‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 227 sur 1672 · CALUMET · texte numérisé non relu

CALUMET

dière pour la formation de la vapeur, do tuyaux de conduite qui transportent la vapeur, de tuyaux de condensation où la vapeur retourne à l'état liquide, <'t de tuyaux de dégorgement qui lui fournissent une issue; 3° les C. à eau chaude, composés d'une chaudière et de tuyaux dans lesquels passe constamment de l'eau bouillante, qui échauffe l'air ambiant Voy. Thermosiphon). — Les tuyaux des calorifères sont en terre, eu fonte ou en cuivre; dans les habitations, les tuyaux de fonte sont préférables aux tuyaux de cuivre, qui portent une odeur désagréable; mais ceux-ci sont employés de préférence dans les séchoirs des fabriques, parce qu'ils conduisent mieux la chaleur et n'ont pas l'inconvénient de tacher les étoffes. Le foyer est généralement placé dans une cave ; il en part des tuyaux qui se ramifient dans tout l'édifice.— On fabrique aussi des calorifères mobiles et portatifs, qui ne sont guère que des poêles. Voy. ce mot.

L'art de construire les calorifères n'était pas inconnu aux anciens : on trouve mentionnés chez les Romains des caliducs qui remplissaient le même office que nos calorifères; longtemps oublié, il a été remis en pratique à la fin du xvne siècle parBonnemain ; auj. il est partout répandu. Il doit beaucoup aux travaux de MJtt. Léon Duvoir et Perkins. Voy. Chauffage.

CALORIMÉTRIE, calorimètre (du lat. calor et du gr. o.£-rpov, mesure), ensemble des méthodes à l'aide desquelles on détermine les quantités de chaleur. Ces méthodes sont : 1° la fusion de la glace, procédé qui consiste à déterminer la quantité de glace fondue par la chaleur que l'on veut mesurer et qui repose sur ce fait, que la glace fond a une température fixe, et que la chaleur qui lui est fournie est employée à la fondre sans l'échauffer. Le calorimètre de glace de Lavoisier et Laplace se compose de trois cavités concentriques, en cuivre ou en fer-blanc, excepté la cavité intérieure, qui est en grillage de fil de fer; on met dans celle-ci le corps chaud que l'on veut examiner, les deux autres contiennent de la glace et sont inférieurement terminées chacune par un robinet; la cavité extérieure ne sert qu'à préserver la cavité moyenne de l'action échauffante des corps environnants : par la quantité d'eau qui provient de la glace fondue dans cette cavité moyenne, on connaît la quantité de chaleur fournie parle corps quand sa température s'abaisse à zéro ; en effet la chaleur perdue parle corps chaud est employée à fondre la glace. On sait par des expériences spéciales qu'un kilogramme de glace exige 79 calories pour fondre; donc autant il y aura de kilogrammes de glace fondus par le corps, autant de fois il aura dégagé 79 calories en descendant à la température de la glace fondante ; — 2° la méthode des mélanges : elle consiste à porter le corps qu'on examine à une certaine température, à le mélanger ensuite avec de l'eau à une température inférieure, et à prendre la température de ce mélange : sachant que 1 kilogramme d'eau exige 1 calorie pour que sa température s'élève de 1 degré, il n'y a qu'à multiplier le poids de l'eau par le nombre de degrés qui mesure l'élévation de sa température après le mélange, pour savoir combien de calories ont été dégagées par le corps chaud mélangé avec l'eau ; — 3° la méthode du refroidissement : elle repose sur ce fait, qu'une même surface perd, dans le même temps, par le rayonnement, une même quantité de chaleur pour une température constante, de sorte 'ue, quel que soit le corps renfermé dans une enveloppe, la chaleur émanant de la surface dans un temps donné dépendra entièrement de cette surface, et non de la nature du corps enfermé ; si l'on enferme dans une semblable enveloppe des poids égaux de deux corps contenant des quantités de chaleur •tillérentes, la durée de leur refroidissement sera dans le rapport de ces quantités de chaleur ; — 4° le calorimètre de MM. Favre et Silbermunn : c'est une de gros thermomètre à mercure, dont le réservoir présente une moufle ou cavité dans laquelle on

met le corps dont on veut observer la chaleur. La tige de ce thermomètre est graduée, et on déduit du nombre des divisions dont le niveau se déplace dans la tige, le nombre de calories que dégage le corps placé dans la moufle.

