ACTION
decine vétérinaire. Elle vient en pleine terre, et se plaît dans les lieux ombragés. L'A. cimicifuge ou Chasse-punaise forme auj. un genre à part.
ACTEON ou Tor.NATEi.LE, genre de Mollusques gastéropodes pectinibranches, de la famille des Pyramidellidées : coquille spirale, oblongue, sans épiderme, et marquée le plus souvent de stries transverses ponctuées; ouverture longue, arquée et non écbancrée, labre tranchant, columellc à plis irrégalien et obliques. — Les Actéone/les dili< téons par la présence de 3 gros plis réguliers à la columelle, et les Actéonines par l'absence de dents.
ACTEUR (du lat. actor). Chez les anciens, tous les rôles étaient remplis par des hommes; les femmes ne montaient par sur la scène. Les Grecs distinguaient k's acteurs proprement dits : le / niste ou piemier rôle, le second et le troisième acteur, etc., et les charcutes, qui formaient le chœur (Voy. ce mot). Ils n'attachaient aucune idée déshonorante à la profession d'acteur : les auteurs euxmêmes jouaient souvent dans leurs propres pièces. Chez les Romains, au contraire, où les acteurs, appelés histrions, étaient tous des affranchis ou même des esclaves, un Romain qui aurait monté sur le. théâtre aurait perdu ses droits de citoyen; néanmoins, il pouvait, sans compromettre sa dignité, prendre part aux farces populaires, dites atel/anes, dont la grossièreté et l'obscénité étaient proverbiales. — Chez les modernes, surtout dans les pays catholiques, il a longtemps régné contre les acteurs de fâcheux préjugés, effet des anathèmes prononcés par la religion contre les théâtres. Il était défendu d'enterrer les comédiens en terre sainte. Ces préjugés s'effacent tous les jours, et l'acteur est estimé en proportion de sa conduite et de sa valeur personnelle. — Les plus grands acteurs de l'antiquité sont, chez les Grecs, Polus, Théodore, Thessalus et Satyrus ; chez les Romains, Ambivius Turpio, Ésope et Roscius. Au moyen
les premières troupes d'acteurs furent les Confrères de la Passion, les Clercs de la Basoche et les Enfants sans-souci (Voy. ces mots); ce ne fut qu'en IGoi qu'une femme parut pour la première fois sur notre scène. Les noms les plus célèbres parmi l"s acteurs modernes, sont ceux des tragiques Garrick, Lekain, Larive, Talma, Kemble; des comiques Poisson, Mole, Préville, Baron ; parmi les actrices, ceux de Champmôlé, Lecouvreur, Dumesnil, Clairon, Mars, Duchesnois, George, Rachel.Plusieursdesplusgrands auteurs ont été en môme temps d'excellents acteurs,
■ tête Shakspeare et Molière. Voy. Théâtre. ACTIF (du lat. activas). En termes d'Afraires, l'ac-
t la réunion des sommes dont on est créancier, de tous les biens qu'on peut posséder; on l'oppose au passif, qui est, au contraire, le total des sommes dont on est débiteur. Voy. Bilan.
En Grammaire, on oppose aussi actif à passif : verbe actif, voix active. Voy. Verbe.
ACTINIE (du gr. àxTÎ:, rayon), Actinia, vulg. Ané-
de mer, Ortie de mer. Les Actinies ou Actiniaires forment un ordre de la classe des Polypes
haires : ces animaux ont la bouche située au milieu de plusieurs rangées de tentacules disposés en roue, souvent colorés, qui les font ressemblera des fleun épanouies. Ils vivent généralement attachés aux rochers marins par une sorte de pied charnu; ils sont faciles à conserver et a nourrir; aussi les trouve-t-on fréquemment dans les aquariums : l'eau de mer leur est absolument nécessaire. — Quoique 1 v nt souvent des animaux urticants,
on les mange dans beaucoup de localités. Pendant
r, on trouve sur le marché de Rochefort V l.co-
, vulg. Cui-de mulet, el sur iv ,.
. l'A. edulis, vulg. Artigue.
