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BURLESQUE

muni, genre du la famille des Composées, tribu des ! Astéroîdées, s. -tribu des Buphthalmées, renferme des plantes herbacées, à feuilles alternes, à fleurs terminales à capitules radiés, à graines surmontées d'une aigrette. Le B. ii feuilles de mule, et le B. à grandes fleura, dont les propriétés tiennent du thé, appartiennent au midi de la France.

BUPLÈVRE (du grec fJoÔ7r).Eupov) , Bupleurum, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Amminées : ce sont des herbes ou des arbrisseaux à fleurs jaunes et à feuilles simples. L'espèce la plus connue est le B. à feuilles rondes ou Oreille-de-lièvre, arbrisseau du midi de la France, donnant en grand nombre, de juin en août, des fleurs jaunes disposées en ombelle: on l'emploie comme astringent.

BUPRESTE (du gr. BovmpT)<m{), Buprestis, vulg. Richard, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Serricornes, type de la tribu des Buprcstides : ces insectes sont impropres à sauter; ils ont les pattes courtes, les yeux ovales. Le genre Bupreste renferme près de 150 espèces, toutes remarquables par leurs belles couleurs métalliques. On en trouve une trentaine dans les environs de Paris, notamment les espèces dites B. rusiica, viridis, manda et mariai ta ; mais les plus brillantes appartiennent aux contrées intertropicales. — Le nom de Bupreste a été donné à ce genre d'insectes, parce qu'on croyait y reconnaître le Buprestis des anciens, qui, suivant Pline (xxx, 4), fait enfler les bestiaux qui l'avalent en paissant ; mais ce dernier se rapporte plutôt au genre Méloé. Voy. Méloé.

BU BAT (de bure), 1° étoffe de laine grossière et commune ; — 2° petite étoffe faite de laine assez légère, mais un peu plus forte que l'étamine à voile. Voy. Étawnb.

BUBATI.NK [de buraf), popeline à chaîne de soie et à trame en laine. — On appelle aussi baratines des soies qui viennent de Perse.

BUBE (du b.-lat. bureus, de burrus, roux), étoffe grossière de laine rousse, formant autrefois l'habillement des gens de la campagne et celui des religieux ni"ndiants.

bure (de l'ail, bohren, creuser, percer), puits de mine. On distingue lu B. d'épuisement, que l'on fait pour l'établissement des pompes à épuisement, et la B. d'aérage, que l'on établit pour remonter les matières et donner de l'air.

Bure, sorte de nasse pour la pèche. Voy. Bire.

BUBEAU. Ce mot était d'abord synonyme de bure, étoffe grossière ( Voy. ci-dessus), il prit ensuite la signification de table a écrire, parce que les tables de «e genre étaient autrefois couvertes de tapis de bure <iu de bureau. Il s'est étendu depuis au local où se trouvent ces tables, puisa ceux mêmes qui y travaillent et à l'administration à laquelle ils appartiennent. Ainsi on appelait : B. des aides les Feux où se percevaient, avant 1791, les droits sur les boissons; on les a appelés plus tard B. des droits réunis", puis B. des contributions indirectes ; — B.of adresses, l'administration du journal la Gazette de France, fondée par Renaudot; — B. des finances, la juridiction n n contentieuse des trésoriers de France, généraux des finances et grands voyers; — B. ecclésiastique, B. diocésain, B. des décimée, rassemblée des ecclésias tiques chargés de faire, dans chaque diocèse, lu répartition des décimes et dons gratuits que le clergé payait à I Fiat. — On appelle encore B. tir ptn.r, l'audience du jUge ,i,. paix siégeant en conciliation. \ oy. Conciliation.

BURKU m GARANT». I OU. GARANTIS.

