‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 377 sur 1672 · CÔNE · texte numérisé non relu

CÔNE

tonte leur étendue. Cet usage des corps mauvais conducteurs fait qu'on les appelle corps isolants { Voy. Isoloir). Quand un corps bon conducteur touche le sol, la terre conduit assez bien l'électricité pour que le conducteur partage instantanément avec elle l'électricité qu'on lui a fournie ; dès lors il semble que le corps perde son électricité. L'air humide conduit aussi assez bien l'électricité; aussi chauffe-t-on les appareils qui servent aux expériences, pour chasser l'humidité. — Les conducteurs d'une pile sont les deux fils métalliques qui sont adaptés aux deux pôles de la pile ; on les appelle aussi rhéophores {Voy. ce mot). Les conducteurs d'une pile n'ont pas besoin d'être isolés aussi bien que les appareils destinés à Y électricité statique. On emploie surtout le bois, l'ivoire, le caoutchouc durci, la porcelaine, pour isoler des fils, tels que ceux du télégraphe électrique. Dans les électro-aimants, les fiig goa.tpn ^myro recouverts de coton ou de soie. ""|TÉ, se dit, en Physique, de la lent les corps de transmettre la lité. Voy. Conducteur.

conductus). En Anatomie, ce ïe canal; on connaît surtout : les qu'on distingue en C. auditif externe ou auriculaire, commençant au fond de la conque de l'oreille, et aboutissant à la caisse du tympan, etC auditif interne ou labyrinthique , creusé dans l'épaisseur d^oçl^r; les conduits nourriciers, qui transmettent aH Jjfrérieur des os les vaisseaux destinés à leur nutS^Betc.

CONDUIT^Bes eaux, art de conduire les eaux naturelles dans les villes, pour alimenter les fontaines publiques et les habitations. — Les Romains construisaient de gigantesques aqueducs {Voy . ce mot), qui amenaient dans les villes les eaux recueillies dans des étangs sur les collines voisines. Le niveau de l'eau des étangs devait être supérieur à celui de la ville, et l'eau s'écoulait naturellement par l'effet de la pesanteur ; souvent l'aqueduc franchissait une vallée à l'aide d'une sorte de pont en maçonnerie, comme le pont du Gard, dont les restes subsistent encore et frappent d'admiration par la hardiesse et l'élégance de ses arcades. Les tuyaux de plomb furent aussi mis en usage par les architectes romains pour le passage desva]lées;dansl'aqueducduMont-PiIa,prèsdeLyon, l'eau descendait dans le vallon et remontait naturellement de l'autre côté par des tuyaux de plomb, qui suivaient les pentes. Aujourd'hui, on emploie des tuyaux de fonte, moins coûteux et plus solides, et on franchit les vallées à l'aide de siphons analogues à celui du Mont-Pila(Foy. Tuyaux).— Lorsque les eaux des collines environnantes sont trop éloignées, ou insuffisantes, on utilise l'eau des fleuves et des rivières, en les conduisant d'abord, à l'aide de machines, dans des bassins assez élevés au-dessus de la ville. Un exemple célèbre de ce genre de conduite est la machine de Marly, quialimenteVersailleset ses environs. En 1675, Colbert chargea de ce travail le baron Deville, gentilhomme liégeois. Celui-ci, secondé par Rennequin- Sualem, construisit 14 roues hydrauliques mises en mouvement par l'eau de la Seine, et faisant mouvoir 221 pompes aspirantes et foulantes étagées sur le flanc du coteau. Ces pompes conduisaient l'eau dans l'aqueduc, à une hauteur de 1621", et de là l'eau s'écoulait naturellement par des tuyaux souterrains dans le bassin de la butte de Picardie, à Versailles, à 6,200m de distance de la machine. La machine de Marly donnait à l'origine 5,000ra cubes d'eau par jour. Depuis 1864 les 14 roues sont remplacées par 4 roues perfectionnées, qui donnent 8,000m cubes d'eau par jour ; les pompes élèvent cette e.->u dans l'aqueduc d'un seul jet. On emploie aussi la machine à vapeur pour faire fonctionner les pompes qui élèvent l'eau dans les bassins. Telle est la pompe à feu de Chaillot, établie en 1782 par les frères Périer, et remplacée en 1853 par des machines plus parfaites. On fait encore usage de moulins à vent. — Les puits artésiens alimentent aussi certaines localités.