\< nxx.i: u'in. n r. ix-rl . rayon, Btyaéma, tracer», sorte d'actinomètre photographique qui en-
•esur une surface Bensible les variations d'intensité du rayonnement solaire.
ai l UVOMl ilti: (du gr. fatrfç, rayon, et (lEtpov,
' mesure). Herschell adonnéce nom à un appareil destiné à mesurer l'intensité du rayonnement solaire I aux diverses heures de la journée. — L'A. de Pouillet sert à mesurer le rayonnement des corps terrestres vers les espaces célestes pendant la nuit, et par ! suite la température de ces espaces. — VA. de Bec- ; querel mesure l'intensité de l'action chimique exercée par les divers rayons sur une couche sensible, à l'aide du courant électrique que produit cette action.
ACTEXOTE. Voy. Amphibole.
ACTENOZOAIRES (dugr. à/.-.i;, rayon et gtadptov, animal), synonyme de Rayonnes, dans la classification de De Blainville. Voy. Rayonnes.
ACTION (du lat. actio). En Mécanique, ce mot exprime l'effort qu'une force déploie contre un corps et l'effet, le mouvement résultant de cet effort. C'est un axiome que la réaction esttoujoursé::al e hl'action. On admet aussi que, lorsqu'il survient quelque changement dans l'état des corps, la quantité d'action qu'ils perdent estla plus petite possible : cette vérité, établie par Maupertuis, est connue sous le nom de principe de la moindre t
En Littérature, l'Action est le développement, suivant les règles de l'art, de l'événement qui fait le sujet du drame et de l'épopée; on y distingue trois parties : l'exposition, le nœud, le dénoûment. La règle do toute action est l'unité [Hor., .1. P., v. 23). Cette règle, fondée sur une nécessité réelle, parce que l'intérêt se dissipe en se divisant, a mieux ri aux efforts des novateurs que celles qui prescrivent l'unité de temps et de lieu. — Dans l'Art oratoire. l'Action est le geste et le débit : les anciens y attachaient la plus grande importance. Démosthène y réduisait presque tout, et disait que Faction est le commencement, le milieu et la fin de l'art de l'orateur. Cicéron l'appelle le langage du corps, sermo corporis, et lui consacre une grande place dans ses traités de rhétorique.
En Droit, l'Action est le droit de réclamer en justice ce qui nous est dû ou ce qui nous appartient ; c'est aussi l'exercice môme de ce droit. On distingue : 1° l'A. personnelle, par laquelle nous réclamons ce qui nous est dû ; l'A. réelle, par laquelle nous réclamons ce qui nous appartient; l'A. mixte, par laquelle nous agissons en cette double qualité : ainsi l'acheteur qui est propriétaire de la chose vendue et créancier du vendeur tenu de la lui livrer a une action mixte; 2° l'A. possessoire et 1.1. .titoire (Voy. ces mots); 3° l'A. publique ou criminelle, intentée par le ministère public pour faire punir l'infraction à une loi pénale, et l'A. civile, intentée par les particuliers qu'a lésés cette même infraction. Il y a aussi des actions qui portent un nom particulier, comme l'A. hypothécaire (Voy. Hypothèque), l'A. Paulienne (Voy. Pulienne), la pétition d'hérédité (Voy. ce mot). — Voir Bonjean, Traité des actions (Paris, 1845), Mangin, Traité de /'action piihlique et de l'action civile (Paris, 1844).
On entend aussi par Action en Matière commerciale et industrielle, l'intérêt <Voy. ce mot) qu'on a dans une société et qui prend rsqu'upeut
être cédé : on divise le capital d'une société en un certain nombre de parts négocia' actions. Chaque associé, qu'on appelle actionm droit a un coupon représentant l'intérêt de s..
une part dan* les bénéfices de la société (1 '■>/.
Dividende), ainsi qu'à une part dans la répartition de
l'actif social. Les actions sont dites nominative* ou
leur, suivant qu'elles portent ou non le n tu
de ('lui qui les a payées : dans le premier i as, l 11 s
. icient par une déclaration d !
ce mol \ inscrite sur les registres de la b
>d, par une simple transmission delà main à la main. lue action est dite tibérée, quand le prix en a été' intégralement payé. L'actionnaire ne répond des dettes delà société que'pour la valeur de son action ei ne peut perdre davantage ' .S été) s aussii ce placement, de création moderne. e*t-j| en grande