CLOU
ni clocher : celle du chœur s'appelait nola ; les autres, . vmbalum, squilla, signurn, etc. — Les cloches les plus remarquables sous le rapport de la grosseur sont celles de Moscou et de Pékin (60,000 kilogr.), de St- Etienne à Vienne en Autriche, do Notre-Dame à Paris (13,000 kilogr.), de St-Jacques de Compostelle en Espagne ; celle de George d'Amboise à Notre-Dame de Kouen, qui pesait ls.OOO kilogr., a été fondue pendant la Révolution.
On a exprimé assez heureusement les divers usages attribués aux cloches dans les deux vers suivants :
Laudo Deum Yerum, plehem voco. congrego clerum, Defunctos ploro, fugo fulmina, festa decoro.
Les cloches étaient connues des Hébreux, des Egyptiens et des Romains [tintinnabula) ; mais leur emploi dans les églises pour annoncer les heures des offices ne paraît pas remonter au delà du vie ou du vu' siècle: St Paulin, évêque de Noie au ve siècle en aurait, dit-on, introduit le premier l'usage dans son église ; cependant on ne trouve pas cet usage mentionné avant Bède, qui vivait à la fin du vne siècle. La coutume de baptiser les cloches, fut établie sous le pape Jean XIII au xc siècle. D'après le concile de Toulouse en 1590 le droit de les bénir n'appartient qu'à l'évêque ; mais il peut le déléguer à un prêtre.
— H. Maggius, Bierstœdt, Percichellius, G. Gilbert, l'abbé Thiers, l'abbé Baraud ont écrit sur les Cloches.
Les jardiniers donnent le nom de cloche à un vase de verre en forme de cloche, que l'on met sur les fleurs et sur les plantes délicates ou hâtives, pour les garantir du froid ou pour en accélérer la végétation.
— Dans les laboratoires, on nomme ainsi un cylindre bombé, qui sert de récipient.
Cloche ou cloque se prend dans le langage vulgaire comme synonyme d'ampoule ou de phlyctène {Voy. ces mots;. — C'est aussi un des noms vulgaires de la cachexie aqueuse des bêtes à laine. Voy. Cachexie.
Cloche à plongeur, machine en forme de pyramide tronquée, qui sert à descendre des hommes au fond de l'eau, soit pour y exécuter des travaux, soit pour y recueillir des objets submergés. L'air contenu dans la cloche empêche l'eau d'y pénétrer, et un système de tuyaux qui communiquent avec l'extérieur permet de renouveler l'air. On attribue l'invention de la cloche à plongeur à un Américain nommé W. Philipps.
— On se sert, dans la marine, d'une cloche, dite cloche à carène, due à M. Touboulic, et destinée à visiter les carènes des bâtiments à flot.
CLOCHER, construction qu'on élève au-dessus d'une église pour y suspendre les cloches, est le plus souvent en forme de tour carrée, ronde ou poly gdnale, et surmontée d'un" toit aigu et d'une flèche : quelquefois les clochers sont indépendants de l'église et construits à côté, comme dans le Midi de la Franceet en Italie (JV/^. Campanile). — Les clochers les plus élevés sont, en Alsace, celui de Strasbourg (Vil"*); en Autriche, celui de St-Etienne à Vienne (13801) ; à Hambourg, celui de St-Michel (130"1} ; celui de l'église d'Anvers (120"1), etc..
Course au clocher. Voy. Steeple-Chase.
CLOCHETON. Ce mot, qui signifie exactement petit clocher, s'emploie en Architecture, pour désigner le couronnement d'une tourelle, d'un contre-fort, des angles d'une façade, etc. Au xie siècle, c'est un cône arrondi ; il prend la forme d'une flèche à partir du m«, s'orne peu à peu de crochets, de fleurons, etc.; enfin, au xve siècle, il reprend la forme arrondie et est surmonté d'une coupole.
CLOCHETTE (dimin. de cloche), nom vulgaire de plusieurs plantes, telles que les Liserons, les Campanules, les Muguets, les Convolvulus, etc., dont les corolles imitent la forme d'une cloche.
CLOISON (du provenç. c/ausio,du lat. claudere,k-r-
mer). En Botanique, on appelle ainsi la membrane
plus ou moins épaisse qui divise l'intérieur di's fruits,
i forme des logesdans lesquelles les graines si al
renfermées. On appelle (\ vraies, elles qui ^0nt for-
mées par l'endocarpe; C. fausses, celles qui sont formées par les bords rentrantsdes valves du péricarpe.