La distribution des eaux dans une cité est une des plus importantes questions pour la fortune et la santé publiques. On évalue à 20 litres par jour, en moyenne, la quantité d'eau que chaque habitant doit avoir à sa disposition. En tenant compte des diverses industries, des bains, lavoirs, etc., on arrive à 50 litres par personne et par jour. On ne comprend pas, dans ce calcul l'arrosement de la voie publique et l'alimentation des fontaines. L'ancienne Rome pouvait fournir 1,500 litres par jour à chacun de ses habitants ; la Rome moderne en donne encore 900. Viennent ensuite New-York qui en donne 560; Carcassonne, 400; Paris, 250 (en 1870, il n'en fournissaitque 125) ; Bordeaux, 170. Londres n'en donne que 95, Lyon 85, Bruxelles 80 et Genève 74. — La ville de Paris reçoit les eaux du Rungis par l'aqueduc d'Arcueil, dont la construction remonte au temps des Romains; celles des puits artésiens de Grenelle et de Passy, celles de l'Ourcq (1809), du Clignon (1841), de la Dhuis et du Surmelin (1865), et enfin celles de la Seine depuis 1782. A ces eaux doivent s'ajouter encore celles de la Marne, de la Vanne, et de la Somme- Soude (1870).

L'eau destinée à être mêlée aux aliments doit avoir certaines qualités qui imposent des dispositions particulières dans la conduite des eaux. L'une des pius importantes est le choix de l'eau naturelle qu'il faut amener dans la ville ; ensuite, les eaux doivent séjourner quelque temps dans des bassins couverts, où. les matières en suspension se déposent, et où la température se maintient assez basse pour que la fermentation ne se développe pas.

Conduite des gaz. Voy. Gaz.

COINDUFLIQL'É (du lat. cum, ensemble, et duplicatus, doublé), se dit, en Botanique, des feuilles qui, dans le bourgeon, sont pliées en double dans le sens de leur longueur, comme celles du tilleul, du rosier, du cerisier, etc. — Les cotylédons sont dits condupliqués quand ils offrent la même disposition.

CONDURITE, arsénite de cuivre hydraté, d'un brun noirâtre ou bleuâtre, qu'on trouve dans le comté deCornouailles;ila pour formule :Cu6As + 4Aq.

COiNDYLE (du gr. x6vô-j).o;). En Anatomie, on nomme ainsi les éminences des articulations qui sont arrondies dans un sens et aplaties dans l'autre, telles que celles de l'extrémité inférieure du fémur et celles de l'humérus, de la mâchoire, etc.

COADYLÔME (du gr. xovSûXcotux), excroissance de chair molle, indolente, résultant de la végétation morbide de certains tissus et qui se développe en diverses parties du corps.

COXDYLOPODES (du gr. xov8u).o;, articulation, et 7ioù;, 710S6;, pied), nom donné à une division des Articulés comprenant les Crustacés, les Arachnides, les Myriapodes et les Insectes ; animaux qui ont les pieds composés de plusieurs articles.

C03ÎDYLURE (du gr. xôvSvloç et oùç,i, queue), Condylurus, genre de Mammifères, de l'ordre des Insectivores, propre à l'Amérique du Nord : corps trapu, museau très-prolongé, garni de crêtes membraneuses disposées en étoile autour des narines; point d'oreilles externes ; les yeux extrêmement petits ; les pieds antérieurs courts, larges et robustes, à 5 doigts munis d'ongles, et propres à fouir, de même que ceux des taupes; les pieds postérieurs grêles, à 5 doigts ; la queue de longueur médiocre. Ces animaux sent à peu près de la taille des taupes; ils en ont les formes et les habitudes.

CÔ>'E (du gr. xùivo;). On appelle cône, en Géométrie, la surface produite par la révolution d'une droite indéfinie, qui passe constamment par un point fixe, appelé sommet, et rencontre constamment une courbe fixe appelée directrice. Le cône ainsi défini est composé de deux nappes symétriques par rapport au sommet. — En particulier, le cône droit à base circulaire est engendré par la révolution d'un triangle rectangle tournant autour d'un des côtés de l'angle droit comme axe. La surface courbe décrite par l'hy-

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