COCOTE
tièrc v-olorante ronge , la carminé, une matière azotée, une matière grasse, des sels de potasse et des sels de chaux. On emploie la cochenille pour colorer la laine et la soie en cramoisi et en écarlate ; elle donne des couleurs plus belles que solides, car l'eau les tache, et les alcalis les rendent violettes. On prépare aussi, au moyen d'une dissolution ammoniacale de cochenille, des violets et des mauves pour l'impression des laines. La cochenille sert encore à colorer les liqueurs, les opiats et les poudres dentifrices, et à faire -de l'encre rouge.
2" Le Kermès (C. ilicis) est plus gros que la cochenille des cactiers ; il se trouve sur le chêne vert dans le midi de la France et de l'Europe. Il donne une couleur rouge moins belle, mais plus solide. Les Orientaux l'emploient pour teindre leurs calottes, et lui attribuent des vertus médicales. En Italie, on teint avec le suc récent du kermès une liqueur de ta' le dite Alkermès. Voy. ce nom.
3° Le Kermès de Pologne (C. polonicus), se développe sur les racines des scléranthes de la Pologne et -de l'Ukraine ; elle a les mêmes propriétés tinctoriales •que la précédente ; mais elle est inférieure à celle «des cactiers. En Pologne, on la fait bouillir avec de la bière aigrie, et on teint dans cette décoction la laine alunée. Les Turcs, les Arméniens, les Cosaques teignent avec ce kermès les maroquins, le drap, la soie, la crinière et la queue des chevaux. Les femmes turques s'en teignent les ongles.
6° La Cochenille laque (C. lacca) se nourrit sur les figuiers, les jujubiers et autres arbres des Indes orientales. La résine ou gomme-laque du commerce découle des piqûres qu'elle fait aux plus jeunes branche-, Voy. Laque.
COCHElt. Voy. Voitures publiques.
cocher (le), en latin Auriga , constellation de l'hémisphère boréal, est composée de 69 étoiles, dont les plus brillantes sont la Chèvre, étoile de lre grandeur et les 3 Chevreaux qui l'avoisinent. Le Cocher a la forme d'un pentagone à peu près régulier; il est situé entre Persée et les Gémeaux, audessus du Taureau.
i;oCHE\TS, nom vulgaire de l'Alouette huppée.
COCULÉAKIA (decoch/ear, cuiller, à cause de la forme de ses feuilles;, genre de la famille des Crucifères, tribu des Alyssinées, renferme des plantes herbacées ou vivaces, souvent glabres ou charnues, quelquefois couvertes de duvet ou de poils épars, à feuilles de forme variable, mais généralement en forme de cuiller; à fleurs blanches ou lilas, en grappes terminales. On en distingue beaucoup d'espèces parmi lesquelles : le C. officinal, vulg. Herbe aux cuillers, à feuilles lisses et luisantes et un peu concaves : c'est un puissant stimulant et un des meilleurs antiscorbutiques; on en mâche les feuilles, qui sont trèsamères; unies mange aussi en guise de cresson ; et le C.de Bretagne' C. annoracia), vulg. Raifort sauvage ou Cranson, qui est la base du sirop anhscorbutique, de l'esprit decochléaria, etc. ; ses feuilles sont granblongues, crénelées; ses fleurs blanches et en grappe courte. Sa ratine grosse et charnue, ressemble à un fort radis : elle se mange crue, malgré son veur ; râpée et mêlée avec du vinaigre, on l'emploie en guise de moutarde.
COCHON, Sus, genre de Mammifères, placé par er dans l'ordre des Pachydermes, faitauj. partie de l'ordre des Bisulques, sous-ordre des Porcins, dont il est le type; il comprend deux espèces prin- 1 ipales, le Sang/ter (Sus agrius) ( Voy. ce mot), et le Porc ou Cochon domestique {Sus domesticus) ; les autres espèces, telles que le C. de Chine et celui du Japon (Sus pliciceps) et le C. des Papous ou Béne (Sus papuentis, sont peu importantes; Voy. Porcins.
