‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 81 sur 508 · ARMA · texte numérisé non relu

ARMA

taire de Virginie ou A. anguicida, dont le sur, nu rapport de Jacquin. engourdit et lue les serpents; VA. longue et VA. ronde, employées comme sudorifique.

ARISTOLOCHIEES , famille de plantes dicotylédones. apétale» et hermaphrodites, a ovaire adhérent de 3 à 6 loges, et à étamines épigynes au nombre de 6 à 12, a pour type l'Aristoloche. Leurs tiges sont herbacées, ou frutescentes ou grimpantes, et leur feuilles simples et alternes. V. aristoloche.

ARITHMETIQUE (en grec arithmétiké , dérivé A'arithmos , nombre) , science des nombres , qui a pour objet la réalisation des calculs. Ou la nomme A. numérale , quand elle opère sur des nombres déterminés, et emploie des chiffres; et A. littérale ou spécieuse y quand, au lieu de chiffres, elle emploie les lettres de l’alphabet : celle-ci reçoit le nom d’algèbi*. — Les nombres peuvent être considérés sous le rapport de leur formation ou génération , et sous celui de leur relation ou comparaison. Le premier poiut de vue conduit aux dilférentes opérations d’arithmétique : addition , soustraction , multipliration . division, élévation aux puissances , extraction des racines. De la comparaison des nombres résultent les rapports, proportions, progressions , logarithmes. I roy. ces mots.

L'origine de l’arithmétique est extrêmement obscure. Selou Platon et Diogène Laërre , l'arithmétique et la géométrie seraient d'origine égyptienne; Jo$èphe,au contraire, affirme qu’ Abraham, pendant son séjour en Egypte , avait le premier enseigné l'arithmétique aux habitants de ce pays. On ne saurait , non plus , préciser l'époque a laquelle s’établirent les signes numériques et les premières méthodes de calcul. U est constant , toutefois , que presque toutes les nations ont été conduites à poser fa même échelle numérique pour Hase de leur arithmétique ; car, à l'exception des Chinois, tous les peuples ont choisi la division décimale ou la méthode de calculer par période de dix , sans doute par suite de l’habitude , contractée des l’enfance , de compter sur les doigts. Voy. numêratiok.

Les savants arabes sont d’accord pour reconnaître que c’est aux peuples de l’Inde qu'ils ont emprunté, vers le x® siècle , les caractères que uous nommons chiffres arabes, et qu’ils nommaient chiffres indiens. Ce fut vers le commencement du xm« siècle que l’arithmétique arabe sc répandit en Europe. Le moine grec Plamide, Jean Halifax, pins connu sous le nom de Sacro-Bosco , et plus tard , après l'invention de l'imprimerie, Lucas de Bnrguet Nicolas Tartaglia en Italie , Clavius et Hamus en France . Stifelius et Henischius en Allemagne , Buckley , Diggs et Recorde en Angleterre , peuvent être cités comme les principaux arithméticiens de celte première époque de la science. Mais l'arithmétique ne doit son entier développement qu'aux immenses progrès que fit l'algèbre dans les deux derniers siècles. Voy. ALiiÈRttb.

Les traités d’arithmétique les plus estimés en France sont ceux de Lacroix , de Clairaut , de Bezout, de Mauduit; les plus répandus aujourd’hui sont ceux de Reynaud, Bourdon, Cirodde, Guilmin. Les traités de MM. Grémilliet, Degrange, Mi<fy,Querret, l.onquêtrc, Juvigny,etc.. sont plus spécialement consacrés aux applications commerciales.

Diverses machines et divers moyens graphiques ont été imaginés pour abréger ou simplifier les calculs d’arithmétique : tels sont le Calculateur de Pascal , la Machine arithmétique de Leibnitz, les Hâtons de Néper, les Machines à calculer de L’Epine et de Rnitisscudeau , de Royer, du Milanais Torehl, V Abaque ou Compteur universel de M. Léon Lalaune, V Arithmomitre de M. Thomas, de Colmar, (Voy. ces mots). La plupart de ces moyens mécaniques sont plus curieux qu'utiles.

