‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 268 sur 1672 · CAVERNES · texte numérisé non relu

CAVERNES

talent, pour l'ordinaire, que des masses confuses.cornbattant sans ordre et sans tactique. Dans les États chrétiens de l'Occident, toute la noblesse combattait à cheval. On appelait alors lance fournie la réunion d'un chevalier avec son coutilier ou écuyer, son page ouvarletet k ou 5 hommes d'armes. Jusqu'au xivc siècle, on ne compta guère dans l'armée française plus de 15 compagnies de *00 lances chacune. Charles VII créa un corps de 7,000 cavaliers; et déjà sous François Ier, la gendarmerie française passait pour la meilleure cavalerie de l'Europe : elle combattait alors sur un seul rang. Charles-Quint forma sa cavalerie sur 8 et même sur 10 rangs : dans la suite, les escadrons furent réduits peu à peu à 6, à 5, à k , et enfin à 3 rangs. Ils conservèrent cette dernière hauteur jusqu'au règne de Louis XV. Ce fut en 1755 que la cavalerie commença à se former sur 2 rangs : ce qui est encore l'usage auj. [Voy. escadron). — Au moyen âge, les cavaliers étaient armés de pied en cap, et les chevaux cuirassés ou bardés; les cavaliers légers n'avaient qu'un simple cuirasse ou une cotte de mailles. Les armes de main furent : la lance ou la pique, l'épée, la masse et la hache ; les armes de jet, l'arbalète, et, plus tard, l'arquebuse, le mousqueton et le pistolet. Sous Louis XIII, la lance fut abandonnée ; sous Louis XIV, la cuirasse remplaça l'armure complète ; sous Louis XV, le gilet de buffle remplaça la cuirasse ; mais depuis, la cuirasse a été rétablie dans quelques corps. Voy. Clirassiers et Carabiniers.

cavalerie (école de), école militaire instituée à Saumur en 1825, et réorganisée en dernier lieu par le décret constitutif du 17 octobre 1853, modifié par la décision impériale du 20 mai 1860, est destinée à perfectionner les officiers des corps de troupes à cheval, à préparer au service de la cavalerie les souslieutenants sortant de l'École militaire qui sont destinés à ce service, et à former des instructeurs poulies régiments; on y instruit aussi des maréchaux ferrants et des trompettes : les cours sont d'une année. Outre les élèves tirés de l'École militaire, on y admet 1 lieutenant ou sous-lieutenant par régiment de cavalerie ou d'artillerie et par escadron du train, 2 sous-officiers par régiment d'artillerie ou par escadron du train, des brigadiers ou cavaliers désignés comme les plus aptes par l'inspection générale.

CAVALIER (de chevalier), soldat monté à cheval (Voy. cavalerie). — En Italie, c'est un titre de noblesse ou de courtoisie analogue à celui de chevalier chez nous.

Au jeu des Échecs, on nomme cavalier une pièce dont la marche est d'aller du blanc au noir et du noir au blanc par sauts obliques, en laissant une case entre deux. Voy. Échecs.

En ternies de Fortification, le cavalier est un tertre élevé provisoirement pour placer l'artillerie qui attaque ou qui défend une place ( Voy. Gabion). On distingue C. de tranchée et C. de forteresse.

Cavalier, poisson. Voy. Ephippis.

Papier cavalier, papier d'impression dont le format est entre le carré et le grand raisin.

Plan cavalier. Voy. Plan.

CAVALOT, monnaie de cuivre qui se frappait en France sous Louis XII, portait pour effigie l'image de St Second à cheval. Elle valait 6 deniers.

C'était aussi le nom d'un fusil de rempart, en fer battu, long de 2 à 3m et pesant de 25 à 30 kilogr.

CAVATIiNE (de l'ital. cavatina), sorte d'air, sans reprise ni seconde partie, qui se place ordinairement «ntre des récitatifs ou avant un morceau d'un mouvement plus rapide ; c'est, le plus souvent, un cantabile, dont le principal charme consiste dans la mélot dans lequel le talent du chanteur peut se développer avec avantage.

