‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 1671 sur 1672 · HATE · texte numérisé non relu

HATE

iss.

Knorrc, 17 janv. 1S70.

P. Henry, 14 juill. 1876.

Peters, août 1876.

Pctors, août 1876.

PLOMlt [p. 1364]. Pans les fabriques de céruse minium, clans les ateliers de plomberie et d'appareillage, le plomb exerce sur les ouvriers une influence meurtrière : contre cet empoisonnement terrible par les sels de plomb, M. Melsens a imaginé de faire usage de l'iodure de potassium absorbé a petite dose, mais d'une façon continue. — L'iodure de potassium dissout directement le plomb qui s'est introduit à l'état insoluble dans les tissus, et en opère ainsi l'élimination.

POISSONS [p. 1374]. M. Dareste divise les poissons osseux en 5 types fondamentaux : 1° le type des Acauthoptérygiens et des Malacoptérygiens ; 2" le type des Anguilles; 3° le type des Carpes; 4" le type des Mormyres; 5° le type des Silures.

POLYSARC1E [p. 1382] (du pref. poly et du gr. <râp$, chair), synonyme d'Obésité, Voy. ce mot.

PROGRÈS [p. 1423]. Consulter : E. About, le Progrès; E. Caro, le Progrès social ^Revue des Deux-Mondes, l5oct. 1873) ; Lud. Carrau,/a Loi du progrès (Kev. des Deux-Mondes, Ie' oct. 1875).

PUITS artésiens [p. 1441]. Tous les poissons qu'amènent au jour les eaux artésiennes, le coptodon, le cyprinodon, le bolti, etc., sont des poissons d'eau douce: partout ils présentent le caractère fluvintile ou lacustre.

QUININE [p. 1456]. Le Dr Gubler propose de substituer au sulfate le bromhudrnte de quinine pour le traitement des fièvres paludéennes. Le sulfaie de quinine cause souvent des étourdissements, de la surdité et une sorte d'excitation qu'on a appelé l'ivresse quinique. L'action sédative du brome et la proportion considérable de quinine que ce corps peut fixer expliquent la valeur de ce sel. Il peut s'administrer à la dose de 0er,50 à 1 gr. Injecté sous la peau à la dose de 0er,10, il ne provoque aucun trouble local.

RADIOMÈTKE [p. 1464]. M. Crookes a donné ce nom à un curieux appareil consistant en un petit moulinet à quatre brandies mobiles sur un pivot vertical et enfermé dans une boule en verre dans laquelle on a fait le vide. Les quatre palettes du moulinet sont de petits rectangles en aluminium dont une des faces est noircie. A peine exposé à la lumière, ce moulinet se met à tourner avec une extrême rapidité. D'après M. Crookes, ce mouvement de rotation serait produit par les vibrations mêmes de la lumière qui agit plus fortement sur la face absorbante, la face noire, que sur la face réfléchissante, la face brillante. On peut supposer d'un autre côté qu'il reste toujours un peu d'air dans la boule : cet air se dilatant davantage devant la face noire que devant la face brillante, cette inégalité suffisait pour établir le mouvement de rotation. MM. Alvergniat, Gaiffe et autres constructeurs d'instruments de précision ont imaginé divers perfectionnements pour cet instrument curieux.

RATE [1472]. Au moment de la digestion, la rate envoie dans le foie un sang plus riche en globules et plus chargé d'oxygène. Par l'effet de cette augmentai ion des agents et des principes de la combustion, les aliments absorbés dans L'intestin et que transportent les veines mésaraïques subissent un commencement d'oxydation et arrivent au cœur presque assimilés au sang. La haute température du foie prouve qu'une oxydation s'est produite en amont de cet organe et dans son intérieur.

SIDÊROSCOPE.