En Anatomie, ce mot se dit d'une membrane qui sépare deux cavités l'une de l'autre, ou qui divise une cavité principale : telles sont la cloison des fosses nasales, celle des^ ventricules du cœur, etc.
CLOISONNÉS (émaux). Voy. Émaux.
CLOITRE (du lat. claustrum), partie d'un monastère, en forme de galerie, autour de laquelle sont les cellules et dont le milieu est occupé par un préau ou par un jardin. — Par extension, le mot cloître s'emploie comme synonyme de monastère.
CLONIQUE (convulsion). Voy. Convulsion.
CLOPORTE (de clous-porques , pour i/ausi porci), 0m'sc?/.?,genredeCrustacésédriophtliaImaires, de l'ordre des Isopodes, et type de la famille des Cloportides, renferme de petits animauxovales, quetout le monde connaît : ils fuient la lumière et recherchent les endroits humides; on les trouve sous les pierres et les vieilles poutres. Ils se nourrissent de matières végétales et animales en état de décomposition. On leur attribuait autrefois des propriétés médicales: réduits en poudre, on les recommandait comme fondant et diurétique. L'espèce dite Armaclil/e, dont on a fait un genre à part [Voy. ce mot), est le C. préparé des pharmaciens. Le type du genre est le C. des mars (O. murarius), commun dans nos caves. — La famille des Cloportides a pour genres principaux : les Cloportes, les Porcellions,\esArmadilles, les Ligies, etc.
CLOQUE {cloche en picard), maladie qui attaque les feuilles des arbres, surtout celles du pêcher, à la suite des brusques changements de température. Les feuilles malades se crispent, se boursouflent et finissent par mourir sans qu'on puisse y apporter aucun remède.
CLOSERIE (de clos), petite exploitation rurale close, et dont le tenant ne possède pas de bœufs de labour.
CLOTIIO (nom mythologiq.), genre d'Arachnides pulmonaires, de la famille des Aranéides fileuses, renferme des individus au corselet orbiculaire, déprimé ou à peine convexe, aux pattes de longueur moyenne, à l'abdomen ovale. Ils ont un appareil qui leur est propre, situé entre les filières, et consistant en un pinceau de poils implanté sur deux lignes, de manière à former deux valves pectiniformes, qui s'ouvrent et se ferment à volonté. Ce genre a pour type la Clotho de Durand, du midi de la France.
ci.otho, astéroïde.' Voy. Planètes.
CLOTURE (de clore), obligation des religieux et des religieuses de ne point sortir de leurs monastères, et de n'y introduire personne qu'à certaines conditions. En France, le roi et la reine pouvaient seuls entrer dans les monastères cloîtrés sans la permission des supérieurs ecclésiastiques. Un décret du 18 févr. 1809 donne aux préfets, aux maires et aux officiers de justice le droit de les visiter comme tous les autres établissements publics. — Autrefois, les religieux et religieuses faisaient vœu decW/Krepe-pétuello ; auj. les vœux perpétuels ne sont plus reconnus par la loi.
Tout propriétaire a le droit de se clore, sauf à perdre son droit de parcours et vaine pâture (Voy. ces mots en proportion du terrain qu'il y soustrait (C. Nap., art. C^6\ Dans les villes et faubourgs, chacun peut contraindre son voisin à contribuer aux réparations et constructions de la clôture qui les sépare. (C. Nap., art. 663). — La destruction des clôtures est punie d'un emprisonnement d'un mois au moins et d'une amende d'a'i moins 50 fr. (C. pén., art. 156).
CLOU (du lat. clavus). Lesdiversesespècesdeclous sont en nombre infini : C. commun, ou au poids, C. à maçon, C. à bardeau, C. à crochet, C. d'épingle. Pointe ou C. sans tête, C. à souliers, C. à ricer, C. à cheval, etc. Sous le rapport de la fabrication, on distingue: 1° les C. forges, dont on façonne la tige au feu de forge, qu'on assortit ensuite, au moyen d'un calibre ou mandrin appelé cloutière, et dont la tête est ensuite rabattue au marteau ; 2° les C. dé-
CLUBIONE.