CAVE (du lat. cavus), lieu souterrain, ordinairement voûté, destiné le plus souvent à recevoir les vins. La meilleure cave est celle qui est à peu près si che, et dans laquelle le thermomètre se maintient toujours entre 10° et 15° centigr. ; dans nos climats cette tem-

pérature s'obtient en creusant à une profondeur de k mètres. L'exposition au nord est la plus favorable. Il faut, en outre, autant que possible, que l'air pénètre par deux soupiraux opposés, de manière à former un courant. — Tout propriétaire peut faire creuser des caves sous son propre terrain, à la seule condition de se conformer aux règlements de police; mais il lui est interdit d'en établir sous la voie publique ou sous la propriété d'un voisin. Si elles compromettent la solidité d'un mur mitoyen, il doit le reprendre en sous-œuvre à ses frais.

On donne, en Anatomie, le nom de cave (c.-à-d. creuse), à deux grosses veines qui rapportent au cœur le sang de toutes les parties du corps : l'une est laveine cave thorucique, dite aussi veine cave supérieure ou descendante, et l'autre la veine cave abdominale, inférieure on ascendante.

A la bouillotte, au brelan et à plusieurs autres jeux de ce genre, on appelle cave (de l'ital. cavare, tirer de sa poebe) l'enjeu ou somme d'argent qu'un joueur met devant soi pour avoir de quoi jouer. On est décavé quand on a perdu cet enjeu.

CAVEAU (diminutif de cave), petite cave peu profonde, où l'on conserve de préférence les vins en bouteille, surtout les vins fins.

Caveau funéraire. Voy. Crypte et Tombe.

Caveau, Société du Caveau, société gastronomique et chantante, formée à Paris en 1729, chez le traiteur Landelle, dont l'établissement, situé au carrefour Buci, était connu sous le nom de Caveau. Piron, Gallet, Collé, Crébillon fils, Saurin et Fuzelier en furent les premiers membres. Dispersés en 1749, les membres du Caveau formèrent une seconde réunion, qui dura jusqu'en 1796. Le Caveau moderne, reconstitué en 1806, cessa ses réunions en 1817 : Laujon, puis Désaugiers, en furent les présidents ; Armand Gouffé, Piis, Barré, Brazier, etc., en faisaient partie. Il a été reconstitué depuis une seconde fois, mais avec moins de succès.

CAVEÇOX (de l'espagn. cabezon, collet de chemise), demi-cercle de fer que l'on met au nez des chevaux pour les dompter ou les dresser.

CAVERNES (du lat. caverna). En Géologie, on appelle Cavernes ou Grottes de grandes cavités souterraines que l'on rencontre dans certaines montagnes calcaires; on en attribue l'origine, soit à l'action éiosive de torrents souterrains, soit à des sources chargées d'acide carbonique, qui à la longue auraient dissous le calcaire, soit enfin à l'existence de failles. Le sol des cavernes est ordinairement composé de cailloux roulés et d'argile plus ou moins reugeàtre, formant fréquemment plusieurs lits, dénature et d'âge différents. La plupart renferment des ossements fossiles qui tantôt y ont été entraînés par les courants diluviens, tantôt sont les dépouilles des carnassiers qui habitaient anciennement ces grottes, ou des animaux dont ils faisaient leur nourriture. Le plus souvent dans le limon, même le plus ancien, des cavernes, on trouve soit des ossements humains, soit des débris de l'industrie humaine, haches en silex, poteries, etc. Les grottes sont d'ordinaire revêtues de stalactites produites par les eaux calcaires qui les traversent, et leur sol est recouvert d'épaisses couches de stalagmites. — La France offre un assez grand nombre de cavernes. Les plus remarquables sont : la Ste-Baume (Var), la Grande-Baume ^Doubs), la Baume-des- Fées (Hérault), la Balme (Ain), Notre-Dame de la Balme (Isère, le Trou-Granville (Dordogne) ; les cavernes de Solzac (Aveyron), de St-Murcel (Ardèche , celles de Sauges, dites Caves à Margot (May le souterrain d'Albert (Somme), la Baume de Vangoule (Vaucluse); les grottes deRoyat(Puy-de-Dôme , de SmiYzac (Dordogne), de Sassenage (Isère), de St- Doniinique (Tarn), celles de Sansan (Gers), de Fouvent et (TÉchenoz Haute-Saône), d'Arcy ^Yonne), etc.

En Anatomie pathologique, oa appelle cavernes les excavations ulcéreuses qui restent dans le poumon des phthisiques après la fonte des tubercules.

