VÉNUS
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Y h NUS.
ces ventouses pour exciter la peau, pour déterminer la suppuration dans les abcès, etc., elles sont dites humide* ou scarifiées: quand on pose les ventouses dans un endroit de la peau sur lequel on a préalablement fait des scarifications : on applique ces derniers pour opérer une saignée locale.
VENTRE (du lat. venter), nom vulgaire de la grande cavité splanclinique qui renferme les intestins, et qu'on appelle aussi abdomen. Voy. ce mot. ateur au ventre (en Droit). Voy. Curateur.
Gros ventre, maladie des bestiaux, synonyme de météorisation. Voy. ce mot.
En Musique, ventre se dit en parlant d'une corde sonore en vibration, de l'endroit où, dans ses vibrations, elle s'éloigne le plus de la ligne du repos.
Les Tourneurs appellent ventre à planer, une palette de bois de chêne que l'ouvrier applique sur son estomac quand il veut planer une pièce de bois.
VENTRICULE (du lat. ventriculus, petit ventre). En Anatomie, on a appelé ainsi l'estomac et diverses cavités du corps humain, telles que les ventricules du larynx, les ventricules du cœur (Voy. Larynx et Coeur), et. les ventricules du cerveau. Ces derniers sont au nombre de 4 ■ le V. moyen, les deux V. latéraux et le V. du cervelet. Voy. Ceuvfau.
Ventricule succènturié, ou second estomac des Oiseaux, et ventricule chyiifique, ou second estomac des Insectes. Voy. Estomac
VENTRIÈRE. Voy. Sous-ventrière.
VENTRILOQUIE (du lat. ventriloquus, qui parle du ventre). La ventriloquie ouengastrimysme, est l'art de parler sans remuer les lèvres, et de modifier tellement sa voix qu'elle semble venir d'une personne étrangère ou d'un endroit éloigné. On nomme ventriloques les personnes qui ont la faculté de parler ainsi : on les a encore appelés gustriloques, engastrimythes , engastromantes , engasirintandres. Voici de quelle manière on peut produire ce genre de voix: le ventriloque, après avoir introduit dans ses poumons une grande masse d'air au moyen d'une longue inspiration, contracte fortement la base de la langue et l'orifice du gosier, de manière à étouffer la voix, lors de sa sortie du larynx, par une expiration aussi lente que possible; en même temps, fixant la pointe de sa langue derrière les dents d'en haut pour rendre immobile la partie antérieure de l'organe vocal, il se sert de la trachée- artère comme d'un instrument qui produit des sons que le larynx modifie en faisant l'office d'une sourdine. La contraction des muscles du cou, de la poitrine et du ventre contribue à changer encore davantage le volume et la nature du son, et permet d'imiter plusieurs voix à la fois; l'illusion est complète si le ventriloque peut dérober au spectateur le mouvement obligé des lèvres.
La ventriloquie paraît avoir été connue très-anciennement. On croît que c'est en parlant de cette manière que les prêtres païens, les sibylles, les devins, trompaient le peuple et semblaiem rendre les oracles. Autrefois les ventriloques étaient regardés comme possédésdu démon. Aujourd'hui la ventriloquie n'est plus qu'un amusement de société. Au commencement de ce siècle, Thiernet, Borel et Fitzjames ont acquis une certaine célébrité comme ventriloques, et, de nos jours, Alexandre et Comte ont marché sur leur traces. — Consulter l'abbé de la Chapelle, le Ventriloque ou VEugastrimythe (Londres, 1772).
VENTS. Voy. vent.
VENTURON, dit aussi Serin d'Italie, S. vertjaune, variété du genre Serin. Voy. Serin.
