais, la Üorine ; //. des bois et H. étoilée , l’Aspérule; H. pour la raye, une espèce do Lichen.
HÉPATIQUES, famille de plantes acotylêdones, longtemps réunie aux Algues, renferme des végétaux cellulaires, à frondes membraneuses, minces, à bords découpés en feuilles, quelquefois à tiges caulesceutes et ramiDées , avec des feuilles disposées autour de la tige sur plusieurs rangs : vertes ordinairement, ces feuilles prennent, quand elles sont au soleil, une couleur bruuc analogue à celle du foie ( hépar , en grec) : d'où leur nom. Le* Hépatiques présentent , comme les mousses, deux Sortes d'organes reproducteurs, des anthéridie* et des sporanges. Les genres Jungermannie et Marchande tiennent à cette famille.
PATISaTION (du grec hépar , foie), dégénérescence d un tissu organique en nue substance qui présente l'aspect du foie. On l'observe fréquemment dans le pouipou , à la suite des péripneumonie».
HEPATITE (du grec hépar, atos, foie), inflammation du foie, caractérisée par une tension et une douleur plu* ou moins aiguo et plus ou moins profonde dans l’hypocondrc aroit, avec fièvre, trouble dan* la sécrétion biliaire, coloration de l'urine en jaune, bouche amerc et sèche, soif ardente, et souvent constipation. Si i’iuQuinmaliou occupe la face convexe du foie, il y a, de plus, tout sèche, difficulté de respirer, douleur sympathique dans l’épaule droite, et quelquefois tuméfaction du foie au-dessous du rebord dès côtes. Si l'inflammation occupe la partie concave du viscère , on observe nue teinte Jaunâtre par tout le corps (ictère ou jaunisse), de* déjections bilieuses trcs-jauncs ; le malade tie peut se coucher sur le côté gauche. Outre les causes ordinaires des inflammations , celle du foie est souvent déterminée par de grandes commotions morales, des chagrins profonds , un violent accès de colère ; par des chute* sur la télé ou sur les pieds, des contusions dans l’hypocondre droit; de plus, elle est favorisée par une nourriture trop stimulante, par l'abus des alcooliiiiits, des vomitif*; par une grande chaleur atmosphérique (cette affection est surtout commune dan* les patft chauds).
La durée moyenne do l'hépatite aiguf est de deux septénaires; mais elle passe souvent a l étal chronique, et le tissu du foie éprouve alors diverses altérations pathologiques. L'hépatite aigue réclame souvent la saignée du bras, nuis surtout l’application de sangsues à l’anus ou bien sur la région douloureuse du foie ; puis le repos absolu, la diète, les boissons adoucissantes et acidulés, les toniques émollients, les sinapismes aux extrémités Inférieures, et surtout les lavements émollients et purgatifs. — On oppose à l’hépatite chronique les tisanes amères, les pilules d’aioès. de calomel, de savon médicinal; les eaux minérales salines, notamment celles do Yichy, et l’observation rigoureuse des règles de l’hygiène.
HEPIALE (du grec hépialos, papillon (le nuit}, Hepialus , genre de Lépidoptères nocturnes , type de la tribu des Hépialidei ; antennes moniliforme* , abdomen grêle, ailes lancéolées, formant un toit très-incliné dans le repos. Leurs chenilles viveut mus terre cl sc nourrissent de racines. VH. du Houblon est commuuc eu Belgique et dans le nord de
la France; sa chenille y occasionne parfois de grands dégâts dans les plantations de houblon. Cet insecte, qui a de 5 à 6 ccntlm. d’envergure , a le dessus des ailes d’un blanc d'argent, bordé de rouge. VH. venus, qui a les ailes fauves parsemées de taches d'argent, doit son nom à sa beauté remarquable. On la trouve au Cap du Bonne-Espérance.
HEPTÀ, mot grec qui signifie sept, précède un grand nombre de mots de la langue française.
HEPTACORDE, nom donué par les Grec* à une sorte de lyre qui avait sept cordes, et à un système de musique formé de sept sons.
