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PENTAGONE

PEINTURE

■des ouvrages qui en tirent quelquefois leurs titres : p. ex. les Pensées d'Épictète et de Marc-Aurèle, les Penséet de Pascal. Il y a aussi des recueils de réflexions et de considérations extraites des ouvrages dos grands écrivains : telles sont \s&Pensées de Platon, tic. Cieeron, de Sénèque.— M. Lartigue a donné un Dictionnaire des pensées des moralistes (1829).

PEKSiBj Viola tricolor, jolie Heur à trois couleurs (violet, jaune et blanc) et à 5 pétales, qui appartient au genre Violette ( I o//.cemot): cette plante est trèsabondantedans tous les jardins : son odeur est faible; sa tige est presque traçante; ses feuilles sont alternes, oblongues et incisées. On la multiplie par graines et surtout par éclats. Dans les terrains médiocres, la couleur de ses fleurs passe au bleu clair, puis au jaune. La P. à grandes fleurs ou P. vivace [V. grandiflora) , originaire de Sibérie, mérite, comme plante d'ornement, la préférence sur l'espèce commune : on en a obtenu de nombreuses variétés. La P. sauvage, vulg. Petite Jacée, n'est qu'une variété de la Viola tricolor.

On a fait de la Pensée l'emblème de la Trinité, à cause de ses trois couleurs, ou delà disposition triangulaire de ses pétales étalés. Dans le langage des fleurs, elle est le symbole du souvenir.

PENSION (Aul&t.peusio, payement), somme qu'on paye à des intervalles périodiques, pour l'acquittement d'une dette ou d'une obligation contractée de quelque façon que ce soit. Ainsi, on donne ce nom : V à la somme que l'on paye, soit pour faire élever un enfant dans une maison d'éducation, qui ellemême prend le nom de pension, de pensionnat (Voy. Institution); soit pour se faire soi-même loger et nourrir dans un établissement qui prend le nom de pension bourgeoise; 2°au revenuqu'en vertu oe la loi les enfants font à leurs parents ou les parents à leurs enfants pour assurer leur existence : c'est ce qu'on nomme pension alimentaire ( Voy. Aliments); 3' aux sommes que l'on paye annuellement J. quelqu'un, soit bénévolement, soit en vertu d'un contrat ou d'un legs : telles sont les pensions macères faites à d'anciens serviteurs; k° aux sommes que l'État paye à certaines personnes, soit à titre de don gratuitet d'encouragement, comme les pensions faites à des écrivains, à des artistes de mérite ; soit à titre de récompense nationale, comme les pensions payées aux membres de la Légion d'honneur, aux grands inventeurs, aux veuves des maréchaux, etc. ; soit enfin à titre de retraite. Voy. Retraite.

Les pensions à la charge de l'État sont incessibles et insaisissables, sauf les cas déterminés par la loi.

PEINT, tenta (du gr. T.Vê-.z, cinq). Ces prolixes entrent dans la composition d'un grand nombre de termes scientifiques, comme pentacanthe, pentacarpe, pentadactyle, perfiuèdre, pentalobe, pentapctale, pentaphyUe, pent aptère, etc., c.-à-d. qui a 5 rayons, 5 fruits, 5 doigts, 5 faces, 5 lobes, 5 pétales, 5 feuilles, 5 ailes, etc.

PEN'TACOKOE (du gr. Trivrà/opSo;), lyre grecque à cinq cordes, intermédiaire entre la lyre primitive, qui n'en avait que trois, et la lyre ordinaire des époques postérieures, qui er. eut sept. Voy. Lyre.

PENTaCiiijne, Pentacrinus, genre d'Éctainodermes, de l'ordre des Crinoïdes libres, représenté aujourd'hui par une seule espèce, particulière à la mer des Antilles, le P. caput Médusa', dont on connaît 6 ou 7 exemplaires. Il existe des espèces fossiles dont le squelette comprend plus de 130,000 pièces. — Or. a appelé Pentacrinus europœus ou Phytocrinus, un petit échinoderme pédicellé et rayonné, observé sur les côtes d'Irlande et qui serait le premier âge d'une Comatule {Voy. ce mot), lorsqu'elle est encore fixée par un pédoncule au lieu d'être un animal libre et flottant.

