AUGE
ARGI
ou moins terne , composé en plus grande partie d'argent, avec une certaine proportion de cuivre, et quelquefois «avec de l’arsenic et de l’antimoine. Dans quelques localités , il est aurifère. Il accompagne les autres minerais «Tarirent , particulièrement le sulfure et le chlorure; il s y présente en cristaux, en filaments, quelquefois en plaques plus ou moins étendues , enfin en morceaux massifs. Il n’est pas rare de trouver de ces masses amorphes ]M*saut un kil. ; ou en cite deux de la mine de konusherg qui pesaient plusieurs quintaux chacune. Le plus ordinairement l'argent natif est disséminé dans des roches ferrugineuses , appelées terres rouges, véritables minerais d’argent , contenant de 1 à 4 millièmes d’argent : tels sont le minerai de Hueigoat, en Bretagne, et ceux du Chili et du Mexique.
argent nom , synonyme d argent sulfuré fragile.
argent roi ce , A rgf/rythrose , Argent antinumié sulfuré , minerai d’argent remarquable par la belle couleur rouge qu'il offre quand ou le brise nu qu’on le réduit en poussière ; il est cristallisé et renferme 59 pour 100 d’argent; le reste se compose «le soufre et «l'antimoine. Il ne se trouve qu'eu petite quantité dans !«•» mines d’Europe , et y est subordonné aux gîtes d’argent sulfuré ; tuais au Mexique et au Pérou, il forme la partie la plus importante de i-ertains dépùts et la source de produits considérables.
argent si lfl’RE , Argyrose , Argent vitreux, minéral d’un gris d’acier ou de plomb, quelquefois en cubes ou en octaèdres réguliers, en dendrites, en filaments contournés, ou en petites masses mamelonnées , renferme 87 pour 100 d 'argent combiné avec du soufre; il se trouve en filons ou amas plus ou moins riches dans les terrains de cristallisation, ou dans les terrains de sédiment qui les avoisinent. Lesdépùls les pins célèbres en Europe sont ceux de Hongrie et de Transylvanie; viennent ensuite les mines «le Kongs- Iserg en Norwége, de Sala en Suède, de* environs de F reyberg en Saxe , etc. Mais c’est surtout dans l'Amérique équatoriale , au Mexique et au Pérou, qu'il se tmuvc le plus abondamment.
ARGENTERIE. Voy. argent et vaisselle.
ARGENTIER, nom «lonné autrefois aux fabricants d’objets d’argent , ainsi qu’à tou» ceux qui faisaient le commerce de l'argent, banquiers, changeurs, etc., a été ensuit*,- appliqué socialement à un officier qui , à la cour et dans le* grandes maisons , était préposé pour administrer les finances. En France , ce lut <1 abonl le titre de Totflcier qui réglait les dépens** de la maison du roi. Sous la lr« branche des Valois, ce fut un grand olllcier chargé de percevoir et d'administrer les finances du royaume ; sous Charles Vil , Jacques Cœur portait le titre d.4rgtntier du roi. feu 1515, sous François 1er, l'argentier prit le titre de surintendant des finances ; le pre- , mier fut Jacques de La Baume de Samblançay.
ARGENTINE , genre de poissons «le la famille des Saumons , au corps allongé , peu comprimé , semblables à la truite . et caractérisés par les six rayons I de leurs ouïes. L œil de l’argentine est grand , sa langue est armée «le deuts. Ce poisson possède une j vessie natatoire épaisse et très-char gée d’une sul>- j stam e argentée qui sert à fabriquer 1**8 fausses per- j les, et sc prépare cumme celle de l'ablette. L’argen- i line est pour cela l’objet d'un commerce important j dans la Méditerranée, surtout dans l’Adriatique. — C’est aussi le nom vulgaire de la Potentille.