RÉQUISITION' [p. 1497 J. Un projet de loi destiné i réglementer le droit de réquisition et l'exercice droit a été présenté par le ministre de la Guerre à la Chambre des députés le 21 mars 1876. 11 pose en principe que la réquisition est une charge communale et détermine le règlement des indemnités auxquelles elle peut donner lieu. Il indique aussi les réquisitions relati\es aux chemins de fer, le mode de recensement et de classement des chevaux et voitures qui pourraient être réquisitionnés pour compléter l'effectif des corps d'armée mobilisés, etc.

R1TUALISME [p. 1512], nom donné à un mouvement qui se produit depuis quelques années dans le protestantisme anglais et qui tend à introduire dans le culte des rites pour ainsi dire empruntés au catholicisme.

ROULIS [p. 1525]. Mesure du roulis. Voy. Oscillographe.

RUMINATION [p. 1529]. Il paraît résulter des observations récentes de M. Chauveau et de M. Toussaint que la rumination est un phénomène beaucoup pi us complexe qu'on ne l'aurait cru jusqu'ici; que la raréfaction de l'air dans le poumon est la principale cause du passage des matières alimentaires du rumen et du réseau dans l'œsophage, et que, par suite, il n'y a pas formation préalable do bol ; qu'en outre la déglutition exige le concours du diaphragme et des côtes.

Rumination (chez l'homme). Voy. Mérycisme au Dictionnaire.

SALAMANDRE [p. 1538]. On trouve au Japon et en Chine des salamandres de très-grande taille. Telles sont: l°la S. gigantesque (Siebotdia maxuna,, découverte par Siebold au Japon eu 1829 et qui mesurait plus d'un mètre. Depuis, plusieurs individus de la même espèce ont été apportés en Europe ; on en voit de vivants au Muséum de Paris ; 2" la S. de Chine (S. davidiana), découverte par l'abbé David dans le» eaux qui descendent des montagnes du Khou-khou-noor. Ces deux espèces offrent do grandes analogies avec les salamandres fossiles, notamment avec celle des schistes d'CEningen.

SALICYL1QUE (Acide) [p. 1539]. On doit à M. Kolbe un moyen aussi simple qu'ingénieux de préparer cet acide : il consiste à traiter à chaud le phénate de soude par un courant d acide carbonique. — L'acide salicylique possède tous les avantages de l'acide phénique ; de plus il a des propriétés fébrifuges et on lui attribue le pouvoir d'arrêter l'infection diphthéritique : ce serait alors un agent thérapeutique précieux contre la fièvre typhoïde.

SCIENCE [p. 1562]. Aujourd'hui la science est mise à la portée de tous les esprits éclairés par une foule de publications intéressantes. Nous citerons au premier rang : ['Année scientifique de M. L. Figuier, qui a commencé à paraître en 1857; la Revue scientifique de MM. Eug. Yung et Em. Alglave, qui date de 1865 et qui dès son début a été comptée parmi les meilleurs journaux scientifiques de 1 Europe et de l'Amérique; les Causeries scientifiques de M. H. de Parville, qui depuis 1860 font concurrence au recueil de M. L. Figuier, etc.

SÉNAT [p. 1575]. La loi du 24 février 1875 a reconstitué un Sénat composé de ;i()0 membres: 7a de ces membres sont inamovibles et nommés par le Sénat lui-môme ; les 225 autres sont élus pour neuf ans et renouvelables par tiers tous les trois ans : ils sont élus dans chaque département par un collège formé des députés, des conseillers gêné aux, des conseillers d'arrondissement et des délégués élus, lin par chaque conseil municipal, parmi les électeurs de la commune. Nul ne peut être Sénateur s'il n'est Français et âgé de 40 ans au moins.

SIDÊROSCOPE [p. 1587]. M. Vinot a donné ce nom (du lat. sidus,-ern, astre et du grec <rxo7rsïv)

SPIROPHORE.

TELEGRAPHE

à un instrument dont il est l'inventeur et à l'aide diu|uel on peut, sans avoir aucune notion d'astronomie, trouver toutes les constellations et étoiles principales. Une boussole permet d'orienter l'appareil dans 1 azimut que l'on veut, et un ovale gradué d'incliner un tube viseur d'une quantité donnée par un tableau fait par M. Vinot; on n'a plus qu'à regarder dans le tube viseur pour y trouver la partie du ciel que l'on a voulu voir.