PENTAGONE (du grec nevrâycovoç). On appelle ainsi, en Géométrie, un polygone qui a cinq côtés et par suite cinq angles. Pour inscrire un pentagone régulier dans une circonférence, on la partage d'a-

bord en 10 parties égales {Voy. Décagone), puis on joint les points de division de deux en deux. — En joignant ces mêmes points de division de k en k, on obtient le pentagone régutiei étoile. Les côtés de cea deux pentagones sont donnés, en fonction du rayon,

par la double, formule X = - y 10 ±2 ^5«

PENTAG¥NIE(du gr.7uévTE,cinq,etYuvTÎ,femme),

nom donné, dans le système de Linné, à un ordre de plantes comprenant celles dont les fleurs ont cinq pistils (organes femelles).

PENTAMÈKES (du gr. ttévte, cinq, et pipoç, partie), section de l'ordre des Coléoptères, renfi rine ceux de ces insectes dont tous les tarses sont I de 5 articles distincts. Latreille la divisait en 0 familles : Carnassiers, Brachélytres, Serricorne , < 7avicornes, Palpicornes et Lamellicornes. Onen compte aujourd'hui onze, dont voici les noms : Cicindélètes, Carabiques, Hydrocanthares, Gyriniens, Brachélytres, Sternoxes, Malacodermes, Ter édiles, Clavicorrtes, Palpicornes et Lamellicornes.

pentamère, Pentamerus , genre de Mollusques brachiopodes fossiles, de l'ordre des Bracbidés, famille des Rhynchoneilidées (Lncilidées) : coquille libre, de contexture fibreuse, pourvue à la grande valve d'un crochet contourné et imperforé ; apophyses brachiales se réunissant en lames au fond de la petite valve. Les Pentamerus se rencontrent de l'étage silurien à l'étage dévonien.

PENTAMÈTRE (du gr.'7t£VTà|j.£Tpo;), vers de cinq pieds en usage chez les Grecs et les Romains, était composé de deux dactyles ou spondées, d'un spondée et de deux anapestes :

Tempora | si fue | rint nu | bila, so | lus eris. On le scande aussi comme il suit, avec deux césures :

Tempora | si fue | rint | aubila, solus e ) ris. On joignait ordinairement ce vers au vers hexamètre pour former des distiques ; il occupait la 2e place.

Le pentamètre est le vers élégiaquepar excellence: on l'employait aussi dans l'épigramme.

J'ENTANDUIE (du gr. tt£vte, cinq, et àvr,p, àv- Spôç, mâle), nom donné, dans le système de Linné, à une classe comprenant toutes les plantes à cinq étamines (organes mâles) : elle contient 6 ordres.

PENTAl'OLE, l'ENTATElQUE, HENTATHLE, PENTE- COTE. Voy. ces mots au Dict. d'Hist. et de Géogr.

PENTÀSTOME (c.-à-d. à cinq bouches), sorte de Ver parasite. Voy. Lixguatlle.

PENTATOME (du gr. tcévte, cinq, et Top.Vj, division), nom latin scientifique de la Punaise des bois, à cause des 5 articles de ses antennes. Voy. Punaise.

PENTE (de pendre). Dans le Levé des plans, on appelle pente d'une droite la tangente trigonométrique de l'angle que fait cette droite avec le plan horizontal. Il résulte de cette définition que la ligne de plus grande pente d'un plan est la droite de ce plan qui fait l'angle le plus grand avec le plan horizontal. On démontre, en Géométrie, que la droite qui jouit de cette propriété est la perpendiculaire à la trace horizontale de ce plan, et par suite aux horizontales de ce plan, c.-à-d. à ses lignes de niveau. — Par extension, on donne le nom de ligues de plus grande pente d'un terrain, aux lignes de ce terrain qui rencontrent à angle droit toutes ses lignes de niveau.

PENTIlÉMIMEItE (du gr. néVee, cinq, r,(xî, demi, et pipo:, partie;, se dit, en Prosodie ancienne, d'une coupe ou césure composée de deux pieds et demi. Levers pentamètre se compose de deux hémistiches penthémimères. Le vers archiloquien [Voy. ce mot) est un vers penthémimère.