HEPTAGONE (du grec hep/a. sept, et obnia , angle), polygone composé de sept angles et de sept côtés : la somme d** angles de l'heptagone est égale i 10. — Heptagoric sc dit aussi d’une place fortifiée qui a sept mutions.
HEPTAGYN1E (de hepta, sept, et gyné, femelle), nom donné par Linné à un ordre de pliâtes renfermant celles (lui ont sept pistils ou organes femelle*.
HEPTAMÉRON (de hepta , srpt, et de héméra , jour), recueil de 72 contes en prose, divisés en se/d journées, et composés par la reine de Navarre, Marguerite ae Valois, sœur de François l*f, à l'imitation du Décaméron de Boccace. On y trouve beau* coup de «allé , mai* une as^ci grande licence.
HEPTÂNDR1E (du grec hepta. sent, et stwè, andros, mile). 7* classe du système ne Linné, renferme les végétaux dont les Heurs ont 7 étamines (par exemple, le Marronnier).
HEPTARCH1E, c.-i-d. gouvernement de sept. Voq. le ùict. unie. tTHist. et de Géogr.
HERACLKUM (du grec Héraclès, Hercule, qui, le premier, dit-on, apprit aux hommes l’usage de cette plante), genre de la famille des Ombellifères, est caractérisé par un calice presque entier, des pétalfeS échanerés , ceux de la circonférence plus grands, et l'Involncrc de l'ombelle très-caduc. Le type de ce genre est 17/. spondytium, vulg. Herre, Hranr/ie ursitie bâtarilcou Acanthe d'Allemagne, qui habile les bois et les lieux incultes. Elle est remarquable par ses gros paquets «le fleurs blanches ot par un luxe de végétation souvent nuisible aux pâturages. Sa racine est très-ftere; se* tiges, dépouillées de leur écorce, fournissent aol habitants du Nord un aliment précieux. De plus, ils en tirent un sur mucllagineux et sucré avec lequel ils fabriquent de l'eau-de-vie et de la bière.
HERALDIQUE (aut). Voy. busok et nfaxinr.
HERAUT, Jadis Hérault (de l'allemand heralt , noble crieur), offleier d'un prince ou d’un Etat souverain, chargé de faire certaines publications solennelles, certains messages importants, et de remplir diverses fonctions dans les cérémonies publiques. — Les hérauts étaient connus des anciens : les Grecs les appelaient kérukes; les Latins, cadueeatores. On en trouve de fréquente* mentions dan* Homère. A Rome, comme en Grèce, leurs fonctions étaient à la fois civiles et religieuses : il* avaient un rôle dans les fêtes et les Jeux publics; ils étaient chargés, sou* le nom de Féciaux, de signifier les déclarations de guerre.
Les hérauts morlurues ou héraut ts d armes, remontent au xu* siècle. Ils s'occupaient de font ce qui concerne 1 "art héraldique, portaient les déclarations de guerre ou les défis , réglaient les formalités des tournois, assistaient ii toutes les cérémonies de la cour, etc. En France, leur costume était une cotte sans manches, appelée cotte d’armes, en velours violet, rehaussée du fleurs de lis d’or. Leur chef, dit rot d’armes , prenait le nom de Montjoic-St-Denys; b-s autres hérauts se distinguaient en hétaults proprement dits et poursuivants d'armes , ou simples surnuméraires. Le dernier exemple d’un cartel signifié ar un héraut eut lieu en 1634. L’Empire et la eslauration eurent leur* hérauts ; mais ce n’était I plus qu’une vainc imitation du passé. — Eu Angle-
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terre, celle institution s'est conservée dans tout sou éclat. Les liérauls d'armes sont sous les ordres du Grand Maréchal du royaume. Trois d'entre eus portent le titre de kings ot arme, et l’un de ces derniers, appelé garter (jarretière), est particulièrement affecté au service de cet ordre de chevalerie.
HERBACE, nom donne aux végétaux de U nature de FAerAe, qui iront qu’une consistance molle et tendre, qui sont revêtus d’un épiderme vert, et périssent le plus souvent après la maturité des graines.