CNKMIDE.
coupés, qu'on découpe dans de la tôle et qu'ensuite on façonne à froid; 3° lesC. fondus,qa'oa coule dans des moules et qui sont ensuite polis et étamés. — La
fabrication des clous est une industrie considérable en Angleterre. On en fabrique aussi beaucoup en France, notamment à Clairvault et à Morez (Jura , à L'Aigle (Orne), etc.
Dans les premiers temps de Rome, on enfonçait tous les ans un clou nouveau dans le temple de la déesse Norcia pour marquer le nombre des années. — Dans les grandes calamités, on nommait un dictateur pour ficher solennellement le clou sacré dans la muraille du temple de Jupiter, au Capitole.
En Médecine, on donne vulg. le nom de clou au furoncle [Voy . ce mot). On appelle C. hystérique une douleur très-vive au sommet de la tête, a laquelle sont sujettes les femmes hystériques; C. de l'œil, le staphylôme. Voy. ce mot.
Les Vétérinaires désignent communément sous le nom de clou de rue toutes les blessures que les corps aigus ou tranchants peuvent déterminer à la face plantaire des animaux à sabot.
Clou de girofle, Çaryophyllus, bouton de giroflier, cueilli avant le développement de la fleur.
Clous fumants, espèce de pastilles auxquelles on met le feu, et qui, en brûlant, exhalent un parfum agréable. On les fait avec un mélange de benjoin, de baume de Tolu, de santal citrin, de charbon et de salpêtre, unis au moyen de mucilage de gomme. CLOVISSE ou clonisse, coquillage. Voy. Vénus. CLOWN, mot anglais qui signifie paysan, rustaud, sert à désigner un personnage grotesque de la farce anglaise, qui s'est introduit sur quelques-uns denos théâtres. Le talent des clowns consiste à exécuter des exercices d'équilibre et de souplesse en y joignant des plaisanteries propres à exciter le rire. CLUB, mot anglais, dont l'origine est incertaine, désigne en Angleterre une société de personnes qui se réunissent à des jours fixes, soit pour boire ou manger en commun, soit pour lire les feuilles publiques ou pour s'entretenir d'affaires politiques ou privées, etc. Il y a des clubs pour toutes les classes et pourtous les goûts, pour les lords, pour les artisans, pour les ecclésiastiques, pour les militaires (iinited service club), pour les voyageurs, les amateurs de chevaux {jockey-club), etc. Le premier établissement des clubs date du XVIIe siècle: Addison, dans le Spectateur, a dunné une description intéressante desc/M^.vdeson temps. D'Angleterre, l'usagedes clubs s'est répandu partout. — En France, on a or depuis la fin du dernier siècle des réunions analogues aux clubs de l'Angleterre; mais on donne plutôt le nom de cercles aux réunions non politiques, et l'on réserve spécialement le nom de clubs -aux sociétés politiques. Le premier club de ce genre fut établi à Paris en 1782; vinrent ensuite le club des Américains, 1785,, et bientôt après le club des Anodes et celui des Etrangers. Fermés par la police en 1.787, les clubs reparurent en 1789 et le nombre en fut considérable pendant la Révolution. Les plus connus sont : le r. breton, fondé à Versailles par les députés de la Bretagne, et qui, transporté à Paris, devint le fameux
r. des Jacobins] le v. des Feuillants, opposé au précédent; h; C. des Impartiaux nu < . monarchique; le C. des Cor délier S, fondé par Danton et Camille Desmoulins; le r. du Panthéon, celui de CUchy, etc. Les clubs disparurent avec le Directoire, et
ils ne se sont rouverts en France qu'en 1848, après
la révolution de Février. Leur nombre fut alors considérable, mais ils n'atteignirent point à l'importance de ceux de la première révolution ; ils furent supprimés parles lois du 22 juin 1840 et du 0 juin 1850.
YOy. l'u i NIONS l't r.i nu i:s.