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on donne le nom do caverneux à tout corps qui renferme de petites cavités, ou qui est d'un tissu vascuîàire spongieux. Tels sont : les co rps caverneua qui donnant à certains organes Leur propriété érectile; le ganglion etle plexus caverneux, situés au coté externe de la carotide interne; les sinus caverneux, canaux veineux logés dans la face cérébrale du sphénoïde, etc.

Respirationcaverneuse,fespm,\ion caractérisée par le bruit que détermine chez les phthieiqùes le passage de l'air à travers les cavernes du poumon.

CAVET (du lat. cavus), moulure en creux. Voy. Moi mue et Talon.

CAVIAR (mot indigène), espèce de salaison que l'on prépare sur les bords du Volga, de l'Oka et de l'Oural, avec les œufs de l'Esturgeon. — On fait aussi du caviar avec les œufs du Muge et d'autres poissons.

CA VIENS, famille de Mammifères rongeurs,a pour type le Cabiaï (Cavia). Voy. Cabiaï.

CAVITÉ (de cave). En Anatomie, on appelle cavités splanchniques trois cavités qui renferment les viscères : la C. crânienne ou le crâne, qui contient l'encéphale ; la C. thoracique ou la poitrine, qui contient les poumons et le cœur; la C. abdominale eu Vetodomen, qui contient l'estomac, le foie et les intestins. On appelle aussi C. pelvienne, le bassin; C. nasales, les fosses nasales; C. gutturale, le pharynx; C. digitale du cerveau, une cavité triangulaire, qui se voit à la partie postérieure des ventricules latéraux du cerveau, à l'endroit où ils se recourbent pour changer de direction.

Les cavités des os se divisent en articulaires et en non articulaires. Les premières prennent les noms de coty/oïdes, glénokles ou alvéoles ; les autres, ceux de fosses, sinus, rainures, sillons, trous, cellules, etc.

CAYEJNKE '.du b.-lat. caya, maison). En termes de Marine, on nomme ainsi : 1° un vieux vaisseau installé en caserne flottante , ou un lieu de dépôt dans un port, où l'on reçoit les matelots qui attendent une destination ; 2° un lieu à terre où les matelots d'un vaisseau en état d'armement ou de désarmement font bouillir leur chaudière.

CAVES, vieux mot français synonyme de chai et de quai, se donne, dans les Antilles, à de petits attolons formés de vase, de corail et de madrépores, et qui ressemblent à des îlots. Une ville et un port d'Haïti en ont pris leur nom.

CAYEU. Voy. Bulbe.

CAYOU, espèce de Singes. Voy. Atèi.e.

GAZELLE, sorte de bobine à l'usage des fileurs d'or, et qui porte à une de ses extrémités une gorge dont le diamètre va toujours en diminuant : elle sert à dévider le fil au fur et à mesure qu'il est tiré.

CAZETTE, étui en terre eu en pâte grossière dont on revôt les pièces de porcelaine ou de poterie vernissée, qui doivent Être cuites au four, peur les mettre à l'abri de la flamme et des cendres. — Bernard de Palissy, qui a inventé les cazettes, les appelait lanternes.

CÉANOTHE(du gr. y.sâvtoQo:), Ceanothus, genrede la famille des Rhamnées, est composé de sous-arbris- Beaux de l'Amérique septentrionale, à feuilles alternes, entières, à fleurs petites, en grappes terminales ou axillaires. On cultive dans nos jardins le C. d'Amérique, a fleurs blanches, et le C. azuré, à fleurs

bleues.

CÉBlENSou ckiu\s, sorte de Singes. Voy. Cébls.

CEBLEPYRIS, Oiseau. 1'"'/. ËCHBRILLEDH.

CEBRIOIN nom mythologique . genre d'Insectes,

de l'ordre des Coléoptères pentameres, famille des Serricornes, tribu des Cébrioniies, voisin desCistèles et des Taupins : mandibules arquées et aiguës, antennes de il articles, longues dans les mâles, courtes dans les femelles, à tète inclinée. Le C. géant, qu'on trouve en France, esl long de 0",OT8; il a la tête, les

antennes et le corselet noirs, le reste du corps fauve; le maie est ailé, la femelle est aptère. CÉUl'S ;du yr. sl}6o«), nom latin scientifique du

genre Sajou, a formé les mets Cébiens, 3e tribu de la famille desSinges dans la classification d'I.-G. St-IIilaire, et Cébins plus usité aujourd'hui. Les Cébins ou Sapajous sent les Singes du Nouveau Continent : ils ont 30 ou 32 dents et 24 dents de lait; une queue souvent prenante, des narines écartées et point de callosités. — Genres principaux : Hurleur, Lagotriche, Eriode, Mêle, Sajou, Cullitriche, Saïmiri, Nyetiptthèque et Sain.