HERBAGE. En Agriculture, ce mot désigne les près- que Ion ne fauche jamais, cl qui sont réservés jiour y faire paître des bœufs. Les plus renommés eu France sont ceux de la Normandie et de l'Auvergne. Ou cite aussi ceux de la Hollande et de l’Angleterre. Le choix des herbages influe beaucoup sur
I. i qualité du lait des animaux domestiques, ainsi que sur celle do la viande qu'on en tire.
HEURE, Herba. plante non ligneuse, et qui perd sa llsro et ses feuilles pendant l’hiver. Un la dit annuelle, quand elle périt entièrement dans l'année; bisannuelle, quand elle perd ses liges et qu'elle subsiste par sa racine pendant 2 ans; trisannuelle ou vivace, quand elle prolonge sa vie 3 ans ou pendant un temps plus ou uioius long. On nuinme //. potagères, celles qu’on cultive pour l'usage des cuisines; H. sauvages , celles qui viennent sans culture; mauvaises herbes, celles qui nuisent au développement des plantes utiles en s'enroulant autour d’elles ou en épiiisaut les sucs nutritifs.
Dans ti la n eue vulgaire , on appelle //. admirable, la Bcllc-dc-nuit; II. amère, la Tanaisle; II. à l’Ane , le Chardon, l’Onagre, la Bugrane; II. aux abeilles , l'Ulmalre ; //. d’amour, la Sensitive commune, l'Oxallde Sensitive, le Myosotis, 'la Conyse et les Brizes ; //. de Sainte- Barbe , H. aux charpentiers, la Barbarée ; H. à cailler , le Caillai; il. au cancer, la Dcntelaire; H. au cerf, la Dryade; II. au chat, la Germandrée et la Cataire; II. charte, Je
G. ittilier; //. des chanoines, la MArlm; II. à la coupure, la Valériane, la Millefeuille, la Coosoudo, qui sont regardées comme vulnéraires; II. à cousin, la Conyse; II. à couteau, le? Lairhes, l’Ivraie et les Gramiuées dont les feuilles ont des bouts tranchants ;
H. aux cors , la Joubarbe et l'Orpiu ; //. au citron , la Mélisse ot l'Armoise; //. au coq , la Tanaisie et la Corréle jaune ; II. aux cure-dents , la Visnage;
II. à deux louis , le Chiendent ; II. aux écrouelles , la Scrofulaire; II. à éternuer , l’Achillée; //. aux écus, la Nuinmulaire ; H à l’esquinancie, l’Aspérule ; II. à la fièvre, la Graliole, la Petite Centaurée; II. de feu , l'Armoise, l’Ellébore, la Reuouculu; H. à gale, la Morelle ; H. aux gueux, la Clématite ; H. aux grenouilles, la Rircie flottante ; H. aux hémorroïdes , la Ficaire; H. à jaunir, la Gaude, la Génostrolc; II. de Judée, la Douce-amère; H. à lait, l'Euphorbe, le Polygaia; II. aux ladres, la Véronique; H. aux mamelles . la Lampsanc ; H. militaire, la grande Millefeuille; H. musquée , la Ketmie; II. nombril la Cynoglossc; II. de JVofre- Darhe, la Pariétaire; //. aux oies, la Potcntlllc ; H. à ta ouate , les AscJépiadcs; II. pédiculaire , la Staphysaigre; H. à pauvre homme, la Graliole ; II. aux perles, le Grémil; H. aux pous, la Pédiculaire; II. ruante, la Morelle triste, l'Anthémis, l’Auaçyrls; //. aux puces, le Plantain psylle; H. à Boaefi , le Géranium ; H. rouge, la Rubéole, la M6limpyre des champs; H. à rubans, le Roseau panache • H. sacrée , la Verveine : II. Sainte-Marie. la Menthe cou ; II. de Suint- Benoit, la Benoîte; II. de Saint-Boch, l’Aunée anti-dysscnlériquo; II. sans couture, l'Ophioglosse; //. sardonique , la Reuou- ^ule scélérate: //. à sejd têtes, la Statice; H. de la Trinité , l’tiépaliquc ; H. aux tourterelles . le Croton; H. aux teigneux, le Tussilage pôtasite; II. t rainante , la Cuscute; FI. turque on turquette ,
la Herniaire; II. à verre, la Soude; II. aux vers, la Tanaisie; II. aux verrues, l'Héliotrope; H. vineuse. l'Ambroisie maritime; H. vivante, la Sensitive, rOxalide irritable, le Sainfoin du Gange; II. vuh éraire , Finale, le Thé suisse, etc.