On détermine parées diverses méthodes : les chaleurs spécifiques* les chaleurs latentes de fusion et de vaporisation, les chaleurs de combustion. V<>y. ces mots.

CALORIQUE, nom de la cause inconnue des phénomènes de chaleur. Voy. Chaleur.

CALOSAl*UK(dugr.xa)6;,lj. au, et coup», lézard), Calosaurus, genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, famille des Lacertiens, établi pour une seule espèce, le Lézard de Lescheaault, qui habite l'Hindoustan.

CALOSOME (du gr. xa).6;, beau, et crû>u.a, corps), Calosoma, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Carabiques, renferme des insectes assez grands, très-voraces, à l'abdomen presque carré, et a pour type le C. sycophante, long de 0m,015, d'un noir violet ; sa larve vit sur le chêne, dans le nid des chenilles processionnaires, dont elle se nourrit. Le C. inquisiteur vit, ainsi que le précédent, sur le chêne, et fait la chasss aux chenilles et aux petits insectes. Le C. à points d'or se trouve en Algérie.

CALOTES, nom latin du genre galéote.

CALOTTE (dimin. de cale, dans le sens de fond, creux, ou de cale, bonnet). La plupart des peuples de l'Orient ont adopté ce genre de coiffure, et portent la calotte, tantôt seule, tantôt entourée d'un turban. En France, sous Louis XIV, la calotte était d'un usage presque général pour tous les laïques d'une profession grave, magistrats, avocats, savants, et pour les bourgeois. Auj. elle n'est plus guère en usage que parmi les gens d'Église; elle est noire, arrondie, assez large pour adhérer à la tête sans attaches. La couleur de la calotte suit ord. celle de la soutane : les évêques la portent violette ; les cardinaux, rouge ; celle du pape est rouge, bordée d'hermine blanche et. à oreilles ; les calottes des moines sont de la couleur de leur froc. — On appelait autrefois cale : l°un bonnet d'homme rond et plat couvrant seulement le haut de la tête et qui était porté surtout par les clercs ; 2° un bonnet de femme, plat par en haut, couvrant les oreilles et échancré par devant avec une petite bordure de velours.

En Anatomie, on appelle Calotte du crâne la partie supérieure de cette cavité ; C. aponévrotique, l'aponévrose des muscles frontaux. — Voy. Teigne. Calotte, en Architecture. Voy. Volte.

Calotte sphérique. Voy. Zo\e.

CALOYER (du gr. xa).6ç, beau, et ylpwv, vieillard), moine grec. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr. CALQUE (de l'ital. calco). Autrefois, les graveurs calquaient à la pointe sur du papier verni ; auj. ils se servent d'un papier dit papier glacé, qui est fait avec de la gélatine, et d'une extrême transparence. On calque au crayon et à la plume sur le papier végétal, sur le papier serpente {Voy. ces mots), et même sur le papier ordinaire ; mais ce dernier étant peu transparent, on est obligé de prendre le calque à la vitre. — Pour décalquer, c.-à-d. pour transporter le calque sur la planche, le graveur, après avoir rougi son calque avec de la sanguine, le place sur la planche vernie et noircie, puis, avec une pointe, il en repasse tous les traits ; quant au calque fait au crayon ou à l'encre, on le décalque avec la presse. CALTHA, nom latin du Populage. Voy. ce mot. CALUMET comme chalumeau^, grande pipe en usage parmi les Indiens de l'Amérique du Nord ; elle est ornée de plumes de différentes couleurs, et entourée de cheveux nattés autour du tuyau. — Le calumet est, pour les Indiens, le symbole de la paix et comme le sceau de toutes les entreprises; ils l'offrent à ceux avec lesquels ils négocient. Quelquefois aussi il est un signe de guerre ; mais alors il n'est

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