VÉNUS (nom mythologiq.), l'une des planètes inférieures, située entre Mercure et la Terre. Sa distance au soleil n'est en moyenne que de 27 millions de lieues. Son diamètre est 0,985, celui de la Terre étant 1; son volume, 0,957; sa masse, 0,880; sa densité, 0,920. Elle accomplit sa révolution autour du soleil en 224 jours, 701, sur une orbite dont l'excentricité est de 0,90686, et dont le plan est incliné de
3°23'29" au plan de l'écliptique. Elle tourne sur son axe dans le sens direct, dans l'espace de 23h 21' 21". Son mouvement apparent sur la sphère céleste consiste dans ses digressions (orientale et occidentale) de part et d'autre du soleil, dont elle ne s'écarte jamais de plus de 48*; c'est ce qu'on appelle son èlon~ gation. — Larévolution synodique.qui ramène cette planète dans la même position par rapport au soleil et à la terre, a une durée de 584 jours. Dans le cours de cette révolution, elle arrive deux fois en conjonction. Lors de sa conjonction inférieure, son diamètre apparent est de 61", 2 et lors de sa conjonction supérieure, il n'est quede9",G. — La planète Vé»us est la plus brillante du ciel et d'une blancheur éclatante ; elle présente, comme la lune, des phases dont la période est sa révolution synodique ; mais son maximum d'éclat n'a pas lieu quand son disque est visible tout entier, c.-à-d. à l'époque de sa conjonction supérieure, parce qu'alors son diamètre est minimum; il a lieu en un point situé entre la conjonction inférieure et la quadrature : la planète présente alors un croissant très-marqué. Elle n'est pas constamment visible dans le ciel : lors de sa digression occidentale, elle précède le soleil et n'est visible que le matin avant le lever de cet astre : c'est l' Étoile au matin ou Lucifer; lors de sa digression orientale, elle suit le soleil et ne se montre qu'après son coucher : c'est l'Étoile du berger ou Vesper. Cette planète possède une atmosphère, comme le prouve la dégradation de lumière qu'on observe au bord intérieur du croissant ; les dentelures observées sur ce même bord, et les point brillants qu'on aperçoit sur la partie obscure du disque, ont fait penser que sa surface serait couverte de hautes montagnes. Mais la particularité la plus remarquable de sa constitution physique résulte de la forte inclinaison de son équateur sur le plan de son orbite : cette inclinaison étant en effet de 72°, la zone torridey empiète sur la zone glaciale, et les zones tempérées n'y existent pas ; de la sorte, certains points y passent, dans le cours d'une année, des ardeurs tropicales au froid rigoureux d'un hiver polaire, à moins que les vapeurs épaisses qui paraissent entourer la planète ne modèrent ces écarts de température. — A certaines époques, on voit Vénus passer devant le disque du soleil, où elle se projette sous forme d'une petite tache noire. L'époque de ce phénomène se calcule comme celle des éclipses ; mais ces passages sont rares. Après un passage il s'écoule 8 ans, avant qu'il s'en présente un second, puis un troisième ne revient qu'après 113 ans 1/2 ± 8 ans, et ainsi de suite. Le dernier passage a eu lieu le 8 décembre 1874; il y en aura un le 6 décembre 1882. L'observation de ces passages fournit le moyen le plus rigoureux que l'on possède de mesurer la parallaxe solaire, et par suite la distance de la Terre au Soleil.
venus, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques sinupalléales,et type de la famille des Véuusulées : coquille mince ou épaisse, ovale, trigone ou allongée, équivalve et entièrement fermée présentant une impression palléale et un sinus anal triangulaire ou allongé, et trois impressions musculaires à chaque valve; charnière composée de 3 ou 4 dents cardinales divergentes, séparées par des fossettes ; ligament externe. Le manteau de l'animal consiste en une membrane fort mince divisée en deux lobes égaux, qui se prolongent en deux siphons cylindriques inégaux, réunis jusqu'au milieu de leur longueur, et terminés tous les deux par une couronne de papilles. Ces mollusques vivent enfoncés dans la vase, les tubes en haut. Les Vénus apparaissent avec l'étage oxfordien, et vivent aujourd'hui danstoutes les mers. Principales espèces: la 1". géante [ V.gigantea), de l'Océan indien; la V. .
V.orauta). la V. croisée (V.deeussata),o\i C commune dans la Méditerranée : elle est comestible; la V. à verrues (V. verrucosa), la V. chione ou Cyt Itérée fauve, la V. labiée, la V. corbeille, etc.
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VERATIUNE.
