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CONJONCTION

tion de deux nombres inégaux, dont la différence est multiple d'un nombre entier. Les nombres comparés se nomment congrus, et le nombre entier qui divise exactement leur différence s'appelle le module. Ainsi, 11 et 21 sont congrus par rapport au module 5, parce que la différence 21 moins 11, ou 10, est un multiple de 5 ; ils sont, au contraire, incongrus par rapport à un nombre qui ne divise pas leur différence, p. ex. 7. Chacun des nombres comparés prend le nom de résidu par rapport à l'autre, lorsque ces nombres sont congrus, et de non-résidu dans le cas contraire : p. ex., 11 est résidu de 21 par rapport au module 5, et il est non-résidu par rapport au module 7. Le signe de la congruence se compose de trois traits horizontaux = ; ainsi A = B signifie que A est congruent avec B. On doit à Gauss l'introduction dans la science des nombres de ridée des congruences.

CONGRUISME (du lat. congruere), système sur l'efficacité de la grâce imaginé par Suarez, Vasquez et quelques autres théologiens pour rectifier celui de Molina, fut conçu dans le but de faire accorder la liberté de l'homme et la volonté de Dieu ; accord qu'ils nommaient congruité.

CONICHRITE ou coMciir.ixE, silicate hydraté d'à- ! lamine, de manganèse, de protoxyde de fer.de ma- j gnésie et de chaux, dont la formule est AI Si -+- (Mg, Ca, Mn,Fe) Si -+- Aq. On a rencontré cette substance dans l'île d*Elbe.

COMCINE, dite aussi Conine ou Cicutine, alcali organique auquel la Ciguë {Conium maculatum), doit ses propriétés vénéneuses. Il est huileux et renferme du carbone, de l'hydrogène et de l'azote dans les rapports de C8H15Az. Il a été découvert par Gieseke en 1826 ; Geiger l'obtint en 1831 pour la première fois à l'état de pureté. M. Ortigosa en fit la première analyse exacte en 1842.

CONIFÈRES (de cône, et du lat. fero, porter), famille de plantes Dicotylédones gymnospermes, à tiges ligneuses ; à feuilles, en général persistantes et linéaires ; à fleurs monoïques ou dioïques sans périanthe et en chatons : les mâles composées d'anthères éparses ou d'écaillés portant plusieurs anthères; les femelles réduites à des écailles avec des ovules nus ; à fruits disposés en cône dans la plupart des genres. — La famille des'Conifères est une des plus importantes et des plus utiles de notre hémisphère : elle se compose en grande partie d'arbres verts et résineux,formant d'immenses forêts dans les contréesdu nord de l'Europe et de l'Amérique, ainsi que sur les hautes montagnes; tels sont : le Pin, le Sapin, l'Araucaria, le Cèdre, le Genévrier, le Cyprès, le Thuya, l'If, etc. Quelques espèces,commele Mélèze, le Cyprès chauve et le Ginkgo, perdent leurs feuilles pendant la maison froide. Il existe un grand nombre de Conifères fossiles; on en trouve dans tous les terrains, notamment dans les dépôts houillers, où l'on remarque des débris et des empreintes qui se rapportent aux genres Araucaria et Walchia. — Cette famille se subdivise en 4 tribus : les Gnétacées,\es Taxinées, les Cupressinées et les Abiétinées, que M. Brongniart considère comme autant de familles.

CONIQUE, qui a rapport au cône, qui est en forme de cône. — Les sections coniques sont des lignes courbes qu'on obtient en coupant un cône droit à base circulaire par un plan. Il y en a trois espèces : l'ellipse, la parabole et l'hyperbole, qui correspondent aux cas où le plan sécant coupe toutes les génératrices d'un même côté du sommet, ou les unes d'un côté, les autres de l'autre, ou est parallèle à l'une d'elles. Lorsque le plan sécant est perpendiculaire à l'axe, la section est un cercle, cas particulier de l'ellipse.

Projection conique. Voy. Projection.

