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PÉRORAISON

et notamment clans VAvicule perlicre, la Pintadine, qu'on nomme pour cela Mère-perle, la Pinnc marine et la Mulette margaritifère. Elle est le produit d'une sécrétion déterminée par une blessure du mollusque, blessure produite soit par la piqûre d'un petit ver, soit par un grain de sable qu'il aurait emprisonné. Elle est, comme la nacre, sécrétée pai le manteau, mais forme une concrétion isolée. On distingue les perles, soit d'après leur forme : il y en a de rondes, qui sont les plus estimées, d'autres en poire, d'autres dites biscornues ou baroques; soit d'après leur grosseur : les plus petites sont appelées semences, les plus grosses paragonnes; soit d'après leur eau ou couleur, et leur teinte nacrée ou orient : elles passent du blanc azuré au blanc jaunâtre, au jaune d'or et au noir bleuâtre ; il y en a même de roses, de bleues et de lilas. — Les plus belles perles viennent de la côte occidentale de l'île de Ceylan et du golfe Persique près de l'île Baliréin: on les nomme perles orientales ; viennentensuite les perles de Java et de Sumatra. Toutes ces perles sont réunies sous la dénomination de perles fines. Lapèclie des perles est faite dans ces pays par des plongeurs fort habiles, : elle procure des bénéfices considérables.

Les perles constituent une des parures les plus belles et les plus recherchées : on en fait surtout des colliers. La mode en a commencé en France sous le règne de Henri III. L'ancienne médecine employait les perles en poudre comme astringentes, et les faisait entrer dans plusieurs électuaires fort coûteux. • perles artificielles on Fausses pertes. On les fabrique avec de la nacre, ou avec des boules de verre, remplies d'essence d'Orient, matière nacrée qui est composée d'écaillés d'ablette ; Paris en fait un commerce considérable. — Pour préparer l'essence d'Orient, on écaille d'abord les ablettes, on lave ensuite les écailles, on les broie dans l'eau et on laisse la matière se déposer au fond du vase. Il suffit alors de décanter et d'introduire avec un chalumeau une goutte du résidu dans la petite bulle de verre qui forme le corps de la fausse perle; on la remplit ensuite de cire pour lui donner de la solidité.

On appelle perles de Rome, de petits grains d'albâtre plongés dans une pâte faite de nacre pulvérisée, d'alcool et de colle de poisson : on en fait des chapelets; perles de Venise,des émaux teints en rouge, brun ou noir, qu'on exporte surtout en Afrique.

En Architecture, on nomme perles une rangée de petits grains taillés dans les moulures.

En Imprimerie, c'est le plus petit de tous les caractères; son corps a quatre points.

perle, Perla, genre d'Insectes, de l'ordre des Névroptères, famille des Planipennes et formant, avec les Némoures, la tribu des Per/ides. Presque toutes les espèces se trouvent aux environs de Paris.

PP.UL1TE, silicate double d'alumine et de potasse naturel. Quelques variétés contiennent du protoxyde de fer au lieu de potasse. La perlite est vitreuse,nacrée, à texture testacée ; on la trouve dans les dépôts trachy tiques de Hongrie, aux monts Euganéens en Italie, et au Mexique. La murékanile, substance de composition analogue, se rencontre souvent dans la perlite en globules vitreux. Voy. Felkspath.

PERAllEAi (étage), le dernier des étages paléozoïques; il succède à l'étage carbonifère, et précède immédiatement le trias. En Tliuringe, où cet étage a été d'abord étudié sous le nom de terrain pénéen, on y distingue : le niveau inférieur, ou des pséplutes, connu aussi sous le nom de roth todt liegende (ou couche rouge morte); le niveau moyen, ou des schistes bitumineux, célèbre par les minerais de cuivre qu'on y exploite; enfin le niveau supérieur, composé de calcaires marneux désignés du nom de zechstein, et où l'on exploite des dépôts salifères. En Angleterre, la base du terrain permien est formée de grès appelés les nouveaux gréa rouges inférieurs (lower new red sandstone), au-dessus desquels viennent les calcaires magnésiens, contenant aussi des dépôts sa-

lifères. En France, il est peu développé ; cependant on y rattache les dépôts de grès, dits grès vosgiensf et les schistes-ardoises des environs de Lodève. En Russie, au contraire, il a un développement énorme, notamment dans le district de Verni (d'où son nom), où il est en grand partie formé de grès. Parmi les fossiles de cet étage on peut citer : l'Arca antigua, le Productus horriitus, le Spirifer undulatus, le S/ihœnopteris dichotoma, le Walchia Schloteimei, etc.