BDBBAI DBS i .mm, i i < DBS, établissement Créé à Paris

en l'an ni 1794 et réorganisé par les décrets du

26 mars 1863 et du 13 l'evr. 1873. se compose d'astronomes, de géographes, de mathématiciens et d'artistes. Il sie-e ao palais ,|,. l'Institut, et s'occupe de toutes les questions qui intéressent les progrès de la science astronomique, de l'organisation et du service des Observatoires, de la rédaction des programmes

pour les missions scientifiques confiées aux navigateurs, etc.; il est chargé de la rédaction du Traité de la Connaissance des temps, et d'un Annuaire contenant de nombreux renseignements scientifiqu

bureaux arabes, commissions d'officiers français, créées en Algérie par ordonnance du 1er février 1841, pour servir d'intermédiaires entre le gouvernement et les indigènes : elles réunissent en leurs mains toutes les fonctions administratives et judiciaires, font la répartition et la perception des impôts, et exercent un contrôle perpétuel sur les tribus soumises.

bi rem a de bienfaisance. Voy. Bienfaisance.

Bl BEAUX DE PLACEMENT. Vûy. PLACEMENT. BUREAUX DE POSTE. Voy. POSTB AI A LEITRES.

Bl r.EAix d'esprit, nom donné dans les derniers siècles à diverses réunions tenueschacune par une femme bel esprit, et qui s'érigeaient en tribunal suprême de la littérature et du bon goût. Tels étaient les salons de l'hôtel Rambouillet, de la duchesse du Maine, de Mmc de Tencin, de M""' du Chàtelet et du Boccage, du Defiand etGeoffrin, de M"" Doublet, etc.

BUREAIX DE TABAC. VOff. TUSAC

BUREAUCRATIE (de bureau, et du gr. xpatc'a»,

dominer). Ce mot, qui ne s'emploie guère que par dénigrement, exprime tantôt le nombre excessif de6 commis de ministère, tantôt l'esprit qui règne dans les bureaux et l'influence abusive qu'on les accuse de faire de leur pouvoir. On impute aux bureaux d'opposer la routine et la force d'inertie aux améliorations les plus urgentes, de multiplier outre mesure les écritures, d'éterniser les affaires, etc. La plupart des torts qu'on attribue à la bureaucratie sont les effets inévitables de l'excès de la centralisation.

BUBELLE (de bureau). On nomme ainsi, en termes de Blason, les fasces diminuées et réduites à la moitié ou au tiers, au nombre de 8 ou plus, mais toujours en nombre pair (Voy. Fasce). — L'écu divisé par burelles est dit burelé : l'écu des Lusignan, par exemple, est burelé d'argent et d'azur.

BUBGAUDUVE (del'allem Burg graff, nom qu'on donne à la plus belle espèce de nacre; elle est fournie par l'écaillé d'un gastéropode, commun aux Antilles, et nommé Burg au : c'est le Salot limaçon, Vuy. Turbo.

BUBGBAVE(de l'allem. Burggraf), commandant d'une place forte et titre héréditaire dans l'ancien empire d'Allemagne. Voy. le Dict. d'Ilist. et de G

BUB1N (de l'ail, bohren, creuser, instrument qui sert à graver sur les métaux et les autres corps durs, consiste ord. en un mince barreau d'acier quadrangulaire de O^.IO à 0m,15, coupé obliquement à l'une de ses extrémités, et portant à l'autre bout un manche court et arrondi ( Voy. Gravure). — On a étendu le nom de burin : 1° à un outil dont se servent les dentistes pour nettoyer lesdents; 2° à un ciseau a deux biseaux, avec lequel les serruriers coupent le fer à froid ; 3uà une barri' de fer avec laquelle les mineurs perforent les roches, etc.

BURLESQUE (en it&\.burlesco,de burlare, se mo> quer), genre de poésie triviale et plaisante qu'on emploie pour jeter du ridicule sur les personnes et sur les choses. Les Italiens sont regardés comme les créateurs du burlesque; on en trouve à peine quelques traces chez les anciens ; Berni est chez eux le maître du genre : après lui Caporali, le Mauro.le Burchiellfl et beaucoup d'autres y ont excellé. L'auteur de 1 F. néide travestie, Scarron, est le premier en France qoJ ait essayé do produire une œuvre de longue haleine dans le genre burlesque. \ int ensuite d' ^ssoucy, qm mit en môme style les Métamorphoses d'Ovid lo Ravissement de Proserpine de Claudien, et qui mérita le surnom d'empereur du burlesque. Cette espèce de mascarade plut d'abord par sa nouveauté ; mais le bon sens français, représenté par Boili Molière, en fit bientôt justice : aujourd'hui le burlesque est tout à fait passé de mode en France. On cite encore en ce genre : Butler, Prior, Garth en • terre; Langendyk, en Hollande, et le baron de ll-I-

BUS A Kl).

lilTOK.

berg, en Danemark (Voy. Parodie). — Il ne faut pas confondre le genre burlesque avec la poésie héroïcomique ; cotte dernière consiste à décrire en style pompeux et héroïque des actions ou des choses petites et communes.