CONIROSTRES (de cône et du lat. rostrum, bec), famille d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux, créée par Cuvier pour tous les oiseaux qui ont le bec conique et sans échancrure. Elle renferme les Alouettes, les Mésanges, les Moineaux, les E fourneaux, les Corbeaux, les Ro/liers, etc.

CONIUM, nom latin de la Ciguë. Voy. ce mot.

CONIVALVES (de cône et de valve), nom que Cuvier avait donné aux coquilles en cône élargi (Patelles, Cabochons, Fissurelles), rangées aujourd'hui pour la plupart parmi les Scutibranehes.

CONJOINT (du lat. conjunctus), nom donné, en Botanique, aux organes de même nature qui sont soudés ensemble. On nomme feuilles conjointes, les feuilles opposées ou verticillées qui sont soudées entre elles par leur partie inférieure (chardon et chèvrefeuille;. Le houblon a des stipules conjointe? ; la vigne, des pétales conjoints, les composées et les malvacées, des étamines conjointes.

En Arithmétique, on appelle Règles conjointes des problèmes dans lesquels, étant donnée une suite de rapports entre des quantités deux à deux, on se propose de calculer la valeur de la dernière de ces quantités connaissant elle de la première, et réciproquement. Ex. : 130 francs valent 25 piastres d'Espagne ; 126 piastres valent 150 roubles de Bussie ; enfin 75 roubles valent 13 livres sterling. Combien 6300 fr., valent-ils de livres sterling? — Pour résoudre cette question par la méthode de réduction à l'unité, on dit : si 75 roubles valent 13 liv. st., 1 rouble vaut

75 fois moins ou — liv. st.; et 160 roubles en valent 13 \ 150

150 fois plus, ou — - ; en vertu de l'énoncé, ce

résultat représente la valeur de 126 piastres; 1 pias-

13 X 150 tre vaut donc 120 fois moins, ou __ . liv. st. ; et

25 piastres valent 25 fois plus ou

liv. st.

75X126 En vertu de l'énoncé, c'est aussi la valeur de 130 fr. ;

13 X 1 50 X25 1 franc vaut 130 fois moins ou — — .„„., ,.-n liv. st.; fcl

7oXl-6X130

6300 fr. valent 6300 fois plus ou — ■io6>r lé)

liv. st. = 250 liv. st.

Les règles conjointes, connues aussi sous le nom de règles de troc ou règles de change, sont d'un fréquent usage dans les questions d'arbitrage. Voy. ce mot.

conjoint. Voy. Époux.

CONJONCTIF(du lat. conjunctivus). Pronom conjonctif. Voy. Pronom. — Locution conjonctive. Voij. Conjonction. — Mode conjonctif. Voy. Subjonoti:

CONJONCTION (du lat. conjunctio). En Grammaire, c'est un mot invariable qui met en rapport deux propositions. On distingue : les C.copulatives, qui rassemblent deux noms ou deux verbes sous une même affirmation ou sous une même négation : et, aussi, ni, etc. ; les C. alternatives, qui marquent une alternative ou qui établissent une distinction : ou, soit, soit que; les C. adversatives, qui opposent deux propositions -.mais, cependant, bien que; les C. restrictives, qui restreignent une idée ou une proposition : sinon, quoique, à moins que; les C. conditicnnelles,quilient deux propositions par une supposition ou marquent une condition : si, pourvu que, etc. Toutes peuvent être ramenées à deux classes, les C. copulatives ou coordinatives, établissant entre les propositions un simple rapport de coexistence, et les C. subjonctives, marquant une subordination de l'une à l'autre. — Les conjonctions sont, en outre, simples ou composées : simples, quand elles sont exprimées en un seul mot: et, que, si; composées, quand elles sont formées de plusieurs mots : pourvu que, attendu que, etc.

En Astronomie, on dit qu'un astre est en conjonction quand il a même longitude géocentrique que le soleil. Il est en opposition au contraire quand sa longitude diffère de celle du soleil de 180 degrés. — Les planètes inférieures (Vénus et Mars) ont dans le cours d'une révolution deux conjonctions, l'une supérieure, l'autre inférieure. Les autres planètes n'ont qu'une conjonction et une opposition : il es est de même de

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