ARITHMOMETRK (du exee arithmos, nnmhre, et tnctron, mesure), instrument sur lequel sont tracées

des divisions logarithmiques, nui servent à exécuter les calculs arithmétiques. M. Thomas, de Colmar, a inventé en 1851 un arithmomètre ou machine à calculer. C’est un appareil en bois ou en cuivre, avec lequel on obtient des produits de quatrillions en quelques secondes; on en extrait la racine carrée avec la preuve, en une minute 20 secondes

ARROSE , roche qui varie beaucoup dans sa texture, tautAt grenue et ronijtosée de grains de quartz hyalin et de feldspath , tantôt compacte ou argiloldc. Dans VA. commune , le quartz est dominant ; dans f,L grauitoide, c’est le feldspath; dansl’,4. milliaire, les grains sont d’une petitesse remarquable. L .l. friable OU Arène sert à faire des mortiers hydrauliques. On emploie plusieurs variétés a faire des cheminées de fourneaux , des carreaux de dallage ou des meules de moulin.

ARLEQUIN , personnage comique de la scène italienne , destiné primitivement à amuser le public par ses lazzi pendant les intervalles des représentations , a pour costume un vêtement collant, composé de morceaux de drap triangulaires de couleurs diverses, et des souliers sans talons. Il a la tête rasée , un masque noir et une batte A la innin. Son caractère est un mélange de naïveté , d’esprit , de malice et de grâce, joint à une extrême agilité. Importé en France au xvm® siècle , l’arlequin devint bientôt le personnage à la mode, et fut. avec Cnlomhinc , sa maîtresse, le héros de cent petites pièces qui prirent le nom d’arleguinades. Dominique . Carlin , Thom assit), Laporte , sc firent un nom dans ce rôle. — Les uns voient dans l'Arlequin iiu reste des anciens mimes ; les autres le disent tout récent, et placent sa naissance en 1580 : ils racontent que plusieurs enfants de Bergamo, s’étant cotisés pour habiller un de leurs camarades pauvre, lui apportèrent chacun un morceau de drap de couleur différente, dont il fut fait un seul habit. On prétend qu’Arlequin représente plus particulièrement les ridicules du pays beriratnasque.

Eu Zoologie, le nom d'Arlequin a été donné h plusieurs animaux remarquables par la bigarrure de leurs couleurs : aux chiens danois; à une esjière de colibri l Trochilus mu/ticolor ) ; à une ffrande et belle espèce de Coléoptères de Cayenne, de la tribu des Limiaires.— On appelle A rleqùineunc coquille du coure Porcelaine, lonslemps.foii rare, mais au.ôurd'hui .assez commune [Cyprtva histrio, L.); fausse Arlctnii ne une autre espèce du même genre 1 Cyprtva arabica).

ARMADILLE, genre de Crustacés de fa famille des Cloportides , ordre de* Isopodes , renfermant des animaux assez semblables aux cloportes, qui habitent les lieux humides, caves, rochers , etc. L'.-f . des boutiaues est gr ise , et a le 2® a mu -au du corjm très-crana et échancré. Voy. cloporte.

ARMAR1NTE, plante. Voy. cachrthe.

ARMATEUR , celui qui arme un navire , c’est -ôdire qui le fouruitde tout ce qui lui est nécessaire pour aller en mer : mâture , voilure , gréement , armes , munitions , etc. L’armateur est tantôt uti négociant qui affrète un vaisseau, et le charge de marchandises pour l’expédier à un port do commerce : tels sont les armateurs du Havre , de Marseille . de Toulon , de Bordeaux , de Cherbourg . do Saint-Malo , etc. ; tantôt le commandant d'un vaisseau armé en course, et destiné à s’emparer, en temps de guerre , des bâtiments ennemis : dans ro Second sens , armateur est à peu près synonyme de corsaire. Presque tous noscélebres marins du \ vu® siècle, Jean-Uart, Ducu.ay-Trouin, etc., ont commencé leur carrière par être armateurs. Voy. CtAlAlRK.

ARMATURE ou armure se dit , en Physique , des pièces de fer doux qui sont mises en contact avec le* aimants, pour en maintenir l'activité par la décomposition magnétique qu’elles éprouvent. Pour armer des barreaux aimautés, on les dispose parallèlement ,

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