‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 1376 sur 1672 · RÉSERVE · texte numérisé non relu

RÉSERVE

dans les cas énumérés aux art. 680 et 481 du Code de procédure. Elle doit Être précédée d'une consultation fournie par trois avocats.

Chambre des requêtes. Voy. Court de cassation.

Maître des requêtes, nom donné autrefois aux magistrats qui rapportaient les requêtes des parties dans le conseil du roi, présidé par le chancelier. — Aujourd'hui, on donne ce nom à ceux qui font l'office de rapporteur au conseil d'État.

REQUIEM (accusatif du mot latin requies, repos). On désigne par ce mot la messe que l'Église célèbre pour les morts, parce que l'Introït de cette messe commence par les mots : Requiem œternam doua eis,... — Sous le rapport musical, on cite les Requiem de Mozart, Jomelli, Cherubini, Berlioz, etc.

REQUIENIA, genre de Mollusques fossiles, de l'ordre des Brachiopodes cirrhidés et très-voisins des Caprotines. Voy. ce mot.

REQUIN (du lat. requiem, parce qu'il n'y a plus qu'à chanter un requiem pour l'âme de celui qu'attaque ce poisson), Carcharias, grand poisson de mer de la famille des Sélaciens et du groupe des Squales, atteint jusqu'à 9 et 10m : il a la tête aplatie de haut en bas, le museau proéminent, arrondi, et la bouche très-fendue, placée en dessous du museau et transversale : cette bouche est hérissée de dents plates, triangulaires, pointues et dentelées sur les bords. Les narines du requin sont très-développées : aussi son odorat paraît-il excellent ; il est attiré de loin par les appâts qu'on lui offre ou par les animaux qu'il préfère. La forme générale de son corps est celle d'un cône très-aliongé, terminé par une nageoire caudale fourchue. Le Requin se trouve dans toutes les mers et fait l'effroi des navigateurs par son audace, sa force prodigieuse et son excessive voracité : la fureur avec laquelle il poursuit sa proie l'entraîne assez souvent sur nos plages et l'y fait échouer. Sa pêche est fort dangereuse. Sa peau sert à peu près au même usage que le cuir et est souvent confondue avec la peau de chagrin ( Voy. ce mot), et son foie donne jusqu'à deux barriques d'huile. — Outre l'espèce commune (C. verus), on distingue le fi. bleu(C. glaucus),\u\g. Faux ou Renard, qui est plus petit, de couleur azurée, avec une caudale très-longue en forme de faux.

RÉQUISITION (du lat. requisitio), se dit, en Droit, d'une demande incidente formée à l'audience, soit par le ministère public ( Voy. Réquisitoire), soit par l'avoué ou l'avocat de l'une des deux parties, soit enfin par la partie elle-même, et ayant pour but de requérir l'apport au greffe ou la communication d'une pièce, de requérir acte d'une assertion, d'un fait avancé dans les plaidoiries d'un procès, etc.

réquisition, acte de requérir pour le service public des subsides en hommes, en chevaux, en argent, en vivres, etc. — Sous la République française, ce mot s'est dit spécialement de l'appel fait aux jeunes citoyens pour le service militaire, et particulièrement de la levée en masse décrétée eu 1793 par le Comité de Salut public, pour repousser l'invasion étrangère. Tous les Français de 18 à 40 ans, non mariés ou veufs sans enfants, furent mis en état de réquisition permanente. Les citoyens compris dans c"e recrutement extraordinaire reçurent le nom de réquisitionnaires. Les levées partaient par rang d'âge, au fur et à mesure des besoins, et on les désignait par les noms de 1", 2e et 3e réquisition.

RÉQUISITOIRE, acte écrit contenant une réquisition. 11 se dit surtout de la demande faite à une cour ou à un tribunal par le ministère public, c.-à-d. par le procureur ou son substitut.

RESCISION (du lat. rescisio). En Droit, c'est la rétractation d'une obligation valable en elle-même; mais où celui qui demande la rescision a éprouvé quelque lésion ( Voy. ce mot). Cette action dure dix ans, a moins qu'elle ne soit limitée par la loi (C. civ., art. 1304). — En matière de requêie civile ( Voy. ce mot) on appelle rescindant la partie de la procédure par laquelle on fait rétracter la décision attaquée, et

rescisoire, la partie de la procédure qui tend à lui substituer une autre décision.