BURLF.TTA (de hurlare). Voy. Opérette.

BUR>'OUS ou boi r-vols, grand manteau de laine, blanc ou noir, et à capuchon, que portent les Arabes, a été adopté depuis quelques années en France, avec de légères modifications, pour la toilette d'hiver des hommes et môme pour celle des dames.

RURSAIRE 'du gr. pûfxra, bourse), Bursaria, genre d'Infusoires de l'ordre des Paraméciens : corps cilié, ovoïde, ou en forme de bourse, terminé par une bouche à laquelle aboutit une double rangée de cils en spirale. Ces animaux, qui sont blancs ou verts, se trouvent à la surface des eaux croupies. La B. cloche [B. vorticella) est le type du genre.

bursaire, Bursaria, genre de la famille des Pittosporées, caractérisé par un calice a 5 divisions, une corolle à 5 pétales, un fruit capsulaire à 2 loges. La B. épineuse (H. spinosa), est un arbrisseau de l'Australie, à rameaux épineux, à feuilles spatulées, luisantes, à fleurs blanches, en grappes paniculées. On la cultive clans nos jardins.

BURSCHENSC,HAFT(del'all.Bwr«e»'ou Burschen, boursier, et Schaft, association), association secrète établie entre les étudiants des universités de l'Allemagne. On en trouve le germe au moyen âge ; mais, depuis longtemps elle avait été abandonnée ou négligée, quand elle fut revivifiée, de 1813 à 1815, au nom de la défense du pays. La Burschenschaft d'Iéna, constituée le 12 j:iin 1815, rallia bientôt à elle toutes les autres. Les gouvernements allemands ne tardèrent pas à s'effrayer de l'esprit d'indépendance qui régnait dans ces associations; à partir de 1818, ils en proscrivirent les membres, et la Burschenschaft disparut peu à peu.

BURSÉRACÉES (du g.-type Bursère), famille de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, détachée des Térébinthacées, se compose d'arbres ou d'arbrisseaux des tropiques: calice persistant, à 3 ou 4 divisions ; pétales alternes et en nombre égal, étamines en nombre double, plus courtes que les pétales. Tous ces arbrisseaux sont remplis de sucs résineux, répandus dans le commerce sous le nom de baumes ou d'encens. Genres : Bursère, Balsamodendron, Iciquier, Boswellie, etc.

BURSÈRE, Bursera, plante. Voy. Gomart.

BURTOME de Burton,bota.mste),Rurtonia, genre de la famille des Papilionacées, tribu desPodalyriées, rmé d'arbrisseaux ou de sous-arbrisseaux originaires de l'Australie, à feuilles éparses, entières, et ;'i fleurs jaunes ou pourprées supportées par de courts lies. La//, gentille et la B. velue sont cultivées dans nos jardins.

Busaigle, Butaetes, variété du genre Buse

I oy.ce mot), a les tarses em plumés jusqu'aux doigts,

nomme les Aigles: on l'appelle aussi Buse pattue. Le

Husaigle est plus petit que la Buse ; il se trouve par

l'Europe, sur la lisière des bois qui avoisinent

I s eaux; il niche sur les grands arbres.

BUSARD, Cirais, variété du genre Buse, section de la famille des Falconidés, dont on a fait le type des Circinés ( Voy. ce mot), a pour caractères propres ses grêles et élevés, un demi-collier de plumes, allant du menton aux oreilles. Les Busards sont plus agiles et plus rusés que les Buses. On les trouve dans les marais et les lieux humides, où ils saisissent leur proie et où ils construisent leur nid. L'Europe en possède 3 espèces : le B. soubuse, ou Buserai, brun en dessus, fauve et tacheté de brun en dessous, croupion blanc ; le B. harpaye, B. roux, B. des marais, qui se trouve en France, et surtout en Hollande ; le B. ou Oiseau St-Martin, qui se trouve en France, en Angleterre, en Allemagne, ainsi que dans l'Afrique et l'Amérique, et le B. Montagu ou B. cendré, qui habite l'Europe orientale.