ARGENTURE, art d’appliquer de l'argent sur la | superficie des objets. En fait de métdux.on n’argente guère que le cuivre, le laiton et le maiilcchort; Far- I genture sur bois st- fait comme la dorure. Les procédé* d'argenture sur métal se réduisent à trois : ; VA. en feuillfs , VA. au pouce , et VA. galvanique. L’argenture en feuilles est le procédé le plus ancien ; j elle consiste à appliquer sur le cuivre, préalablement bien décapé et préparé , des feuilles d'argent très- j
minces qu’on fait adhérer à l'aille «le la chaleur et d'une pression longtemps exercée au moyen d’un brunissoir d’acier; on dérape les pièces en les chauffant au rouge , et les plongiMnt ensuit*; dans «le l'acidc nitrique t res-étendu eau seconde). (12 modo d'argenter est fort ili*|K'ndirux et ne peut guère étro pratiqué fur k? petites pièces de métal destinées aux ornements, surtout lorsqu'elles sont relevées rn bosse ; l'usure en est «l'ailb-urs asses prompt*; ; enfin, quand une pièce a été argentée |>ar ce procédé, «»u «*st forcé , si elle *-st usée en quelques endroits, de la réargenter en entier [Voy. plaqué). — L’argi-nture au pouce, imaginée par MHlawitz, consiste ;i appliquer rarg«-iit par frottement. La bas»* «!«•$ préparations employée pour rette argenture est presque toujours le chlorure d’argent. Si l’on fritte une lame de cuivre ou de laiton avec ce chlorure récemment précipité et humecté d’un peu d'eau sait'**;, Tartre ut revient à l’état métallique et pénètre assez profondément dans le cuivre. — L 'argenture galvanique ou électro-chimiqm; se pratique aujourd'hui sur une échelle Irés-étemlue , et est destinée à remplacer toutes les autres nu-tli«»dei» ; elle a été introduite en 1K 10 par MM. Elkington et Ruolz, qui ont pris pour l'exploiter un brevet de 15 ans. D’après ce procédé , on dissout l’argent dans d»** agents convenables; on place «lans ce bain les pi«*cesà argenter, et, par l’effet de Telectricité développée au moyen d'une pile, on précipite l’argent pur, qui vient so fixer sur ces pièces. Les bains se composent généralement d’un s«-l d'argent (carbonate, chlorure , phosphate, borate) «lissons dans un*' solution aqueuse do cyanure «le potassium ou d'bvposulfltc de soude.
ARGILE (en *rec argitlos , formé de argot, blanc), terre grasse . molle *-t «luctib- , avec laqu.ll.j on fait de* vases. Les argile* sont des «rouibinaismis, en proportions variables, de silice, d'alumine et d'eau , quelquefois pures, souvent mélangées de matières étrangère*, telles «pie carbonate de chaux ou de magimsie , silicate de chaux, oxyde «le fer, etc. On les reconnaît au toucher gras et onctueux , au poli que le frottement «le l'ongle leur communique, et à la propriété «le ftirmer avec l'eau une pète qui durcit par la cuisson. Ge dernier caractère rend les argiles précieuses pour la confection des fioterii-sde toutes sort*** , depuis les plus communes , comme le* briques et les carreaux, jusqu’aux plus «*stimé«;s, comme la porcelaine. Très-répandues A la surfare de la t«-rrc , où elles se trouvent par couches épaisses, hrs argiles appartiennent «*n quelque sorte à tous ha* terrains; elles forment fréquemment des colline* qui sont remarquables en ce «|u’ell«*s ne présentent |v»s le moindre escarpement, et sont d’une stérilité complète. Les géologues pensent que l’argile est produite par la décomposition de diverses substances, telles que le porphyre , le granit, le basalte.
Outre VA. commune, dite terre glaise, ou A. fiffuline, qu’emploient les potiers et les sculpteurs, on distingue plusieurs autres espèces : VA. à foulon, dite aussi Terre à foulon, A. smectigue ( (lu arec sméehô, nettoyer), argile très-tendre, qui sert principalement à enlever aux draps l’huile employée «l ins leur fabriratmn ; dans beaucoup >h* pays on rn fait usage en guise «le savou , pour nettoyer le linge ; les argiles à foulon contiennent en moyenne -15 pour 100 de silice, 20 d'alumine, avec un peu d'oxyde de fer: le reste est de l’eau; — VA. à mtrcelaine , le kaolin des Chinois, argile résultant «le la décomposition du feldspath; elle se rencontre fré«|uemmeut dans bu pays à montagnes granitiques. Les belles variétés s emploient A faire «1«* la porcelaine. L«-s environs de Saint- Y’rieix, près «1«* Li moires, renfermant un gîte de kaolin qui est l’objet d'une exploitation tres-active , et «pii alimente un grand nombre «le manufactures; il contint 31.09 silice, en combinaison avec 31,6 alumine et 12,17 eau ; le
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