SOLEIL [p. IG01]. M. Mouchot a imaginé un appareil qui, selon lui, réaliserait l'utilisation des rayons du soleil à des usages domestiques ou industriels. Cet, appareil se compose d'un miroir et d'une chaudière. Le miroir a la forme d'un tronc de cône dont la génératrice fait avec l'axe un angle de 45 degrés. Des secteurs en plaqué d'argent en constituent la surface réfléchissante. Un châssis en fer les relie a un fond qui soutient la chaudière clans le même axe. La chaudière est en cuivre noirci extérieurement; elle contient une autre chaudière concentrique ; c'est dans l'espace annulaire qui sépare les deux chaudières que l'on introduit l'eau qu'il s'agit de vaporiser. Enfin, une enveloppe de verre, placée à quelques centimètres autour de la chaudière, laisse arriver les rayons réfléchis par le miroir, mais s'oppose à leur sortie dès que la surface noire du chaudron les a transformés en rayons obscurs.

Le miroir a 2m,60 d'ouverture, la chaudière a 0ra,80 de haut sur ( m,28 dediamètre. L'espace annulaire peut contenir 20 litres de liquide tout en réservant une petite chambre de vapeur. Un tube, muni d'un robinet et d'appareils de sûreté conduit la vapeur au moteur ou dans le lieu de son utilisation. Un autre tube sert à l'alimentation de la chaulière. Au moyen d'un mécanisme assez simple, tout le système tourne de manière à ce que son axe suit toujours dirigé vers le soleil.

SOISIVET [p. 1607]. On appelle sonnet réflexe un sonnet double, dont la seconde moitié n'est que la première renversée, c.-à-d. offre, avec les mêmes rimes que dans la première, d'abord les deux tercets, puis les deux quatrains. — On doit à M. L. de Veyrières une Monographie du sonnet, Paris, 1872. SOUDE [p 1010], Depuis quelques années un nouveau procédé, dû à M. Solvay, Belge, est mis en pratique pour la fabrication de la soude artilicielle. Il est particulièrement fondé sur l'emploi de l'ammoniaque'

SPECTROSCOPIE [p. 1019]. L'ouvrage de M. Lecocq de Boisbeaudran, Spectres prismatiques et en longueurs d'ondes (Pans, 1874, 2 vol. in-8°), est particulièrement recommandable à tous ceux qui se livrent aux recherches de chimie minérale.

Sl'IROI'HOKE [p. I023J, appareil imaginé par le Dr Woiliez et à l'aide duquel on peut, dans certains cas, rappeler à la vie les asphyxiés (asphyxie des noyés, des nouveau-nés, des paralytiques, etc.). Cet appareil se compose d'un cylindre en tôle terme d'un côté, ouvert de l'autre, et assez grand pour recevoir le corps de l'asphyxié, qu'on y glisse jusqu'à la tête, qui reste libre au dehors. Un diaphragme clôt ensuite cette ouverture autour du cou. Un soufflet d'une capacité de plus de vingt litres d'air, situé en dehors de cette caisse, mais communiquant avec elle par un gros tube, est mis en mouvement par un levier dont l'abaissement diminue la tension de l'air confiné autour du corps : le relèvement du levier refoule au contraire dans la caisse l'air qui vient d'y être soustrait. Lorsque le corps de l'asph] \ié est enferme jusqu'au cou dans ce i vlindre et qu'on abaisse vivement le levier du soufflet, le vide se fait autour du corps et aussitôt l'air extérieur, obéissant à cette aspiration, pénètre dans l'intérieur de la poitrine, dont on voit les parois se soulever comme pendant la vie. De plus, l'épigastre et même I abdomen au-dessous font en même temps une S.iilUe inspiratrice qui démontre

