BASE
B A SILICON,
la môme localité, et surtout la Grotte de Fingald&m l'île de Stafl'a, l'une des Hébrides.
Le basalte est trop dur et trop cassant pour pouvoir être taillé; on ne peut l'employer dans les constructions que comme moellon. On en Faitcepen dant quelquefois des pilons et des mortiers, ou mÊm des enclumes pour les batteurs d'or.
BASANE (de l'arabe bithanet), peau de mouton, bélier ou brebis, passée au tan, s'emploie à divers usages, suivant les différents apprêts qu'elle reçoit Amincie et teinte, glacée et apprêtée comme le maroquin, dorée, marbrée ou estampée, elle sert à faire des garnitures de chapeaux, des gaines, des dessus de tables, de chaises, de banquettes, de fauteuils; c'est surtouteomme couverture délivre qu'elli est employée: ce genre de reliure est plus économique que le veau, mais moins soliile. Plus forte et moins fa- <; mue, la basane est employée par les Belliers, bourreliers, coffretiers et souffletiers, aux différents travaux de leur état.
On distingue: la fi. tannée ou découche, tannée comme la peau de veau, et qui le plus souvent sert à faire des tapisseries de cuir doré; la B. coudrée, qui n'est que rougie dans l'eau chaude avec le tan, a; rès avoir été pelée par le moyen de la chaux; la J . chipée [Voy. Chipage); la H. passée en mesqtns, dans l'apprêt de laquelle on emploie le redou au lieu d • tan ; la H. alude, apprêtée à l'eau d'alun: c'est cette espèce qui sert pour la reliure. — Les départements du Centre fabriquent une grande quantité de basanes, qu'on finit à Paris.
BAS-BORD. Voy. bâbord.
BAS-COTES ouCoi.LATÉr.Arx. T oy. Éclisi et nef.
BASCULE (de battre et cul), tout système de corps suspendu sur un point, mobile ou non, etautourduquel ce corps oscille jusqu'à cequ'ilse trouve en équilibre. Le fléau d'une balance est une bascule à bras égaux. Beaucoup de machines hydrauliques très-simples sont fondées sur ce système : telles sont la B. hydraulique, la B. de cTArtigues, Y Uni loge à eau de Perrault. Dans les horloges mécaniques, on appelle bascule un levier qui règle le mouvement de la sonnerie, et soulève les marteaux qui frappent l'heure. Dans les orgues, on nomme B. du positif ou du petit orgue des règles de bois, longues d'environ 2 m., qui établissent la communication entre le clavier du positif et le sommier.
On appelle encore Bascule, un appareil servant à peser les lourds fardeaux, tels (pie les voitures, les bestiaux, etc. Le fardeau est posé sur une plateforme horizontale qui s'appuie sur un levier, par un système de traverses articulées. Ce levier transmet le mouvement qu'il reçoit à un fléau de balance qui porte un bassin. En mettant des poids marqués dans ce bassin, on fait équilibre au poids du fardeau si on déduit de ces poids, celui que l'on cherche, c..mine dans la balance de Quintenz. Voy. l'ai ami.
Tout le monde connaît le Jeu de lu bascule, i de balançi ire qui consiste en une pièce de bois mil • en équilibre sur un p inl élevé, et à chaque extrémité de laquelle peuvent se mettre des per sonnes pour se balancer.
i i Politique, on a nommé Système de bascule un système par lequel le pouvoir, placé i ntre deux par
• porte tantôt vers l'un, tantôt vers l'autre. Ce Système n'est pas nouveau; mais le mot n'a été introduit dans le langage politique qu'à propos du mi- Distère Decazes, bous Louis M III.
BAS DE CASSE, en Typographie. Voy Casse.
BASE (du gr. (idai;), se dit en architecture, de tout membre qui sert de Bupport à un autre : c'est p. ex. la parti.' inférieure de la colonne et du piédest al. I i es deux mots.
