CLIMAT
usitée chez les anciens. La clepsydre simple consistait en un vase percé d'un petit trou à sa partie inférieure et plein d'eau ; le liquide, en s'écoulant, indiquait lu mesure du temps, au moyen d'une échelle de division, sur les parois du vase duquel elle s'émulait mi du récipient dans lequel elle tombait. Plus tard, on substitua un cadran à cette échelle : l'eau, en baissant, faisait descendre un flotteur qui, luimème, entraînait un fil enroulé sur l'axe de l'aiguille du cadran. Dans les clepsydres composées, l'eau tombait goutte à goutte d'un réservoir supérieur sur une roue à palettes, qui mettait en mouvement d'autres roues dentées, en communication avec des aiguilles. On étend quelquefois le nom de clepsydres aux horloges de sable. — On ignore à quelle époque les clepsydres furent inventées ; mais on sait que c'est à Ctésibius qu'est due la clepsydre à roue. Ces horloges étaient répandues au commencement de notre ère dans toutes les contrées de l'Europe où la civilisation de la Grèce et de Rome avait pénétré. Charlemagne, au ixe siècle, reçut en présent du calife Haroun-al- Piaschid une clepsydre magnifique. L'invention des horloges mécaniques a fait renoncer aux clepsydres. — Voy. Hydroscope.
CLERC (du lat. clericus, en gr. x)v)ptx6ç, dex^po:, héritage, partage ; parce que, dans la Bible, la tribu de Lévi, consacrée au sacerdoce, est appelée le partage du Seigneur), nom donné à tous les ecclésiastiques en général, depuis le simple tonsuré jusqu'au prélat. Au moyen âge, le mot clerc était synonyme de lettré ou savant. — On appelait clercs acéphales (c.-à-d. sans chef) les clercs qui ne vivaient pas en commun avec révoque, par opposition aux clercs chanoines, qui vivaient ainsi; clercs de la vie commune, une congrégation de chanoines réguliers, que Gérard Groot, de Deventer, rassembla dans sa maison vers la fin du xive siècle ; clercs réguliei-s, des prêtres vivant ensemble, et formant diverses congrégations, tels que l?s Tliêntins, les Varnabites, les Jésuites, etc.
Dans les parlements, on appelait conseiller clerc, un conseiller pourvu d'une charge ecclésiastique.
Dans l'origine, on appelait les notaires clercs du Roi. — On appelle auj. clerc* de notaire, d'avoué, etc. , ceux qui font dans les études de ces officiers publics un travail journalier et qui se forment ainsi à la même profession. Par la loi du 25 ventôse an II, les aspirants au notariat doivent faire un stage de 6 ans comme clercs de notaire. Le stage des avoués est de 5 ans. Le premier clerc d'une étude prend le nom de maître clerc ou de principal clerc.
On appelait autrefois clercs ribauds ou gouliards, du nom d'un parasite bien connu, des bouffons qui se donnaient la tonsure ecclésiastique. Plusieurs conciles firent des. statuts contre ces clercs : il leur fut défendu en 1231 de porter la tonsure.
CLERGÉ, l'ensemble des clercs ou le corps des ecclésiastiques (Voy. Prêtre). Le clergé catholique se divise en C. régulier, qui comprend tous les ( Iitcs astreints à une règle monastique, et en C. séculier, qui vit dans le monde (wi sœculo).
Le clergé de l'Église grecque se compose des desootai 'maîtres), des hagioi (saints), des protopnpas farchiprêtres), des papas (prêtres), des diakonoi (diacres\ etc. — Dans l'Église arménienne, l'ordre des simples prêtres comprend la corporation des oartabieds ou docteurs, qui se divisent en deux classes : celle des majeurs et celle des mineurs.'La chef de la religion est le patriarche ou catholicos. — Les Églisi a réformées, à l'exception de l'Église anglicane, n'ont pas conservé la hiérarchie cléricale.
CLERGIE (bénéfice de), du mot clerc pris d;ai< ] sens de lettré. On appelait ainsi un privilège établi autrefois en faveur de quiconque avait reçu les premiers éléments des lettres. Par le seul fait qu'il savait lire, un criminel condamné à mort ne pouvait être exécuté. Auj. le bénéfice de clergie existe encore j en Angleterre pour certains cas.