HERBIER, collection de plantes sèches conservées dans du papier, et rangées de manière A pouvoir facilement être consultées au besoin. Pour composer l’herbier, on développe une à une les plantes fraîches sur des feuilles de papier peu collé ; on les sup rpose en les séparant par des lits de 3 ou 4 feuilles du papier bien sec et par des planchettes, et on les soumet & une pression modérée. Deux ou trois Jours après, on renouvelle le papier de celles qui sont humides, et on place celles qui sont sèches entre des feuilles de papier très-fort, en les accompagnant chacune d’une étiquette qui eu doune le nom générique, le lieu natal et la famille. Les cabinets d’histoire naturelle, uotammeut celui du Muséum de Paris, possédait de riches herbiers; parmi ceux des particuliers, on cite celui de M. B. Delcssert, qui avait été commeucé par J.-J. Rousseau.
Herbier, en Anatomie, se dit aussi de la panse des Ruminants. Voy. paksr.
HERBIVORES, espère* animales qui sc nourrissent exclusivement de végétaux. Il existe dans tous les ordresdu rècne animal des espèces qui se nourrissent de plantes. Dans le* Mammifères, les espèces herbivores se distinguent des espèces carnassières par leurs dents à couronne plate, par un estomac plus vaste et plus compliqué , et par un tube digestif plus long.
HERBORISATION, promenade faite dans la campagne , dans le double but d’y étudier tel plantes dans leür état de nature, et de les recueillir pour en faire des collections [Voy. mkriiier). Le botaniste qui veut herboriser doit se munir : 1° d’une longue boite de fer-blanc pour conserver les plantes fraîches cl entières; 2° d’un registre d'assez grand format pour y placer les plantes b pétales fugaces et les sécher; 3° d'un instrument pour arracher les plantes, tel que canne à lance , houlette 11 est bon aussi de porter avec soi une flore locale et une loupe.
HERBORISTE, personne qui fait métier de vendre des simples ou herbes médicinales. Généralement, l'herboristerie est une annexe de la pharmacie ; mais, dans les grandes villes, elle est devenue une spécialité. A Paris, les herboristes ne pêuvcnt exercer leur commerce sans un diplôme de capacité, qui s’obtient après examen (lois du 11 avril 1803 et 13aoAtl803;décretdu22aoAt 1854'; ils sont assujettis aux visites des membres de la commission médicale. Iis ne doivent vendre que des substances téétales indigènes : le débit de toute substance exotiue leur est interdit. MM.Tollard et Julia-Fonteuelle ont donne le Manuel de l’Herboriste.
HERRlîE , fondant argileux. Voy. r.RBüE.
HERCULE, constellation horéale en forme de quadrilatère, entre la Lyre, la Couronne boréale, le Dragon et Ophiuchus. Le Soleil parait sc porter, avec tout notre système, vers l’étoile p de cette constellation.
HÉRÉDITÉ (du latin hœres, héritier), anciennement Hoirie, droit de recueillir en totalité ou en partie les biens qu’une personne laisse A son décès. Il se dit aussi de l'ensemble des droits, tant actifs que passifs, qui composent une succession. On appelle adition d’hérédité tout acte par lequel un héritier accepte les bénéfices et les charges d'une succession ; pétition d’hérédité. Faction par laquelle une personue qui se prétend héritière fait la demande juridique du ne succession.
La légitimité de l’hérédité a été souvent contestée, notamment par les Socialistes de nos jours. Quoiqu'il soit vrai que l’hérédité peut faire tomber de grands biens dans des mains incapables ou indignes, et qu’elle soit un obstacle à l'égalité absolue rêvée par quelques utopistes, Il est évident