CÉCIDOMYIES, Cecidomyiœ, groupe d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Némocères, tribu des Tipules : leurs larves, qui sont fort petites, dévorent les épis de blé et les jeunes pousses de certains arbres, tels que le genévrier, le saule, le lotier, etc.

CÉCILIE, Cœcilia, groupe de Batraciens serpentiformes, ainsinommés parce que leurs yeux sont presque invisibles, forment la transition entre les Urodèles et les Branchifères. Les Cécilies sont aquatique et ovovivipares; elles habitent l'Amérique méridionale, l'Inde et l'Afrique. Leurs métamorphoses ne sont jjas parfaitement connues.

CÉCITÉ (du lat. ccedtas). Voy. Aveugles.

CÉchopie nom mythologique), Gecropta, genre de la famille des Artocarpées, a été créé pour des arbres lactescents des Antilles, à tige creuseetrenf.ee aux articulations (d'où leur nom vulg. de Rois canon, B. trompette), eti. fleurs dioïques, en épisamentiformes ; le fruit est un akène ovoïde, lisse, enveloppé par le calice. On cultive surtout la C. pe/tafa, vule. Coulequin, des Antilles, qui s'élève à 10m, et la C.palmata, du Brésil.

CECUOl'S, genre de petits Crustacés suceurs, voisin des Argules et des Caliges, et qui vivent en parasites sur les branchies du turbot.

CECUBf, portion du gros intestin. Voy. Ceci m.

CÉDILLE de l'ital. zediglia, petit ;>;<ff),espèce de petite virgule qu'on met sous la lettre c devant les voyelles a, o, u, pour indiquer qu'elle doit être prononcée comme un s dur : Français, façon. Auparavant on écrivait Franczois, faczon.

CÉDO-.NULLI [je ne le cèae à aucune, un des noms vulgaires d'une belle coquille du genre Cône. Voy. Amiral.

CÉDRAT (de l'ital. cedrato, citronné), fruit du

CÉWUTIER.

CÉDRATIER, Citrus medica, espèce du genre Oranger, groupe des Citronniers, renferme de arbres à feuilles ovales lancéolées, d'un vert fou fleurs peu nombreuses, petites, violàtres, donnant naissance à de gros fruits lisses, d'abord rouges, puis verts, et enfin jaunes, nommés cédrats. Parmi les variétés, on distingue le grand et le petit ponctre, et la pomme de paradis, cultivés à Florence et à < , L'ecorce du fruit est très-épaisse, et recouverte d'un épidémie qui renferme une huile essentielle odorante et fort estimée. On fait avec le cédrat des confitures assez recherchées; on en tire aussi une excellente liqueur.

Transporté très-anciennement de l'Asie méridionale en Syrie et en Palestine, le cédratier devint pour les Juifs un arbre sacré. Ce sont eux qui l'apport en Italie, d'où il se répandit dans le reste del'Europe.

CÈDRE du gr. y.£'>.o:\ Cedrus, genre de la famille des Conifères, tribu des Abiéline.x, voisin des Pins et des Mélèzes, renferme des arbr par leur élévation et l'indestructibilité de leur bois,, t recherchés des les temps les plus reçu

constructions nautiques, pour les temples et autregrands édifices, ainsi que pour les cercueils la plus part des étuis de momies égyptiennes sou! en bois de

cèdre. Le bois du cèdre est résineux Pi v- ( i

blanchâtre et dégage une odeur agréable, surtout quand on le brûle; ses feuilles sont petites, courtes, éparses, roides et piquantes, d'un vert somlie ; ses rameaux horizontaux s'éloignent du tronc de la distance de plus de 10'"; les fleurs sont diol

chatons mâles, ovoïdes, chatons femelles p

cylindriques; le fruit est un cône ovale, arrondi en

CEINTURE

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