BUSC (de l'ital. busto, corps de jupe), lame faîte de bois, plus souvent de baleine ou d'acier, plate, étroite, et arrondie par les deux bouts, qui sert k maintenir le devant d'un corset. Voy. Corset.

BISE, Buteot irenre d'Oiseaux de proie, de l'ordre des Bapaces diurnes et formant une section de la famille des Falconidés, est caractérisé par des formes épaisses, un bec non denté courbé dès la base, des ailes longues, des pattes emplumées, et un espace nu entre l'œil et le bec. On distingue : la Buse commune, le Busaigle, le Buson et la Bondrée. L'espèce la plus connue, la Buse commune, ... trouve en France et en Hollande : elle est grosse comme une poule, mais ses ailes sont beaucoup plus longues : aussi volet-elle assez bien ; son plumage est d'un brun roux mêlé de blanc ; son cri est aigre et peu prolongé ; elle habite les bois touffus, où elle reste des heures entières perchée sur une branche, attendant que quelque proie passe à sa portée. Son immobilité et sa patience lui donnent un air apparent de stupidité qui est devenu proverbial. Elle détruit une quantité considérable de petit gibier et dévaste aussi les nids des petits oiseaux.

bi se. Ce mot désigne aussi : 1° tout tuyau de bois ou de plomb qui sert de communication entre les puits d'une mine et y conduit l'air ; 2° la tuyère d'un soufflet d'un haut fourneau; 3° un conduit en bois servant à amener l'eau, p. ex. sur la roue d'un moulin, etc. — Voy. aussi Bisse.

BUSO>", Buteogallus, espèce de Buse, diffère de la Buse commune par un bec un peu plus long, à bords assez renflés pour simuler une dent. Elle a pour type le B. catarthotde, qui habite la Guyane et le Paraguay.

BUSSARD (de busse, tonneau), ancienne mesure de capacité pour les liquides, avait à peu près la contenance du muid (2C8 lit.).

BUSSE (du vénit. buzzo, ventru), navire du moyen âge, à larges flancs, qui servait au transport des lourds fardeaux : il y en avait à 2 et à 3 mâts.

busse, buse (en ail. Busche), bâtiment employédans la mer du Xord pour la pêche au hareng : il est renflé de l'avant, à 3 mâts à plomb et 3 voiles carrées ; il porte quelquefois un hunier au-dessus de la grande voile. Longueur, de 16 à 23m ; largeur de 4 à 5™.

busse (du b.-lat. bucia), sorte de grand tonneau.

BUSSEROLLE,ouflaw?« d'Ours. Voy. Arbousier.

BUSTE (de l'ail. Brust, poitrine), ouvrage de sculpture qui représente la tête et la partie supérieure du corps sans les bras. Les Grecs n'ont commencé à exécuter des bustes en ronde bosse que vers le temps d'Alexandre. Chez les Bomains, les premiers bustes furent les images de leurs ancêtres, en cire coloriée, qu'ilseonservaientdans l'atrium d»j leurs maisons; on en a trouvé en bronze, en marbre, même en plâtre moulé sur nature, tantôt sous la forme de médaillon, tantôt sous celle de ronde bosse. On doit à F. Ursinus, à Bellori et àGronovius de belles collections de bustes antiques ; l'Iconographie ancienne de Visconti est plus riche encore. Voy. Sculpture.

BUTAETES, nom latin scientifique du genre Busaigle. Voy. ce mot.

BUTEO, buteogallus, noms latins scientifiques des genres Buse et Buson. Voy. ces mots.

BUTOME (du gr. fioÛ7o\io;), Butomus, genre-type de la famille des Butomées, voisine des Joncées et des Alismacées, se compose d'herbes vivaces dont la plus connue est le B. à ombelles B. umbcllatus) ou Jonc fleuri, jolie plante à fleurs roses, disposées en ombelles, suspendue à une tige de plus d'un mètre, sortant d'une touffe de feuilles longues et tranchantes. Cette plante, très-commune aux environs de Paris, est propre à orner le bord des eaux et les bassins.