Cochon domestique. Le porc mâle s'appelle verrat, sa femelle truie, leurs petits pourceaux (cochons de lait ou cochonnets tant qu'ils tètent) ; lorsqu'il est coupé, le porc prend le nom de cochon. Les porcs aiment les glands, les faines et tous les fruits sauva-
ges. Ils ont l'odorat très-fin et fouillent la terre avec leur boutoir pour y chercher les larves d'insectes et les racines, principalement celles de la gesse et de la carotte, les tubercules de la truffe et la souche des fougères, dont ils sont très-avides. Le porc est vorace : il mange tout ce qu'on lui offre et se nourrit de résidus de toute espèce; on l'a vu souvent dévorer ses petits et même des enfants en bas âge. Il peut vivre jusqu'à 20 ans. La truie fait chaque armée deux portées de 12 à 15 petits chacune.
La viande de porc fournit un aliment substantiel et savoureux, mais de digestion difficile ; sous les climats chauds, elle peut devenir malsaine : elle était interdite aux Juifs. On la mange fraîche, salée ou fumée (Voy. Charcuterie). Un porc ordinaire pesé de 80 à 90 kilugr. ; un porc gras dépasse souvent 300 kilogr. La couleur du porc varie selon les régions. La couleur noire appartient particulièrement au Midi, la blanche au Nord ; au Centre, la couleur participe de ces deux extrêmes. Partout, les cochons à soie rousse passent pour être les meilleurs. En France, on distingue plusieurs variétés : les plus estimées sont celles de la vallée d'Auge (augeronne), de la Mayenne (craonaise), du Périgord, du Poitou, de la Bresse et des Pyrénées. En Lorraine, en Alsace et en Allemagne, on s'occupe beaucoup de l'élevage des porcs. L'Angleterre possède deux races particulières, celle du Yorkshire et celle d'Essex, courtes sur jambes, s'engraissant facilement et donnrnt d'excellents produits. Les cochons de lait offrent un mets délicat : les Anglais surtout en sont très-friands. — Les soiesdu cochon servent à faire des brosses ; la peau peut se tanner.
cochon d'inde ou Cochon de Barbarie, espèce de Mammifères rongeurs, du genre Cobaye; c'est un animal de la grosseur d'un petit lapin, qui vit au Brésil et à la Guyane à l'état sauvage, et que l'on a réduit à l'état de domesticité ; son pelage est plaqué de noir, de blanc, de roux; son nom lui vient de son grognement, semblable à celui du cochon de lait ; il vit d'herbes, de fruits, de son et de pain. La femelle porte jusqu'à douze petits. Malgré l'odeur infecte que répand son urine, quelques personnes se plaisent à élever cet animal ; en Amérique, on mange sa chair.
On appelle vulg. C. d'Amérique, le Pécari; C.cerf, le Babiroussa; C. marin, un Phoque; C. de terre, l'Oryctérope.
COCHONAET, jeu de boules qui se joue en plein champ avec des boules de moyenne grosseur, et une petite boule qu'on nomme but ou cochonnet. Chaque joueur a deux boules : le premier à jouer lance le but à une certaine distance, et chaque joueur lance successivement ses deux boules en s'appliquant à les placer le plus près possible du but, et à en écarter les boules de s°s adversaires.
cochonnet (Arboriculture). Voy. Branche.
COCHYLIS, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, voisins des Pyrales : ce sont de petits papillons d'un aspect nacré et de couieur jaune, dont la chenille dévore la vigne.
COCO, fruit du Cocotier. Voy. ce mot.
COCOÏMÎES (du g.-type cocos, cocotier, tribu de la famille des Palmiers, dont les deux principaux genres sont le Cocotier et VEléide. Voy. ces mots.
COCON (de coque), enveloppe soyeuse et plus ou moins complète que se filent un grand nombre de chenilles pour s'y transformer en chrysalides : tel est le cocon du Ver àsoie. — Les Coléoptères forment le plus souvent leur coque avec des matériaux étrangers qu'ils réunissent au moyen d'un gluten particulier. Certains Hyménoptères filent des coques complètes très-serrées; les autres bouchent seulement l'entrée de la cellule où ils ont été nourris.
COCONNIÈUE. Voy. Vers a soie.
COCOKLI, division du genre Bécasse, établie par Cuvier pour un petit Échassier qui diffère peu des Alouettes de mer. Voy. Bécasseau.
COCOTE, nom vulgaire de la Bléphurite légère,