En Géométrie, on appelle base d'un triangle, d'un
l' I i" amme, d'un rectangle, un quelconque de
de ■ b ures, i onsidéré spécialement en vu.
de lui' mesure, i.a base d'un parallélipipède est l'un.
quelconque de ses faces; la base d'un prisme, l'un
des deux polygones égaux qui le limitent de part et d'autre ; la base d'une pyramide, le polygone opposé au sommet, et aux côtés duquel aboutissent toutes les iai es latérales, etc. — Dans le Levé des plans, la basé est une droite de position déterminée, et à laquelle ii rapporte la position des différents points ou des différentes lignes d'un terrain. — En Géodésie, on appelle base une ligne que l'on mesure avec le plus i;rand soin, et qui permet, à l'aide d'une suite de triangles que l'on résout successivement, d'arriver à la mesure d'un arc du méridien.
En Chimie, on nommait base, dans la théorie dualistique, l'oxyde qui dans les sels tend à saturer l'aride. Auj., on nomme encore base d'un ïe/cegri upement d'un atome d'oxygène et d'un atome d'un métal que l'on peut y supposer uniau reste des éléments, ou groupement acide ( Voy. Sel). — On nomme aussi base le résultat de l'action de l'eau sur les oxydes anhydres. Ce sont en réalité des hydrates que l'on dit mono-, di-, tribasiques, suivant quel, 2, 3 atomes d'hydrogène y sont remplaçables par un radi al d'acide. BASELLE, linselln, vulg. Epinard des Indes, genre de la famille des Chénopodées, est composé d'herbes annuelles, charnues, succulentes ot volubiles. La B. rouge, originaire des Indes, et la B. blanche, de la Chine, sont toutes deux acclimatées en France. Leurs Feuilles se mangent comme celles des épinards. BAS-FOND. Voy. Fond.
BASICITÉ, se dit, en Chimie, de la faculté qu'ont les acides de pouvoir échanger 1, 2, 3 atomes de leur hydrogène contre des métaux, et les bases contre des radicaux d'acides ou des éléments tels que le chlore, le brome, l'iode.
BASIL AIRE [c.-à-d. qui sert de base), épithète donnée, en Anatomie, au sphénoïde et au sacrum, os situés, l'un à la base du crâne, et l'autre à celle de la colonne vertébrale. On appelle vertèbre basi~ laire la dernière vertèbre des lombes ; artère ou tronc basilaire, le tronc formé par la réunion des deux artères vertébrales, vers le bord postérieur de la protubérance du cerveau, etc. — En Bota; l'embryon est basilaire quand il est logé dans la portion du périsperme la plus voisine du style; ],. style est basilaire quand il naît delà base de l'ovain . BASILÉE, plante liliacée. Voy. Eucomis.
BASILIC Les anciens donnaient ce nom à un anima! fabuleux auquel ils attribuaient toute esp propriétés nuisibles : c'était une espèce de scorpion dont la piqûre donnait instantanément la mort, d >nt le regard foudroyait, à moins qu'on ne l'eût aperçu le i r imier; sa tête portait une couronne : d'où son n m de pa<7i) i<rx.oz,petit roi. — Linné a donné ce nom à un Lézard de la Guyane, de la famille des Ig ianiens, qui a sur la tête une sorte de capuch m en forme de couronne: cet animal, fort inoffensif, \ii sur les ai bres et se nourrit de graines ou d'ins basilic du gr. fiaffiAixô:, royal), Ocimum, de la famille des Labiées, tribu dos Ocim renferme des plantes aromatiques, originair pays chauds, dont plusieurs espèces sont cuit dans nos jardins. Le B commun O.basih naire des Indes, a une tige droite, légèrement •• des feuilles petites en forme de eo'iir, et d ni iur les bords; des fleurs blanches ou purpurines; son infusion est stimulante et antispasmodique. Le K. ii petites feuilles ou B. noir deCeylan, à feuilles ivales, vertes, ei violettes, à fleurs charnues, p blanches, ne s'élève qu'à 0m,\:> ou 0",20, et forme un petit buisson ; son odeur est très-forte. Le H- anisé fournit un assaisonnement agréable. Ers b liment la chaleur. Si l'on veut en jouir longtemps, .1 faut les tondre en boule au moment de la floraison. BASILICOIS om.iim , du gr. [JadOixoç, onguenl ;upnuratif, ainsi nommé à cause des vertus qu'on lui ittribuait, est composé de cire jaune, d'huile, d
et de poix. On le nommait aussi ■ 'rapharmacun à k drogues;, à cause des '( éléments lont il est composé.