BUTOR, espèce de Héron {Voy. ce mot) caractérisée par son bec long, droit, pyramidal, fort tran-t chant et pointu, fendu jusque sous les yeux, qui sont jaunâtres ; sa tête petite et surmontée d'une aigrette qu'il relève à volonté ; ses doigts grêles, à ongles courts, légèrement palmés à leur racine. Le Butor, à

l'état de repos, replie son col sur son dos, de telle sorte que son bec est dirigé en haut. 11 vit de grenouilles et de poissons. Cet oiseau se trouve en Europe, en Amérique et en Asie; l'espèce la plus répandue dans nos contrées est le B. stellairc [Ardea stélr laris), dont le plumage fauve est marque de petites taches brunes, disposées en zigzags et formant des lignes variées : il habite le long des rivières et fait son nid dans les roseaux.

BUTTAGE (de butter). Ce mot, en Agriculture, est le plus souvent synonyme de binage Voy. ce mot), Le buttage s'exécute avec le battoir el s'applique surtout aux récoltes sarclées, soit pour porter de la terre meuble au pied des plantes, soit pour mettre la terre en buttes, afin de faciliter l'écoulement des eaux. — En termes de Jardinage, butter c'est accumuler de la terre au pied d'une plante.

IUTTOIR, charrue à butter. I 'oy. Charrie.

BUTTURE, tumeur qui survient quelquefois aux articulations du dessus du pied d'un -chien de chasse, par excès de fatigue. Le chien est dit alors butté.

BUTYLIQUE (alcool), alcool homologue de l'alcool ordinaire, (C'Hl0O) découvert par M. Wurtz dans l'essence de pommes de terre du commerce, d'où il l'a retiré par distillation. C'est un liquide incolore, dont l'odeur est celle de l'essence de pommes de terre, mais moins vive, et qui bout a 109". Il donne comme l'alcool ordinaire une aldéhyde et un acide (acide butyrique), s'il est soumis à l'oxydation. — Voy. Tétr yle.

BUTYRATE u êthyle ou Ether butyrique. C'est l'essence factice d'ananas (pine-apple-oil); on l'obtient principalement en Angleterre en saponifiant le beurre [butyrum) par la potasse et distillant ce mélange avec l'alcool et l'acide sulfurique. Le butyrate de méthyle est un liquide éthéré de vive odeur de pomme reinette. Voy. Butyrique.

BUTYR1NE du lat. butyrum, beurre), principe gras particulier, contenu en petite quantité dans le beurre (Chevreul}; il donne, par la saponification, de l'acide butyrique et de la glycérine.

BUTYRIQUE M IDE , acide volatil de la série des acides gras, composé de carbone, d'hydrogène et d'oxygène [C*H80*], est huileux, incolore, d'une odeur fétide. Il bout à 157°, se dissout dans l'eau et l'alcool, présente une densité de 0,903, et désorganise la peau comme les acides les plus puissants. Il se combine, avec les bases et donne des buty rates. Il se produit par le rancissement du beurre, la putréfaction delà fibrine, la fermentation de la pulpe de pommes de terre, etc. Il existe dans la tannée, le fromage, la silique du caroubier, etc. La fumée de tabac contient du butyrate d'ammoniaque. On peut l'obtenir en mettant du sucre ou de l'amidon en fermentation avec du fromage. M. Pasteur a établi que la production de l'acide butyrique était en corrélation avec la formation d'infusoires particuliers. Il a été découvert en 1819 par M. Chevreul.

BUTYRONE. Voy, v I tonb.

KUXACEES ou BOXÉES (de buxus, buis , tribu île

la famille des Euphorbiacées, caractérisée paétamines insérées autour d'un rudiment de pjgi son ovaire à 3 loges biovulées, a pour type le g Buis. Voy. ce mot.

BUXBAUMIE(de Buxbaum, botaniste russe), Buxbaumia, genre de Mousses acrocarpes, à tige trescourte, cachée dans la terre ou les bois pourris sur lesquels elles croissent solitairement; à feuilles presque nulles: le péristome est double, le sporange oblique sur son pédicule.

lîl'Xl'S.nom latin et nom botanique du genre Bris.