PEXTUItE (orig. inc), morceau de fer plat, replié en rond par un bout pour recevoir le mamelon d'un gond, et que Ton attache sur une porte ou sur un contrevent pour les faire mouvoir, les ouvrir et les fermer. — On appelle /'. flamande celle qui est faite de deux bandes de fer soudées l'une contre l'autre et

i>i:;plide.

l'KlïAT.

repliées en rond pour que le gond y passe ; on applique les deux bandes de fer des deux côtés du volet.

PÉNULE (du lat. pœnulà), manteau romain étroit et 00111% qui fermait par devant, ainsi qut la toge, et qui se portait sur la tunique avec un apuchon dans les voyages ou à l'armée. Il était géi> ilement en laine et de différentes couleurs, et eo;....i.jn aux hommes et aux femmes.

PÉNULTIEME(dulat. pœnultimus),a.\ant-deri\[cr, se dit surtout, en Grammaire, des syllabes entrani dans la composition des mots: il sert à désigner la syllabe qui précède la dernière. — On nomme antépénultième celle qui vient, avant la pénultième.

l'KON (du lat. pœo/i, du gr. Itaî/ov , se dit, eu

Prosodie grecque et latine) d'un pied de i\ syllabes

composé de trois brèves et d'une longue, laquelle peut occuper une place quelconque.

péon, mot espagnol qui signifie homme de pied, a désigné, aux Indes, des soldats d'infanterie; au Mexique, des indigènes soumis à une sorte de servage. — Voy. Pion.

PÉPÉRIN ou peperino (dulat. piperinus, de piper, poivre; à cause de sa couleur), roche formée d'un conglomérat de Wacke ( Voy. ce mot), tantôt solide ou bréchiforme, tantôt meuble ou terreux. Les variétés consistantes font quelquefois effervescence avec les acides, ce qui montre en outre dans les pépérins la présence d'éléments calcaires. On trouve souvent dans ces roches, à l'état de dissémination, des fragments de basalte, de téphrine, etc., à peine altérés. Quelquefois même on y rencontre des débris organiques. Les pépérins forment desamas ou même dos couebes tout entières dans des terrains d'origine récente. — Le pépérin estune pierre aussi solide que i ; on l'a employée de tout temps, eu Italie, dans

ustructions.

PÉPIE du b.-lat. pipita, pour pituita), pellicule blanche, écaillouse, qui vient quelquefois au bout de la langue des oiseaux, particulièrement des poules, et qui les empêche de boire et leur fait rendre un cri plaintif, différent de leur cri ordinaire. Los canards, les oies et les pigeons ne paraissent pas sujets a la pépie. C'est à tore qu'on a voulu attribuer cette maladie au manque d'eau. La pépie entraîne rapidi ment la mort de la volatile, à moins qu'on n'arrat lie la pellicule.

PKPIX (du lat. pepo, concombre?), nom vulgaire des graines contenues au centre des fruits succulents, tels que pommes, poires, raisins, groseilles, melons, etc. C'est une semence recouverte d'une tunique lisse, épaisse et coriace. Les arbres qui produisent des fruits à pépins, comme le pommier, le poirier, se nomment arbres à pépins. On les oppose aux arbres à noyaux (abricotier, pêcher, otc).

PÉPINIÈRE (de pépin), terrain destiné au semis d'arbres ou même île plantes de toute espèce que l'on veut reproduire. Pour établir une pépinière, il faut un sol aéré, sablo-argileux, dont la couche labourable n'ait pas moins de 0'", 08 à 0m, 10 de profondeur. On divise le sol en carrés ou compartiments, les uns pour les semis, les au 1res pour les repiquages; certains végétaux demandent un sol artificiel en terre

mélangée, terreau, terre de bruyère; il faut, en outre, des abris en cha nuille, en thuva OU autre, contre le vent, des pi il lis pour garantir les jeunes plants de la gelée ou des rayons solaires trop ardents, de fréquents arrosages, etc. — On appelle | les horticulteurs qui se livrent à ce genre de culture. PÉPITE (de l'espagn. pepita, grain), masse d'or

en l'orme de grains arrondis, d'un volume plus

ou moins considérable, qu'on trouve dans un terrain meuble. On a quelquefois trouvé des pépites d'énorme

dimension:< i cite une de 50 kilogr., trouvée dans

la province de Quito. On eu a aussi trouvé de ton grosses en Californie el en Australie.