i'i:r. Mis de chasse. Nul ne peut chasser s'il n'a obtenu un permis de chasse de l'autorité compétente : ce permis est délivré, sur l'avis du maire et du sous-préfet, par le préfet du département; il est personnel et valable pour toute la France, mais pendant un an seulement. La loi détermine les cas où il doit être refusé. La délivrance du permis de chasse et du port d'armes donne lieu au payement d'un droit de 15 fr. au profit de l'Etat et de 10 fr. au profit de la commune (Loi du 20 décembre 1872).

Permis de séjour, permission de résider dans une ville, délivrée à un voyageur, à un étranger, à un militaire, etc. Voy. Passe-port.

PERMUTATION (du lat. permutatio). Dans l'Armée, ce mot se dit du changement d'emploi autorisé entre deux officiers de même grade. La permutation est considérée comme une faveur et elle peut retarder l'avancement.

PEKNE (du lat. perna, jambon), Perna, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Pleuroconques, famille des Aviculidées; coquille inéquivalve à valve inférieure plate et à valve supérieure convexe, présentant chacune deux impressions musculaires: charnière sans dents; ligament interne, partagé en segments distincts logés dans des fossettes séparées et disposées en ligne droite; test fibreux extérieurement ettestacé intérieurement. Les Pernes se trouvent à l'état fossile depuis l'étage conchylien ; elles vivent aujourd'hui dans les mers chaudes. — On a appelé Pernostrea, des coquilles de l'étage bathonien, qui, avec tous les caractères des pernes, ont le test purement foliacé des huîtres.

PERNICIEUSES (fièvres). Voy. Fièvres.

PERNIS, nom lat. scientifiq. du genre Bondrée.

PÉRODICTIQUEou potto, genre de Mammifères, de l'ordre des Quadrumanes, famille des Lémuriens, propre à l'Afrique. Voy. Lémcrieiss.

PÉRONÉ (du gr. 7T£f6vY], agrafe), os long et grêle, placé à la partie externe de la jambe, est ainsi nommé à cause de sa disposition par rapport au tibia ( Voy. ce mot), auquel il est contigu en haut et en bas, et dont il est séparé dans le reste de sa longueur par le ligament interosseux et par plusieurs muscles. Son extrémité supérieure est appelée tête du péroné; son extrémité inférieure, plus volumineuse que l'autre, forme la malléole externe ou cheville.

Chez le Cheval, on distingue trois péronés: le P. du tibia, qui n'existe qu'au membre postérieur, fixé au côté externe du tibia, et les deux P. du canon, situés aux membres postérieurs et antérieurs : ce sont de petits os pyramidaux placés au côté de la face postérieure de l'os principal du canon.

PÉRON1ER, c.-à-d. qui appartient au péroné. — L'artère péronière, une des deux branches de terminaison de la poplitée, s'étend le long du péroné. — On distingue trois muscles péroniers : le grand, à la partie externe de la jambe; le moyen, au-dessous du précédent ; le petit, à la partie antérieure, externe et inférieure de la jambe : ils servent à. étendre le pied sur la jambe et celle-ci sur le pied.

PERONOSPORA, genre de Champignons trichosporés, voisin des Botrytis, renferme des espèces microscopiques, dont une, la P. devustatrir, serait une des causes de la maladie des pommes de terre.

PÉRORAISON (du lat. peroratio), dernière partie du discours. Elle a un double objet : 1" d'achever la conviction en résumant d'une manière vive et concise les principaux arguments employés dans le discours: 2° d'entraîner l'auditoire par l'emploi du pa«

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