CLUBIONE, ( lubiona, genre d'Arachnides pulmonaires, de la famille de-. Aranéides fllflUSi s, a beaucoup de rapports avec l'araignée domestique et mi sous les pierres, dans les fentes des murs et BOUS les
feuilles. Espèce type, iu C. soyeuse (C.holose
CLL'PLS ou clupéidés (du lat. ctupea), famille de Poissons malacoptérygiens abdominaux, de l'ordre des Squamodermes, intermédiaire entre les Salmones et les Ésoces, est caractérisée par l'absence de nageoire adipeuse, par une mâchoire supérieure formée au milieu par les intermaxillaires, une seule dor- \ sale, un ventre caréné et dentelé. — Cette famille importante comprend les < lupes propr. dits /Hareng, Sardine, Alose, Anchois,, et les genres Chirocentre, Elope, Erythrin, Amie, Vastré, Lépisostée et Bichir,
CLUSIACÉES (du g. -type Clitsia), famille de plan- : tes Dicotylédones dialypétales hypogynes, se com- 1 pose d'arbres à feuilles opposées, articulées ; à fleurs tes; à fruit le plus souvent capsulaire ou drupacé. La plupart des genres sont exotiques : les principaux sont les suivants : Clusia, Garcinia, < alophytlum, Cannella, etc.
CLl'SIE (de Ch. Lécluse, botaniste), Clusia, genre type de la famille des Clusiacées, se compose d'ar- !j bres exotiques élégants, dont les fleurs sécrètent une sorte de résine. L'espèce la plus intéressante est la Clusia rosea, remarquable par ses grandes et belles fleurs roses. Cette plante vit en parasite sur le tronc et les branches des arbres des contrées intertropicales; elle émet des rameaux qui descendent jusqu'à terre et y prennent racine. On la cultive en France daus les serres chaudes.
CLUTHALITE, silicate alumineux hydraté de soude, de magnésie et de peroxyde de fer.
CLUTIE (de Cluyt, botaniste hollandais', Clutia, genre de la famille des Euphorbiacées, est composé d'arbres ou d'arbrisseaux a feuilles alternes, à f]« un axillaires et dioïques. Les principales espèces sont la C. musquée (C. elateria), vulg. Bois de crocodile ; laC des montagnes ; laC épineuse et laC grimpante.
CLYMÉNIE (nom mythologiq.) Clymenia, genre du Mollusques fossiles, de la classe des Céphalopodes tentaculifères, type de la famille des Clymenia coquille spirale à tours embrassants disposés sur on même plan; siphon placé à la partie interne des cloisons qui séparent les loges aériennes; cl< isons pr tant un seul lobe latéral et pas de lobe central. Les Clyménies appartiennent toutes a l'étage dévonien.
CLYPÉASTÉRIDÉES (du g. -type Clypeaster), famille d'Echinodermea échinoïdés : test épais et déprimé, recouvert de tubercules serrés portant de fines épines; bouche centrale pentagone; anus postérieur marginal ou infra- larginal; ambulacrea supérieurs largement pétaloides; j plaque- oceilaires, et 5 plaques génitales formant ut\ cercle autour du corps madréporiforme. — Ces oursins sont tous fossil appartiennent aux terrains crétacés et tertiai
CLYPEASTRE, Clypeaster, g « d'Insectes, de
l'ordre des Coléoptères tétramèrés, famille des Clavipalpes : corps clypéiforme, tète cachée sous le (-or-
selet, antennes de 9 articles. Le C.piceus et le C. pu-
bescetlS se trouvent aux environs de Paris, sur les bois morts ou pourris.
clypéastrEj ( 'lypeasU ,Echinanthus, genre d'Echinoder s. Voy. Clypéastéri]
pLYSOIR, ClysopO! pe, Ci\siiuK (du gr. x).ûÇo>, laver . Voy. i.w rmbni
CLYSSE ou < i vssi s nom sous lequel tes Chimistes désignaient jadis un mélange de divers produits tirés de la même substance : tel était le composé de l'eau distillée, d'absinthe, de l'esprit et de
l'huile de cette même plante. — On nommait encore ainsi les médicaments obtenus en faisant détoner le nitre avec différentes substances, al eu concentrant les vapeurs qui s'exhalaient : on leur attribuait des propriétés héroïques.
CLYTHRE, Clythra, genre d'insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramèrés, famille des Cycliques, tribu des Chrysomélinea, et voisins des G-ribouns.
Ce sont de petits insectes (pion trouve surtout sur
les fleura des chênes. La C. m ad iile >-i noir» les élytres rouges ponctués de noir.
CNEMIDE (du gr. v.vr.ai;, bottine}, Cnemida, genre