PÉPLIDE, Pepli , genre île la famille des Lythrariées, renferme des plantes herbacées, à feuilles opposées, à Heurs petites et axillaircs. On en connaît

trois espèces, dont une, la Péplide powpière ou Pourpier sauvage, croit naturellement en Frai

PÉPLUM du gr. T.zr. de surtout, d'un

lissn léger et lin, (pie le. femmes grecques mettaient mis leur tunique. Ce vêtement était sans manches et retenu sur les épaules par des agrafes. 11 descendait jusqu'à la ceinture, en formant deux pointes sur le devant. — On donnait aussi ce nom au voile broché d'or dont on parait les statues de certaines divinités, notamment de Vénus et de Minerve.

PÉPONIDE (du lat. pepoj, fruit syncarpé, indéhiscent et charnu, à une seule loge, contenant un grand nombre de graines attachées à trois trophospermes épais, qui tantôt remplissent toute la cavité intérieure du péricarpe, tantôt restent appliqués contre ses parois, en laissant au centre une vaste cavité, aux parois de laquelle les graines sont attachées : tels sont les fruits du Melon, du Potiron, du Concombre.

PÉPONS, Pepones, section du genre Courge, comprend des espèces de formes diverses, à (leurs jaunes, a corolle presque infundibuliforme ; à fruits recouverts d'une peau dure, crustacée, souvent couverte de vernie usités ; à graines ovales, de couleur blanche. La pulpe des fruits, ou péponides, est jaune, d'une odeur légèrement aromatique, d'une saveur généralement douce et sucrée. Tantôt ils sont mes [Citrouille, Potiron), tantôt ils ne sont pas plus gros qu'une orange (Co/oquinelle). Voy, CoÔbgb.

PEPSINE (du gr. rU<\/i;, digestion), substane ciale sécrétée par l'estomac et tenue en dissolution dans le suc gastrique, qui lui doit ses propriétés digestives. On peut l'extraire soit du suc gastrique, soit de l'infusion aqueuse et froide de la membrane de l'estomac ; on la précipite en général par l'alcool : desséchée, elle se présente sous la forme de lamelles transitaient es et jaunâtres, de nature friable. Sa compositioïi est très-complexe ; elle contient des matières minérales en quantité notable. Le suc gastrique humain contient de 2 à 6 pour 1000 de pepsine Bêche. — L'action delà pepsine ne s'exerce que dans des liqueurs faiblement acides : dans le sue gastriqui . l'acide lactique ( Voy. Digestion). Sous cette influence les matières albuminoides se transforment en diverses substances, les unes insolubles, les autres solubles, dill'usibles et dialysablcs (peptones), qui sont absorbées par les parois de l'estomac.

La Pepsine a été découverte, en 1839, par Th. Schwann; elle a été étudiée par Deschamps et Payen, qui ont voulu lui donner les noms de chi/7)iosine et de gastérase. L. Corvisart a conseillé de l'employer pour opérer une digestion artificielle, dans les maladies où l'estomac ne peut plus exercer son action.

PEPTONES, substances solubles et dialysables, résultant de l'action du suc gastrique sur les matières albuminoides. Elles ne se produisent que sous l'influence de la pepsine {Voy. ci-dessus); on en admet trois un peu différentes de propriétés. On ne sait si elles sontjdentiques, quelle (pie soit d'ailleurs la matière albuminoide d'où elles proviennent.

PER, augmentatif latin par lequel commencent beaucoup de termes de Chimie, tels que perchlorure, persulfure, et qui indique des combinaisons renfermanl la proportion la plus , : gène, de chlore, de soufre, etc. Voy. Oxïde, Cm.o-

iut.i:, Si i.i-i RE, etc.

PE.RAGUT, plante. l'"y. Clbbodbndbon.

PÉRAMÈLE(du gr. r.r^y., poche, et du lat. mêles,

blaireau , Perameles, g mi i de Marsupiaux australiens, qui si' rapprochent des Kangourous par leurs membres postérieurs et des Sari-uos par la dentition. L'espèce type est le P. ù museau

nOSUta), ainsi nommé à cause de son museau effilé

et de son nés, qui se prolonge au delà de la mâchoire. Il est de la taille d'un lapin de garenn

PÉRAMYS (du gr. ~ Hemii de Marsupiaux, propres à L'Améri-

que du Sud : ils sont de fort petite taille.

