MI ROI II
meunier qui fait des envois de farine, et minoterie
le commerce qui a la farine pour objet.
MINUIT (du préfixe mi, moitié, et de nuit). C'est, en Astronomie, le moment où le s ileil passe à la partie inférieure du méridien de chaque lieu. Voy. Jom et Hfit.f..
Messe de minuit. Voy. Messe.
MI.M'NCl'LES. Voy. Lettres.
MINUTE {du l&t.minutus, petit i.Considéréecomme espace dp temps, la minute est la 00e partie de l'heure. — Considérée comme subdivision de la circonférence, c'est la 60" partie du degré.
En termes de Pratique, le mot minute (de minuta, petite écriture), signifie l'original, la première rédaction de piècesjudiciaires ou d'actes civils quelconques, par opposition à la grosse {Voy. ce mot), qui n'en est qu'use expédition. Les minutes d'actes et de jugements restent déposées chez les notaires, juges de paix, greffiers des tribunaux, etc. — D'après les art. 20 et suiv. de la loi du 25 ventôse an XI, les notaires sont tenus de garder minute de tous les octes qu'ils reçoivent, excepté de ceux qu'ils peuvent rédiger en brevet (certificats de vie, procurations, actes de notoriété, quittances de fermages, loyers. salaires et arrérages de pensions et rentes, etc.). Ils ne peuvent se dessaisir d'aucune minute, si ce n'est dans les cas prévus par la loi et en vertu d'un jugement. Avant de s'en dessaisir, ils doivent en dresser une copie signée, qui tient lieu de minute jusqu'à la réintégration. Celui qui aurait détruit des minutes est passible des peines portées à l'art. 439 du Code pénal.
MI.WAME, plante. Voy. Ményantiif..
MIOCE>'E (étage), nom créé parle géologue Lyell pour désigner la partie moyenne de la formation tertiaire, dont Aie. d'Orbigny a fait son étage faîumen {Voy. ce mot). — Pour l'étyraologie, Voy. Éocène.
MIOFELETS (de l'espagn. miquelete), sorte de guérillas. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
MIRA (s.-ent. stella, étoile merveilleuse), ou Mira ceti, étoile changeante de la constellation de ia Baleine. Voy. Bai.ei.ne.
MIRABELLE (prune de), petite espèce de Prune jaune, douce et parfumée, avec laquelle on prépare des gelées excellentes, que l'on peut faire sécher. Elle tire son nom de la ville de Mirabeau (Vaucluse).
MIRABILIS jalappa, plante. Voy. Belle-de-nlit et Nyctaco.
MIRACLE (du lat. miraculum), acte de la puissance divine contraire aux lois connues de la nature. Les miracles sont, avec la révélation, le fondement de la Beligion.
On a donné quelquefois le nom de miracles aux essais dramatiques du moyen âge plus connus sous le nom de mystères et dans lesquels on représentait les miracles de l'Écriture ou de la vie des saints. Voy. Mystères.
Au moyen âge, on nommait cour des miracles, dans plusieurs villes, le lieu où se réunissaient les mendiants de tout genre, qui formaient une véritable communauté, ayant ses lois et ses statuts et des chefs particuliers. Ce nom vient de ce qu'en entrant dans ce lieu les mendiants se guérissaient comme par miracle, en faisant disparaître les plaies factices et autres maux prétendus à l'aide desquels ils sollicitaient la charité publique.
miracle chimique. On appelait ainsi autrefois la transformation subite de deux substances liquides en une substance solide : ce qui a lieu p. ex. quand l'acide sulfurique concentré, versé dans une dissolution de chlorure de calcium, donne du sulfate de chaux, lequel, étant peu soluble dans l'eau, et ne trouvant pas assez de liquide pour être dissous, se prend en une masse solide.