que l'agrandissement de la poitrine se fait, pendant cette inspiration artificielle, non-seulement par le soulèvement des côtes et du sternum, mais aussi par l'abaissement du diaphragme. Tout revient en place quand le levier est relevé. On peut répéter ces mouvements respiratoires complets 15 à 18 fois par minute, comme le fait l'homme vivant. On conçoit par là de quelle utilité peut être cet instrument dans le traitement des asphyxies. Il ne faut pas se dissimuler toutefois que la respiration artificielle ne saurait être efficace que durant la période intermédiaire qui sépare la mort apparente de la mort réelle, c'est-à-dire alors que les mouvements du cœur subsistent encore. Lorsque ceux-ci ont cessé ou qu'ils ne sont plus assez énergiques pour pousser le sang dans les artères, la respiration artificielle, si bien dirigée qu'elle soit, serait impuissante à rappeler la vie.

SPLÉXOTOMIE [p. 1624], opération chirurgicale qui consiste dans l'ablation de tout ou partie de la rate, soit à cause de l'hypertrophie de cet organe, soit parce qu'il est le siège de tumeurs dangereuses. Cette grave opération, pratiquée plusieurs fois dans ces dernières années, a permis de constater expérimentalement ce que les physiologistes avaient en partie deviné, que la rate n'est autre chose que le réservoir des globules sanguins, l'endroit où ils s'élaborent pour être ensuite versés dans le reste de l'organisme. Voy. Ratb au Dictionnaire.

STATIQUE graphique [p. 1628]. En statique, une force est représentée en grandeur et en direction par une ligne droite; la longueur de la droite indique l'intensité de la force; sa direction, le sens dans lequel elle agit. La statique, supprimant donc les corps, les remplace par des systèmes de droites et apprend ensuite à combiner ces forces entre elles. Dans les cas les plus simples, la figure formée par les lignes qui représentent les forces en longueur peut être réduite à un polygone; mais le cas ordinaire suppose non-seulement des forces, appliquées à un système de barres de fer p. ex., mais encore les tensions internes que ces forces développent dans les barres : on a donc deux systèmes de forces, deux polygones complexes, dont l'un engendre l'autre. C'est l'étude des propriétés relatives deces deux systèmes qui constitue la statique graphique. — Le mécanicien anglais Taylor a tracé les premiers linéaments de cette sience appliquée; elle a été développée par liankin :, à Glasgow, par Clark Manwell, par Culinann à Zurich {aie graphische Statik, 18(it; , par Feeming Jenkins, par M. Cremona, en Italie. On peutassocier aussi aux débuts de la nouvelle science les noms des géomètres Poinsot, Coriolis, Dupin, Navier, Prony, Cauchy, Poncelet, Laine, Chasles, etc. — Voir .Maurice Lévy, la Statvjue graphique et ses applications aux constructions, Pans, 181 o.

SULFURE db carbone [p. 1647]. On savait théoriquement qu'il doit exister un monosulfure de carbone analogue à l'oxyde de carbone, comme le bisulfure est l'analogue de l'acide carbonique. M. Sidot est parvenu à l'isoler (1875); c'est un corps sans odeur, sans saveur, insoluble dans tous les liquides, en uu mot doué des qualités les plus négatives.

SYNTHÈSE [p. 1058]. Dans le langage chimique, on entend par synthèse, non-seulement la création de composes qui n'existent p.is dans la naiure, mais encore la formation directe des principes immédiats qui entrent dans la composition des êtres organises. C'est une des conquête! plus remarquables de la chimie organique. Voir Bertbelot, la Synthèse chimique, 1 87».

ri lit. Itv l'ii i pnkumatiquk [p. 1678], On emploie à Paris el à Londres pour la transmission des .lépêches, concurremment avec l'électricité, an système que tout le inonde connaît sous lu nom de télégraphe pneumatique. Lu partie essentielle de ce télégraphe consiste dans un tube cylindrique parfaitement

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