PÉRAT, charbon aggloméré. Voy. Cuakbon.

PERCEPTION

PERCEPTION

PÉRATHÉRIU.M (du gr. j:r;sa, poche, Ct 0/,v.ov, animal), genre de petits Marsupiaux fossiles qui avaient beaucoup d'analogie avec les Sarigues et qui ont vécu en Europe, à l'époque tertiaire.

PERCALE (origine tamuiile), toile de coton, à fil rond et d'un tissu très-ras et très-serré. La percale, qui est de beaucoup supérieure au calicot, sert à faire des chemises, des robes, des mouchoirs communs, des rideaux, des couvertures de lit, etc. — Les premières pièces de percale furent apportées en France des Indes orientales au xvnc siècle. L'Angleterre parait avoir fabriqué ce tissu dès 1670 ; la Fiance n'eut des fabriques de percale qu'en 1780.

PERCALINE! toile de coton à fil plat, et à tissu clair et peu serré. On lui donne ordinairement un certain lustre, et on s'en sert pour doubler les robes et autres vêtements, et aussi pour couvrir les livres.

PERCE, PERçoiR(de/wcw), outil avec lequel on fait un trou dans une planche, dans une futaille, etc. Les Luthiers nomment perce-bourdon un outil dont ils se servent pour perforer les instruments de musique. — Dans la Métallurgie, l'opération de percer un trou dans une plaque de fer, de cuivre, etc., se fait soit à l'emporte-pièce {Voy. ce mot), soit par des outils tournants à pointe fortement trempée, vrille, tarière, vilbrequin, etc., soit au moyen de machines à percer mues par la vapeur.

On nomme vulgairement : 1° en Ornithologie, Perce-pot, la Sittelle ; — 2° en Ichthyologie, Perce, la Loche d'étang ; P.-pierre, la Bien nie baveuse ; P.-rat, deux espèces de Raie IJinia pastinaca et R. aquila); — 3° en Entomologie, Perce-bois, les Térédiles ; P.-orei/le, les Forficules ; — h* en Botanique, Perce-bosse, la Lysimachie commune ; P.-feuiUe, les Buplèvres; P. -mousse, le Polythric commun; P.-muraille, la Pariétaire officinale ; P.-neiye, la Nivéole (Leucoium), et la Galanthine {Voy. ci-après); P.-pierre, la Bacile et des Saxifrages : P.-terre, le Nostoc commun, etc. Voy. ces mots.

PERCEMENT. Voy. Forage, Perçoir, Compresseur nynr.Aut.iQiE, etc.

PERCE-NEIGE, dit aussi Galanthe, Galanthine [Galanthus), genre de la famille des Narcissées, est formé d'une seule espèce, qui épanouit sa jolie fleur au mois de février, lorsque souvent la neige couvre encore le sol. De son bulbe ovoïde, allongé, naissent deux feuilles réunies à leur base dans une espèce de gaine, et du centre de celles-ci s'élève une hampe de 0m,15 surmontée d'une ou deux fleurs blanches. On trouve cette plante dans les prés et les boi« ; on la cultive dans les jardins.

perce-neige, Leucoium. Voy. Nivéole.

PERCEN'TAGE 'du lat. per centum, par cent), terme de Banque, désigne l'énoncé des intérêts que rapporte une somme placée à tant pour cent.

PERCE-OREILLE, l'Er.CE-PiERRE. Voy. PeRCB.

PERCEPTA (c.-à-d. choses perçues), se dit, en Hygiène, de tous les agents qui agissent sur les sens. Voy. Hygiène.

PERCEPTEUR. Voy. Perception.