RESCIIII'TION (du lat. rescriptio), ordre, mandement par écrit que l'on donne pour toucher certaine somme, sur quelque fond, sur quelque personne. La rescription n'est qu'une lettre de change imparfaite.

Avant 1789, on appelait rescriptions des receveurs généraux des finances les mandats fournis par les receveurs généraux à l'ordre du trésor royal. En 1795, on donna le nom de rescriptions aux billets d'f.rat substitués aux assignats, et dont l'hypothèque était également établie sur les domaines nationaux.

RESCRIT (du lat. rescriptum), se dit, en Droit romain, de toute décision en matière do droit, rendue par les empereurs romains. Dans les rescrits impériaux, les empereurs n'interprétaient pas simplement les lois; mais ils les appliquaient quelquefois à des cas particuliers, cumulant ainsi les fonctions de législateurs et de juges. L'usage général des rescrits qui paraît ne dater que du règne d'Adrien, prévalut surtout depuis Alexandre Sévère. Le Code de Justinien se compose de rescrits ; le Digeste en contient aussi un grand nombre. — A Rome, on donne encore aujourd'hui le nom de rescrits aux décisions du pape sur quelques questions de théologie.

RÉSEAU (du lat. retiolum, dimin. de rete), se dit, en Anatomie, de tout entrelacement de vaisseaux sanguins, de nerfs, etc., formant une espèce de filet ou de rets. On a appelé réseau admirable, un réseau formé, à la base du cerveau, par les branches des artères carotides interne et vertébrale, anastomosées entre elles. Le réseau de Malpigln est le corps réticulaire de la peau. Voy. Épiderme.

En Conchyliologie, Réseau est le nom vulgaire de quelques coquillages. Le Réseau blanc est la Vénus tigrine ; le R. corné, une coquille du genre cône.

réseau, se dit, en Optique, d'un système de traits parallèles très-fins et très-serrés, au nombre de plusieurs centaines dans l'espace d'un millimètre .Si ces traits sont sur une lame de verre et qu'on regarde une lumière à travers, on voit une série d'images irisées de la lumière, distribuées sur une droite perpendiculaire à la direction des traits; s'ils sont sur une surface opaque et qu'on regarde la lumière par réflexion, le môme phénomène se produit. Quand les traits sont croisés, circulaires, etc., on a des images irisées dans toutes les directions. Ces effets s'expliquent par le principe des interférences. Voy. ce mot.

Réseau (Premier, second, troisième), dans les chemins de fer. Voy. Chemin de fer.

RÉSECTION (du lat. raectio), opération chirurgicale par laquelle on retranche l'une des extrémités articulaires d'un os, ou le bout des fragments, dans le cas de fracture non consolidée.

RÉSÉDA, Reseda (du lat. resedare, calmer; parce qu'on attribuait autrefois à cette plante des vertus sédatives), genre type de la famille des Résédacées, se compose de plantes herbacées, annuelles ou vivaces, hautes de 0m,40, à feuilles alternes, entières, découpées; à fleurs irrégulieres, généralement jaunes et très-petites, en épis simples et terminaux ; à capsules anguleuses, uniloculaires renfermant une grande quantité de graines fort petites. Les principales espèces sont : le fi. odorant (R. odoratu), originaire d'Afrique et apporté en France en 1736 : ses fleurs d'un brun jaunâtre, avec des anthères couleur de brique exhalent une odeur douce et agréable, qui les fait rechercher pour les parterres et employer en parfumerie, et le R. des teinturiers (R. luteo/a),k fleurs jaunes, qui est employé en teinture sous le nom de Gaude ( Voy. ce mot). — La famille des Résédacées se range parmi les Dicotylédones dialypétales hypogynes : elle ne renferme, outre le Réséda, que des genres peu importants.

RÉSERVE ide réserver). Dans l'Art militaire, on appelle ainsi : 1° tout corps d'armée destiné à remplacer les forces anéanties, à suppléer à l'insuffisance des troupes engagées, ou à les sauver d'une destruc-

Page 1