BYSSUS (du gr. fj-j-j-jo;). Les anciens nommaient ainsi une matière rare et précieuse dont ils se servaient pour fabriquer des étoffes très-recherche s pour leur tissu fin et soyeux : selon les uns, cette matière était une soie jaune, fournie par un coquillage (Voy. ci-après); selon d'autres, c'était un lin très fin ou une espèce de coton; enfin, on a supposé cette matière n'était autre chose que les filaments des racines d'une plante de la famille des Cinarocéphales ou Carduacées.

i;yssi s, touffes de filamentsqui sortent de la coquille de certains Mollusques, tels que les Pinnes marines, les Tridacnes, les Saxicaves, etc., et avec lesquels ces animaux s'attachent aux rochers. Le byssus est quelquefois assez souple pour être utilisé à la fabrication d'étoffes soyeuses dont se servent les habitants de la Sicile et de la Calabre.

byssis, genre créé par Linné, dans lequel il rangeait toutes les plantes cryptogames, filament ou pulvérulentes. Les différentes espèces en ont été distribuées entre les Algues, les Lichens et les Champignons, particulièrement ceux de la famille d cédinées. Voy. ces mots.

BYSTROTOGON (du gr. [50«7Tpa, bouchon, et *»rtov, barbe), genre de la famille des Labiées, tribu desSaturéiees, renferme des arbrisseaux et des herbes exotiques, notamment le B. plumeux (B. origanofo- Hus , arbrisseau des Canaries, à fleurs bleues, et reconnaissable aux poils touffus qui garnissent l'orifice du calice, et le B. ponctué (B. punctatus), qui a les feuilles ponctuéeset les fleurs en têtes globu!

BYTTNÉRIACÉES (du botan. allemand Bùttner , famille de plantes Dicotylédones dialypétales bypogy nés, créée par R. Brown aux dépens des Mah se compose en général d'arbustes frutiqueux, indigènes de l'Amérique tropicale et de l'Asie : feuilles simples et alternes; fleurs régulières, calice à 'j M 5 divisions, pétales en nombre égal, étamines monadelphes en nombre égal ou multiple. Le genre type Byttnérie(Byttneria) renferme plusieurs espèces d'arbres et d'arbrisseaux, dont deux sont cultivées dans nos serres : la H. à feuilles orales et la B. corder. Au très genres: Abromn, Theobroma cacao (Caca Comtnersonia, Dombeya, Hermannia, etc.

BYZANTINE m , collection des historiens de l'empire de Byzance. VoyAe Dict.d'H st.i ! deG

BYZANTINE (ARCHITECTURE). Voy. ARCHITBCTUR1

mot BYZANTIN (style) au Dut. d'IUst. et de Géogr.

C, consonne et 3' lettre de noire alphabet , répond au x (Jappa) des Grecs. En Français, le c est tantôt guttural et se prononce comme un & (devant «, », j/, et devant une consonne , tantôt sifflant et se prononce comme un s dur (devant e, », et quand il est écrit avec

une cédille, r), — Comme lettre numérale, C, elle/ les Romains, valait 100; C, 100,000.— Dans le Calendrier

. romain, C marquait les jours de comices ; c'était la 3*

des lettres OUndinales. I):ms notre calendrier, c'est la 3' des lettres dominicales. — n:lIis les abréviations,

C signifiait Caîus, Cn. Cneius;dana les cédilles portant arrêt, C. voulait dire condemno, par opposition

à A. (absohto) : aussi le nommait-on littrra tristis. — Chez nous, c. abrège Christ dans J.-C. pour J Christ; Chrétien et Catholique, dans ces formules s. M. T. C. et s. M. C. pour Sa Majesté Très-CnretienneouCatholiqtte: dans les prém ms,C.estpo i mille, Caroline, Casimir. Cécile; Ch. pour Charles; Cl. pour Claire, Claude, Clément. — En Musiqu placé sur les lignes de la portée, indique la meh temps; C indique la clef de fa; C barré, C. la mesure à 2 temps. — Dans les Comptes, c. à la ou au-dessus d'un ou de plusieurs chiffres s centimes, centimètres. — Dans les livres de comr,

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