MIRAGE (de mirer, regarder dans un miroir), phénomène d'Optique qui consiste à offrir aux yeux comme un vaste lac dans lequel on voit l'image renversée de villages, d'arbres, etc. Il est dû à la raré-
faction inégale des couches de l'air et, par suite, à la réfraction inégale des rayons du soleil. On observe surtout le mirage dans les plaines sablonneuses de l'Egypte. Tous les objets Bailiants paraissent comme s'ils étaient au milieu d'un lac immense ; à mesure qu'on avance, on ne découvre que le solarideetla terre brûlante. Ce phénomène a été souvent observé pen dant l'expédition de l'armée française eu Egypte. Monge en a donné une explication, que M. Babinet a depuis rectifiée et complétée. — Le phénomène de lu ^uta Moryana, dans le golfe de Naples, le spectre du mont Brocken, dans le Hanovre, certaines apparitions qu'on croyait miraculeuses, ont aussi été attribués au mirage. Pour le spectre du Brocken, 1 oy. aussi Apothéose.
MIRE (de mirer, regarder fixement, viser). C'est proprement une marque, le plus souvent une espèce de bouton allongé, placée vers le bout d'un fusil ou d'un canon, et qui guide l'œil de celui qui veut tirée. Il faut que cette marque et l'objet visé forment une ligne parfaitement droite. Le point de mire est le but visé, l'endroit où l'on veut que le coup porte; la ligne de mire, le rayon visuel qui va de la pièce, fusil ou canon, au point de mire.
Dans l'Arpentage, on appelle mire le signal qui sert à diriger les instruments pour fixer la position des lignes dans l'espace: c'est tantôt une tige graduée le long de laquelle glisse, à l'aide d'un collier, une plaque métallique appelée voyant : cette plaque est partagée par une horizontale et une verticale en quatre carrés égaux peints de couleurs différentes ; l'horizontale qui sépare les carrés supérieurs des carrés inférieurs prend le nom de ligne de foi; le ;ollier qui porte le voyant est muni d'une division en millimètres dont le zéro correspond à la ligne de foi {Voy. Nivellement) ; tantôt un simple jalon verticalement implanté en terre, dont le bout supérieur est blanchi ou enveloppé d'un papier blanc de manière a pouvoir être aperçu de loin ; tantôt un édifice en charpente surmonté d'un mât, un arbre dépouillé de ses branches, ou même une flèche de clocher; tantôt enfin, c'est un disque en tôle percé d'un trou qui laisse traverser la lumière et qui peut pirouetter sur an axe pour présenter sa surface des divers côtés 3Ù cela est nécessaire. On blanchit le signal lorsque, aperçu de loin, il se projette sur la terre ; on le noircit, quand il se peint sur le ciel.
MIRIAM, astéroïde, Voy. Planètes.
MIKOBOLAX, fruit exotique. Voy. Myrobolan. MIROIR ^de mirer, regarder fixement), corps poli pouvant réfléchir les rayons de la lumière. On distingue les miroirs en glace etamée et les miroirs en métal. — Les premiers sont plus économiques et moins altérables que les seconds; mais ils ont l'inconvénient d'offrir deux images par l'effet de la double réflexion qui s'opère sur les deux faces du verre : aussi ne peuvent-ils être employés aux expériences ! d'optique qui demandent de l'exactitude; ils sont, ' au contraire, très-avantageux pour l'usage ordinaire. I On donne le nom de g/aces aux grands miroirs destinés à orner les appartements : elles sont coulées I pour la plupart; les verres de moindre dimension qui servent aux usages de la toilette ont conservé le nom i de miroirs. Les petits miroirs de Nuremberg ont ! été longtemps renommés; les amateurs recherchent également les miroirs de Venise. — Les miroirs de métal furent les seuls que connurent les anciens : ! c'étaient des disques en argent, en or, en fer bruni j et en airain. Pline parle bien de miroirs en verre Uvitrum obsidiartum) qu'on tirait d'Ethiopie; mais ce n'était qu'une, matière noire, analogue au jais et susceptible d'un assez beau poli {Voy. Obsidienne . ' Les miroirs métalliques qu'on fabrique pour les té- ' lescopes et autres instruments d'optique sont formés ' d'un alliage de cuivre, d'étain et d'arsenic, ou quel- ! quefois de cuivre et de platine. Depuis quelque temps, ! on emploie aussi des miroirs de verre, recouverts ' d'une couche d'argent sur la face réfléchissante : tels