Il convient de réunir aux Vénus, les Cythérées, les Pultastra, les Artémides et les Mérétrix, genres q e Linné n'en séparait pas et qui en effet ne s'en d îstinguent par aucun caractère important.
Vénus désignait le Cuivre dans la langue des alchimistes: de là les noms de vitriolée Vénus, pour dire sulfate de cuivre, et de cristaux de Vénus, pou redire acétate neutre de cuivre cristallisé.
V Èl'RES (du lat. vesper, soir), l'une des grandes L ures canoniales faisant partie de l'office divin. Lea vJpres ont été ainsi nommées parce qu'autrefois ailes se disaient le soir, vers lecoucher du soleil. Aujourd'hui on les dit de 2 à 3 heures d'après-midi. Cette partie de l'office se compose de 5 psaumes, d'un capitule, d'une hymne ou d'une prose, du Magnificat et de plusieurs antiennes et oraisons. A certains jours de fête, il y a doubles vêpres: les premières, qui se disent la veille, marquent le commencement, et les secondes, la fin de la férié ou jour ecclési.^tique. — Il y avait autrefois des messes vespertines, c. à-d incorporées avec les vêpres. C'est ce qui a lieu encore les trois derniers jours de la semaine sainte.
VER (du lat. vermis). Dans le langage ordinaire, on donne le nom de Vers à des animaux rampants, de forme allongée, sans vertèbres et sans membres articulés, qui ont le corps mou, contractile, divisé comme par anneaux, la tête non distincte : ces animaux vivent dans la terre et les eaux, dans les fruits, le bois, les corps des animaux, dans la viande, le fromage, les étoffes, etc. On donne môme quelquefois ce nom aux larves de certains insectes, aux Asticots, aux Teignes, à la larve du Hanneton (Ver blanc), à la chenille du Bombyx (Ver à soie), etc ; mais les zoologistes ne désignent proprement sous le nom de Vers que deux groupes d'animaux de l'embranchement des AnneUs : les Annélides ou Vers à sang rouge, et les Helminthe':, dans la classe desquels on fait rentrer les Entozoaires ou Vers intestinaux. Voy. Annélides et Helminthes.
fôn appelle vulgairement: Ver assassin, la larve de L'Hydrophile brun ; Ver blanc, la larve du Hanneton ; Ver coquin, une espèce d'Hydatide (Voy. Tournis) et la chenille de la Pyrale ; V. de crin] V. de Guinée ou de Médine, le Dragonneau ; V. cylindrique, l'Ascaride ; V. des digues ou des vaisseaux, le Taret ; V. ccumeux, la larve d'une espèce de Cercope ; V. luisant, la femelle du Lampyre; V. solitaire, le Ténia; V, de terre, le Lombric, etc. Voy. ces mots.
ver a soie, bombyx mori, Sencaria. C'est la chenille d'un Insecte, de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Bombycides et type du genre Séricaire. La larve, au sortir de l'œuf (graine), a la forme d'un petit ver grisâtre, qui grossit rapidement; après avoir subi quatre mues dans l'espace de 35 à 40 jours, elle commence à filer. A cette époque, le ver à soie a environ 0m,06 de long; il est blanc, sa tête est petite, le premier anneau est très-renflé et l'avant-dernier muni d'une espèce de corne : 3 ou 4 jours lui suffisent pour achever le co-
m. Iprès être demeuré plus ou moins longtemps à l'état de chrysalide, l'animal ramollit, B l'aide liqueur corrosive qu'il dégorge, l'une des extrémités du cocon et en sort à l'état parfait. 1 e papillon du ver à soie est blanchâtre ou grisâtre, el d'un aspect assez laid; à peine éclos, le mâle recherche la femelle, el peu de temps après celle-ci commence la ponte, qui ne produit pas moins de 500 œufs: cet acte important termine la vie de l'un 81 de l'autre. La feuille du mûrier blanc est la nourriture préférée du ver à soie; cependant pluespèces vivent sur d'autres végétaux: le Bom- 'ernyi, le B.mytittaou Ver à soie tussah et le B.yama-m<?t vivent but le chêne ; le BéOrrindia,de • sur le ricin el le />'. cynthia, sur l'ailanteou vernis du Japon. — On appelle màgnanen établissements où l'on élève le ver à soie : il en existe un grand nombre dans le midi de la France, dans lo Piémont et la Loml a quel-
quefois aux petites exploitations le nom de cocon' Une bonne éducation demande surtout de grands soins de propreté, une distribution régulière et bien calculée de feuilles de mûrier, une température égale et sèche. Lorsque les versa soie se disposent à filer, on fixe au-dessus desclai ramilles ou branchages disposés en arcades, où ils peuvent facilement monter : c'est ce qu'on appelle le cabanage. La récolte des cocons destinés au dévidage une fois faite, on commence par faire mourir le ver en l'étouffant dans un four ou en l'exposant à la vapeur de l'eau bouillante. Quant au dévidage et aux autres opérations que doit subir la soie avant d'être livrée au commerce. Voy. Soie.
