‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 1561 sur 1672 · TITRE · texte numérisé non relu

TITRE

La corporation des tisserands avait pour patron St Biaise ou St Roch. Les statuts, qui datent de 1281, furent renouvelés en 1586, 1608, et 16^0.

En Ornithologie, Vieillot a donné le nom de Tisserands à la 11e famille de ses oiseaux sylvains ; il y comprend les genres Loriot, Ictèrie, Carouge, Troupiate, Cassique, etc.

TISSERIN, Ploceus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, famille des Fringillidés, renferme des oiseaux exotiques qui doivent leur nom à l'art avec lequel ils tissent leurs nids : ces nids sont tantôt de forme pyramidale, tantôt en alambic, ou roulés en spirale ; les matériaux qu'ils y emploient sont des joncs, de la paille, des feuilles, de la laine, des brins d'herbe. Les Tisserins vivent en troupos nombreuses. Us se nourrissent de céréales et de bourgeons. La plupart des espèces habitent l'Afrique, les Indes orientales et l'Amérique. Le Tisserin capmore (c.-à-d. tête de nègre), du Sénégal, a le corps jaune orangé, avec les ailes noires, ainsi que la tête et la gorge. On distingue en outre le T. à tête rouge, de l'île de France, le T. nelicouroi, de l'Inde, le T. touenamcouroi, ou Gros-bec des Philippines. — Voy. Républicain.

TISSU (du v. fr. tistre, tisser), nom donné à toutes sortes d'étoffes, rubans et autres ouvrages semblables, faits de fils entrelacés sur le métier avec la navette, dont les uns, étendus en longueur, forment la chaîne, et les autres en travers forment la trame. On distingue les tissus simples, comme toiles, calicots, mousselines, batistes, etc. ; les tissus croisp's ou hro<:hés : étoffes damassées, rubans, cachemires, etc. ; les tissus à poils : velours, moquettes, tapis ; les tissus à mailles fixes ou mobiles: filets, tricots, dentelles, tulles ; les tissus foulés ou demifeutrés : draps, casimirs, couvertures ; les tissus feutrés : chapeaux, etc. (Voy. tous ces mots et Étoffe). — Consulter Bezon, Dictionnaire général des tissus anciens et modernes (1857).

On appelle tissus imperméables des tissus que l'on a rendus impénétrables à l'eau au moyen de certaines préparations, comme les toiles cirées, enduites d'un mélange d'huile de lin et de bitume, et quelquefois recouvertes d'un vernis transparent ; les taffetas gommés, les tissus en caoutchouc, les étoffes ang/aises (water-proofs) pour mackintosh, etc.

Tisse, en Anatomie, on donne le nom de tissus à toutes les parties des corps organisés, animaux et végétaux, qui, dans l'arrangement des molécules dont ils sont composés, offrent une sorte de texture. La science des tissus a reçu le nom d'Histologie (du gr tsTÔ;, toile, tissu). La classification des tissus a beaucoup varié depuis Bichat qui fut ie père de T Histologie jusqu'aux histologistes de nos jours, Koiliker, Wirchow, Schwann, Max Schultz et Robin. Aujourd'hui, on les divise ordinairement en tissusconstituants et tissus produits. Les tissus produits sont formés d'une seule espèce d'éléments; ce sont l'épiderme, le tissu épithélial, les ongles, les cornes, les poils, les dents, le cristallin, etc. Les tissus constituants sont formés de l'enchevêtrement d'éléments complexes: ils se divisent en parenchymes, où il n'y a pas d'élément prédominant et tissus propr. dits, où il y a un élément fondamental : tels sont les tissus osseux, adipeux, tendineux, conjonctif, musculaire, nerveux, etc. Pour l'origine de tous ces tissus, Voy. Ckllulaire (théorie). — On nomme tissus accidentels ou morbides les tissus qui naissent dans d<* régions où ils n'existent pas normalement : ils déterminent des tumeurs. Voy. ce mot.

En Botanique, on nomme tissus toutes les parties solides élémentaires qui forment, par leur agencement, la substance des plantes. On distingue le tissu élémentaire primitif: c'est le tissu cellulaire ou utricu/aire : et le tissu secondaire ou dérivé formé par une simple modification du premier : c'est le tissu vaèculaire.