PERCEPTION', PERCEPTION EXTERNE (du lat. per-

ceptio). En Psychologie, c'est la faculté et l'opération par laquelle l'a me connaît l'existence et les qualités des objets extérieurs ( Voy. Matière). Chaque perception suppose trois conditions préalables : lu impression faite sur un des organes des sens par un objet extérieur ; 2° transmission de cette impression au cerveau par les nerfs, à la manière d'un courant électrique ; 3° sensation éprouvée et remarquée par l'âme. A la suite de la sensation a lieu la perception propr. dite: c'est le,; ugement par lequel l'âme, se reconnaissant passive dans la sensation et active dansVattention qu'elle lui accorde, affirme que la sensation est déterminée par une cause extérieure dont elle se distingue en disant d'elle-même moi, tandis qu'elle conçoit cette cause ou force comme une substance étendue et impénétrable, comme un objet extérieur. La clarté de la perception est en raison inverse

de la vivacité de la sensation : l'habitude fortifie la première, tandis qu'elle émousse la seconde. Parsuite des conditions qu'elle implique, l'étude de

la perception exige le concours de la Physiologie et de la Psychologie. La Physiologie décrit la structure des organes des sens; elle détermine les fonctions que remplissent leurs différentes parties ; elle fait voir que l'impression ne dépend pas seulement de la nature et de l'action de l'objet extérieur, mais encore de la nature et de la réaction de l'organe, en sorte que la même cause peut amener des impressions différentes dans les divers centres nerveux, et des causes différentes une même impression dans chaque cat/ de nerfs : p. ex. l'électricité, mise en contact avec les divers organes des sens, produit dans les nerfs tactiles des picotements, dans l'œil des phénomènes lumineux, dans l'oreille des sons, sur la langue des saveurs ; réciproquement, la sensation lumineuse est produite dans l'œil par les vibrations de l'éther, par des actions mécaniques, par l'électricité et par des actions chimiques. La Psychologie, à son tour, aidée de la Physiologie, distingue la sensation qui appartient à l'âme de ['impression qui appartient au corps; puis, isolant la sensation de tout ce qui l'accompagne, elle montre que c'est un simple signe, dont l'intelli- I gence ne tire une connaissance qu'en l'examinant avec attention et en l'interprétant à l'aide des notions I rationnelles de cause, de substance et d'espace. En ! passant ainsi en revue tous les sens, elle discerne les I perceptions naturelles, propres à chacun d'eux, et les perceptions acquises, fondées sur une association d'idées. Enfin, avec le secours de la Physique, elle détermine quelles sont les qualités premières, c.-à-d. les propriétés réelles des corps considérés en euxmêmes (impénétrabilité, étendue, etc.\ propriétés connues par certaines sensations à peu près invariables du toucher et de la vue ou par le raisonnement appliqué à ces sensations, ct les qualités secondes, c.-à-d. les propriétés apparentes des corps (chaleur, saveur, odeur, etc.), dépendant autant de la structure de nos organes que de la nature même de la matière : quelques-unes de celles-ci sont appréciées exactement à l'aide d'instruments et expliquées à l'aide des qualités premières, comme la chaleur qu'on mesure par le thermomètre; d'autres ne peuvent être évaluées ni définies rigoureusement, comme les qualités organoleptiques, saveur, odeur, etc.

Le toucher nous fait connaître les qualités essentielles des corps, la force et l'étendue : la force de résistance, quand la main presse l'objet ; les dimensions, la forme et la grandeur, quand elle en parcourt la surface; il apprécie en outre l'aspérité et le poli, la chaleur, etc. Aidé de la mémoire, il constate la position, la distance ct le mouvement ; joint à la sensation de l'effort musculaire, le poids de l'objet, son énergie d'impulsion ou de traction. — La vue, dans son exercice primitif et solitaire, perçoit d'abord la lumière, les nuances et les dégradations des couleurs ; puis, par les angles visuels, les figures planes, leur position relative et leur mouvement angulaire sur un même plan. En exerçant la vue avec le tact, l'esprit établit une liaison durable entre l'étendue visible et l'étendue tangible, en sorte que l'une devient le signe de l'autre : il détermine ainsi la forme réelle des objets par la dégradation des couleurs ; la distance, par les lois de la perspective, la différence de la grandeur apparente et de la grandeur réelle, la distinction et la netteté de l'image, l'interposition des objets, etc. ; le changement de distance, par la variation de la grandeur et de la lumière, etc. Ces conclusions sont exposées à des erreurs dont il ne faut pas chercher la cause dans les sensations de la vue, mais dans le travail même de l'esprit sur ces sensations : c'est ainsi qu'un bâton plongé dans l'eau parait courbé et qu'on le juge tel si l'on ignore les effets de la réfraction. — L'ouïe perçoit l'intensité, le ton, le timbre et la durée du son (Voy. ce mot); par une induction fondée sur une association d'idées,

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