Les Vers à soie sont sujets à plusieui qui en détruisent un nombre considérable : 1 série, qui rend les chenilles onctueuse^ pêche de filer ; la consomption, qui les fait dépérir ; la gattine, espèce de rachitisme ; la jav \a.muscardine et la pébrine qui sont produit première au moins, par des cryptogames par ( Voy. ces mots). La plupart de ces maladies sont l'effet de l'éducation artificielle. Le seul moyen vrai- ' ment efficace d'y mettre un terme, c'est les magnaneries par l'importation de graines nouvelles. C'est a quoi s'appliquent aujourd'hui le veurs européens; malheureusement les cocons que J fournissent les races du Japon, la seule contrée du monde dont la graine soit pure aujourd'hui, sont loin ' de valoir ceux des anciennes races françaises, ita- 1 tiennes et espagnoles.
Le Ver à soie est originaire delà Chine; transporté d'abord dans l'Inde, puis à Constantinople v milieu du vie siècle, et en Italie dans le xne, il ne commença à être connu en France que du xuie au xive siècle. Ce ne fut toutefois que sous Henri IV, et surtout par les soins d'Olivier de Serres, que la sériciculture se propagea en France. Depuis que, elle s'est répandue dans presque tous les pays de l'Europe. Voy. Sériciculture et Soie. VÉRACITÉ. Voy. Témoin et Vérité.
VÉRANDA, espèce de iralerie légère, ce- i
tissu de joncs ou d'une toile, qui règne autoi habitations en Amérique et dans l'Inde.
VÉRATRE, Veratrum, vulg. Véraire ou Va genre de la famille des Mélanthacées,type de la tribu des Vératrées, renferme des plantes vivaces, rampantes, à feuilles ovales, acuminées, nervées et a fleurs en panicule terminale. On en distingue surtout deux espèces qui croissent dans les pâti montagneux de la Savoie, du Dauphiné, de 1 vence, etc. : le Vérâtre blanc (V. album], qu'oi être l'Ellébore blanc des anciens, à feuilles ai marquées de nombreuses nervures; à fleurs d'un blanc verdâtre, munies de bractées; et le V. noir (V. nigrum), qui ne diffère du précédent que par ses fleurs noires. Ces deux plantes ont des propi énergiques et très-redoutables; quand les chèvres et les brebis en mangent les feuilles par méfl sont prises de violents vomissements et Unissent la plupart du temps par succomber; leurs graines font périr les poules et autres volailles ; leurs racines ont une saveur qui, d'abord douceâtre, devient bientôt ambre, puis acre et corrosive, ce qu'elles doivent a un principe vénéneux qu'elles contiennent, la trine ' Voy. ce mot). — l'ne autre e sabadule, ou Cévadi/le ( Voy. ce mot), croit au M tique : c'est un poison violent.
vËitATiiiNE, substance alcaline • . qu'on
retire desdiverses espè tes du genre P ticulièrement de lai ,el du Verai
Elle est formée de carbone, d'hydr d'oxygène, dans les proportions de I est solide, blanche, pulvérulente, inodore, d'o vei.r très-Acre, décomposante par le f<
BOluble dans l'alcool. Cesl un poison très-actif i
violent sternutatoire ; elle est à la foi
énit'tique et narcotique même à très-pe:
VERBE