TITANATES. Il existe dans la nature plusieurs

combinaisons de Vacide titanigue avec les bases. Les principales sont : le T. de fer ou Nigrine ( Voy. Fer titane); Le T. de chaux ou Perowskite [CaTi*], minéral gris, qui cristallise en prismes hexaèdres, raye l'apatite et pèse 4,017 : on le trouve dans l'Oural; un autre T. de chaux, où l'acide silicique se substitue souvent à l'acide titanique (Voy. Sphène '■; le T. de chaux, de cérium et dturane (Voy. Pyrochlore); le T. de zircone, d'yttria, de chaux et de fer (Voy. Polymignite); le T. de zircone, de cérium, etc., ou JEschynite, que Beudant considère comme un tantalate de cérium et de fer combiné avec un titanate de zircone, etc. — Voy. aussi Warwickite.

TITANE (du nom des Titans), corps simple métallique, de couleur noire. C'est un des métaux les plus infusibles. On le trouve toujours en combinaison avec d'autres corps : combiné avec l'azote et le charbon, il forme de petits grains cubiques, d'un rouge de cuivre, dans certaines scories des hauts fourneaux ; combiné avec l'oxygène (acide titani-

?ue), il forme plusieurs minéraux, tels quele rutile, anatase ou oysanite etla brookite (Voy. ces mots) ; en combinaison avec l'oxygène et le fer, il constitue le fer titane (Voy. fi»). — Grégor (1791) et Klaproth (179i) ont reconnu la nature particulière de l'oxyde qu'on extrait des minerais de titane. H. Rose ' a étudié en 1821 les combinaisons de ce métal.

Titane oxydé, nom minéralogique de l'acide titanique. Voy. ci-après.

TITANIQUE (acide), composé de titane et d'oxygène (TiO3), blanc, insipide, infusible, qu'on obtient en faisant chauffer le rutile avec du carbonate de potasse, et précipitant la solution du produit par un acide. Voy. Titane et Titanates.

TITANITE, synonyme de Sphène. Voy. ce mot.

TITHON, Titbonus, nom donné quelquefois à un Lépidoptère du genre Satyre, le S. Amaryllis.

TITHONIQUE (formation), nom donné à un ensemble des couches comprises entre l'étage oxfordien et l'étage néocomien , et qui représentent par suite les derniers étages jurassiques, mais contiennent une faune toute différente de celle qu'on y trouve dans le bassin parisien. Cette formation, reconnue par Oppel, a été étudiée dans ces derniers temps par M. Hébert et quelques autres géologues. Son type allemand est en Moravie; son type français, entre Grenoble et Chambéry.

TITilYMALE, Tit hijmalus,sy nonyme d'Euphorbe, désigne particulièrement certaines espèces indigènes, telles que l'Épurge, l'Ésule, etc. — Quelques botanistes donnent le nom de Tithymaloïdes à la famille des Euphorbiacées.

TITRAGE, se dit, en Chimie, de l'action de doser ou de prendre le titre, c.-à-d. de déterminer la partie utile d'un mélange. — On appelle liqueur titrée une liqueur contenant par litre une quantité connue d'une substance dissoute, qui permet de doser une autre substance quand on connaît la quantité de liqueur titrée nécessaire pour saturer celle que l'on examine. Le dosage à l'aide de liqueurs titrées est fréquemment usité dans les arts : ainsi, c'est par une liqueur titrée au chlorure de sodium que l'on dose l'argent monétaire ; par une liqueur titrée d'acide sulfurique ou chlorhydrique, que l'on dose les alcalis du commerce ; par une liqueur titrée d'acide arsénieux, que l'on dose l'iode. Les procédés sont simples et rapides ; on se sert pour verser la liqueur titrée de petits appareils qu'on nomme pipettes et qui sont très-exactement calibrés et gradués. Voy. Analyse chimique.

TITRE (du lat. titulus). C'est proprement l'inscription mise en tête d'un livre, et la première page d'un livre, celle qui contient cette inscription. On appelle faux titre un titra abrégé, imprimé sur le feuillet qui précède celui où est le titre entier ; titre courant, la ligne en petites capitales qui est répétée en haut de chacune des pages d'un livre. — Titre se dit aussi, par extension, de certaines sub-

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