CLERll, tribu d'Insectes. Voy. Clairones.
CLERODEXDRON (c.-à-d. en gr. arbre de chance, parce que ses espèces sont salutaires ou dangereuses), genre de la famille des Verbénacées, tribu des Viticées, dont plusieurs espèces étaient jadis employées comme toniques et antiscrofuleuses, mais qu'on ne cultive plus que comme plantes d'ornement, p. ex. : le C. infortunatum ou Perugut à feuilles en cœur, le C. sanguin, le C. écailleux, le C. très-brillant, le C. du Japon, etc.
CLETHRA (du gr. v.lrfipa, aulne, à cause de sa ressemblance avec cet arbre), genre delà famille des Ericat ées, renferme des arbrisseaux à feuilles alternes, à fleurs blanches en grappes terminales et d'une odeur suave, que l'on cultive comme plantes d'ornement, notamment la C. à feuilles d'aulne, de l'Amérique du Nord, et la C. en arbre, de Madère.
CLIANTHE (du gr. v.léoc, gloire, et âvGo;, fleur), Clianthus, genre de la famille des Papilionacées, tribu des Lotées, dont la principale espèce est leC. à fleurs pourpres , charmant arbrisseau de la Nouvelle- Zélande.
CLIBADIUM, plante. Voy. Baillère.
CLICHAGE, CLICHÉ. Voy. Stéréotypie.
CLIENT, en latin cliens. Chez les Romains tous les- citoyens étaient partagés en patrons ou protecteurs, et en clients ou patronés. Dans l'origine, lespatrons formaient la classe des patriciens, et les clients celle des plébéiens. Les clients devaient le respect à leurs patrons, et ceux-ci aide et protection à leurs clients. Le client devait contribuer à doter les filles du patron, aie racheter, lui ou ses enfants, lorsqu'il était fait prisonnier ; payer les dépens de ses procès, soutenir sa candidature aux charges publiques, etc. Si le client mourait sans testament, le patron héritait de ses biens. Celui-ci lui faisait des distributions, soit de vivres {sportules), soit d'argent, etc. — Auj. on appelle client, celui qui charge un avocat, un avoué, un notaire, de la défense ou de la conservation de ses droits et de ses intérêts, celui qui confie à un médecin le soin de sa santé, etc.
CLIGNOTANTE (membrane) , membrane demitransparente qui, chez les oiseaux, se trouve placéeverticalement entre le globe de l'œil et les paupières, et que l'animal amène à volonté au-devant de l'œil pour le garantir de l'action d'une lumière trop vive. C'est une véritable troisième paupière. On en trouve un rudiment chez quelques mammifères.
CLIMACTERIS, oiseau. Voy. Echeiet.
CLIMAT (du gr. xKfjia). Les anciens géographes divisaient la surface du globe, depuis le pôle jusqu'à l'équateur, en 30 zones parallèles, qu'ils appelaient climats; ils calculaient cette division d'après la longueur des jours comparée à celle des nuits, au solstice d'été. On comptait, de l'équateur au cercle polaire, 24 climats de demi-heure, parce que chacun de ces climats, au solstice d'été, a le jour d'une demiheure plus long que le climat qui le précède ; du cercle polaire au pôle, 6 climats de mois, parce que, pour chacun d'eux, la durée du jour est d'un mois de plus que dans le climat précédent.
Auj. on n'applique guère le nom de climat qu'à une division fondée sur l'état thermométrique des diverses contrées. On divise, en général, la surface du globe en climats chauds, tempérés, et froids ( Voy, Zones). Les premiers soni compris entre les deux tropiques, les seconds entre les tropiques et les cercles polaires correspondants, les troisièmes s'étendent des cercles polaires jusqu'aux pôles. /Les climats chauds résultent de ce que le soleil envoyant des rayons toujours voisins de la verticale aux points situés entre les tropiques, la chaleur doit toujours y être considérable.- Les climats tempérés résultent de ce que les pays situés entre chaque tropique et le ce rcle polaire correspondant, reçoivent du soleil des rayons d'obliquité moyenne, et par suite n'ont jamais ni une chaleur trop forte ni une température trop basse. Enfin les climats froids proviennent de ce que les régions situées entre le cercle polaire et
CLINTONIE